Aux États-Unis, paradis des associations, Children Health Defense (CHD) est née peu avant la déferlante covidienne, fruit d’une autre association qui s’appelait World Mercuri Project, fondée par des parents d’enfants autistes ou victimes de dommages post-vaccinaux. Elle est cornaquée par Robert Kennedy Jr, fils de Bob Kennedy et neveu de l’ancien président qui ont tous deux été assassinés. Écologiste dans l’âme, il s’est attaqué à Monsanto à l’époque du DDT, au début des années 1970, et a consacré toute sa vie à la lutte contre les pollutions environnementales. « À un moment donné, des parents lui ont fait remarquer que le mercure ne se trouvait pas que dans l’environnement, mais aussi dans les vaccins, et le lien s’est fait. En creusant, il s’est aperçu qu’il y avait un vide scientifique sur la question, que rien ne tenait. Il a découvert qu’il y avait aussi de l’aluminium dans les vaccins, ainsi le champ d’investigation et le champ d’action se sont étendus », rappelle Senta Depuydt, journaliste et antenne européenne de CHD. Lorsque Kennedy est venu au parlement européen pour parler des grands procès faits à Monsanto à propos du Roundup, il lui a demandé d’être son relais en Europe, jusqu’à fonder une branche européenne du mouvement. Doit-on préciser qu’aucun média n’a parlé de lui, surtout quand il évoque la vaccination ? Le sujet tabou ?
Senta s’intéressait depuis un certain temps au Global Health Security Agenda (GHSA), au point de subodorer une déclaration de pandémie dans le courant de 2019, au vu d’un certain narratif ambiant, de stratégies, de discours, de techniques, d’articles, de règlements votés au parlement européen, qui annonçaient un agenda global de la vaccination. « L’histoire a confirmé mes hypothèses. Les plans étaient là depuis 2014. Les débuts du GHSA ont marqué cette initiative de non seulement vacciner toute la planète, mais de changer les législations partout pour pouvoir la rendre obligatoire, sinon dans la loi, en tout cas, dans les faits. Donc le seul moyen de pouvoir outrepasser les garanties constitutionnelles qu’on avait dans la plupart des pays dits démocratiques, c’était de déclarer l’état d’urgence. J’ai écrit in extenso là-dessus avant la pandémie ».
À partir de la lutte contre le vaccin, Senta Depuydt a élargi l’objectif : « Je considère que la mission de CHD Europe, c’est d’être un lien stratégique entre les différents pays de l’UE pour éclairer ce qui se passe au niveau de l’agenda global européen, et aussi être en rapport avec les États-Unis. Il y a régulièrement des rencontres de mise en commun entre les scientifiques, les avocats, les journalistes européens et étasuniens. Malheureusement, tous les pays ne sont pas encore représentés, même s’ils sont déjà nombreux. Pour cela, je voyage beaucoup pour parler des stratégies qui ont fonctionné ou pas, de tel ou tel type d’expertise qui peut être utile ou pas. Puis pour travailler sur des sujets communs. Kennedy va sortir ce mois-ci un bouquin sur Anthony Fauci qui va être traduit en français et dans d’autres langues européennes. J’espère le faire venir — Kennedy, pas Fauci ! — pour une mini tournée en Europe sur le thème de la corruption[note]. Ce qui se passe avec le covid ne peut se faire que parce que ça s’appuie sur un réseau, une mafia médicale qui existe depuis au moins 40 ans, dont 20 ans dans le réseau actuel. C’est un modèle qui s’est formé autour du sida, pour lequel Fauci était déjà dans le coup. L’Agenda global de la vaccination comme instrument de conquête et de contrôle géopolitique par les Américains a démarré il y a quatre décennies, notamment en Afrique. C’est tout ce réseau qui aujourd’hui est aux commandes au niveau opérationnel dans les différents pays européens ».
Comme il y a des différences de droit et de sol entre l’Europe et les États-Unis, la structuration en ASBL en Belgique s’imposait pour pouvoir ester en justice, également au niveau européen avec quelques actions en cours, par exemple une annulation contre les décisions du parlement européen ou le soutien à d’autres avocats dans l’UE qui introduisent des recours contre le vaccin anti-covid. « Mais pour cela, il faut avoir des membres en Europe, ajoute Senta. Nous informons au moyen d’une lettre d’information spécifiquement européenne où sont aussi republiés des articles provenant des États-Unis, pour composer le puzzle de la pandémie. Ces articles sont publiés outre-Atlantique dans un média, The Defender, qui a plusieurs millions d’abonnés et traite de tous les sujets qui importent : la pandémie, la vaccination, la corruption, la surveillance, Big Tech, Big Pharma, Big Brother, etc. Notre lettre d’information cherche à faire connaître les actions d’ailleurs, par exemple des grosses manifestations en Italie, en France ou en Allemagne, des pétitions au niveau européen ou encore une action en justice ». Senta parle de la difficulté de traquer les infox, provenant selon elle de l’État profond : « Chaque fois qu’on a une bonne information, vérifiée et percutante, qui peut faire la différence, elle est pervertie : les sources vont être éliminées, un gros titre à scandale avec une fausse interprétation et une distorsion des faits apparaîtra. Puis ce sera “débunké” par les agences de presse ».
Comment voit-elle l’avenir de l’association? « Avec un grand point d’interrogation ! L’association croît rapidement, surtout aux États-Unis, où se trouve le cœur de la résistance. En Europe, j’ai eu l’impression de construire un navire au milieu de la tempête. Clairement, nous sommes en tête de liste des associations visées par l’État profond. Kennedy s’est fait censurer son Instagram avec 800.000 personnes, nous ne sommes pas à l’abri. Il faut créer une fédération, une espèce de coalition au-delà de nos petits désaccords. Parce qu’on sent encore trop de divisions, alors qu’en face de nous, le pouvoir est uni. Je dirais que cette expérience de CHD Europe doit amener à se fédérer par projet pour parler d’une seule voix. Ça peut passer par des associations, aussi en Belgique, comme Notre bon droit, qui fait un très bon travail, notamment sur le pass sanitaire. On a republié leurs analyses juridiques. En Allemagne, on collabore avec l’avocat Reiner Fullmich, qui agit au niveau national, où il intente des actions en justice. Mais son travail d’information est international. Des propositions pour la construction du “monde nouveau” vont se mettre en place et des personnes vont passer à la résistance active. On y sera forcé. Rien ne dit que dans six mois CHD existe encore, car nous sommes clairement attaqués, sur les plans judiciaire et financier. Nous ne sommes pas à l’abri d’une fermeture complète de l’association qui est réclamée à grands cris par les autorités étatsuniennes. Mais nous nous battrons ».
Depuis le 11 septembre 2001, nous vivons sous l’institutionnalisation du mensonge. « Toutes les stratégies et les techniques qui sont utilisées aujourd’hui pour imposer cette vaccination contre le covid ont été mises en place par un système d’échafaudage de mensonges, et cela depuis la variole. Changer le nom d’un produit et le remettre sur le marché, amplifier le nombre de morts de la maladie, tous les stratagèmes d’aujourd’hui sont là depuis le début. La pharmacovigilance n’existe que pour protéger la vaccination. Quand quelqu’un est vacciné et développe la maladie quinze jours après, on dit que le vaccin n’a pas encore eu le temps d’agir. C’est donc que le patient avait déjà la variole, la polio ou la rougeole. On le dit depuis des décennies. Donc quand j’entends des gens me dire que ça va finir par se voir et qu’on va arrêter tout cela, je leur réponds que je n’y crois pas, parce que les gens tombent malades et morts depuis deux siècles, et on n’a fait que vacciner de plus belle ! La variole et la polio n’ont pas été éradiquées par les vaccins. Aujourd’hui, la campagne vaccinale est une mécanique bien rodée, c’est business as usual ». Santa va jusqu’à prédire « une hécatombe des morts du vaccin à partir de l’automne 2021 », terminant sur une touche plus encourageante : « Ça vaut le coup d’être abonné à The Defender où travaillent les meilleurs scientifiques, de grands journalistes d’investigation, bref le gratin de la résistance qui publie ».
Propos recueillis par Alexandre Penasse, mis en forme par Bernard Legros.


