Problèmes cardiaques et vaccins à ARNm : remèdes, éclairages, dénis
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Problèmes cardiaques et vaccins à ARNm : remèdes, éclairages, dénis

Parmi les remèdes, il y a en particulier l’aubépine. Selon une étude de 2008, « le traitement à l’aubépine […] contrecarre le dysfonctionnement du myocarde[note] ». Selon la Fédération européenne d’herboristerie, cela concerne aussi les myocardites chroniques : « Dans les insuffisances du myocarde, y compris dans les myocardites chroniques, l’aubépine tonifie le myocarde, ce qui renforce la force contractile du cœur[note] ». Par ailleurs, il est évident que les problèmes concernés pourront être d’autant mieux traités qu’ils seront dépistés plus tôt. Notons aussi que seule une minorité de vaccinés est touchée, mais, comme nous allons le voir, une minorité d’une ampleur scandaleuse. Et d’autant plus scandaleuse que, manifestement, les vaccins contre le covid-19 ne protègent pas de la maladie et n’empêchent pas la contagion[note]. En outre, il ne s’agit ici que d’une petite partie des nombreux effets indésirables possibles. 

LIENS ET CHIFFRES SOUS-ESTIMÉS 

Les liens entre de telles pathologies et les vaccins contre le covid-19 ressortent d’une série de recherches[note]. Quand les médias classiques abordent celles-ci, ils invoquent une relative rareté des problèmes en question et une partie des études dont il s’agit font de même. C’est oublier que, suivant une série d’autres études, publiées elles aussi par des institutions très reconnues[note], de tels chiffres sont très fortement sous-estimés, car les dispositifs qui recensent les effets indésirables sont passifs. Une des études concernées est toute récente et très vaste – elle a porté sur une centaine de millions de personnes. Dans le résumé, on lit : « Le OE ratio [taux de mortalité observé par rapport au taux de mortalité attendu] pour la myocardite et la péricardite après des vaccinations avec les produits BNT162b2 [Pfizer], mRNA-1273 [Moderna] et ChAdOx1 [AstraZeneca] était significativement plus élevé[note] ». Cette étude est abordée dans un média classique par le virologue Pierre Van Damme[note], qui précise que, pour la Belgique, Sciensano a recensé 290 myocardites et péricardites survenues après des vaccinations contre le covid-19. Mais l’article ne dit pas un mot des sous-estimations évoquées. 

Par contre, les scientifiques Aryan Afzalian, Nour de San et le docteur Martin Zizi se sont penchés de près sur le sujet, en lien avec les myocardites notamment. Dans une carte blanche publiée dans Le Vif, ils écrivent : « [Seuls] quelques pourcents des effets graves sont déclarés via la pharmacovigilance, car c’est un système passif. Pour les myocardites ou les chocs anaphylactiques, des effets indésirables pourtant bien identifiés de ces vaccins du Covid, les études de suivi actif montrent une incidence de 1 sur 3.000 à 1 sur 6.000, à comparer aux chiffres de pharmacovigilance typiquement reportés dans les médias de 1 sur 50.000 à 1 sur 200.000[note]. ». Ce qui signifie que les chiffres officiels devraient être multipliés par 40, en moyenne (ce qui nous mènerait à 11.200 cas pour la Belgique, si l’on part du chiffre officiel de 290). 

Qu’en est-il de la gravité et des délais ? Martin Zizi, là aussi, aborde ce sujet dans une récente interview. Précisons que ce scientifique est biophysicien et, entre autres, ancien directeur épidémiologique du département de la Défense.[note] Il explique que 2% des vaccinés contre le covid-19 (donc énormément de gens) présentent des anomalies cardiaques. Celles-ci, indique-t-il, apparaissent comme des effets de la protéine Spike, dont la production est induite par les vaccins à ARNm. Cet expert explique aussi que ces anomalies peuvent se développer en myocardites auto-immunes chroniques (on ignore encore combien le feront). Et dans ces cas, sur 10 ans, la myocardite mène chez un tiers des malades à la nécessité de greffe et chez un tiers à la mort.[note]

Concernant la gravité et le nombre – aux États-Unis – , une étude importante vient d’être publiée[note]. Elle se base sur les chiffres de la pharmacovigilance étasunienne (VAERS). On y lit : « Après la vaccination contre le Covid-19, le nombre de myocardites signalées au VAERS présente, en 2021, une augmentation de 2.500% […] par rapport aux valeurs des années antérieures. […] 76% des cas ont donné lieu à des soins d’urgence et à une hospitalisation. Sur l’ensemble des cas rapportés [3.078, jusqu’en août 2023, comme on l’apprend dans l’étude], 92 personnes sont décédées ». Si l’on multiplie là aussi par 40, on atteint plus de 120.000 myocardites, dont 3.680 mortelles aux États-Unis. Et une partie des 90.000 personnes ayant nécessité une hospitalisation risque sans doute de développer une myocardite chronique. Notons qu’un des auteurs de cette étude, Peter McCullough, est cardiologue, préside une association de cardiologues[note] et a reçu deux distinctions scientifiques[note]. 

VACCIN OU VIRUS ? 

La protéine Spike étant présente dans le covid-19, celui-ci peut aussi entraîner des myocardites, notamment. Néanmoins, selon la même étude, la multiplication des doses de vaccins augmente fortement les risques. Pour cette raison entre autres, la plupart des myocardites dont il s’agit se relient visiblement aux vaccins : « Les effets d’une deuxième dose peuvent être plus dommageables, avec un effet cumulatif pour chaque dose supplémentaire. Dans de tels cas, il est possible que la myocardite ait été subclinique après la 1ère dose, et qu’elle soit devenue pathologique après la 2ème[note] ». En outre, le lien direct entre ces vaccins et les myocardites a clairement été mis en évidence, en particulier par une étude du BJP : « Après 48 heures [après vaccination], l’expression de la protéine Spike codée a été détectée […]. L’ARNm-1273 [Moderna] a induit des contractions arythmiques complètement irrégulières […] du récepteur cardiaque […]. BNT162b2 [Pfizer] a augmenté la contraction des cardiomyocytes [cellules cardiaques][note] ». 

Au sujet des délais encore, lors d’une audition récente au Sénat de l’Arizona, McCullough, là aussi, se réfère à une étude montrant la persistance de la protéine Spike dans l’organisme 6 mois après la vaccination, ainsi qu’à une étude de cas concluant à la manifestation, 2 ans après la vaccination, d’effets graves sur le cœur[note]. Mais, comme ironise amèrement l’association de médecins AIMSIB, « [tout ça] n’est pas grave puisque la presse indépendante n’existe plus et donc ne peut dénoncer cet immense scandale de santé publique[note] ». 

Au sujet de ce qu’on peut observer autour de soi, voici quelques exemples, dont le premier me touche de très près. Mais, pour paraphraser très amèrement la rédaction de l’AIMSIB : ça ne dit rien d’inquiétant, puisque les médias classiques nous diront que ça n’a rien à voir avec les vaccins (donc, on peut s’en foutre). Ma sœur, 53 ans, plusieurs fois vaccinée contre le covid-19, sans aucun problème cardiaque connu, en bonne forme jusque-là, a été tuée par une crise cardiaque foudroyante, ce 21 janvier.[note] S’interrogeant sur les causes, mon beau-frère a reçu des témoignages concernant plusieurs morts du même type exactement (chaque fois, pas de problèmes cardiaques connus, âges très proches, plusieurs fois vaccinés), dans sa région (Yvoir) ; une membre de la coordination de Grappe asbl m’a rapporté exactement la même chose concernant le Luxembourg ; la responsable de la société des pompes funèbres m’a signalé une augmentation de ce genre de morts, ces dernières années ; le cardiologue d’une amie lui a montré une pile de dossiers sur des problèmes de ce type, etc. Combien faudra-t-il encore de victimes, pour que les responsables sortent de leur obstination et de leur aveuglement criminels ? 

Daniel Zink 

Merci beaucoup à Francis Leboutte[note], Joonas Parikka et Michel Heine pour leurs infos et relectures.