« La société industrielle et la cellule cancéreuse partagent une même philosophie, celle de la croissance illimitée »
Alexandre Grothendieck

Nos lecteurs se souviendront peut-être de l’article que Kairos a consacré l’an dernier à la pensée de Theodore Kaczynski, lequel estimait que la course folle au « progrès » technologique depuis les débuts de la Révolution industrielle entraînait le monde à sa perte[note].Ce jeune et brillant mathématicien avait abandonné une carrière prometteuse pour lancer une campagne d’attentats au moyen de colis piégés. Aujourd’hui, nous évoquerons le parcours d’Alexandre Grothendieck, lequel présente de nombreux parallélismes avec celui de Kaczynski. Beaucoup moins connu du grand public qu’Unabomber, le nom de Grothendieck est en revanche infiniment mieux connu et respecté dans le milieu restreint des mathématiciens. Il est en effet considéré par ses pairs comme un pur génie, sans doute le plus grand mathématicien du XXe siècle. Alors que la grande majorité des chercheurs concentrent leurs efforts sur un seul domaine qu’ils approfondissent durant toute leur carrière, Grothendieck ouvre, défriche, refonde ou révolutionne de multiples champs de recherches qui sont chacun d’une complexité infinie : géométrie algébrique, analyse fonctionnelle, espaces nucléaires, cohomologie, théorie des schémas, théorie des topos, etc.
GUERRE DU VIETNAM ET MAI 68 : RÉVOLTE D’UNE GÉNÉRATION ET RÉVOLUTION D’ALEXANDRE
Tant pour Grothendieck que pour Kaczynski, leur prise de conscience des désastres provoqués par une science mise au service du capitalisme s’affirme dans le contexte particulier des campus universitaires de la fin des années 1960. L’opposition à la guerre du Vietnam entraîne alors toute une génération à rechercher des alternatives au modèle de société imposé par la machine de guerre militaro-industrielle de l’impérialisme américain. Il est frappant de constater que, sans se connaître, mais évoluant à cette même époque dans des milieux similaires, ces deux mathématiciens vont établir le même diagnostic pour s’engager de manière radicale contre la recherche techno-scientifique et en faveur de la décroissance. Il n’est pas interdit de penser que c’est précisément la formation et la tournure d’esprit rationnelle de ces deux scientifiques qui les conduisent à tirer toutes les conséquences logiques de l’horizon catastrophique d’un système qui prétend mener une croissance infinie, alors même que les ressources de la planète s’épuisent.
Lorsque survient Mai 68, Grothendieck vient d’avoir 40 ans. Véritable légende des mathématiques, il est au sommet de sa gloire universitaire. Dans le cadre du célèbre groupe de mathématiciens Bourbaki, il a contribué à refonder la géométrie algébrique et ouvert d’immenses pans nouveaux à la recherche mathématique pure. Dans les années 1930, l’Institute for Advanced Study de Princeton avait été fondé afin d’offrir un cadre de travail libre de toute contrainte à des chercheurs de renommée mondiale, tels Albert Einstein et Robert Oppenheimer. Sur ce modèle, le mécène Léon Motchane, grand admirateur de Grothendieck, finance en 1958 la création d’un Institut des hautes études scientifiques (IHES) sur le campus universitaire de Saclay, au sud de Paris, pour l’accueillir en même temps que quelques autres scientifiques triés sur le volet. Menant ses recherches depuis sa tour d’ivoire de l’IHES, planant à un niveau stratosphérique au sein de son univers d’abstractions mathématiques, avec sa boule à zéro[note] et ses sandales de cuir qu’il porte été comme hiver, travaillant surtout de nuit, Grothendieck a la réputation d’un professeur Tournesol un peu excentrique, a priori peu intéressé par les contingences économiques et sociales qui agitent le commun des mortels. Pourtant, plusieurs voyages aux États-Unis et au Canada où bouillonne l’esprit libertaire, écologiste et pacifiste des sixties ont commencé à le sensibiliser aux maux de la société techno-industrielle. Surtout, ce sont ses échanges passionnés avec les étudiants révolutionnaires du printemps de 1968 qui vont provoquer chez ce mandarin de la recherche un changement radical.
ALEXANDRE, FILS DE HANKA ET SACHA, MILITANTS ANARCHISTES AU DESTIN TRAGIQUE
Outre son esprit redoutablement clair et logique, la révolution politique et existentielle de Grothendieck plonge ses racines dans ses origines familiales, lesquelles s’inscrivent dans les événements les plus tragiques du XXe siècle. Né à Berlin en 1928, Alexandre est le fils de Hanka Grothendieck et de Sacha Schapiro. Tous deux sont de fervents militants anarchistes. Hanka est allemande, Sacha est issu d’une famille hassidique de Novozybkov, aux marges de l’Ukraine et de la Russie. Ayant participé à la révolution russe de 1905, il est arrêté avec les membres de son groupe anarchiste. Accusés d’avoir fomenté un attentat contre le tsar, tous sont condamnés à mort et fusillés, à l’exception de Sacha : après avoir été traîné chaque jour, trois semaines durant, face au peloton d’exécution, sa peine est commuée en prison à perpétuité en raison de son jeune âge. Blessé lors de l’une de ses nombreuses tentatives d’évasion, il doit être amputé du bras gauche. Libéré à la faveur de la révolution de 1917, il est fêté comme un héros. Lors de la guerre civile, Schapiro combat les blancs aux côtés de son ami Nestor Makhno, le célèbre révolutionnaire anarchiste ukrainien, originaire de la même région. Une fois les contre-révolutionnaires défaits, l’armée rouge se retourne contre la Makhnovchtchina, l’armée révolutionnaire anarchiste. La révolution est trahie et, tout comme Makhno, Sacha doit s’exiler[note]. Vivant entre Paris et Berlin, il continue à militer au sein des milieux libertaires européens, où il rencontre Hanka. Avec l’arrivée au pouvoir de Hitler en 1933, le couple doit s’exiler en France. Toutefois, afin de se consacrer pleinement à leurs activités révolutionnaires, Hanka et Sacha décident de laisser derrière eux Maidi, la fille de Hanka, et leur fils Alexandre. Ils confient ce dernier à la famille d’un pasteur luthérien antinazi. En 1936, la révolution sociale puis la guerre civile éclatent en Espagne. Ils y rejoignent aussitôt Buenaventura Durruti, avec lequel ils se sont liés d’amitié à Paris, et leurs compagnons anarchistes. En février 1939, la défaite du camp républicain face aux troupes franquistes est consommée, et c’est la Retirada : en même temps que 450.000 républicains, Hanka et Sacha traversent les Pyrénées et se réfugient en France, où ils récupèrent leur fils Alexandre, pour bien peu de temps, hélas. Lorsqu’éclate la Seconde Guerre mondiale, Hanka est internée en tant que ressortissante allemande avec son fils au camp de Rieucros, en Lozère. Quant à Sacha, fiché comme agitateur anarchiste, il est interné avec d’autres combattants espagnols au camp du Vernet dans l’Arriège, puis au camp de Noé, au sud de Toulouse. De là, il sera transféré à Drancy, puis déporté le 14 août 1942 à Auschwitz, où il a probablement été gazé dès son arrivée.
DE L’ENFANT CACHÉ DU COLLÈGE CÉVENOL À LA RENOMMÉE MONDIALE
Quant à Alexandre, lorsque les troupes allemandes franchissent la ligne de démarcation, il est séparé de sa mère pour trouver refuge, en même temps que d’autres enfants juifs, à Le Chambon-sur-Lignon. Située dans le Massif central, cette ville de tradition huguenote depuis le XVIe siècle, où la mémoire de sa propre persécution reste vive, va jouer un rôle très important d’accueil et de protection. Les habitants apprennent aux enfants à se cacher dans la montagne à l’approche des patrouilles allemandes. Inconscients du danger, le petit Alexandre et ses compagnons vivent cela comme un jeu. C’est durant sa scolarité au Collège cévenol que la personnalité solitaire, atypique et géniale d’Alexandre se manifeste. À la Libération, il retrouve sa mère et ils s’installent près de Montpellier où ils vivent de trois fois rien, grâce à la bourse universitaire d’Alexandre complétée par des travaux saisonniers comme les vendanges et les ménages que fait Hanka chez les voisins. Tous deux sont apatrides et Alexandre le restera jusqu’en 1971 : nourri des idéaux anarchistes et antimilitaristes de ses parents, il refuse d’être soumis au service militaire, obligatoire s’il devient Français. Se consacrant avant tout au monde merveilleux des mathématiques, Grothendieck n’hésite toutefois pas à s’engager pour la paix et la liberté. Récipiendaire en 1966 de la médaille Fields – l’équivalent du prix Nobel en mathématiques –, il refuse de se rendre à Moscou pour la recevoir, en protestation contre l’arrestation de deux écrivains soviétiques dissidents. Et l’année suivante, il se rend à Hanoï où il offre sa médaille Fields au gouvernement nord-vietnamien pour dénoncer la guerre et les bombardements américains.
PLAIDOYER CONTRE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET POUR LA SURVIE DE LA PLANÈTE
Sa personnalité entière et ombrageuse d’une part, l’anarchisme et l’antimilitarisme dont il se nourrit depuis l’enfance d’autre part, contribuent à expliquer le tournant radical qu’il prend après Mai 68. Tout comme Theodore Kaczynski et nombre d’autres scientifiques à la même époque, Grothendieck refuse de continuer de collaborer à une recherche scientifique qui, directement ou indirectement, et souvent à l’insu des chercheurs eux-mêmes, est placée au service d’un système techno-militaro-industriel dont la course folle ne peut que mener à la destruction de l’humanité. En 1970, ayant appris que l’IHES recevait 5% de ses subventions du ministère de la Défense, il en démissionne avec fracas. Persuadé qu’il n’y a pas de priorité plus importante que de mettre un coup d’arrêt à la croissance, il consacre toutes ses énergies à alerter du danger. C’est ainsi, alors que ses collègues se sont démenés pour qu’il obtienne un poste de professeur invité au Collège de France – une faveur, car il est encore apatride –, Grothendieck provoque un tollé au sein de la vénérable institution fondée par François Ier en 1530 : il décrète que, non, décidément, son séminaire ne portera pas sur les mathématiques « grothendieckiennes », ce pour quoi il a été recruté, mais qu’il sera consacré au thème qui l’obsède désormais : « Science et technologie dans la crise évolutionniste actuelle : allons-nous continuer la recherche scientifique ? ». À la même époque, animé du même sentiment d’urgence, il fonde avec quelques collègues et étudiants le groupe Survivre qui publiera une revue animée par un collectif de militants, dont Grothendieck figure parmi les plus enthousiastes. Au bout de quelques numéros, celle-ci se rebaptise Survivre et Vivre, afin de redonner une lueur d’espoir et de montrer la voie d’un changement profond de civilisation.
SURVIVRE ET VIVRE, CREUSET D’IDÉES ET DE DÉBATS D’UNE ACTUALITÉ BRÛLANTE
Durant ces années charnières du début des années 70, la revue s’affirme comme un creuset d’idées et de débats. Nourrie des écrits de Lewis Mumford, Herbert Marcuse, Théodor Roszak, Ivan Illich et Murray Bookchin, elle fédère une grande partie de la mouvance écologiste et libertaire. Gandhi et Lanza del Vasto sont aussi des sources d’inspiration. La revue se distingue particulièrement dans la mesure où ce sont les scientifiques eux-mêmes qui dénoncent le dévoiement de leur discipline et le réductionnisme fonctionnaliste dans le sens d’une mathématisation du social afin de mieux enrégimenter et contrôler la société. Grothendieck s’attaque frontalement à une mégamachine qui « n’obéit qu’à sa propre finalité d’expansion automatique et de maximisation des profits ou de la puissance, ignorant tout ce qui n’est pas traduisible dans son propre langage – par exemple les plus élémentaires réalités humaines ou écologiques ». Selon lui et ses compagnons, la survie de l’espèce humaine exige une réduction de sa surpuissance technologique et de sa démographie galopante[note], ainsi que son retour à un état d’équilibre fondé sur la complexité et la diversité : « Nous visons à la variété comme source d’équilibre et d’adaptabilité, à l’image des systèmes écologiques naturels, et non au monolithisme idéologique qui est à ces derniers ce que la machine est aux êtres vivants ». D’où leur intérêt qu’ils développent, comme tant d’autres à la même époque, pour la médecine naturelle, l’alimentation végétarienne, le soutien aux luttes de libération nationales et aux peuples indigènes écrasés par le rouleau compresseur technocapitaliste.
À un demi-siècle de distance, il est frappant de constater à quel point les thématiques ainsi que la grille de lecture du collectif Survivre et vivre sont actuelles et pertinentes. Ainsi de leur critique du développement rapide de la cybernétique et de l’informatique – qui n’en est alors qu’à ses débuts –, dont ils dénoncent les dangers pour les libertés individuelles en pointant du doigt le fait que – comme plus tard pour Internet –, la recherche et le développement de ce nouveau secteur sont portés à bout de bras et largement financés par le complexe militaro-industriel américain. Ainsi encore de leur lucidité quant aux immenses capacités de récupération du système capitaliste face aux défis écologiques : en 1972, dans la foulée du rapport du Club de Rome, le Néerlandais Sicco Mansholt, vice-président de la Commission européenne et jusqu’alors chantre d’une politique agricole commune productiviste, avait testé l’hypothèse d’une réduction du taux de croissance et de la natalité. Même si ce ballon d’essai fut vite remisé au placard, il suscita un débat assez large au sein du monde politique et des médias. Or, Survivre et vivre y voit aussitôt anguille sous roche et Jean-Paul Malrieu[note] s’interroge : si le capitalisme cessait sa course productiviste, ne serait-ce pas pour y substituer une offre, morbide et spectaculaire, de services et de santé dans le cadre d’une « société super-intégrée, une société du spectacle et du super-contrôle au nom de la survie collective et individuelle, de l’écologie et de la santé ? Bref, le fascisme écologique et sanitaire. » À se demander si la dystopie covidienne ne vient pas de très loin…
Tout comme Gébé de L’ An 01 et son ami Pierre, dessinateur-culte dans Hara-Kiri, puis fondateur de La Gueule ouverte, Alexandre Grothendieck est bien sûr farouchement opposé au nucléaire tant civil que militaire. Un demi-siècle plus tard, il apparaît remarquable qu’en 1972, ce soit le Centre européen de recherches nucléaires (CERN) lui-même qui l’ait invité à prononcer une conférence pour débattre de ses thèses. Une telle invitation témoigne bien de l’effervescence intellectuelle et de la liberté d’expression qui prévalaient alors… et de la régression actuelle, à l’heure où l’espace du débat démocratique subit les coups de boutoir de la pensée unique. Quoi qu’il en soit, Grothendieck le proclame haut et fort à son auditoire de chercheurs et de techniciens : « La solution ne viendra pas d’un supplément de connaissances scientifiques et de techniques, mais d’un changement de civilisation. Pour nous, la civilisation industrielle est condamnée à disparaître en un temps relativement court… une ou deux générations ; parce que les problèmes que pose cette civilisation sont insolubles. Nous souhaitons être des ferments de transformation d’un type de civilisation à un autre, que nous pouvons commencer à développer dès maintenant, avec des modes de vie et de relations humaines qui soient dignes d’être vécus, qui soient viables à longue échéance et puissent servir de point de départ à l’établissement de civilisations post-industrielles et de cultures nouvelles ».
RETRAIT DU MONDE, ÉCRITURE ET POSTÉRITÉ
Pour être intense et fructueuse, l’aventure de Survivre et Vivre sera brève. Alexandre s’éloigne du groupe en 1972 et, l’année suivante, il déménage avec sa nouvelle compagne et leur enfant du côté de Montpellier. Intégré à son université d’origine en tant que professeur de mathématiques, il reste fidèle à ses convictions et anime la plupart de ses cours sur les pelouses du campus où, assis en cercle, il débat avec ses étudiants de la nécessité de se débarrasser de la civilisation industrielle. Peu à peu, tout en continuant à étudier, seul mais d’arrache-pied, il se retire d’un monde qu’il n’a pas réussi à transformer et qu’il rejette. Vers 1985, il envoie à d’anciens collègues des exemplaires dactylographiés de Récoltes et semailles, manuscrit d’un millier de pages dans lequel, avec un réel bonheur d’écriture, il rumine et philosophe sur les trois grandes passions de sa vie que sont les mathématiques, la quête de la femme et la méditation. Il écrit encore La Clef des songes ou dialogue avec le Bon Dieu, un texte passablement ésotérique et mystérieux, inédit jusqu’à présent et que les éditions du Sandre s’apprêtent à publier. À partir de 1991, il coupe les ponts avec tout son entourage et décide de vivre dans une solitude totale à Lasserre, un petit village des Pyrénées, non loin des camps du Vernet et de Noé où son père fut interné avant d’être déporté et assassiné par la machine de mort industrielle des nazis. Refusant tout contact avec les humains, il continue néanmoins à noircir des milliers et des milliers de pages. Il vit au milieu de plantes, qu’il choie et considère comme ses seules amies. En 2014, sentant sa fin prochaine, Alexandre réunit ses enfants pour leur dire adieu[note]. Au dire de ceux-ci, qui ne l’avaient pourtant pas vu depuis de nombreuses années, leur dernière rencontre fut douce, tendre et apaisée. Il s’éteint quelques semaines plus tard.
En 1991, avant de se retirer du monde, Grothendieck avait confié à l’un de ses anciens étudiants cinq cartons contenant 20.000 pages de notes manuscrites passablement illisibles rédigées depuis 1970. À sa mort, ses enfants découvrent dans sa dernière demeure 65.000 nouvelles pages de notes, qu’ils confient à la Bibliothèque nationale de France. D’une ampleur considérable, l’inventaire et le déchiffrage de ce double fonds d’archives Grothendieck, à Montpellier et à Paris, sont toujours en cours. Il y recèle certainement des trésors mathématiques qui aiguisent la curiosité des chercheurs et sans doute aussi quelques pépites de sagesse et de survie face au monde absurde de la technoscience. Héritiers du terrible XXe siècle, à l’heure du règne mortifère de la mégamachine et de l’effondrement en cours, nous sommes tous quelque part les enfants orphelins de ces personnalités lumineuses et tragiques que sont Sacha Schapiro et Alexandre Grothendieck.
S. Kimo
Éléments de bibliographie (hors travaux mathématiques, aussi fondamentaux et nombreux qu’incompréhensibles pour l’auteur de ces lignes).
Alexandre Grothendieck, Récoltes et Semailles : Réflexions et témoignage sur un passé de mathématicien, tomes I & II, Gallimard, 2023.
Alexandre Grothendieck, Allons-nous continuer la recherche scientifique ? suivi de Comment je suis devenu militant, éditions du Sandre, 2022.
Alexandre Grothendieck, La Clef des songes ou dialogue avec le Bon Dieu, éditions du Sandre, à paraître.
Céline Pessis (dir.), Survivre et Vivre. Critique de la science, naissance de l’écologie, L’Échappée, 2014.
Yan Pradeau, Algèbre. Éléments de la vie d’Alexandre Grothendieck, Allia, 2016.
Pierre Jouventin, Qui était Alexandre Grothendieck ?, Libre et Solidaire, 2024.
Philippe Douroux, Alexandre Grothendieck, sur les traces du dernier génie des mathématiques, Allary, 2016.


