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FILS DE PUB – Influenceurs en pagaille

Dans un précédent article, nous vous avions informés de la tendance chez les annonceurs de diffuser une part croissante de leurs publicités sur Internet. Ici, nous allons décrire qui sont les influenceurs et quelles sont leurs pratiques.

Les données qui suivent proviennent de France, mais sont représentatives de l’univers de l’influence. Le marché est très concurrentiel. En effet, il faut savoir que les influenceurs et influenceuses atteignent le nombre de 150.000, classés en 4 catégories : les méga (plus de 1 million d’abonnés – followers) les macros (entre 100.000 et 1 million d’abonnés), les micro (entre 10.000 et 100.00 abonnés) et les nano (moins de 10.000 abonnés). Ces derniers sont les plus nombreux puisqu’ils représentent 75 % de l’armée des influenceurs. Tous et toutes tentent d’obtenir des financements venus des marques qui veulent faire leur publicité par ce canal. Il faut dire que la manne est conséquente puisque les annonceurs ont dépensé 6,5 millions € en 2024. Une étude réalisée en 2019 montrait pourtant que 63 % des influenceurs n’étaient pas payés. Par contre, les méga peuvent toucher des dizaines de milliers d’euros. Le champion français, un certain Hugo Décrypte, compte 14 millions d’abonnés. C’est pas mal, mais loin du champion mondial, l’Américain Mr Beast qui compte 400 millions de followers [note].Ce sont évidemment ceux-là qui captent un maximum de la manne publicitaire. Ils sont rares puisqu’ils ne constituent que 0,23 % du total des créateurs de contenu. Toutefois, certains nano sont aussi parfois soutenus, car ils ont l’avantage de la proximité. Les petits influenceurs, quant à eux, reçoivent gratuitement des cadeaux en nature — produits, sorties, voyages — à condition qu’ils présentent les produits de la marque sur leurs sites. De plus, ils peuvent toucher un pourcentage d’environ 10 % sur les ventes qu’ils suscitent (ils sont repérés grâce à un code qu’ils fournissent ou par un avantage promotionnel). Concernant ceux qui touchent du cash, il s’avère que 87 % d’entre eux touchent moins de 500€ par mois. Pas de quoi vivre de cette activité. Le choix de la plateforme est évidemment essentiel. Instagram est le plus utilisé, mais YouTube ou TikTok sont aussi beaucoup sollicités.

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