Entretien avec Laurent Mucchielli, sociologue, directeur de recherche au CNRS. Dernier ouvrage en date : Défendre la démocratie. Une sociologie engagée, Eoliennes, 2023.

La mise en œuvre du certificat Covid numérique de l’Union européenne a connu, tout compte fait, peu de résistance et sa remise en question demeure encore aujourd’hui très discrète (dans les médias, les organes gouvernementaux, etc.). Qu’en penser ?
J’en pense la même chose que pour tous les « pass sanitaires » équivalents mis en place par la plupart des gouvernements des pays occidentaux en 2021. Cette question est fondamentale pour au moins quatre raisons qui resteront déterminantes et qui le resteront si aucun débat digne de ce nom n’arrive dans les mois et les années qui viennent. Premièrement, le certificat Covid est un ensemble de mesures qui ne reposent sur aucun fondement scientifique et qui sont inefficaces du point de vue de la santé publique, rappelons-le. Tous les discours qui les ont justifiées affirmaient que les vaccins à ARNm allaient permettre de stopper l’épidémie en empêchant la contagion. « Vaccinez-vous, si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour protéger les autres ». C’est ce principe de morale collective qui était central et qui culpabilisait les non-vaccinés (des égoïstes, des salauds en fin de compte !). Or ceci est tout simplement faux. Le fait d’être vacciné une, deux, trois ou même dix fois n’empêche ni d’attraper le virus, ni de le transmettre. Je l’ai écrit dès le mois de juillet 2021 au vu de ce que disaient tant les médecins que j’interviewais que les données statistiques qui montraient clairement qu’aucun des pays ayant déjà vacciné la très grande majorité de leur population ne voyait l’épidémie disparaître ou même régresser. Au contraire, à l’été 2021, face à l’arrivée du variant « Delta », ces pays connaissaient exactement la même épidémie que ceux qui n’avaient pas ou peu vacciné. Les essais cliniques de Pfizer et de Moderna n’ont jamais été destinés à tester l’effet des vaccins ARNm sur la transmission, mais seulement sur la protection individuelle. Pfizer l’a du reste redit officiellement le 10 octobre 2022 devant le Parlement européen. En résumé : « Toutes ces discriminations entre vaccinés et non-vaccinés reposaient en réalité sur du vent. »
Deuxièmement, tandis que la lutte contre les discriminations (selon la couleur de peau, le sexe, l’orientation sexuelle, la religion, etc.) s’affiche partout au nom des Droits de l’Homme, et qu’elle constitue un repère important pour à peu près tous les partis politiques à l’exception de l’extrême droite, voilà que ces mêmes personnes et formations politiques ont créé un ensemble de mesures organisant une nouvelle forme de discrimination fondamentale entre citoyens. Selon que vous serez vacciné ou pas, vous pourrez ou pas exercer vos droits et vos libertés fondamentales de citoyens. Rappelons-nous là aussi la violence des commentaires politiciens et journalistiques, entre ceux qui voulaient jeter en prison les non-vaccinés, leur refuser l’accès aux systèmes de soins ou encore leur couper les allocations sociales. La regrettée Michèle Rivasi avait parfaitement raison lorsqu’elle a parlé d’une logique d’apartheid, et cela aurait dû constituer un électrochoc au sein des mouvements de gauche et de l’écologie politique, les sortir de leur grave léthargie (voir à ce propos l’entretien avec Toby Green[note]). Toutes ces mesures, en plus d’être inefficaces du point de vue de la santé publique, sont en effet extrêmement dangereuses du point de vue démocratique. Dans un autre contexte, elles auraient fait se dresser les cheveux sur la tête de n’importe quel démocrate de base qui aurait juré sur la tête de ses enfants que lui vivant jamais ne participerait à créer un nouveau genre de discrimination fondamentale, se référant probablement à 1789 (Déclaration française des droits de l’Homme et du Citoyen) et 1948 (Déclaration universelle des droits de l’Homme de l’ONU). La plupart de ces personnes ont pourtant avalisé des mesures en totale contradiction avec leurs valeurs officielles (y compris de très nombreux magistrats dont c’est pourtant la mission première que d’être des garants de la liberté), ayant subi une pression extrêmement forte en ce sens. Chez certains, les émotions ont joué un rôle décisif. Ils ont paniqué face aux discours prédisant une hécatombe sans précédent. Le conformisme joue aussi un rôle central, qui fait disparaître tant la réflexion que la responsabilité individuelle : puisqu’apparemment tous les autres le disent ou le font, je n’ai qu’à suivre le mouvement. Mais cela ne suffit toujours pas. Pour que le troupeau des moutons suive, il faut aussi des leaders (plus précisément des key opinion leaders) qui les entraînent, les motivent, leur donnent des arguments et les surveillent. Ce qui nous amène à la question à mille euros : qui avait un intérêt à pousser aussi fort en ce sens ?
À présent, l’UE s’inspire du « pass sanitaire » pour mettre en œuvre un « portefeuille d’identité numérique » qui serait constitué des données de ses utilisateurs comme par exemple l’état civil, le permis de conduire, les diplômes, les données financières, certificats de santé, etc. Il serait utilisé dans les transports, les services bancaires, les établissements de soins de santé, etc. Victorien Solae nous met en garde face à une forme de crédit social européen[note]. Nous dirigeons-nous vers une forme de « totalitarisme démocratique » ?
Solae a raison. Comme l’on également écrit récemment mes collègues Pauline Elie et Pierre-Antoine Chardel, « jugeant et notant les actes des citoyens (bons ou mauvais), le système de crédit social instigué en Chine est en train de s’établir en Europe de manière aussi subtile et insidieuse que dans l’empire du Milieu ». Nous assistons en effet à une offensive politico-industrielle qui, sous couvert de « simplification » et de « facilitation », profite des technologies numériques pour renforcer la surveillance et le contrôle des citoyens[note]. La tendance est ancienne, analysée notamment par Shoshana Zuboff dans son maître-livre[note]. La crise du Covid aura été un formidable accélérateur de ces processus. On constate un peu partout en Europe le renforcement de la vidéo-surveillance et du contrôle numérique des populations, ainsi que leur fichage biométrique et génomique avec attribution de codes QR aux individus. De plus, en 2021, le règlement européen « établissant des règles harmonisées concernant l’intelligence artificielle » a bel et bien introduit la notion de « note sociale ». Mes collègues relèvent également que, depuis l’été 2022, les villes de Rome et de Bologne proposent à leurs administrés un portefeuille d’identité numérique visant à « encourager un comportement vertueux » du point de vue écologique. À Rome, le « citoyen vertueux » peut ainsi gagner des « points » qui seront « convertis en récompenses (biens et/ou services durables) offertes par la ville et ses partenaires » (privés). Tout ceci se veut évidemment incitatif et facultatif pour le moment, mais peut aussi être vu comme un cheval de Troie très inquiétant pour l’avenir. Parler de « totalitarisme démocratique » est cependant un oxymore. Le totalitarisme est en réalité le pire ennemi de la démocratie. Entendons-nous sur les mots (idées que je développe dans Défendre la démocratie). Dans le langage courant et dans la pensée politique simplette qui règne actuellement dans le débat public, le totalitarisme est conçu comme un régime politique dans lequel un parti unique impose par la contrainte sa volonté à toute la société. Il est dès lors commode de lui opposer le modèle de la démocratie représentative dans lequel la libre compétition électorale garantirait la liberté des citoyens. Or c’est là une conception simpliste et réductrice, qui confond dictature et totalitarisme. Hannah Arendt (Les origines du totalitarisme, 1951) a montré de longue date que le totalitarisme (dont l’étymologie est « totalité ») est bien plus qu’un régime politique, c’est un projet de domination totale du corps et de l’esprit des citoyens afin de les transformer en une « masse » indifférenciée. En ce sens, le totalitarisme abouti est la société imaginée par un autre grand penseur du XXe siècle, George Orwell. Pour simplifier, le propre du totalitarisme réside dans sa façon de concevoir et de gérer la société comme un ensemble monolithique, une masse indifférenciée, un troupeau, du bétail humain. C’est la négation de l’individu, au sens de l’individualité, du sujet. Dès lors, ses droits en tant que personne humaine disparaissent purement et simplement devant ses devoirs de soumission et de conformation à ce que l’État a défini comme bien et bon pour tout le monde.
Le totalitarisme profite aujourd’hui de moyens technologiques décuplant sa puissance, mais ses racines sont plus profondes et résident probablement dans le fait étatique lui-même, dès lors qu’il n’est pas seulement une rationalisation bureaucratique de la vie collective, mais également une tentative d’imposer à tous les membres de la société une unique façon de penser et d’agir. Il crée alors un nouveau type d’ennemis de l’intérieur à combattre et institue les moyens de les réprimer. En d’autres termes, l’État menace de devenir totalitaire dès lors qu’il produit ou adopte une idéologie, un dogme voire une religion d’État. Ce « lien organique entre l’État et un dogme » (comme disait l’historien Bartolomé Bennassar, spécialiste de l’Inquisition espagnole), que ce dogme soit laïc ou religieux, est le fondement de la barbarie totalitaire, et il se rencontre dans de multiples sociétés bien plus anciennes, comme lorsqu’en Europe, à partir de la fin du Moyen Age, de grands États se sont progressivement reconstruits en adoptant le catholicisme comme religion officielle. L’Inquisition fut une manifestation de ce totalitarisme en germe. Et il faudra attendre la seconde moitié du XVIIIe siècle pour voir ce lien organique se défaire, une déchristianisation partielle s’opérer et de nouvelles aspirations à la liberté s’épanouir, ce que l’on nomme couramment « les Lumières ». Au cœur de ce mouvement, parallèlement à la question de la démocratie, se trouvent non seulement les principes nouveaux de libre-arbitre et de liberté de penser, mais aussi « les notions d’indépendance, d’inviolabilité et donc d’autonomie du corps de l’individu », toutes choses qui marquent « l’avènement de l’individu indépendant dont l’interaction sociale doit respecter l’autonomie », comme dit Lynn Hunt[note].
C’est cet esprit des Lumières qui est aujourd’hui en grand danger. Et pour le comprendre, il nous faut relire Michel Foucault. Dans Surveiller et punir (1975), il a décrit ce qu’il appelle le « rêve politique de la peste », un rêve de disciplinarisation absolue des corps et des esprits au nom de la Raison médicale. Un axe central de sa pensée tourne autour de cette constitution de l’État puis du capitalisme à travers la volonté de dominer et de discipliner non seulement les esprits, mais aussi les corps. L’incroyable gestion politico-sanitaire de la crise du Covid aurait sans doute à la fois passionné et épouvanté Foucault. Nous vivons en effet une sorte d’aboutissement de ce « biopouvoir » que le philosophe-historien s’est attaché à mettre en évidence et à combattre toute sa vie.
Barbara Houbre (cf. « Le nudge au service de la propagande sanitaire », dans ce numéro) dénonce la pratique du nudge qui consiste en « l’incitation indirectement de tout un chacun à adopter le comportement attendu. Influencer, sans contrainte, ou plutôt sans donner le sentiment de contraindre ». Aussi sournois soit-il, peut-on réellement considérer cette méthode comme « anti-démocratique » ?
Oui, Barbara Stiegler y insiste également. Toutefois, pour ma part je n’emploie pas ce terme de « nudge ». En effet, nous sommes souvent abusés par l’introduction de mots anglais à la mode qui désignent le plus souvent des choses plus anciennes, que l’on retrouve chez Edward Bernays. En l’occurrence, il s’agit de techniques visant à influencer le comportement des individus, en s’inspirant des recettes classiques du marketing commercial et de la propagande politique. Par ailleurs, nous savons depuis plus de 60 ans que la propagande d’État n’est pas réservée aux dictatures. Les démocraties pratiquent ce que Jacques Ellul appelait « la propagande de conformisation ». Dans Propagandes, en 1962, il écrivait que « dans une démocratie, il faut associer les citoyens aux décisions de l’État. C’est là le grand rôle de la propagande. Il faut donner aux citoyens le sentiment d’avoir voulu les actes du gouvernement, d’en être responsables, d’être engagés à les défendre et à les faire réussir ».
Dans le tome 1 de La Doxa du Covid, j’ai écrit un chapitre intitulé « Le viol des foules par la propagande politique » (en référence au célèbre livre de Serge Tchakhotine paru en 1939), dans lequel je détaille la propagande du gouvernement français durant la crise du Covid. Sa base fut la peur qui permet de placer les sujets en état de suggestibilité[note]. La dramatisation de l’épidémie s’est donc d’abord appuyée sur des chiffres prétendant compter ou prévoir le nombre de personnes qui décéderaient du Covid. Ensuite, le gouvernement a promu dans les médias une série d’« experts » venant certifier le bien-fondé de cette peur et des décisions politiques prises en son nom. On reconnaît ici la technique de propagande « blouses blanches et galons », qui consiste à « faire appel à des individus, généralement considérés comme des leaders d’opinion, disposant de par leur titre, grade ou mandat, d’une autorité sociale susceptible de bénéficier d’une crédibilité sans rapport avec leurs propos et de provoquer chez leur audience une adhésion à leurs idées, arguments ou actions », comme l’écrit Etienne Augé[note]. De là l’omniprésence des « médecins de plateau », ces « experts » auto-proclamés venant dire la
bonne parole dans les médias. La connivence avec le pouvoir est flagrante. En France, Marc-Olivier Fogiel, directeur général de BFMTV, avait vendu la mèche assez vite. Dans un entretien à Ouest France, le 17 mai 2020, après s’être félicité de l’audience « historique » acquise par son média dès le début de la crise, il expliquait tranquillement : « J’ai travaillé au tout début avec l’AP-HP [Assistance publique des Hôpitaux de Paris, dont la direction est politique] et avec les médecins référents du Comité scientifique [constitué par le gouvernement]. Nous avons établi une liste de médecins estampillés les meilleurs par spécialité et c’est à chaque fois vers eux qu’on s’est tourné ». Ainsi, donc, le gouvernement a donné aux médias non seulement les « bonnes informations » à relayer, mais aussi les « bons experts » pour les commenter à longueur de journées. En présentant la vaccination comme la seule alternative au reconfinement, il a également mobilisé un autre archétype de la propagande d’État qu’Augé nomme « le choix truqué ». Cela « consiste à proposer à un public un choix, comme s’il lui revenait de trancher et de choisir la meilleure option, tout en sachant à l’avance quel sera le résultat de cette consultation. Ainsi, le propagandiste met l’auditoire devant l’alternative entre un choix inacceptable qui sera nécessairement rejeté, et une option qui apparaîtra comme peu désirée mais inéluctable devant l’ampleur du danger qui menace. Bien entendu, la majorité, voire l’unanimité du public choisit la solution qui peut la sauver même si elle implique des restrictions et des efforts puisqu’elle n’a en réalité pas le choix. Ainsi, la foule a l’impression que l’on a requis son opinion, et se sent impliquée dans les décisions prises par le propagandiste. (…) On utilise le choix truqué principalement pour expliquer des sacrifices ou pour annoncer des mesures drastiques ». Enfin, les gouvernements ont recouru à ce que j’appelle la « technique de la grenouille ébouillantée » en référence à la célèbre fable. Ils ont usé et abusé de cette cynique technique de contrainte en passant leur temps à jurer que telle obligation n’arriverait jamais ou que telle catégorie de la population ne serait jamais concernée, tout en réalisant la chose petit à petit. Ainsi la vaccination fut d’abord réservée aux personnes les plus âgées et aux professionnels de soins. Ensuite, elle a été élargie progressivement aux adultes des tranches d’âge inférieures, avant de passer aux adolescents, pour finir avec les enfants, sans oublier les femmes enceintes. Mais si nos chers élus avaient annoncé dès l’été 2021 que l‘on injecterait une thérapie génique expérimentale à des enfants et des femmes enceintes, ils auraient rencontré beaucoup plus d’opposition.
Beaucoup de sont sentis démunis pendant la période d’application du passe sanitaire. Comment faire face demain à de nouveaux passeports du même type ?
Dans l’urgence et la contrainte, la meilleure réponse des victimes de cette nouvelle forme de discrimination est forcément la solidarité, l’entraide et la résistance active ou passive. Il y aurait de belles études à faire sur toutes les façons plus ou moins clandestines de résister à l’arbitraire, individuellement ou collectivement. Mais tout cela n’est que de la survie en milieu hostile. Le problème est à la source. C’est pourquoi j’espère et j’attends un sursaut démocratique. Non pas bien entendu de la très grande majorité de la population qui subit tout cela plus ou moins consciemment et qui, à part manifester dans la rue, n’a aucun moyen légal d’influer sur le cours des choses. Ni des politiciens qui nous gouvernent encore et toujours dans les logiques de conquête et d’accaparement du pouvoir décrite il y a un demi-millénaire par Machiavel (Le Prince, 1532). J’attends ce sursaut de la part de toutes les personnes qui ont un pouvoir d’action ou d’influence, fut-il modeste. Je pense en particulier à ceux des intellectuels qui ont encore le sens de l’engagement collectif, aux associations de défense des Droits de l’Homme, aux rares journalistes encore libres de leurs investigations et de leur plume, aux magistrats et aux autorités administratives indépendantes. Cela demande réellement du courage car il faut dans un premier temps affronter les risques de mécontenter le pouvoir, de tendre ses relations avec sa hiérarchie, de voir son nom sali dans l’arène publique (médias et réseaux sociaux) et d’être éventuellement ostracisé par une partie de son propre milieu professionnel. Je suis bien placé pour en parler ! La seule protection contre ces risques est l’action collective. On ne peut rien et on risque tout si l’on est seul, tandis qu’à plusieurs on est toujours plus forts. Mais les années qui viennent seront cruciales, à mon avis. Si le conformisme, le chacun pour soi et la couardise l’emportent sur la nécessité de se battre pour préserver les droits et les libertés acquis par les générations qui nous ont précédées, alors c’en sera fini de la démocratie. Et ce ne seront pas d’affreux dictateurs d’extrême droite racistes et violents qui en seront la cause (c’est là un épouvantail commode qui permet à d’autres de se poser en rempart et de se faire élire ou réélire en passant au second plan l’évaluation de leur propre action politique). Ce seront des dirigeants libéraux, nationaux et européens, bien propres sur eux et affichant plein de bons sentiments, mais qui achèveront de détourner et subvertir les moyens des États et des organisations publiques internationales au profit du cartel d’intérêts privés que constitue le capitalisme financier[note]. Ce dernier pourra ainsi achever sa domination du monde, c’est-à-dire sa destruction progressive puisque cette association d’intérêts privés est mue par des logiques de prédation, de marchandisation, de consommation et d’accumulation sans fin. Fernand Braudel (La dynamique du capitalisme, 1985) nous en avait prévenus : « le capitalisme ne triomphe que lorsqu’il s’identifie à l’État, qu’il est l’État ». Nous ferions bien de nous en souvenir.
Propos recueillis à distance par Kaarle Parikka en décembre 2023.
Pour Info : une version longue de l’interview de L. Mucchielli sera publiée sur notre site


