
La plupart des mesures coercitives non pharmacologiques prises pour lutter contre le Covid-19 n’ont pas de bases ou de preuves scientifiques solides d’efficacité démontrée. Sur le long terme, elles constitueraient pourtant un facteur de maltraitance psychologique pour de nombreux citoyens et sont contraires à la constitution. Nous revenons ici sur le cas des masques que nous allons développer et préciser, et montrons, études scientifiques à l’appui, qu’un allégement des mesures plus respectueux de la santé psychique et des droits fondamentaux des personnes pourrait être pris. Cet allégement ne semblerait pas impacter la sécurité de chacun. Nous proposons finalement une feuille de synthèse en fin d’article qui est également disponible en format PDF ici.
Voici, d’abord, quelques points essentiels, que la science a prouvés en un an, et qui changent la donne, mais qui semblent encore trop largement ignorés ou méconnus :
Les asymptomatiques ont une charge virale trop faible pour être contagieux[note] (par contre, les porteurs qui vont avoir des symptômes, et qui seront donc identifiables, sont contagieux sur une courte période dite présymptomatique. Les présymptomatiques ne toussent pas, la toux étant le mécanisme de contamination dont le masque protège principalement) [note] [note] [note] [note] [note] [note] [note] [note]. L’hypothèse des asymptomatiques contagieux revient à dire que toute personne en bonne santé est un malade qui s’ignore ou qu’elle est présumée coupable. Rappelons que cette hypothèse est à la base du port du masque généralisé. Elle est sans doute, aussi, un argument pour justifier le confinement de toute la population. L’invalidation de cette hypothèse des asymptomatiques contagieux explique, peut-être, en partie, le manque de corrélation positive observé dans la vie réelle du confinement sur la diminution des hospitalisations et des décès par des études scientifiques de plus en plus nombreuses, et maintenant en Amérique où des états totalement ouverts et sans aucune restriction, comme au Texas depuis de nombreuses semaines, voient leurs cas et leurs décès chuter de façon spectaculaire au cours de la même période.
Le virus se propage par fines gouttelettes aérosols qui passent à travers les pores du masque qui sont jusqu’ à 1000 fois plus grands que le virus (Fig. 1, les masques de types FFP2 plus efficaces filtrent eux une partie des aérosols plus grands que 600 nm, le virus lui fait de 60 à 140 nm) et se propageraient même au-delà des distances sociales [note]. Cette transmission de type aérosol, qui pourrait d’ailleurs expliquer le phénomène des supercontaminateurs, semble de plus en plus être le mode principal de la transmission[note] [note] [note] [note]. Heureusement, il y a la notion de seuil[note] : 1 virus ne suffit pas, il en faut beaucoup plus pour être contaminé[note] [note] [note] [note].

(light green) a surgical face mask, and aerosols collected for 30min while not wearing
(brown) or wearing (orange) a face mask, collected from individuals with acute respiratory
symptoms who were positive for influenza virus. Data from [11] Respiratory virusshedding in exhaled breath and efficacy of face masks, Nature Medicine volume 26, pages 676–680 (2020).
Quelles en sont les implications ?

Toutes les études scientifiques et les observations le confirment[note] [note] [note] [note], le risque de contamination au Covid-19 à l’extérieur est extrêmement faible. Il faut environ 1 million de virus par ml dans nos bronches pour que le seuil de contamination au SARS-Cov-2 soit atteint [note] [note] [note] [note]. Ce seuil ne peut pas être atteint par aérosols à l’extérieur, c’est une question de volume[note].
Un autre cas est celui des enfants rarement symptomatiques et donc très peu contagieux[note] [note]. Le port du masque en extérieur ou pour les enfants semble donc se faire en dépit de toute balance bénéfice-risque et bon sens. Car si les preuves scientifiques pour l’utilité du masque généralisé à toute la population manquent [note] [note] [note] [note] [note], les risques de son impact négatif sur la santé physique et mentale ont été démontrés, par exemple [note] [note] [note] [note] [note] et Table 1. Le port du masque, le confinement, la pratique de la distanciation sociale, et le stress et l’isolation associés peuvent de plus affaiblir notre système immunitaire [note] [note] [note], et pourraient donc contribuer à augmenter, paradoxalement, le risque de formes sévères (et donc beaucoup plus contagieuses), d’hospitalisations, de décès et de contagions, surtout dans les populations qui ne sont pas à risque pour lesquelles le bénéfice de ces mesures n’est pas démontré [note] [note] [note] [note] [note] [note] [note][note]. Il pourrait d’ailleurs être utile de penser à renforcer son système immunitaire entre autres par de la vitamine D, C et du Zinc et pourquoi pas un peu d’huile essentielle de Laurier Noble ou de Ravintsara [note], par exemple en cas d’un contact plus à risque.
À l’intérieur, la contamination par aérosol est possible s’il n’y a pas d’aération suffisante. Il faudrait typiquement être en contact avec une personne à haute charge virale pendant suffisamment longtemps (typiquement > 10 minutes. Le masque et la distanciation sociale ne seraient que peu efficaces, sauf pour les symptomatiques qui toussent [note] [note] [note] [note] [note] [note] qui devraient eux être isolés, et masqués, de préférence avec un masque FFP2, en cas de déplacement indispensable. Un masque standard n’offrant pas de protection réelle contre les aérosols plus petits que 3 um [note] [note] [note] et même un masque FFP2, moins respirable, n’offrant qu’une protection imparfaite, la protection en vie réelle dépendant d’ailleurs beaucoup des conditions d’utilisations [note], une meilleure solution serait l’aération ou la purification de l’air (il existe par exemple des filtres HEPA, ozone, et UVC très efficaces) pour que le seuil ne soit jamais atteint à l’intérieur.
En conclusions, si selon les dires même de l’OMS [note] [note], le port du masque médical de type FFP2 (les masques non médicaux auraient eux une efficacité limitée et pourraient même augmenter les risques d’infection si mal utilisés[note]) a une utilité pour le personnel soignant directement en contact avec les malades, les malades symptomatiques et aussi sans doute pour les personnes à risques comme protection supplémentaire, le port généralisé pour les personnes ne présentant pas de symptômes apparents de la maladie n’a pas ou peu de justifications scientifiques [note] [note] [note] [note] [note] [note]. L’OMS, après s’être prononcé contre [note], semble l’accepter [note], en raison de la forte demande des états pour rassurer les populations, comme une mesure plutôt de l’ordre psychologique [note], voire d’un talisman qui rassure[note], et malgré la faible contagiosité des asymptomatiques [note] [note] [note] [note] [note] [note] [note] [note]. Un tout dernier article du MIT vient remettre en cause la distanciation sociale, car la transmission se faisant par aérosol franchirait donc allégrement ces distances[note]. Si la science semble avoir tué la nouvelle normalité, combien de temps faudra-t-il avant que les masques ne tombent ?

Aryan Afzalian
Ingénieur civil et Docteur en Sciences Appliquées. Chercheur spécialisé dans le domaine de la physique quantique atomistique appliquée à la modélisation de la nano- et bio-électronique et auteur du site https://auxamescitoyennes.com/
Nour de San
Consultante indépendante. Docteur en médecine, spécialisée en biologie clinique (immunologie et microbiologie), anciennement responsable de la gestion des risques en découvertes et développement de l’unité Vaccine de GSK. Chargée de mission en support à la gestion de la crise COVID à l’hôpital Erasme d’avril 2020 à mai 2021.
Florence Parent
MD – PhD, Santé publique et pédagogie médicale, auteur d’ouvrages en Éducation médicale.
Martin Zizi
MD-PhD, Biophysicien, Professeur de Physiologie (KULeuven et VUB), ancien Directeur épidémiologique du Département de la Défense, ancien Directeur Scientifique et Président de Comité d’Éthique, ancien Conseiller UN pour le désarmement biologique et bio-inspecteur Unscom.
Feuille de synthèse sur les masques :
Covid-19 : Le port du masque que disent les études scientifiques :
Cette note a un but purement informatif. Elle est basée sur la littérature scientifique et une interprétation de la balance bénéfice-risque. Elle a pour vocation d’aider tout un chacun à mieux comprendre les mécanismes de transmission et connaître les bénéfices et risques du port du masque, dans l’espoir que chaque personne puisse utiliser cette connaissance pour se protéger au mieux. Elle ne tient pas compte, ni n’est là pour se substituer à la juridiction légale spécifique à chaque pays, mais se veut un message aux autorités leur demandant de considérer que des mesures plus respectueuses de la santé psychique et des droits fondamentaux des personnes pourraient être prises. Cet allégement n’aurait probablement pas d’impact sur la sécurité de chacun.
Je porte le masque, je suis :
- Un Malade avec Symptôme: Nécessaire 👍 (Je protège les autres de mes exhalations directes: gouttelettes de salive quand je tousse par exemple).
- Le Personnel soignant directement au chevet des malades: Nécessaire 👍 (Je me protège des exhalations directes des malades).
- Une Personne ne présentant aucun symptôme : 👎 Inutile (Pas d’efficacité prouvée, asymptomatiques pas contagieux 1 , risques prouvés sur la santé physique et mentale et affaiblissement du système immunitaire, risque si mauvaise utilisation).
- Une personne à risque et qui a peur: 👍 utile avec modération ( Porter le masque, de préférence FFP2, comme précaution ultime et pour se rassurer peut faire sens surtout dans les lieux clos quand les distanciations sociales ne sont pas possibles. Dès que possible, je l’enlève pour ne pas risquer d’affaiblir inutilement mon système immunitaire. Je pense d’ailleurs à renforcer ce dernier par de la vitamine D, C et du Zinc et pourquoi pas un peu d’huile essentielle de Laurier Noble ou de Ravintsara, par exemple si j’ai eu un contact plus à risque (Je demande bien conseil à un professionnel de santé, par ex. mon pharmacien ou mon médecin de famille pour les dosages et utilisations).
De quoi protège le masque, de quoi ne protège-t-il pas?
- Il me protège si une personne malade symptomatique et donc à haute charge virale me tousse directement dessus, ce qui représente une très faible proportion des contaminations.
- Le masque ne me protège pas de la contamination indirecte via les mains, ni celle par fines gouttelettes aérosols qui passent à travers les pores du masque ( jusqu’à 1000 × plus grands que le virus; en intérieur, le masque de type FFP2 filtre une partie des aérosols). Ce sont les modes principaux de contamination. Heureusement, il y a la notion de seuil [note].



