Nommer et comprendre l’empreinte plastique
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Nommer et comprendre l’empreinte plastique

Nathalie Gontard est directrice de recherche à l’INRAE. Avec Hélène Seingier , elle cosigne en 2020 un essai « Plastique, le grand emballement », paru aux éditions Stock, qui relate l’apparition et l’accélération de l’utilisation des emballages plastiques dans notre société, ainsi qu’une conférence décapante du même nom avec la compagnie du Singe debout. Kairos s’entretient avec elle pour comprendre ce qu’est la pollution plastique.

Quelle est votre histoire personnelle avec le plastique ?

C’est une histoire vieille de 35 ans déjà et qui a démarré avec mes études dans le domaine de l’agroalimentaire et de la transformation des aliments. À cette époque, la problématique des emballages était très peu traitée. J’ai donc réalisé ma thèse sur le sujet en essayant de développer un emballage biodégradable. J’étais déjà consciente quelque part qu’il y avait ou allait y avoir un problème de pollution plastique. Il y avait encore très peu de connaissances, de recherches et de supports sur le sujet. Je n’étais pas du tout au même endroit qu’aujourd’hui : j’ai soutenu cette thèse en 1991 au sein du CIRAD (Centre international de la recherche agronomique pour le développement).

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