Avec Erwan CASTEl : https://t.me/Agora_Novorossiya
Kairos Hebdo #16
Mardi 6 Juin 2023
À lire en complément à cet Hebdo:
–> «Elle quitte le parti libéral pour 38 bonnes raisons»
–> «Qui veut la peau de Patrick Meyer ?»
–> «Impact des vaccins sur la mortalité excessive de 2021 en EU, par le Prof. Patrick Meyer»
[SÉRIE] Chroniques du Totalitarisme: les enfants traumatisés des politiques Covid-19
L’homme, au service du système, a véritablement vendu ses enfants au monde économique. De même que ceux-ci étaient la cible privilégiée des constructeurs automobiles car influençant en premier le choix commercial des parents, on en a fait des outils pour infuser les idées dominantes dans la société, les ancrer profondément en eux, à la fois pour faire de lui le futur adulte formaté, mais aussi se servir de lui comme levier pour « sauver papy et mamy ». Pendant trois ans, l’enfant a été bombardé d’injonctions paradoxales, sommé de porter un masque alors qu’il allait bien, de se tester alors qu’il n’était pas malade, de s’éloigner de ses pairs alors qu’ils étaient essentiels à son bon développement. Le monde de l’adulte a fait effraction dans celui de l’enfant. Nous devrons réparer les blessures profondes que nous leur avons faites. Il faudra pour cela changer de paradigme.
[INTERVIEW] Les injectés sont devenus des OGM – CSI#100
Si l’injection ARN messager, faussement vendue comme protégeant contre le Covid-19 et spécieusement appelée « Vaccin », génère la fabrication d’une protéine par le sujet qui se mue de fait en une véritable usine, on peut considérer que l’humain injecté devient littéralement un Organisme Génétiquement Modifié (OGM). Hélène Banoun, pharmacienne et biologiste, a spécifiquement travaillé sur la réglementation des produits ARN messager. Comment interpréter le fait que ces produits, considérés comme du domaine de la thérapie génique, donc devant être soumis à une série de contrôles stricts, ne le soient plus ? Comment considérer le fait qu’un produit expérimental distribué à des centaines de millions de gens, fasse l’objet de si peu d’attention ? Dans cette saga, qui mena à la tragédie actuelle, on retrouve Anthony Fauci, le gouvernement US, Curevac, Sanofi, Moderna, la Darpa…, qui permirent que les thérapies géniques type ARN messager ne fassent plus l’objet de contrôles réglementés. La porte ouverte à leur commercialisation mondiale… Suivez l’argent qu’ils disaient !
Il y aura encore des morts à la RTBF…
Cet article du dernier journal Kairos vous est offert car nous pensons qu’il est plus important de respecter le « droit du public de connaître la vérité » (Charte de Munich), que de l’en priver parce qu’il ne serait pas abonné. Sachez toutefois que ce n’est QUE parce que des gens s’abonnent et font des dons que nous pouvons continuer à faire valoir ce droit.
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La situation est difficile, accrochez-vous, car seuls les plus forts résisteront aux changements. Ceux qui sont trop faibles tomberont en chemin. » C’était en 2010, sorti de la bouche d’un haut responsable de la RTBF lors d’un discours de nouvel an, cité dans un témoignage anonyme d’une pigiste. Prophétique. Le 14 février 2023, Alain Dremière prenait sa voiture pour se rendre à la RTBF, où il ne venait plus depuis des mois pour cause de Burn-out, monter au 10ème étage, celui de la direction, et se défenestrer. Un employé de la RTBF qui fumait sa cigarette, sera témoin du dernier bruit d’Alain Dremière, celui de son corps heurtant le sol. Il est à cet instant le dernier d’une longue liste, « tombé en chemin »[note].
Dans un agencement où l’ensemble des dominos tiennent debout et pérennisent une structure qui elle-même assure la stabilité individuelle de chaque pièce, aucune de ces dernières ne peut chuter sous risque d’emporter les autres et mettre en péril tout l’édifice.. Cette réalité est d’autant plus forte dans le cas d’une chaîne télé, qui possède également radios, sites web, régie publicitaire… : la refonder complètement, repenser son fonctionnement, impliquerait de lui ôter le rôle principal qu’elle remplit en l’état actuel, celui d’un organe de propagande éloignant le risque que les masses se révoltent contre le système en place, son injustice et sa violence structurelles.
C’est l’histoire de l’œuf et de la poule. Si un média mainstream devient autre que ce qu’il est, c’est que la société actuelle aura accepté de changer. Cela ne peut se faire, selon nous, qu’au prix d’une révolution, c’est-à-dire un « changement brusque et violent dans la structure politique et sociale d’un État ». Tous les autres changements, qui seront toujours présentés comme historiques à grand renfort de communication, seront des effets d’annonce, purement cosmétiques, des « changements dans la continuité », comme disait Pierre Bourdieu, ou « changer » pour ne rien changer. On aura calmé provisoirement les plus revendicatifs, distribué gratifications et petits cadeaux à ceux qui trouvent davantage leur satisfaction dans la reconnaissance du maître que dans la liberté, donné des promotions aux moins intègres, licencié ceux qui n’allaient rien lâcher… en somme, la direction aura étouffé la contestation, jusqu’au prochain défenestré…
Le management fera la part des choses : ou répondre aux attentes des employés, donc qu’il se retire de sa propre initiative[note] ; ou sacrifier les « trop faibles » sur l’autel de la concurrence et du service rendu aux politiques, qui « tomberont en chemin ». Ces politiques, réunis dans ce que l’on nomme la Communauté Wallonie-Bruxelles, censés contrôler la direction à la tête de la RTBF, ne font nullement leur travail. Il se dit d’ailleurs dans les cercles avertis de la RTBF que le véritable ministre des médias n’est pas Bénédicte Linard, mais Jean-Paul Phillipot. L’administrateur général de la RTBF, celui qui aurait dû prendre la porte ouverte par Linard et son cabinet après qu’il se soit offert un sursalaire en toute illégalité et fait à plusieurs reprises des faux en écriture n’a pas été embêté, ne remboursant qu’une partie de la somme volée. Au sein du Conseil d’administration de la chaîne, d’aucuns auraient pu s’attendre à ce que le PTB, les plus à gauche, crie au scandale : il n’en est rien, le CA d’une seule et même voix décidera du licenciement de la lanceuse d’alerte qui avait dénoncé les petits arrangements entre amis.
Ceux qui espèrent le renouveau à chaque « drame », que les morts réveillent les vivants, sans comprendre que rien n’aura lieu sans une mise à bas radicale des structures dont le fonctionnement est intrinsèquement producteur de drames, peuvent encore espérer et attendre. Ce qui leur restera, s’ils ne s’attaquent pas aux causes, au pouvoir, c’est la liberté de faire des individus, une fois morts, des héros. Enfin, il y en a qui aiment cela, édifier des icônes. Ils voudront y croire, comme on croit en un miracle, à l’apparition de la Sainte Vierge comme en l’intégrité d’un ministre, et se contenteront des palliatifs mis en place par ceux-là mêmes qui ne veulent pas disparaître et sont causes de la situation délétère : ligne d’appel d’urgence, communiqués de presse, promesses d’analyser la situation… toutes sortes de mensonges lénifiants visant à occulter la cause principale, spectacle mis en place par ceux qui veulent que ça dure. Les syndicats, eux, évoqueront un malaise, mais joueront finalement au même jeu que la direction. Tout cela stagnera, maintenant un milieu vaseux, médiocratie où les plus incompétents, les plus vicieux, trouveront leur place.
En 2018, un technicien s’était déjà défenestré. Sa fonction avait sans doute favorisé le silence médiatique, alors que l’on connaît la fracture interne à la RTBF entre les journalistes et les techniciens. Avant, il y en eut d’autres. Que reste-il à faire individuellement quand on ne peut plus rien faire collectivement ? : se suicider, croupir dans la vase interne, sous valium, antidépresseur, alcool ; fuir. C’est ce que fera l’auteure de l’article « Je n’ai pas laissé ma peau à la RTBF, d’autres l’ont fait[note] ».
LA FORME (MANAGÉRIALE) TUE LE FOND (RÉDACTIONNEL)
« Ce que nous vivons en interne, c’est depuis que Philippot est arrivé. Au bout de quelque temps, il a annoncé ce qu’il appelait un “ big bang ”, un changement complet dans la façon de travailler. Et qu’est-ce qui ressort de ce changement ? Nous sommes maintenant multiplateformes, interchangeables, le journaliste qui avant partait faire son sujet télé, maintenant on lui dit “ tu fais ton sujet télé, mais n’oublie pas, il y a le web et la radio ”[note] ».
L’organisation joue évidemment aussi sur le contenu des émissions, dans un contexte sociétal où abêtir rapporte plus que de faire réfléchir. On mettra en scène un concours de Drag Queen à heure de grande écoute plutôt qu’un sujet d’intérêt général; on ne mordra pas la main qui nous nourrit, et on évitera de s’appesantir sur la corruption politique, répétant scrupuleusement le discours du gouvernement sans pousser l’investigation. Sur ce dernier point, nos contacts au sein de la RTBF nous ont fait part du désarroi rédactionnel dans les premiers jours du Covid et des mesures politiques irréfléchies (confinement, masques généralisés, couvre-feu), où à l’antenne les journalistes donnaient l’illusion de l’assurance, mais ne faisaient que s’aligner sur le politique, sans chercher plus loin, matraquant d’« information » la population sans discontinuer pendant deux ans.
On fera du Tittytainment[note], les yeux braqués sur les chiffres d’audimat : « Le matin, le chef se félicitait des chiffres et qu’on avait fait mieux que RTL. Parfois il ne connaissait même pas le contenu de l’émission » (…) « Si c’est diffusé sur Internet, combien de clics ? Il n’y a plus que ça qui compte, l’aspect qualitatif n’est même plus pris en compte. On fait péter le champagne quand on bat RTL ». Et cet objectif purement financier des managers se répercutera sur le travailleur et le sens de ce qu’il fait : « On vient pour bosser, pour faire des choses de qualité, pour pouvoir repartir de l’avant en disant “ j’ai fait du bon boulot, je suis content de ce que j’ai fait”. Ça n’arrive plus ça. La plupart des gens, ils rentrent chez eux, ils disent j’ai fait de la merde et en fait, tous les jours, tu te dis que t’as fait la même chose ». La déshumanisation des contenus répondra à l’inhumanité structurelle, satisfaisant à la fois l’administration de la RTBF et les politiques, « ce qui les arrange parce que la RTBF ne va jamais faire une interview dérangeante avec un politique ». Et le surmenage tuera dans l’œuf la contestation : « Quand tu fais le boulot de trois personnes, tu n’as pas le temps de réfléchir. Donc quelque part, la contestation qui pourrait venir simplement par le fait que tu as un peu de temps pour réfléchir ne vient pas, tu es le nez dans le guidon en permanence ». (…) « Aujourd’hui la moyenne d’âge est de 30 et quelques années à la rédaction et c’est ces petits jeunes qui viennent maintenant (…) Pour la plupart, ils sont pigistes, donc intérimaires, donc taillables et corvéables. Mais le boulot d’un journaliste, c’est d’ouvrir sa gueule. Moi je parle trivialement, mais bon, aujourd’hui c’est d’ouvrir sa gueule. Quand tu as peur pour ton contrat et que tu te dis “ il faut quand-même que je mange à la fin du mois ou j’ai deux ou trois enfants à nourrir ”… »
Cette précarité répond donc « à un management qui a décidé à un moment donné d’appliquer les recettes libérales, même néolibérales, qui sont qu’on ne sécurise plus les gens. On les laisse dans une situation d’instabilité constante où ils sont à se demander s’ils vont pouvoir bosser demain ou pas pour une partie d’entre eux ». Dans ce contexte, les morts ne sont « que » le prix à payer ; faible prix pour le pouvoir politique qui en sort gagnant et la poignée de privilégiés de la RTBF qui s’enrichit sur le dos du contribuable. La modification dans l’organisation des ressources humaines rendra toute remontée impossible, le suicide devenant cruellement la seule possibilité d’être entendu : « Tu as tout en haut l’administrateur général, et juste en dessous de lui une espèce de mur, une armée mexicaine pleine de directeurs, avec d’autres directeurs en dessous, responsables des opérations, responsables RH, responsables thématiques »… « véritable lasagne où plus personne n’est responsable » (…) « D’ailleurs le bureau de Philippot est inaccessible au petit personnel, il est dans une sorte de tour d’ivoire ; la direction a un restaurant de luxe avec serveur, destiné au gratin de la RTBF et aux invités de marque. On est dans le même bâtiment mais on est pas dans la même famille. Et plus il y a des inégalités, plus on parle de “ grande famille ” ». Et pour être sûr que les plus récalcitrants rentrent dans l’ordre, Jean-Paul Phillipot s’est assuré « une garde rapprochée qui bénéficie de contrats beaucoup plus intéressants ».
A l’issue de son assemblée générale du 15 février 2023, la Société Des Journalistes demandait d’urgence une réflexion de fond sur les structures de décisions et la gestion humaine qui sont à l’œuvre aujourd’hui à la RTBF, et énonçait : « Plus jamais pareil drame ne peut se reproduire ». Fin 2012, une pigiste anonyme écrivait « bouteille à la mer d’un journaliste pigiste de la RTBF », concluant : « Ce qui m’a décidé à vous confier ceci, c’est ma crainte que parmi les personnes travaillant pour la RTBF qui sont en souffrance psychique, certains ne se contentent plus, à l’avenir, de s’abrutir d’anxiolytiques, pour supporter cette ambiance de travail. Je suis solidaire de tous ces gens qui souffrent de ne plus pouvoir exercer avec fierté le métier qu’ils ont choisi ». En 2020, ayant quitté entretemps l’enfer, elle réitérait : « Je n’ai pas laissé ma peau à la RTBF. D’autres l’ont fait ».
En 10 ans, les suicides, la souffrance, ont pris une plus grande ampleur. Patrons et politiques avaient fait leur promesse. L’espoir a la même éthymologie que le verbe attendre. Il y a des moments où il ne faut plus attendre, plus espérer. Mais agir.
Alexandre Penasse
[SÉRIE] « Plus jamais ça, c’est maintenant et mondial »
Des rescapés de l’Holocauste dénoncent le retour du totalitarisme. Série réalisée par Vera SHARAV
https://sentadepuydt.substack.com/p/140523-la-serie-de-vera-sharav-plus
Épisode 1
Épisode 2
Épisode 3
Épisode 4
Épisode 5 (à venir)
[SÉRIE] CHRONIQUES DU TOTALITARISME – L’OMS et les enfants
La sexualisation précoce des enfants est dans les agendas des gouvernements de tous les pays occidentaux, chapeautée par l’OMS. Synchronisés, ils déploient drag queens et autres manuels pour la vie affective et sexuelle dans les écoles. Mais sur quelles bases se fondent ces incursions précoces dans la vie psychique de l’enfant? Amandine Lafargue, psychologue clinicienne et sociale, et Ariane Bilheran, docteur en psychopathologie et philosophe, nous expliquent en quoi ces politiques sont délirantes et procèdent de manière exactement inverse de ce que nous savons de la psychologie de l’enfant.
Ariane BILHERAN: https://www.arianebilheran.com/
Amandine LAFARGUE: https://amandinelafargue.com/
[INTERVIEW] Injection COVID: Un système immunitaire perturbé
Directeur de recherche au CNRS, docteur en biologie cellulaire et microbiologie, Jean-Marc Sabatier a dirigé plusieurs équipes de recherche académique, mais est aussi, notamment, éditeur de la revue « Coronaviruses ». Il s’y connaît donc dans le domaine. Dès mars 2020, il fait une découverte capitale, démontrant que ce n’est pas le virus qui est directement responsable du Covid-19, mais le dysfonctionnement du système rénine-angiotensine (SRA), un système hormonal qui est présent dans tous les organes et tissus du corps humain. Comme pour les autres qui disaient la vérité, proposaient le dialogue, offraient leur expertise pour aider les gens, il a été censuré, banni, ostracisé. Il nous parle de l’importance de la vitamine D, des effets secondaires dramatiques des injections, de l’importance du SRA dans le fonctionnement humain et des perturbations majeures que ces injections lui causent.
Een maffia aan het werk in de hogere echelons voor meer dan 20 jaar
Nous partageons avec vous une enquête de nos amis du média POUR! Enquête qui en dit long sur l’état de corruption systémique en Belgique. Un drame, voulu et entretenu par les pouvoirs exécutif, judiciaire, législatif, avec un pouvoir médiatique (des mainstream) qui ne fait pas son travail – ou bien fait parfaitement son travail de fabrication du consentement. Il est légitime de se dire que sans toucher à cela, rien ne pourra changer en profondeur[note].
Les amies, les amis, On s’est creusé la tête pour vous raconter cette folle histoire le plus simplement possible. Ça prend un peu plus de 10 minutes à lire. Un gros pari, à l’heure des vidéos Tiktok de 20 secondes en moyenne, mais un pari qui pourrait rapporter près de 100 millions et faire en sorte, pour une fois, que des riches paient leurs impôts ! (On a plein d’idées pour y arriver ! )
On vous raconte :
MAIS QUI CONTRÔLE LA JUSTICE ?
On s’est naïvement posé la question parce qu’on est tombé sur une affaire pourrie, mais alors, c’est du lourd.
Une histoire d’évasion fiscale à l’héritage.

En général, ces histoires-là, elles passent sous les radars.
Si les pauvres doivent frauder, les riches, eux, ils ont le pognon pour s’évader.
Ils se paient une armée d’avocats fiscalistes, réviseurs d’entreprises, experts comptables et autres notaires.
Et ils échappent à l’administration fiscale et à la justice (toutes deux définancées), bien souvent impuissantes (et parfois complices).

Mais ici, c’est l’histoire d’un héritier qui a décidé de déclarer l’entièreté de l’héritage, soit 400 millions € au lieu des 117.000 € déclarés par ses frères et sœurs, qui ont planqué le reste.

Pour vous aider à vous représenter la différence entre la succession déclarée et la succession estimée, on vous a fait un graphique. Mais le montant déclaré est tellement petit qu’on ne le voit pas. Alors on a converti l’argent en secondes (1€ = 1 seconde). Et ça donne ceci :
117.000 € = 1 jour, 8h et 30 minutes
400 millions € = 12 ans, 249 jours, 15h et 6 min
Ça donne une idée des sommes qui nous échappent quand il n’y a pas d’héritier rebelle chez les familles riches …

C’est l’histoire, donc, de Luc Verbruggen, l’héritier rebelle.
Il y a 25 ans, Luc a subi une très grave opération qui le tiendra à l’écart de ses affaires durant plus de deux ans et le laissera invalide à 100%.
Pendant ce temps, il est dépouillé par son frère, Marc, devant ses frères et sœurs, spectateurs complices.

Quand leur père (qui fut le plus grand notaire de Bruxelles) décède en 2002, la famille est bien armée pour procéder à la déclaration de succession. Un des oncles est notaire et un autre est un ténor du barreau (il était l’avocat du milliardaire Albert Frère, dont le montant des droits de succession est un secret… d’Etat !)
Et nos héritiers fraudeurs ne sont pas en reste.

Mais vu le pactole, pour assurer le coup, ils se font conseiller par ZE spécialiste en planification successorale, l’avocat Emmanuel de Wilde d’Estmael. C’est lui le magicien, le grand architecte de l’évasion de la fortune du père.
La succession comprend principalement 4 sociétés : 3 de droit belge et 1 au Liechtenstein.
Avant que notre magicien n’entre en scène, un ami de la famille, le réviseur Marc Ghyoot, va se charger d’estimer la valeur des trois sociétés de droit belge.

Il fallait oser : les sociétés possédaient (entre autres !) un superbe hôtel et un complexe Shopping au Sablon (un endroit hyper chic au cœur de Bruxelles), un building ainsi que des terrains dans le centre-ville de Bruxelles, ainsi que d’autres immenses terrains hyper bien placés qui valent une fortune.
Mais dire que ça ne vaut rien, c’est un joli coup, mais ça ne suffit pas. Et c’est là que notre magicien intervient avec ses précieux conseils : faire croire que tout appartenait à la veuve (une couturière qui n’avait jamais exercé d’emploi).

Et il conseille de faire en sorte – tant qu’elle est en vie – qu’elle fasse des donations à 5 de ses 7 enfants.

(Luc, notre héritier rebelle, il est un peu brouillé, forcément, avec ses frères et sœurs qui l’avaient dépouillé.
Et il y a aussi Jack, un autre frère, qui est un peu comme Judas. Il aimerait bien être dans le bon camp, avec Luc, mais le pognon est dans l’autre camp, alors il louvoie.)
Et voilà comment on fait passer une succession de 400 millions d’un richissime notaire pour une succession de Mr Tout-le-Monde : 117.000€. Même pas de quoi s’acheter un appart à Bruxelles.

Luc, qui a bien saisi l’embrouille, porte plainte au pénal. L’enquête de
la juge d’instruction, Silviana Verstreken, commence fort. Elle ordonne 3 perquisitions : au bureau et au domicile de Liliane (l’héritière notaire) ainsi qu’au bureau du notaire des 5 héritiers, Yves Deschamps (qui a appliqué les conseils d’Emmanuel de Wilde d’Estmael, l’avocat spécialiste en planification successorale).
Et là, BINGO !
Les enquêteurs retrouvent les traces écrites des conseils frauduleux d’Emmanuel de Wilde d’Estmael !

Bref, de quoi faire tomber les héritiers fraudeurs, leur notaire Yves Deschamps, le réviseur Marc Ghyoot et Emmanuel De Wilde d’Estmael.
Pris de panique, ce dernier écrit fissa à la juge pour invoquer le secret professionnel !
Pas besoin de faire 5 ans de droit pour se douter qu’on ne peut pas invoquer le secret professionnel pour couvrir ses propres crimes ou délits…

Et donc la juge Silviana Verstreken ne s’arrête pas et ordonne des enquêtes au Luxembourg, en Italie, en Suisse et en Allemagne (c’est dire l’ampleur du montage fiscal pour arriver à cacher cet héritage…)
Puis soudainement, COUP DE TONNERRE !
La juge saborde l’enquête !

La juge refuse les mesures coercitives que lui réclame l’inspecteur général qui mène l’enquête, MAIS SURTOUT, elle lui demande de retirer les courriers d’Emmanuel de Wilde d’Estmael du dossier ET AUSSI de supprimer tous les PV qui les mentionnent et de les remplacer par d’autres PV qui ne les mentionnent pas !

Pourquoi un tel changement ?
Dans ce milieu où on se connait, on se protège, manifestement. Et des “amis” sont venus plaider avec insistance la cause d’Emmanuel de Wilde d’Estmael auprès de la juge, Silviana Verstreken, qui craquera/comprendra… (à vous de choisir). D’autant que ces “amis” sont des pointures.
Pour ne pas alourdir la lecture, nous ne les nommerons pas.

Il faut dire que les sommes en jeu sont considérables et que les faits sont graves : Emmanuel de Wilde d’Estmael a quand même conseillé de frauder (et en plus, il était officiellement le conseil de la maman, à l’époque, et non des enfants).
Bref : VERDICT (tout démarrait de la plainte de Luc) : 5 mois de prison avec sursis pour les 5 héritiers fraudeurs. (Imaginez la peine si on avait tenu compte des pièces évincées du dossier…)

La Cour d’Appel les innocentera. On ne condamne manifestement pas des gens comme eux.
Les conseils frauduleux d’Emmanuel de Wilde d’Estmael seront considérés comme judicieux (wiwi !) et la Cour ne demandera pas de preuve que la mère possédait bien toute cette fortune, arguant que c’est plausible.

Pour cette incroyable décision, on remerciera Luc Maes, le Président de la Cour d’Appel, ainsi que Jean-François Godbille, l’avocat général.
Luc a été en cassation mais la Cour de cassation n’a rien trouvé à redire.

Nous sommes alors en 2013 (plus de 10 ans après le décès du père !).
Mais l’histoire n’est pas finie, au contraire !!
Car une succession, il faut la liquider. On ne touche pas l’argent comme ça, il faut passer devant un notaire. Et lors de successions conflictuelles, comme ici, on fait appel à un notaire judiciaire, et aussi, dans ce cas, à un expert judiciaire pour estimer la valeur de la succession.
ET LÀ, REVIREMENT COMPLET DE SITUATION !
L’expert est honnête…

Les 5 héritiers fraudeurs – qui ne savent pas qu’ils vont tomber sur un expert pareil – jurent, sous serment cette fois-ci, que la déclaration de succession de 117.000 € est correcte.

Le boulot de l’expert pour estimer la valeur de la succession, il est pas simple. D’abord, parce que ça fait des années que les héritiers fraudeurs cachent les pièces comptables qui prouvent l’ampleur de la succession et que ça n’est pas une mince affaire de reconstituer ce puzzle avec le peu de documents disponibles. En plus, malgré les gros montants, la comptabilité est majoritairement composée d’ « opérations diverses ». Impossible de savoir ce que c’est, donc. (Les comptables comprendront la gravité de la chose.)

Et en plus, il a en face de lui des avocats et conseils des héritiers fraudeurs qui font tout, forcément, pour lui mettre des bâtons dans les roues et gagner du temps.
Nous sommes aujourd’hui en 2023, plus de 21 ans après le décès du père et la succession n’est toujours pas liquidée. (Et donc, y’a toujours pas un balle de droits de succession dans les caisses de l’Etat !)
On ne peut pas tout vous raconter ici – il y a trop ! – mais l’expert judiciaire a réalisé un vrai parcours du combattant !

En plus des pointures comme avocats, les héritiers fraudeurs se sont payé les services du Vice-président de l’Institut des Réviseurs d’Entreprises. Une position qui assure une légitimité aux héritiers. Ce dernier ne répondra à aucune question sensible et niera même détenir certains documents.

Luc, il maîtrise cette affaire bien mieux que tout le monde. Et donc, pour ne pas lui transmettre certaines pièces (il pourrait démontrer trop vite qu’elles sont fausses, par exemple), l’avocat des sociétés des héritiers fraudeurs, Fabian Tchékémian, associé du cabinet DALDEWOLF, invoquera le SECRET DES AFFAIRES ! CARRÉMENT ! (Après le secret professionnel, hein, tant qu’on y est…)
Et ça sera validé par la Présidente !

L’expert judiciaire reçoit au compte-gouttes les pièces qu’il demande.
Et ce ne sont bien sûr pas les plus importantes qui lui sont transmises.
On ne lui répond jamais sur les sujets cruciaux.
Bref, ils gagnent du temps.

Ils tenteront aussi de noyer l’expert sous des milliers de documents abscons ou inutiles. Mais l’expert dénichera quand même, parmi eux, des infos primordiales.

L’avocat des sociétés, Tchékémian, fera tout pour restreindre le périmètre de l’expertise. Il brandit même les expertises de 2002 (année du décès du père) faites par le réviseur Marc Ghyoot, qui avait estimé les sociétés pour des queues de cerises.

Et pour couronner le tout, la justice oscille entre passivité complice et sabordage volontaire.
Cette justice se permet tout :
Quand ils existent, il arrive que les PV des audiences ne reprennent pas les propos de l’expert (et encore moins ceux de Luc, mais lui, la Présidente a carrément dit qu’elle ne l’écoutait pas !). Elle est d’une complaisance folle à l’égard des héritiers et refuse de prendre les mesures coercitives que lui demande l’expert pour avancer dans son rapport (par exemple les faire payer 15.000€/semaine de retard de remise des pièces comptables).

Mais l’expert, c’est ZE expert ! Un cador ! Il s’y connait à fond et il se laisse pas démonter et poursuit ses investigations (pour donner les infos les plus complètes au notaire chargé de la liquidation de la succession). Et même s’il lui manque encore plein d’infos, il a bien vu qu’il manquait des sommes gigantesques et ses premiers rapports sont des bombes :
“Comptabilité non conforme aux lois”, “infractions”, “manquements graves”, “conflits d’intérêts”…
Et il lève le voile sur la société cachée au Liechtenstein qui connait de nombreux flux financiers avec les trois autres sociétés de droit belge. VERBRUGGEN

Oui, c’est un problème.
Et pas que pour les 5 héritiers fraudeurs mais aussi pour la centaine de professionnels du droit et du chiffre qui a pris part, depuis 21 ans, à cette gigantesque fraude (magistrats, avocats d’affaires, experts-comptables, réviseurs d’entreprises, notaires, experts immobiliers…).
Et parce qu’il s’agit d’une famille connue dans le milieu (c’était le plus grand notaire de Bruxelles), ce sont pas des petits noms qui sont mêlés à ça. Y’a des ténors. Si l’expert dévoile la vérité, les dominos vont commencer à tomber…

Et la justice, elle n’a pas envie de ça. Alors les choses vont s’accélérer. Le 28 octobre 2021, la Présidente Isabelle De Ruydts va dire à l’expert judiciaire (à qui la Cour doit encore de l’argent pour son travail) d’arrêter immédiatement ses travaux en cours !
Et elle va sommer Luc de payer 50.000€ sur les 75.000€ qui sont dus à l’expert !
Là, Luc il est ruiné. Il vit sous le seuil de pauvreté (il a même dû dormir dans sa voiture). Il a des gros frais de santé et il ne peut plus se payer d’avocat depuis bien longtemps. Et la Présidente le sait bien puisqu’elle lui a refusé une rente médicale quelques mois plus tôt.

Pour ne pas alourdir cette histoire compliquée, il y a une chose dont on ne vous a pas encore parlé :
QUE FAIT L’ÉTAT dans tout ça ?
Parce que, quand même, il devrait récupérer près de 100 millions de droits de succession. Et ça dure depuis 21 ans ! (Nous, les petits, si on met un mois de trop pour payer nos impôts, on aura vite fait l’administration fiscale sur le dos…)
Et donc, qu’a-t-il fait ? Voici un petit résumé de notre ressenti :

On est (un peu) injuste :
En 2008, l’Etat avait rejoint Luc dans sa plainte contre les héritiers fraudeurs. Mais il a perdu, comme Luc. (Quand les professionnels du droit et du chiffre se tiennent, ils pèsent manifestement plus lourd que l’Etat…)
Mais l’administration fiscale, voyant bien qu’elle est prise pour un blaireau, elle doit quand même réagir un peu. Alors, ils ont fait deux saisies conservatoires (en gros, ils bloquent temporairement l’argent jusqu’à la fin de la procédure) pour un montant total de 32 millions d’euros (sur une succession de 117.000€, rappelons-le…)

Et même si les avocats de l’Etat assistent aux audiences successives, ils n’ont pas fait grand-chose de plus que ça.
MAIS CONTRE TOUTE ATTENTE, lorsque la Présidente ordonne à Luc de payer les frais d’expertise, l’Etat se réveille et propose à la Cour de payer les 75.000 euros pour payer les travaux déjà effectués, ET 75.000€ SUPPLÉMENTAIRES pour s’assurer que l’expertise aille bien au bout !
Du jamais vu !
L’étau se resserre autour des fraudeurs et de leurs millions…

C’est le branle-bas de combat !
Deux semaines plus tard, les avocats des héritiers fraudeurs envoient à la Cour une requête en récusation de l’expert, basée sur de faux témoignages ! (Ça n’aboutira pas : ils ne peuvent quand même pas TOUT se permettre…).
L’Etat, sans réponse de la Cour, il prend l’initiative de payer les 75.000€ à 3 jours de la deadline fixée par la Présidente. (La Cour mettra 5 mois pour verser l’argent à l’expert.) Quant au deuxième versement de 75.000 € pour terminer l’expertise, la Cour trouvera une entourloupe juridique pour dire que cette demande est “sans objet”. On gagne encore du temps.

L’expert judiciaire, il a dû en baver, depuis tant d’années. En plus, il s’est adjoint les services d’un expert immobilier et il faut le payer. (D’autant qu’il est bon, lui aussi : il a retrouvé des biens immobiliers qui n’avaient pas été déclarés.)
Alors, comme il doit en avoir marre, l’expert judiciaire a annoncé qu’il allait payer de sa poche la somme réclamée à la Cour pour payer l’expertise immobilière, histoire d’arriver au bout.

A l’heure nous où écrivons ces lignes (ce 22 mai 2023), l’expert devrait bientôt remettre d’autres rapports assassins … s’il n’est pas éliminé lui-même… Les héritiers fraudeurs et leurs avocats vont forcément encore essayer de le faire tomber. Et si Luc était lui-même éliminé ?
La prochaine audience est fixée au 25 mai 2023.
À l’ordre du jour :
Une contestation générale de tout ce qui concerne l’expertise (son périmètre, les honoraires, sa longueur, etc). Et une demande d’éliminer l’héritier rebelle du prétoire, de lui interdire toute communication. Il ne faut surtout pas que les saisies conservatoires de 32 millions d’euros deviennent exécutoires. Et surtout, il ne faut pas rouvrir des dossiers si soigneusement cachés depuis tant d’années…
FIN
Fin, vraiment ?
Pour une fois, grâce à Luc, l’héritier rebelle, on peut voir comment des riches tentent d’échapper à l’impôt.
Cet argent, c’est le nôtre ! Ce sont les craies du professeur, les béquilles du malade, la gare du village, le scanner du médecin, le camion du pompier, nos routes, nos trains…
On a saisi 9 fois les politiques, qui invoquent la séparation des pouvoirs ou qui nous disent qu’ils ne peuvent pas poser de questions parlementaires sur des affaires en cours. (Et une fois que ça sera jugé, ils s’abriteront derrière “L’autorité de la chôôôse jugée !” Ça sera trop tard !). Quant aux politiques communaux, AUCUNE RÉPONSE sur les 800 bourgmestres, échevins et conseillers communaux de la Région bruxelloise.
CECI N’EST QU’UN PETIT RÉSUMÉ D’UNE INCOYABLE SAGA DE 21 ANS. VOUS TROUVEREZ INFINIMENT PLUS DE DÉTAILS DANS LE DOSSIER DE CHRISTIAN SAVESTRE :
L’AFFAIRE VERBRUGGEN – Les fiscotrafiquants au pouvoir
Une mafia à l’œuvre dans les hautes sphères depuis plus de 20 ans
Nous partageons avec vous une enquête de nos amis du média POUR! Enquête qui en dit long sur l’état de corruption systémique en Belgique. Un drame, voulu et entretenu par les pouvoirs exécutif, judiciaire, législatif, avec un pouvoir médiatique (des mainstream) qui ne fait pas son travail – ou bien fait parfaitement son travail de fabrication du consentement. Il est légitime de se dire que sans toucher à cela, rien ne pourra changer en profondeur[note].
Les amies, les amis, On s’est creusé la tête pour vous raconter cette folle histoire le plus simplement possible. Ça prend un peu plus de 10 minutes à lire. Un gros pari, à l’heure des vidéos Tiktok de 20 secondes en moyenne, mais un pari qui pourrait rapporter près de 100 millions et faire en sorte, pour une fois, que des riches paient leurs impôts ! (On a plein d’idées pour y arriver ! )
On vous raconte :
MAIS QUI CONTRÔLE LA JUSTICE ?
On s’est naïvement posé la question parce qu’on est tombé sur une affaire pourrie, mais alors, c’est du lourd.
Une histoire d’évasion fiscale à l’héritage.

En général, ces histoires-là, elles passent sous les radars.
Si les pauvres doivent frauder, les riches, eux, ils ont le pognon pour s’évader.
Ils se paient une armée d’avocats fiscalistes, réviseurs d’entreprises, experts comptables et autres notaires.
Et ils échappent à l’administration fiscale et à la justice (toutes deux définancées), bien souvent impuissantes (et parfois complices).

Mais ici, c’est l’histoire d’un héritier qui a décidé de déclarer l’entièreté de l’héritage, soit 400 millions € au lieu des 117.000 € déclarés par ses frères et sœurs, qui ont planqué le reste.

Pour vous aider à vous représenter la différence entre la succession déclarée et la succession estimée, on vous a fait un graphique. Mais le montant déclaré est tellement petit qu’on ne le voit pas. Alors on a converti l’argent en secondes (1€ = 1 seconde). Et ça donne ceci :
117.000 € = 1 jour, 8h et 30 minutes
400 millions € = 12 ans, 249 jours, 15h et 6 min
Ça donne une idée des sommes qui nous échappent quand il n’y a pas d’héritier rebelle chez les familles riches …

C’est l’histoire, donc, de Luc Verbruggen, l’héritier rebelle.
Il y a 25 ans, Luc a subi une très grave opération qui le tiendra à l’écart de ses affaires durant plus de deux ans et le laissera invalide à 100%.
Pendant ce temps, il est dépouillé par son frère, Marc, devant ses frères et sœurs, spectateurs complices.

Quand leur père (qui fut le plus grand notaire de Bruxelles) décède en 2002, la famille est bien armée pour procéder à la déclaration de succession. Un des oncles est notaire et un autre est un ténor du barreau (il était l’avocat du milliardaire Albert Frère, dont le montant des droits de succession est un secret… d’Etat !)
Et nos héritiers fraudeurs ne sont pas en reste.

Mais vu le pactole, pour assurer le coup, ils se font conseiller par ZE spécialiste en planification successorale, l’avocat Emmanuel de Wilde d’Estmael. C’est lui le magicien, le grand architecte de l’évasion de la fortune du père.
La succession comprend principalement 4 sociétés : 3 de droit belge et 1 au Liechtenstein.
Avant que notre magicien n’entre en scène, un ami de la famille, le réviseur Marc Ghyoot, va se charger d’estimer la valeur des trois sociétés de droit belge.

Il fallait oser : les sociétés possédaient (entre autres !) un superbe hôtel et un complexe Shopping au Sablon (un endroit hyper chic au cœur de Bruxelles), un building ainsi que des terrains dans le centre-ville de Bruxelles, ainsi que d’autres immenses terrains hyper bien placés qui valent une fortune.
Mais dire que ça ne vaut rien, c’est un joli coup, mais ça ne suffit pas. Et c’est là que notre magicien intervient avec ses précieux conseils : faire croire que tout appartenait à la veuve (une couturière qui n’avait jamais exercé d’emploi).

Et il conseille de faire en sorte – tant qu’elle est en vie – qu’elle fasse des donations à 5 de ses 7 enfants.

(Luc, notre héritier rebelle, il est un peu brouillé, forcément, avec ses frères et sœurs qui l’avaient dépouillé.
Et il y a aussi Jack, un autre frère, qui est un peu comme Judas. Il aimerait bien être dans le bon camp, avec Luc, mais le pognon est dans l’autre camp, alors il louvoie.)
Et voilà comment on fait passer une succession de 400 millions d’un richissime notaire pour une succession de Mr Tout-le-Monde : 117.000€. Même pas de quoi s’acheter un appart à Bruxelles.

Luc, qui a bien saisi l’embrouille, porte plainte au pénal. L’enquête de
la juge d’instruction, Silviana Verstreken, commence fort. Elle ordonne 3 perquisitions : au bureau et au domicile de Liliane (l’héritière notaire) ainsi qu’au bureau du notaire des 5 héritiers, Yves Deschamps (qui a appliqué les conseils d’Emmanuel de Wilde d’Estmael, l’avocat spécialiste en planification successorale).
Et là, BINGO !
Les enquêteurs retrouvent les traces écrites des conseils frauduleux d’Emmanuel de Wilde d’Estmael !

Bref, de quoi faire tomber les héritiers fraudeurs, leur notaire Yves Deschamps, le réviseur Marc Ghyoot et Emmanuel De Wilde d’Estmael.
Pris de panique, ce dernier écrit fissa à la juge pour invoquer le secret professionnel !
Pas besoin de faire 5 ans de droit pour se douter qu’on ne peut pas invoquer le secret professionnel pour couvrir ses propres crimes ou délits…

Et donc la juge Silviana Verstreken ne s’arrête pas et ordonne des enquêtes au Luxembourg, en Italie, en Suisse et en Allemagne (c’est dire l’ampleur du montage fiscal pour arriver à cacher cet héritage…)
Puis soudainement, COUP DE TONNERRE !
La juge saborde l’enquête !

La juge refuse les mesures coercitives que lui réclame l’inspecteur général qui mène l’enquête, MAIS SURTOUT, elle lui demande de retirer les courriers d’Emmanuel de Wilde d’Estmael du dossier ET AUSSI de supprimer tous les PV qui les mentionnent et de les remplacer par d’autres PV qui ne les mentionnent pas !

Pourquoi un tel changement ?
Dans ce milieu où on se connait, on se protège, manifestement. Et des “amis” sont venus plaider avec insistance la cause d’Emmanuel de Wilde d’Estmael auprès de la juge, Silviana Verstreken, qui craquera/comprendra… (à vous de choisir). D’autant que ces “amis” sont des pointures.
Pour ne pas alourdir la lecture, nous ne les nommerons pas.

Il faut dire que les sommes en jeu sont considérables et que les faits sont graves : Emmanuel de Wilde d’Estmael a quand même conseillé de frauder (et en plus, il était officiellement le conseil de la maman, à l’époque, et non des enfants).
Bref : VERDICT (tout démarrait de la plainte de Luc) : 5 mois de prison avec sursis pour les 5 héritiers fraudeurs. (Imaginez la peine si on avait tenu compte des pièces évincées du dossier…)

La Cour d’Appel les innocentera. On ne condamne manifestement pas des gens comme eux.
Les conseils frauduleux d’Emmanuel de Wilde d’Estmael seront considérés comme judicieux (wiwi !) et la Cour ne demandera pas de preuve que la mère possédait bien toute cette fortune, arguant que c’est plausible.

Pour cette incroyable décision, on remerciera Luc Maes, le Président de la Cour d’Appel, ainsi que Jean-François Godbille, l’avocat général.
Luc a été en cassation mais la Cour de cassation n’a rien trouvé à redire.

Nous sommes alors en 2013 (plus de 10 ans après le décès du père !).
Mais l’histoire n’est pas finie, au contraire !!
Car une succession, il faut la liquider. On ne touche pas l’argent comme ça, il faut passer devant un notaire. Et lors de successions conflictuelles, comme ici, on fait appel à un notaire judiciaire, et aussi, dans ce cas, à un expert judiciaire pour estimer la valeur de la succession.
ET LÀ, REVIREMENT COMPLET DE SITUATION !
L’expert est honnête…

Les 5 héritiers fraudeurs – qui ne savent pas qu’ils vont tomber sur un expert pareil – jurent, sous serment cette fois-ci, que la déclaration de succession de 117.000 € est correcte.

Le boulot de l’expert pour estimer la valeur de la succession, il est pas simple. D’abord, parce que ça fait des années que les héritiers fraudeurs cachent les pièces comptables qui prouvent l’ampleur de la succession et que ça n’est pas une mince affaire de reconstituer ce puzzle avec le peu de documents disponibles. En plus, malgré les gros montants, la comptabilité est majoritairement composée d’ « opérations diverses ». Impossible de savoir ce que c’est, donc. (Les comptables comprendront la gravité de la chose.)

Et en plus, il a en face de lui des avocats et conseils des héritiers fraudeurs qui font tout, forcément, pour lui mettre des bâtons dans les roues et gagner du temps.
Nous sommes aujourd’hui en 2023, plus de 21 ans après le décès du père et la succession n’est toujours pas liquidée. (Et donc, y’a toujours pas un balle de droits de succession dans les caisses de l’Etat !)
On ne peut pas tout vous raconter ici – il y a trop ! – mais l’expert judiciaire a réalisé un vrai parcours du combattant !

En plus des pointures comme avocats, les héritiers fraudeurs se sont payé les services du Vice-président de l’Institut des Réviseurs d’Entreprises. Une position qui assure une légitimité aux héritiers. Ce dernier ne répondra à aucune question sensible et niera même détenir certains documents.

Luc, il maîtrise cette affaire bien mieux que tout le monde. Et donc, pour ne pas lui transmettre certaines pièces (il pourrait démontrer trop vite qu’elles sont fausses, par exemple), l’avocat des sociétés des héritiers fraudeurs, Fabian Tchékémian, associé du cabinet DALDEWOLF, invoquera le SECRET DES AFFAIRES ! CARRÉMENT ! (Après le secret professionnel, hein, tant qu’on y est…)
Et ça sera validé par la Présidente !

L’expert judiciaire reçoit au compte-gouttes les pièces qu’il demande.
Et ce ne sont bien sûr pas les plus importantes qui lui sont transmises.
On ne lui répond jamais sur les sujets cruciaux.
Bref, ils gagnent du temps.

Ils tenteront aussi de noyer l’expert sous des milliers de documents abscons ou inutiles. Mais l’expert dénichera quand même, parmi eux, des infos primordiales.

L’avocat des sociétés, Tchékémian, fera tout pour restreindre le périmètre de l’expertise. Il brandit même les expertises de 2002 (année du décès du père) faites par le réviseur Marc Ghyoot, qui avait estimé les sociétés pour des queues de cerises.

Et pour couronner le tout, la justice oscille entre passivité complice et sabordage volontaire.
Cette justice se permet tout :
Quand ils existent, il arrive que les PV des audiences ne reprennent pas les propos de l’expert (et encore moins ceux de Luc, mais lui, la Présidente a carrément dit qu’elle ne l’écoutait pas !). Elle est d’une complaisance folle à l’égard des héritiers et refuse de prendre les mesures coercitives que lui demande l’expert pour avancer dans son rapport (par exemple les faire payer 15.000€/semaine de retard de remise des pièces comptables).

Mais l’expert, c’est ZE expert ! Un cador ! Il s’y connait à fond et il se laisse pas démonter et poursuit ses investigations (pour donner les infos les plus complètes au notaire chargé de la liquidation de la succession). Et même s’il lui manque encore plein d’infos, il a bien vu qu’il manquait des sommes gigantesques et ses premiers rapports sont des bombes :
“Comptabilité non conforme aux lois”, “infractions”, “manquements graves”, “conflits d’intérêts”…
Et il lève le voile sur la société cachée au Liechtenstein qui connait de nombreux flux financiers avec les trois autres sociétés de droit belge. VERBRUGGEN

Oui, c’est un problème.
Et pas que pour les 5 héritiers fraudeurs mais aussi pour la centaine de professionnels du droit et du chiffre qui a pris part, depuis 21 ans, à cette gigantesque fraude (magistrats, avocats d’affaires, experts-comptables, réviseurs d’entreprises, notaires, experts immobiliers…).
Et parce qu’il s’agit d’une famille connue dans le milieu (c’était le plus grand notaire de Bruxelles), ce sont pas des petits noms qui sont mêlés à ça. Y’a des ténors. Si l’expert dévoile la vérité, les dominos vont commencer à tomber…

Et la justice, elle n’a pas envie de ça. Alors les choses vont s’accélérer. Le 28 octobre 2021, la Présidente Isabelle De Ruydts va dire à l’expert judiciaire (à qui la Cour doit encore de l’argent pour son travail) d’arrêter immédiatement ses travaux en cours !
Et elle va sommer Luc de payer 50.000€ sur les 75.000€ qui sont dus à l’expert !
Là, Luc il est ruiné. Il vit sous le seuil de pauvreté (il a même dû dormir dans sa voiture). Il a des gros frais de santé et il ne peut plus se payer d’avocat depuis bien longtemps. Et la Présidente le sait bien puisqu’elle lui a refusé une rente médicale quelques mois plus tôt.

Pour ne pas alourdir cette histoire compliquée, il y a une chose dont on ne vous a pas encore parlé :
QUE FAIT L’ÉTAT dans tout ça ?
Parce que, quand même, il devrait récupérer près de 100 millions de droits de succession. Et ça dure depuis 21 ans ! (Nous, les petits, si on met un mois de trop pour payer nos impôts, on aura vite fait l’administration fiscale sur le dos…)
Et donc, qu’a-t-il fait ? Voici un petit résumé de notre ressenti :

On est (un peu) injuste :
En 2008, l’Etat avait rejoint Luc dans sa plainte contre les héritiers fraudeurs. Mais il a perdu, comme Luc. (Quand les professionnels du droit et du chiffre se tiennent, ils pèsent manifestement plus lourd que l’Etat…)
Mais l’administration fiscale, voyant bien qu’elle est prise pour un blaireau, elle doit quand même réagir un peu. Alors, ils ont fait deux saisies conservatoires (en gros, ils bloquent temporairement l’argent jusqu’à la fin de la procédure) pour un montant total de 32 millions d’euros (sur une succession de 117.000€, rappelons-le…)

Et même si les avocats de l’Etat assistent aux audiences successives, ils n’ont pas fait grand-chose de plus que ça.
MAIS CONTRE TOUTE ATTENTE, lorsque la Présidente ordonne à Luc de payer les frais d’expertise, l’Etat se réveille et propose à la Cour de payer les 75.000 euros pour payer les travaux déjà effectués, ET 75.000€ SUPPLÉMENTAIRES pour s’assurer que l’expertise aille bien au bout !
Du jamais vu !
L’étau se resserre autour des fraudeurs et de leurs millions…

C’est le branle-bas de combat !
Deux semaines plus tard, les avocats des héritiers fraudeurs envoient à la Cour une requête en récusation de l’expert, basée sur de faux témoignages ! (Ça n’aboutira pas : ils ne peuvent quand même pas TOUT se permettre…).
L’Etat, sans réponse de la Cour, il prend l’initiative de payer les 75.000€ à 3 jours de la deadline fixée par la Présidente. (La Cour mettra 5 mois pour verser l’argent à l’expert.) Quant au deuxième versement de 75.000 € pour terminer l’expertise, la Cour trouvera une entourloupe juridique pour dire que cette demande est “sans objet”. On gagne encore du temps.

L’expert judiciaire, il a dû en baver, depuis tant d’années. En plus, il s’est adjoint les services d’un expert immobilier et il faut le payer. (D’autant qu’il est bon, lui aussi : il a retrouvé des biens immobiliers qui n’avaient pas été déclarés.)
Alors, comme il doit en avoir marre, l’expert judiciaire a annoncé qu’il allait payer de sa poche la somme réclamée à la Cour pour payer l’expertise immobilière, histoire d’arriver au bout.

A l’heure nous où écrivons ces lignes (ce 22 mai 2023), l’expert devrait bientôt remettre d’autres rapports assassins … s’il n’est pas éliminé lui-même… Les héritiers fraudeurs et leurs avocats vont forcément encore essayer de le faire tomber. Et si Luc était lui-même éliminé ?
La prochaine audience est fixée au 25 mai 2023.
À l’ordre du jour :
Une contestation générale de tout ce qui concerne l’expertise (son périmètre, les honoraires, sa longueur, etc). Et une demande d’éliminer l’héritier rebelle du prétoire, de lui interdire toute communication. Il ne faut surtout pas que les saisies conservatoires de 32 millions d’euros deviennent exécutoires. Et surtout, il ne faut pas rouvrir des dossiers si soigneusement cachés depuis tant d’années…
FIN
Fin, vraiment ?
Pour une fois, grâce à Luc, l’héritier rebelle, on peut voir comment des riches tentent d’échapper à l’impôt.
Cet argent, c’est le nôtre ! Ce sont les craies du professeur, les béquilles du malade, la gare du village, le scanner du médecin, le camion du pompier, nos routes, nos trains…
On a saisi 9 fois les politiques, qui invoquent la séparation des pouvoirs ou qui nous disent qu’ils ne peuvent pas poser de questions parlementaires sur des affaires en cours. (Et une fois que ça sera jugé, ils s’abriteront derrière “L’autorité de la chôôôse jugée !” Ça sera trop tard !). Quant aux politiques communaux, AUCUNE RÉPONSE sur les 800 bourgmestres, échevins et conseillers communaux de la Région bruxelloise.
CECI N’EST QU’UN PETIT RÉSUMÉ D’UNE INCOYABLE SAGA DE 21 ANS. VOUS TROUVEREZ INFINIMENT PLUS DE DÉTAILS DANS LE DOSSIER DE CHRISTIAN SAVESTRE :
L’AFFAIRE VERBRUGGEN – Les fiscotrafiquants au pouvoir
Gewelddadig optreden tegen protesten in Oekraïne

Dit artikel is geschreven door Maxim Goldarb, voorzitter van de partij Unie van linkse krachten (voor een nieuw socialisme). Het getuigt van het geweld van de repressie in Oekraïne sinds 2014. Dit staat ver af van de gedempte toespraken van westerse politici tijdens hun reizen naar Oekraïne, of van Zelensky’s rondreis door Europa. Achter de gladgestreken beelden: moorden op tegenstanders, willekeurige arrestaties, gevangenschap, geminachte vrijheid van meningsuiting.
Oekraïne is lang beschouwd als het vrijste land in het post-Sovjetgebied. Tot tien jaar geleden konden politieke partijen en overheidsorganisaties uit alle richtingen en diverse media vrij opereren in onze staat, en oefenden politici, journalisten en activisten van de oppositie openlijk en moedig kritiek uit op de autoriteiten. Elke poging om kritiek op de autoriteiten in hun activiteiten te verhinderen, veroorzaakte een groot schandaal.
Maar alles is radicaal veranderd sinds de Euromaidan van 2014. Het rechtse oligarchische regime, dat aan de macht kwam met een nationalistische ideologie, begon zijn tegenstanders streng te vervolgen, met behulp van terroristische methoden.
Het meest tragische voorbeeld van niet alleen vervolging, maar ook moord door het heersende regime in Kiev op zijn ideologische tegenstanders vond plaats in Odessa op 2 mei 2014, toen nationalistische activisten, met de volledige medeplichtigheid en hulp van de autoriteiten, antifascistische activisten blokkeerden in het gebouw van het Huis van de Vakbonden en het gebouw in brand staken. En velen sprongen uit de ramen van de brandende mensen waren al klaar op de grond. In totaal kwamen toen meer dan 40 mensen om, onder wie Vadim Papura, een lid van de Komsomol (Communistische Jeugd), en Andrei Brazhevsky, een lid van de linkse organisatie Borotba.
Niemand is ooit gestraft voor deze misdaad, hoewel de deelnemers eraan op talloze foto’s en video’s zijn vastgelegd. Bovendien werd een van de organisatoren van dit bloedbad later voorzitter van het Oekraïense parlement, en werd de tweede afgevaardigde op de lijsten van de partij van voormalig president Porosjenko.
Ook de moordenaars van een aantal bekende oppositiepolitici en journalisten die sinds 2014 zijn overleden, zijn niet gestraft: voormalig parlementslid voor de Socialistische Partij van Oekraïne Valentina Semenyuk-Samsonenko (moord vermomd als zelfmoord, 27 augustus 2014); voormalig parlementslid, organisator van oppositieacties Oleg Kalashnikov (vermoord op 15 april 2015); populaire schrijver en antifascistische publicist Oles Buzina (vermoord op 16 april 2015) en vele anderen.
De activiteiten van de grootste linkse partij van het land op dat moment, de Communistische Partij van Oekraïne, werden verboden.
Bovendien zijn politici, journalisten en oppositieactivisten, veelal van linkse signatuur, de afgelopen jaren geslagen, gearresteerd en opgesloten op grond van valse beschuldigingen van « hoogverraad » en andere openlijk politieke beschuldigingen. Dit gebeurde in het bijzonder met de journalisten Vasili Muravitski, Dmitri Vasilets, Pavel Volkov, mensenrechtenactivist Ruslan Kotsaba en anderen. Het is kenmerkend dat deze beschuldigingen in de rechtbanken, zelfs onder druk van de autoriteiten, over het algemeen zijn gestrand en volstrekt onhoudbaar zijn gebleken.
Jaar na jaar is de situatie verslechterd, vooral nadat Vladimir Zelensky president van Oekraïne werd. De officiële reden voor de volledige eliminatie van de restanten van burgerlijke vrijheden en het begin van openlijke politieke repressie was het militaire conflict in Oekraïne dat in februari 2022 begon.
Alle oppositiepartijen in Oekraïne, waarvan de meeste links zijn, waaronder de Unie van Linkse Krachten (Voor Nieuw Socialisme), die ik leid, zijn verboden op basis van verzonnen en gekopieerde beschuldigingen dat zij « pro-Russisch » zouden zijn.
Tegelijkertijd vertegenwoordigde het enige lid van het Oekraïense parlement dat openlijk ging werken bij de door Rusland op het grondgebied van Oekraïne gecreëerde autoriteiten, Oleksiy Kovalyov, de partij van president Zelensky, Dienaar van het Volk. Bovendien is de regerende partij gedurende de hele oorlog opgeschrikt door spraakmakende corruptieschandalen die het gezag van de autoriteiten in de ogen van het volk ondermijnen en de restanten van het gezag van Oekraïne in de ogen van de internationale gemeenschap catastrofaal vernietigen (vice-kabinetschef van president Kyrylo Timosjenko, Minister van Defensie Oleksiy Reznikov en zijn plaatsvervanger Vyacheslav Shapovalov, onderminister van Gemeenschappen, Gebieden en Infrastructuurontwikkeling Vasily Lozinsky, voorzitter van de Raad van Bestuur van Naftogaz Ukrainy Andriy Kobolev, hoofd van het regionale militaire bestuur van Dnepropetrovsk Valentyn Reznichenko, en anderen). Hoewel juist deze « activiteit » van de regeringspartij een directe bedreiging vormt voor de veiligheid en het bestaan van het land, is zij om de een of andere reden nog niet door de autoriteiten verboden.
De Veiligheidsdienst van Oekraïne (SBU) heeft op beschuldiging van hoogverraad een aantal opinieleiders en journalisten gearresteerd die zich voor de oorlog in de media hebben uitgelaten en kritiek hebben geuit op de regering. Allen werden beschuldigd van het bevorderen van een pro-Russisch standpunt, hoogverraad, spionage, propaganda, enz.
In februari-maart 2022 werden bekende bloggers en journalisten gearresteerd wegens hoogverraad en in voorlopige hechtenis genomen (SIZO), zoals: Dmitry Dzhangirov (een aanhanger van linkse standpunten, werkte samen met onze partij), Yan Taksyur (een aanhanger van linkse standpunten), Dmitry Marunich, Mikhail Pogrebinsky, Yuri Tkachev, enz.
De reden voor hun detentie was helemaal niet een kortstondig verraad, maar de angst van de autoriteiten voor hun publieke positie, die niet samenviel met het officiële standpunt.
In maart 2022 verdween historicus Alexander Karevin, bekend om zijn actief burgerschap, spoorloos nadat agenten van de SBU zijn huis hadden bezocht. Karevin heeft herhaaldelijk kritiek geuit op het optreden van de Oekraïense autoriteiten op het gebied van menswetenschappen, taalbeleid en historisch geheugenbeleid.
In februari 2023 werd Dmitry Skvortsov, een orthodoxe publicist en blogger, in een klooster bij Kiev gearresteerd en in voorlopige hechtenis genomen.
In maart 2022 in Kiev, op verdenking van art. Advocaat, mensenrechtenactivist, bekend om haar antifascistische houding Olena Berezhnaya, die in december 2021 in de VN-Veiligheidsraad sprak over de wetteloosheid die in Oekraïne plaatsvindt, werd aangehouden en in een centrum voor voorlopige hechtenis geplaatst.
Op 3 maart 2022 werd de SBU in Kiev gearresteerd wegens overtreding van art. 109 van het Oekraïense wetboek van strafrecht (« acties gericht op het met geweld wijzigen van de constitutionele orde of het grijpen van de staatsmacht ») en in een centrum voor voorlopige hechtenis geplaatst tot eind 2022, de linkse activisten en antifascistische broers Alexander en Mikhail Kononovichi. Daar werden ze geslagen en gemarteld en werd hun niet tijdig medische hulp verleend.
In mei 2022 arresteerde de SBU in Dnipro de broer van voormalig presidentskandidaat Oleg Tsarev, Oekraïens staatsburger Mikhail Tsarev, wegens « destabilisering van de sociaal-politieke situatie in de regio ». Als gevolg daarvan werd hij in december 2022 wegens terrorisme veroordeeld tot 5 jaar gevangenisstraf.
Op 7 maart 2022 verdwenen zes activisten van de oppositieorganisatie Patriots for Life spoorloos in Severodonetsk, en in mei 2022 plaatste een van de leiders van de Azov-groep, Maxim Zhorin, een foto van hun lichamen op internet, waarbij hij beweerde dat zij « werden geëxecuteerd » en dat hun moord verband hield met hun positie en werd uitgevoerd door paramilitaire structuren.
Op 12 januari 2023 werd Sergej Titov, een inwoner van Belaja Tserkov, een halfblinde gehandicapte met een geestesziekte, gearresteerd en in een voorarrest geplaatst en voor « saboteur » verklaard. Op 2 maart 2023 werd gemeld dat hij in het voorarrest was overleden.
Sinds november 2022 zit Dmitry Shymko uit Khmelnytsky in de gevangenis vanwege zijn politieke overtuiging.
Honderden gewone burgers zijn in het huidige Oekraïne al vervolgd omdat zij politieke inhoud op het internet hadden gezet die de autoriteiten verboden achtten.
De autoriteiten hebben de Oekraïense informatieruimte, met inbegrip van het internet, streng onder controle. Alle persoonlijke publicaties van burgers over fouten aan het front, over corruptie bij de autoriteiten en het leger, over leugens van ambtenaren worden tot misdaden verklaard. Deze mensen, evenals bloggers en beheerders van TG-kanalen, zijn het slachtoffer van pesterijen door de politie en de veiligheidsdienst.
In het voorjaar van dit jaar werden volgens de SBU 26 telegramkanalen geblokkeerd, waarin mensen elkaar informeerden over de huidige locaties van distributie van mobilisatieoproepen. Zes ambtenaren werden gefouilleerd en de verdenkingen werden aan hen doorgegeven. Zo werden openbare pagina’s in de regio’s Ivano-Frankivsk, Tsjerkassy, Vinnitsa, Tsjernivtsi, Kiev, Lviv en Odessa geblokkeerd, waarop meer dan 400 gebruikers waren geabonneerd. Publieke bestuurders riskeren jaren gevangenisstraf.
In maart 2022 werd artikel 436-2 « Rechtvaardiging, erkenning van legaliteit, ontkenning van gewapende agressie van de Russische Federatie tegen Oekraïne, verheerlijking van de deelnemers daaraan » in het wetboek van strafrecht van Oekraïne opgenomen, dat feitelijk gericht is tegen iedere Oekraïense burger die iets anders heeft dan het officiële politieke standpunt.
Deze norm is zo geformuleerd dat hij in wezen voorziet in bestraffing van « gedachtemisdrijven » – woorden, zinnen die niet alleen in het openbaar worden uitgesproken, maar ook in een privé-gesprek, geschreven in een privé-bericht of een SMS-bericht dat via de telefoon wordt gezegd. In feite gaat het om een inbreuk op de privacy van burgers, op hun gedachten. Dit werd in feite bevestigd door zijn rechtshandhavingspraktijk – veroordeling voor likes, privé telefoongesprekken, enz. Voor eenvoudige gesprekken op straat en likes op het internet onder berichten stonden in maart 2023 380 veroordelingen in het register van rechterlijke uitspraken, waaronder die met echte gevangenisstraffen.
Zo werd in juni 2022 in Dnipro een inwoner van Mariupol veroordeeld tot 5 jaar gevangenisstraf, met een proeftijd van 2 jaar, die in maart 2022 beweerde dat de beschieting van de burgerbevolking en de civiele infrastructuur in Mariupol was uitgevoerd door militairen van de Oekraïense strijdkrachten (UF).
Een ander vonnis, gebaseerd op de resultaten van een telefoongesprek in maart 2023, werd uitgesproken tegen een inwoner van Odessa, die werd veroordeeld tot twee jaar voorwaardelijk wegens « onpatriottische en staatsvijandige » gesprekken op een mobiele telefoon.
Een inwoonster van het dorp Maly Bobrik in de regio Sumy, die in april 2022 bij haar rechtbank in aanwezigheid van 3 personen de acties van de Russische autoriteiten ten aanzien van Oekraïne, die haar schuld niet erkenden, goedkeurde, is veroordeeld op grond van deel 1 van art. 436-2 van het Wetboek van Strafrecht in juni 2022 voor een daadwerkelijke straf van zes maanden gevangenisstraf.
Ten minste 25 Oekraïners zijn veroordeeld wegens « anti-Oekraïense activiteiten » op sociale netwerken. In Odnoklassniki zijn 19 mensen door wetshandhavers gestrand aangetroffen. Volgens het onderzoek verspreidden deze inwoners van Oekraïne « Z »-symbolen en Russische vlaggen op hun pagina’s en noemden zij de invasie « bevrijding ».
Er werden ook veroordelingen uitgesproken tegen degenen die dergelijke publicaties niet verspreidden, maar ze alleen « leuk vonden » (hun instemming betuigden op sociale netwerken) – in de teksten van ten minste twee vonnissen staat dat de zogenaamde « likes » tot doel hadden « het idee te verspreiden onder een groot aantal mensen door de grenzen van het grondgebied van Oekraïne te wijzigen » en « de gewapende agressie van de Russische Federatie te rechtvaardigen ». De reden voor het onderzoek was dat persoonlijke pagina’s vrij toegankelijk zijn en dat gelikete publicaties door veel mensen kunnen worden gezien.
Zo werd in mei 2022 in Uman een gepensioneerde veroordeeld tot 2 jaar gevangenisstraf met een proeftijd van een jaar omdat zij « wegens de afwijzing van de huidige Oekraïense autoriteiten … op het internetnetwerk Odnoklassniki de zogenaamde « likes » (tekens « klasse ») heeft toegekend aan een aantal publicaties waarin de gewapende agressie van de Russische Federatie tegen Oekraïne wordt gerechtvaardigd ».
In Kremenchug in mei 2022, volgens art. 436-2 van het strafwetboek van Oekraïne is een Oekraïense burger veroordeeld die onder een bijnaam (netwerknaam, pseudoniem) in Odnoklassniki sprak over nazi’s in Oekraïne en de ontwikkeling van biologische wapens die door het Pentagon worden gefinancierd.
De repressie van de huidige regering tegen degenen die het er niet mee eens zijn, heeft van Oekraïne de minst vrije staat in Europa gemaakt, een staat waar iedereen die zich durft te verzetten tegen de autoriteiten, de oligarchie, het nationalisme en het neonazisme zijn vrijheid en vaak zijn leven riskeert.
Wij verzoeken u deze informatie zoveel mogelijk te verspreiden, omdat in de huidige situatie alleen brede internationale publiciteit aan de in dit artikel gepresenteerde feiten kan helpen duizenden mensen te redden wier vrijheid en leven nu in Oekraïne daadwerkelijk worden bedreigd.
Répression violente de la contestation en Ukraine

Ce article a été écrit par Maxim Goldarb, président du parti Union des forces de gauche (Pour un Nouveau Socialisme). Il témoigne de la violence de la répression en Ukraine depuis 2014. Loin des discours feutrés lors des voyages des politiciens occidentaux en Ukraine, ou de la tournée de Zelensky en Europe. Derrière les images lissées: assassinats d’opposants, arrestations arbitraires, emprisonnements, liberté d’expression bafouée.
L’Ukraine a longtemps été considérée comme le pays le plus libre de l’espace post-soviétique. Il y a encore 10 ans, les partis politiques et les organisations publiques de toutes directions, une variété de médias opéraient librement dans notre État, et les politiciens de l’opposition, les journalistes et les militants critiquant ouvertement et courageusement les autorités. Toute tentative d’empêcher les critiques des autorités dans leurs activités créait un grand scandale, et il y a eu très peu de tentatives de ce genre.
Mais tout a radicalement changé depuis l’Euromaïdan de 2014. Le régime oligarchique de droite qui est arrivé au pouvoir avec une idéologie nationaliste a commencé à persécuter sévèrement ses opposants, en utilisant des méthodes terroristes.
L’exemple le plus tragique non seulement de persécution, mais aussi de meurtres par le régime au pouvoir à Kiev de ses opposants idéologiques a eu lieu à Odessa le 2 mai 2014, lorsque des militants nationalistes, avec toute la connivence et l’aide des autorités, ont bloqué des militants antifascistes dans le bâtiment de la Maison des syndicats et ont mis le feu au bâtiment. Et beaucoup ont sauté par les fenêtres des gens en feu étaient déjà finies sur le sol. Au total, plus de 40 personnes sont mortes à ce moment-là, parmi lesquelles Vadim Papura, membre du Komsomol (jeunesse communiste), ainsi qu’Andrei Brazhevsky, membre de l’organisation de gauche Borotba.
Pour ce crime, personne n’a jamais été puni, bien que ses participants aient été enregistrés sur de nombreuses photos et vidéos. D’ailleurs, l’un des organisateurs de ce massacre est devenu par la suite le président du parlement ukrainien, et le second est devenu député sur les listes du parti de l’ancien président Porochenko.
De même, les assassins d’un certain nombre de politiciens et de journalistes de l’opposition bien connus qui sont morts depuis 2014 n’ont pas été punis : l’ex-députée du Parti socialiste d’Ukraine Valentina Semenyuk-Samsonenko (meurtre déguisé en suicide, 27 août 2014) ; l’ex-député, organisateur des actions de l’opposition Oleg Kalachnikov (tué le 15 avril 2015) ; l’écrivain populaire et publiciste antifasciste Oles Buzina (tué le 16 avril 2015) et bien d’autres.
Les activités du plus grand parti de gauche du pays à cette époque, le Parti communiste d’Ukraine, ont été interdites.
En outre, des politiciens, des journalistes et des militants d’opposition, dont beaucoup étaient de gauche, ont été battus, arrêtés et emprisonnés ces dernières années sur la base d’accusations forgées de toutes pièces de « haute trahison » et d’autres accusations ouvertement politiques. C’est ce qui s’est passé, en particulier, avec les journalistes Vasily Muravitsky, Dmitry Vasilets, Pavel Volkov, le militant des droits de l’homme Ruslan Kotsaba et d’autres. Il est caractéristique que dans les tribunaux, même sous la pression des autorités, ces accusations, en règle générale, se sont effondrées et se sont avérées totalement intenables.
D’année en année, la situation s’est aggravée, en particulier après que Vladimir Zelensky est devenu président de l’Ukraine. La raison officielle de l’élimination complète des restes de libertés civiles et du début de la répression politique ouverte était le conflit militaire en Ukraine qui a commencé en février 2022.
Tous les partis d’opposition en Ukraine, dont la plupart sont des partis de gauche, y compris le parti Union des forces de gauche (Pour le nouveau socialisme), que je dirige, ont été interdits sur la base d’accusations fabriquées et copiées sur carbone d’être « pro-russes ».
Dans le même temps, le seul membre du parlement ukrainien qui est ouvertement allé travailler dans les autorités créées par la Russie sur le territoire de l’Ukraine, Oleksiy Kovalyov, représentait le parti du président Zelensky, serviteur du peuple. En outre, tout au long de la guerre, le parti au pouvoir a été secoué par des scandales de corruption très médiatisés qui sapent l’autorité des autorités aux yeux du peuple et détruisent de manière catastrophique les vestiges de l’autorité de l’Ukraine aux yeux de la communauté internationale (chef adjoint du cabinet du président Kyrylo Timoshenko, ministre de la Défense Oleksiy Reznikov et son adjoint Vyacheslav Shapovalov, Le vice-ministre des Communautés, des Territoires et du Développement des infrastructures, Vasily Lozinsky, le président du conseil d’administration de Naftogaz Ukrainy Andriy Kobolev, le chef de l’administration militaire régionale de Dnepropetrovsk, Valentyn Reznichenko, et d’autres). Bien que ce soit précisément cette « activité » du parti au pouvoir qui constitue une menace directe pour la sécurité et l’existence du pays, pour une raison quelconque, elle n’a pas encore été interdite par les autorités.
Le Service de sécurité de l’Ukraine (SBU), avec l’accusation de haute trahison, a arrêté un certain nombre de leaders d’opinion et de journalistes qui se sont exprimés avant la guerre dans les médias avec des commentaires et ont critiqué le gouvernement. Tous ont été accusés de promouvoir une position pro-russe, de haute trahison, d’espionnage, de propagande, etc.
En février-mars 2022, des blogueurs et des journalistes bien connus ont été arrêtés pour haute trahison et placés dans des centres de détention provisoire (SIZO), tels que : Dmitry Dzhangirov (un partisan des opinions de gauche, a collaboré avec notre parti), Yan Taksyur (un partisan des opinions de gauche), Dmitry Marunich, Mikhail Pogrebinsky, Yuri Tkachev, et ainsi de suite.
La raison de leur détention n’était pas du tout une trahison éphémère, mais la crainte des autorités de leur position publique, qui ne coïncidait pas avec la position officielle.
En mars 2022, l’historien Alexander Karevin, connu pour sa citoyenneté active, a disparu sans laisser de trace après que des agents du SBU se soient rendus à son domicile. Karevin a vivement critiqué à plusieurs reprises les actions des autorités ukrainiennes dans le domaine des sciences humaines, de la politique linguistique et de la politique de mémoire historique.
En février 2023, Dmitry Skvortsov, publiciste et blogueur orthodoxe, a été arrêté dans un monastère près de Kiev et placé dans un centre de détention provisoire.
En mars 2022 à Kiev, sur suspicion au sens de l’art. 111 du Code pénal (CC) (trahison) a été détenue et placé dans un centre de détention provisoire avocate, militante des droits de l’homme, connue pour sa position antifasciste Olena Berezhnaya, qui en décembre 2021 a pris la parole au Conseil de sécurité de l’ONU, parlant de l’anarchie qui se passe en Ukraine.
Le 3 mars 2022, le SBU a été arrêté à Kiev pour violation de l’art. 109 du Code pénal de l’Ukraine (« actions visant à modifier par la force l’ordre constitutionnel ou à s’emparer du pouvoir de l’État ») et placés dans un centre de détention provisoire jusqu’à la fin de 2022, des militants de gauche et des frères antifascistes Alexander et Mikhail Kononovichi. Là, ils ont été battus et torturés, privés d’une assistance médicale en temps opportun.
En mai 2022, à Dnipro, le SBU a arrêté le frère de l’ancien candidat à la présidence Oleg Tsarev, citoyen ukrainien Mikhaïl Tsarev, pour « déstabilisation de la situation sociopolitique dans la région ». En conséquence, en décembre 2022, il a été condamné pour terrorisme à 5 ans de prison.
Le 7 mars 2022, six militants de l’organisation d’opposition Patriotes pour la vie ont disparu sans laisser de trace à Severodonetsk, et en mai 2022, l’un des dirigeants du groupe Azov, Maxim Zhorin, a publié une photo de leurs cadavres sur Internet, affirmant qu’ils « ont été exécutés », et que leur meurtre est lié à leur position et perpétré par des structures paramilitaires.
Le 12 janvier 2023, Sergei Titov, un résident de Belaya Tserkov, une personne handicapée à moitié aveugle atteinte d’une maladie mentale, a été arrêté et placé dans un centre de détention provisoire, il a été déclaré « saboteur ». Le 2 mars 2023, il a été signalé qu’il était décédé dans le centre de détention provisoire.
Depuis novembre 2022, Dmitry Shymko de Khmelnytsky est dans les cachots pour ses convictions politiques.
Des centaines de citoyens ordinaires ont déjà été poursuivis dans l’Ukraine d’aujourd’hui pour avoir diffusé sur Internet des contenus politiques que les autorités considéraient comme interdits.
Les autorités ont pris un contrôle étroit sur l’espace d’information de l’Ukraine, y compris Internet. Toutes les publications personnelles de citoyens sur les erreurs commises au front, sur la corruption parmi les autorités et l’armée, sur les mensonges des fonctionnaires sont déclarées crimes. Ces personnes, ainsi que les blogueurs, administrateurs des chaînes TG, sont victimes de harcèlement de la part de la police et du Service de sécurité.
Au printemps de cette année, selon le SBU, 26 canaux de télégrammes ont été bloqués, dans lesquels les gens s’informaient mutuellement des lieux actuels de distribution des convocations de mobilisation. Des perquisitions ont été effectuées chez six administrateurs publics et les soupçons leur ont été transmis. Ainsi, les pages publiques qui fonctionnaient dans les régions d’Ivano-Frankivsk, Tcherkassy, Vinnitsa, Tchernivtsi, Kiev, Lviv et Odessa ont été bloquées, auxquelles plus de 400 10 utilisateurs étaient abonnés. Les administrateurs publics risquent des années de prison.
En mars 2022, l’article 436-2 « Justification, reconnaissance de la légalité, négation de l’agression armée de la Fédération de Russie contre l’Ukraine, glorification de ses participants » a été introduit dans le Code pénal de l’Ukraine, qui est en réalité dirigé contre tout citoyen ukrainien qui a quelque chose de différent de la position politique officielle.
Cette norme est formulée de telle sorte que, en substance, elle prévoit une punition pour les « crimes de pensée » – mots, phrases prononcés non seulement en public, mais aussi dans une conversation privée, écrits dans un messager privé ou message SMS dit au téléphone. En fait, nous parlons d’une atteinte à la vie privée des citoyens, à leurs pensées. Ceci, en fait, a été confirmé par la pratique de son application de la loi – condamnation pour likes, appels téléphoniques privés, etc. Pour les conversations simples dans la rue et les likes sur Internet sous les posts, en mars 2023, il y avait 380 condamnations dans le registre des décisions de justice, y compris celles avec de vraies peines de prison.
Ainsi, en juin 2022, à Dnipro, un habitant de Marioupol a été condamné à 5 ans de prison, avec une période d’essai de 2 ans, qui en mars 2022 a affirmé que le bombardement de la population civile et des infrastructures civiles à Marioupol avait été effectué par des militaires des Forces armées ukrainiennes (APU).
Une autre peine, basée sur les résultats d’une conversation téléphonique en mars 2023, a été prononcée contre un habitant d’Odessa, condamné à deux ans de probation pour des conversations « antipatriotiques et antiétatiques » sur un téléphone portable.
Une habitante du village de Maly Bobrik dans la région de Sumy, qui en avril 2022, près de sa cour en présence de 3 personnes, a approuvé les actions des autorités russes en relation avec l’Ukraine, qui n’a pas reconnu sa culpabilité, a été condamnée en vertu de la partie 1 de l’art. 436-2 du Code pénal en juin 2022 pour une peine réelle de six mois de prison.
Au moins 25 Ukrainiens ont été reconnus coupables d’« activités anti-ukrainiennes » sur les réseaux sociaux. 19 personnes ont été retrouvées par des agents des forces de l’ordre à Odnoklassniki bloquées dans le pays. Selon l’enquête, ces résidents de l’Ukraine ont distribué des symboles « Z », des drapeaux russes sur leurs pages et ont qualifié l’invasion de « libération ».
Des condamnations ont également été prononcées contre ceux qui n’ont pas distribué de telles publications, mais seulement les ont « aimées » (ont exprimé leur approbation sur les réseaux sociaux) – au moins les textes de deux phrases disent que les soi-disant « j’aime » avaient pour but de « faire connaître l’idée à un large éventail de personnes en changeant les frontières du territoire de l’Ukraine » et en « justifiant l’agression armée de la Fédération de Russie ». La justification de l’enquête était que les pages personnelles ont un accès libre et que les publications aimées peuvent être vues par de nombreuses personnes.
Ainsi, en mai 2022, à Ouman, une retraitée a été condamnée à 2 ans de prison avec une période probatoire d’un an pour le fait qu’elle « en raison du rejet des autorités ukrainiennes actuelles … sur le réseau Internet Odnoklassniki ont attribué les soi-disant « j’aime » (marques « classe ») à un certain nombre de publications qui justifient l’agression armée de la Fédération de Russie contre l’Ukraine ».
À Kremenchug en mai 2022, selon l’art. 436-2 du Code pénal de l’Ukraine, un citoyen ukrainien a été condamné qui, sous un surnom (nom de réseau, pseudonyme), a parlé à Odnoklassniki des nazis en Ukraine et du développement d’armes biologiques financées par le Pentagone.
Les répressions utilisées par le gouvernement actuel pour lutter contre ceux qui ne sont pas d’accord ont transformé l’Ukraine en l’État le moins libre d’Europe, en un État où toute personne qui ose s’opposer aux autorités, à l’oligarchie, au nationalisme et au néonazisme risque la liberté, et souvent la vie.
Nous vous demandons de diffuser cette information autant que possible, car dans la situation actuelle, seule une large publicité internationale des faits présentés dans cet article peut aider à sauver des milliers de personnes dont la liberté et la vie sont maintenant en Ukraine réellement menacées.
On parle du 59
Retrouvez le journal n°59: https://www.new.kairospresse.be/journal/kairos-59/
Sommaire:
Il y aura encore des morts à la RTBF…
Alexandre Penasse
L’évolution politique en Occident
Bernard Legros
Déni de la mort et capitalisme durant la crise sanitaire
Kenny Cadinu
Colère
David Tong
Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?
Ludovic Joubert
Une épidémie ni importante, ni grave
Les résistances se multiplient
Alain Adriaens
DOSSIER
Les voleurs d’énergie à l’origine de la crise actuelle
Vu, lu, entendu du dossier
Quand la politique climatique aggrave la crise de la biodiversité
Gaz importé : pourquoi faire simple et rationnel quand on peut faire ruineux, anti-écologique et antisocial ?
Daniel Zink
Conseil Scientifique Indépendant (CSI)N°100
Pour la centième émission du Conseil Scientifique Indépendant, nous proposons une journée publique de conférences en présence des intervenants qui ont contribué au CSI, accompagnés de personnes impliquées dans la vie de la Cité.
Au programme, en amont de la centième du CSI, le 18 mai 2023 au soir (en présence de Louis Fouché, Christian Peronne, Hélène Strohl notamment), nous recevrons au cours du 18 mai Laurent Toubiana, Pierre Chaillot, Emmanuelle Darles, Alexandra Henrion Caude, Christine Cotton, Hélène Banoun, jean-Marc Sabatier, Giogio Agamben, Mehdi Belhaj-Kacem, Tristan Edelmann, Michel Maffesoli, Jean-Dominque Michel, Eric Menat, Philippe De Chazourne, Nicole et Gérard Delépine, Xavier Azalbert, Alexandre Pénasse, Franco Fracassi, David Guyon et bien d’autres encore, dont des hommes et des femmes politiques impliqués dans la défense de la médecine, de la science et des libertés fondamentales.Site in
Site internet: https://www.conseil-scientifique-independant.org/
[SÉRIE] Introduction aux CHRONIQUES DU TOTALITARISME
Comme l’exprimait Vera Sharav, rescapée des camps de concentration, pendant Covid-19 les gouvernements ont mis en place deux techniques utilisées par les nazis pendant la deuxième guerre mondiale: la peur et la propagande. Pour cette introduction à nos Chroniques du totalitarisme, Senta Depuydt et Ariane Bilheran expliquent en quoi la période actuelle n’est pas en rupture avec les totalitarismes du passé, mais bien dans une continuité effrayante.
Ariane BILHERAN: https://www.arianebilheran.com/
Senta DEPUYDT: https://sentadepuydt.substack.com/p/bonnes-nouvelles-et-bel-esprit
A paraître début septembre: https://www.fnac.com/a18118023/Ariane-Bilheran-Psychopathologie-du-totalitarisme
Préfacé par Vera Sharav et Slobodan Despot
Postfaces Senta Depuydt et Virginie de Araujo-Recchia
Le site du documentaire: https://plusjamais.eu
Lien secondaire: https://crowdbunker.com/v/Me4VKWsbXY
Stop het dodelijke embargo in Syrië!
Wij zijn net terug van een studiereis naar Syrië, op uitnodiging van Adnan Azzam, schrijver en voorzitter van de Internationale Beweging voor de Soevereiniteit der Volkeren.
Wij gingen naar Damascus, Aleppo en Suwaita en zagen de rampzalige gevolgen van het embargo dat de Verenigde Staten en de Europese Unie de Arabische Republiek Syrië hebben opgelegd. De oorlog economisch voortzetten is gedoemd te mislukken, want het Syrische volk zal, verre van berustend, trouw blijven aan zijn tradities, cultuur en vrijheid.
Maar de levensomstandigheden van het Syrische volk worden steeds moeilijker door de verwoestende effecten van het embargo en de gevolgen van de recente aardbeving in het noorden van het land. Zuigelingen en kinderen zijn de eerste slachtoffers van economische sancties.
Gebrek aan medicijnen, voedsel, eerste levensbehoeften, elektriciteit en verwarming zijn het dagelijkse lot van het Syrische volk. We hebben gezien dat in Aleppo de levensomstandigheden voor de inwoners zeer moeilijk zijn. De recente aardbeving heeft de situatie alleen maar erger gemaakt.
– Hebben wij het recht om deze onduldbare situatie te laten voortduren zonder een wenkbrauw op te trekken?
– Hebben we het recht om weg te kijken zonder vragen te stellen?
– Hebben wij het recht ons niet uit te spreken tegen deze vervolging die al meer dan 10 jaar duurt?
– Hebben we het recht niet om onze leiders op te roepen om de onnodige doden te stoppen?
Hoewel de Amerikaanse en Europese sancties officieel geen betrekking hebben op humanitaire hulp, zijn de gevolgen ervan niettemin dramatisch, aangezien geen enkele bank of onderneming nog ziekenhuisapparatuur of medicijnen naar Syrië durft te exporteren uit angst voor Amerikaanse sancties. Deze laatste oefenen wettelijke extraterritorialiteit uit, waardoor alle betrekkingen met staten waarop een embargo rust zwaar worden bestraft. Tenslotte houdt deze situatie ook het – door de initiatiefnemers van het embargo bekende en berekende – risico in dat er op lange termijn min of meer ernstige onrust onder de bevolking ontstaat.
80% van de Syriërs leeft onder de armoedegrens. De voedselprijzen zijn met 133% gestegen. Wat er op Syrisch grondgebied gebeurt, is een misdaad tegen de menselijkheid.
Deze onaanvaardbare minachting voor het menselijk leven moet onmiddellijk ophouden. Frankrijk, het land van de mensenrechten, moet zijn roeping tonen en zijn humanistische waarden bevestigen.
Wij roepen plechtig op tot onmiddellijke stopzetting van het embargo dat het Syrische volk uithongert. Aan de nodeloze dood en het lijden van zuigelingen en kinderen moet ONMIDDELLIJK en PERMANENT een einde komen.
Ondertekenaars van deze tekst :
- Mr Adnan Azzam. Voorzitter van de Internationale Beweging voor de Soevereiniteit van Volkeren.Philippe Cuttat
- Generaal Dominique Delawarde
- Kapitein Pierre L. Plas
- Mr. Alexandre Garacotche
- Mevrouw Halima Merabet
- Mevrouw Dominique Mouillard
- Mr Ignace Lovel
- De heer Aïssa
- Mevrouw Geneviève Squifflet
- De heer Claude Janvier
- De heer Philippe Cuttat
Contact: mispdanslemonde@proton.me
Simone Veil – L’Ukraine et ses vieux démons
En cette date anniversaire de la victoire contre le nazisme, nous avons retrouvé dans les archives de l’INA, un extrait vidéo où Simone Veil parle des origines du nazisme en Ukraine et de la «Shoah par balles» …
Il semblerait, hélas, qu’en Ukraine, la bête immonde ne soit pas tout à fait morte…
Source de la vidéo : «Pièces à convictions» (INA)
Stop à l’embargo mortel en Syrie !
Nous revenons d’un voyage d’études en Syrie, invités par Adnan Azzam, écrivain et président du Mouvement International pour la Souveraineté des Peuples.
Nous sommes allés à Damas, Alep, Soueïda et nous avons pu constater les conséquences désastreuses de l’embargo imposé à la République Arabe Syrienne par les États-Unis et l’Union Européenne. Poursuivre la guerre sur le plan économique est voué à l’échec, car le peuple syrien, loin d’être résigné, restera fidèle à ses traditions, à sa culture et à sa liberté.
Mais les conditions de vie du peuple syrien, à cause des effets dévastateurs de l’embargo et des conséquences du tremblement de terre récent dans le nord de ce pays, deviennent de plus en plus difficiles. Les nourrissons et les enfants sont les premières victimes des sanctions économiques.
Manque de médicaments, de nourriture, de produits de première nécessité, d’électricité, de chauffage, tel est le lot quotidien du peuple syrien. Nous avons pu constater qu’à Alep, les conditions de vie pour les habitants sont très difficiles. Le tremblement de terre récent n’a fait qu’aggraver la situation.
– Avons-nous le droit de laisser perdurer cette situation intolérable sans sourciller ?
– Avons-nous le droit de détourner le regard sans se poser de questions ?
– Avons-nous le droit de ne pas nous élever contre cette persécution qui dure depuis plus de 10 ans ?
– Avons-nous le droit de ne pas interpeller nos dirigeants afin que cesse les morts inutiles ?
Si officiellement, les sanctions américaines et européennes ne concernent pas les aides humanitaires, leurs conséquences sont néanmoins dramatiques, car aucune banque ou entreprise n’ose exporter des équipements pour les hôpitaux ou des médicaments vers la Syrie par crainte de sanctions des États-Unis. Ceux-ci pratiquent en effet l’extraterritorialité juridique qui pénalise lourdement toutes relations avec les états sous embargo. Enfin, cette situation comporte aussi le risque – connu et calculé par les promoteurs de l’embargo – de créer à terme des troubles civils plus ou moins graves.
80 % des Syriens vivent en dessous du seuil de pauvreté. Les prix des produits alimentaires ont grimpé de 133 %. Ce qui se passe sur le sol syrien est un crime contre l’humanité.
Ce mépris intolérable de la vie humaine doit s’arrêter sans délai. La France, patrie des droits de l’homme, doit manifester sa vocation et affirmer ses valeurs humanistes.
Nous demandons solennellement l’arrêt immédiat de l’embargo affamant le peuple syrien. Les morts inutiles et les souffrances des nourrissons et des enfants doivent cesser IMMÉDIATEMENT et IMPÉRATIVEMENT.
Signataires de ce texte :
- M. Adnan Azzam. Président du Mouvement International pour la Souveraineté des Peuples.Philippe Cuttat
- Général Dominique Delawarde
- Capitaine Pierre L. Plas
- M. Alexandre Garacotche
- Mrs Halima Merabet
- Mrs Dominique Mouillard
- M. Ignace Lovel
- M. Aïssa
- Mrs Geneviève Squifflet
- M. Claude Janvier
- M. Philippe Cuttat
Contact: mispdanslemonde@proton.me
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Een koninklijk verzoek: brief van Julian Assange aan koning Karel III
5 mei 2023
Een brief van Julian Assange aan Charles III, die ondanks het lijden en meer dan 10 jaar opsluiting niets van zijn gevatheid en scherpe pen heeft verloren.
Aan Zijne Majesteit Koning Karel III,
Ter gelegenheid van de kroning van mijn vorst, vond ik het gepast u een hartelijke uitnodiging te doen toekomen om deze gedenkwaardige gebeurtenis te herdenken door een bezoek te brengen aan uw eigen koninkrijk binnen een koninkrijk: de gevangenis van Zijne Majesteit Belmarsh.
Misschien herinnert u zich de wijze woorden van een beroemde toneelschrijver: « De kwaliteit van barmhartigheid is niet nodig. Het valt als een zachte regen uit de hemel op de plek eronder.« Ah, maar wat zou deze bard van genade weten over de feiten die duidelijk zijn bij het aanbreken van uw historische heerschappij? Immers, de ware maatstaf van een samenleving is hoe het zijn gevangenen behandelt, en uw koninkrijk heeft zeker uitgeblonken op dit gebied.
Your Majesty’s Belmarsh Prison is gelegen op het prestigieuze adres One Western Way, Londen, op korte afstand van het Old Royal Naval College, Greenwich. Wat een genoegen dat zo’n gewaardeerde instelling uw naam draagt!
Hier zitten 687 van uw trouwe onderdanen vast, waarmee de status van het Verenigd Koninkrijk als de natie met de grootste gevangenisbevolking van West-Europa wordt bevestigd. Zoals uw edele regering onlangs verklaarde, ondergaat uw koninkrijk momenteel « de grootste uitbreiding van het aantal gevangenisplaatsen in meer dan een eeuw », met ambitieuze prognoses die een toename van de gevangenisbevolking van 82.000 tot 106.000 in de komende vier jaar laten zien. Het is nogal een erfenis, inderdaad.
Als politiek gevangene, vastgehouden door Uwe Majesteit namens een beschaamde buitenlandse vorst, heb ik de eer te verblijven binnen de muren van deze instelling van wereldklasse. Waarlijk, uw koninkrijk kent geen grenzen.
Tijdens uw bezoek kunt u zich tegoed doen aan culinaire hoogstandjes die met een royaal budget van twee pond per dag voor uw trouwe onderdanen worden bereid. Geniet van de gemengde tonijnkoppen en de alomtegenwoordige gereconstitueerde vormen die pretenderen van kip te zijn gemaakt. Maak je geen zorgen, want in tegenstelling tot andere kleinere instellingen zoals Alcatraz of San Quentin, is er geen gemeenschappelijk eten in een eetzaal. In Belmarsh eten gevangenen alleen in hun cel, zodat ze maximale privacy hebben bij hun maaltijd.
Als politiek gevangene, vastgehouden door Uwe Majesteit namens een beschaamde buitenlandse vorst, heb ik de eer te verblijven binnen de muren van deze instelling van wereldklasse. Waarlijk, uw koninkrijk kent geen grenzen.
Julian Assange
Naast de smaak kan ik u verzekeren dat Belmarsh veel educatieve mogelijkheden biedt voor uw onderdanen. Zoals Spreuken 22:6 zegt: « Leid een kind op in de weg die het moet gaan, en als het oud is zal het daarvan niet afwijken. Let op de rijen bij het medicijnloket, waar gevangenen hun recepten ophalen, niet voor dagelijks gebruik, maar voor de ervaring van de veel bredere horizon van een « grote dag » – allemaal tegelijk.
U zult ook de gelegenheid hebben om eer te bewijzen aan mijn overleden vriend Manoel Santos, een homoseksuele man die met deportatie naar het Brazilië van Bolsonaro werd bedreigd, en die acht meter van mijn cel zelfmoord pleegde met een ruw touw van zijn beddenlakens. Zijn prachtige tenorstem is voor altijd stilgevallen.
Als je je in de diepte van Belmarsh waagt, vind je de meest afgelegen plek binnen de muren: de Infirmary, of liever de « Lock-up » zoals de bewoners het liefkozend noemen. Hier zult u versteld staan van de verstandige regels die voor ieders veiligheid zijn opgesteld, zoals het verbod op schaken, terwijl het veel minder gevaarlijke damspel wel is toegestaan.
In het hart van de Enclosure bevindt zich de meest glorieuze plek in heel Belmarsh en zelfs in het hele Verenigd Koninkrijk: de sublieme Belmarsh « End of Life Suite ». Als u goed luistert, kunt u de kreten van de gevangenen horen: « Broeder, ik ga hier sterven ».
Maar vrees niet, want er is schoonheid binnen deze muren. Bekijk de pittoreske kraaien die nestelen in het prikkeldraad en de honderden hongerige ratten die Belmarsh hun thuis noemen. En als u in het voorjaar komt, kunt u zelfs de eendenkuikens zien die zijn gelegd door wilde eenden die het gevangenisterrein zijn binnengedrongen. Maar treuzel niet, want de vraatzuchtige ratten zorgen ervoor dat ze maar kort leven.
Ik smeek u, koning Charles, om de Belmarsh-gevangenis te bezoeken. Belmarsh, want het is een eer een koning waardig. Denk bij het begin van uw regering altijd aan de woorden van de King James Bijbel: « Zalig zijn de barmhartigen, want zij zullen barmhartigheid verkrijgen » (Mattheüs 5:7). En moge genade het leidende licht zijn van uw koninkrijk, zowel binnen als buiten de muren van Belmarsh.
Je meest toegewijde onderwerp,
Julian ASSANGE
De oorspronkelijke Engelse tekst: https: //declassifieduk.org/a-kingly-proposal-letter-from-julian-assange-to-king-charles-iii/
Une requête royale : Lettre de Julian Assange au roi Charles III
Le 5 mai 2023
Courrier de Julian Assange à Charles III, qui, malgré les souffrances et plus de 10 années d’incarcération, n’a rien perdu de son esprit et de sa plume acérée.
À Sa Majesté le roi Charles III,
À l’occasion du couronnement de mon souverain, j’ai pensé qu’il était tout à fait approprié de vous adresser une invitation sincère à commémorer cette occasion capitale en visitant votre propre royaume au sein d’un royaume : la prison de Sa Majesté Belmarsh.
Vous vous souviendrez sans doute des sages paroles d’un célèbre dramaturge : « La qualité de la miséricorde n’est pas sollicitée. Elle tombe comme une douce pluie du ciel sur l’endroit juste au dessous. » Ah, mais que saurait ce barde de la miséricorde face au constat qui s’impose à l’aube de votre règne historique ? Après tout, on peut vraiment mesurer une société à la façon dont elle traite ses prisonniers, et votre royaume a certainement excellé dans ce domaine.
La prison de Belmarsh de Votre Majesté est située à l’adresse prestigieuse de One Western Way, à Londres, à quelques encablures du Old Royal Naval College de Greenwich. Quel plaisir de voir un établissement aussi estimé porter votre nom !
C’est ici que sont détenus 687 de vos loyaux sujets, ce qui conforte le Royaume-Uni dans son statut de nation ayant la plus grande population carcérale d’Europe occidentale. Comme l’a récemment déclaré votre noble gouvernement, votre royaume connaît actuellement « la plus grande expansion de places de prison depuis plus d’un siècle », avec des projections ambitieuses montrant une augmentation de la population carcérale de 82 000 à 106 000 dans les quatre prochaines années. C’est tout un héritage, en effet.
En tant que prisonnier politique, détenu selon le bon vouloir de Votre Majesté au nom d’un souverain étranger embarrassé, j’ai l’honneur de résider entre les murs de cette institution de classe mondiale. Vraiment, votre royaume ne connaît pas de frontières.
Au cours de votre visite, vous aurez l’occasion de vous régaler des délices culinaires préparés pour vos loyaux sujets avec un budget généreux de deux livres par jour. Savourez les têtes de thon mixées et les omniprésentes formes reconstituées prétendument à base de poulet. Ne vous inquiétez pas, car contrairement à d’autres institutions de moindre importance comme Alcatraz ou San Quentin, il n’y a pas de repas en commun dans un réfectoire. À Belmarsh, les prisonniers dînent seuls dans leur cellule, ce qui leur assure une intimité maximale avec leur repas.
En tant que prisonnier politique, détenu selon le bon vouloir de Votre Majesté au nom d’un souverain étranger embarrassé, j’ai l’honneur de résider entre les murs de cette institution de classe mondiale. Vraiment, votre royaume ne connaît pas de frontières.
Julian Assange
Au-delà des plaisirs gustatifs, je peux vous assurer que Belmarsh offre de nombreuses possibilités d’éducation à vos sujets. Comme le dit Proverbes 22:6 : « Instruis un enfant dans la voie qu’il doit suivre, et quand il sera grand, il ne s’en détournera pas ». Observez les files d’attente au guichet des médicaments, où les détenus rassemblent leurs ordonnances, non pas pour un usage quotidien, mais pour l’expérience de l’horizon bien plus large d’une « grande journée » – en une seule fois.
Vous aurez également l’occasion de rendre hommage à mon défunt ami Manoel Santos, un homosexuel menacé d’expulsion vers le Brésil de Bolsonaro, qui s’est suicidé à huit mètres de ma cellule à l’aide d’une corde grossière fabriquée à partir de ses draps de lit. Sa voix de ténor exquise s’est tue à jamais.
Si vous vous aventurez dans les profondeurs de Belmarsh, vous trouverez l’endroit le plus isolé à l’intérieur de ses murs: l’Infirmerie, ou plutôt l’ « Enfermerie » comme l’appellent affectueusement ses habitants. Ici, vous serez émerveillé par des règles sensées conçues pour la sécurité de chacun, comme l’interdiction des échecs, alors que le jeu de dames, bien moins dangereux, est autorisé.
Au cœur de l’Enfermerie se trouve l’endroit le plus glorieux de tout Belmarsh, voire de tout le Royaume-Uni : la sublime Belmarsh « End of Life Suite ». Si vous écoutez attentivement, vous entendrez peut-être les cris des prisonniers : « Frère, je vais mourir ici », ce qui témoigne de la qualité de la vie et de la mort dans votre prison.
Mais ne craignez rien, car il y a de la beauté à l’intérieur de ces murs. Vous admirerez les pittoresques corbeaux qui nichent dans les barbelés et les centaines de rats affamés qui ont élu domicile à Belmarsh. Et si vous venez au printemps, vous pourrez peut-être même apercevoir les canetons pondus par des colverts égarés dans l’enceinte de la prison. Mais ne tardez pas, car les rats voraces leur assurent une vie éphémère.
Je vous implore, Roi Charles, de visiter la prison de Belmarsh de Sa Majesté. Belmarsh, car c’est un honneur digne d’un roi. Alors que vous entamez votre règne, souvenez-vous toujours des mots de la Bible du roi Jacques : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Matthieu 5:7). Et que la miséricorde soit la lumière qui guide votre royaume, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des murs de Belmarsh.
Votre sujet le plus dévoué,
Julian ASSANGE
Le texte en anglais original : https://declassifieduk.org/a-kingly-proposal-letter-from-julian-assange-to-king-charles-iii/
[INTERVIEW] Dr Jean-Philippe LABREZE: L’exécution officielle d’un médecin libre ou le déclin d’une société malade
Le Docteur Labreze, médecin, naturopathe, a été condamné par l’Ordre au terme d’une parodie de jugement. Alors que c’est l’inaction des médecins qui aurait dû et devrait être punie, ce sont ceux qui ont sauvé qui sont maintenant poursuivis et blâmés. Mais où sommes-nous arrivés? Au faîte d’une société où la maladie est lucrative; composée de médecins formés dans ce moule idéologique, persuadés que la chimie allait sauver le monde. Que reste-il? Désobéir. Nombreux. urgemment. Sortir du paradigme en en fondant un autre.
Le Docteur Labreze invite les lecteurs de Kairos à se procurer le livre d’Alexandra Henrion-Caude: Les apprentis sorciers, à écouter l’exposé de son confrère, le Dr Sabatier, ainsi que d’écouter l’interview du Pr Tritto
Pour signer la pétition de soutien au Docteur labreze: www.justicepourledocteurlabreze.info
[INTERVIEW] Jean-Jacques CRÈVECOEUR – Où en sommes-nous ?
Jean-Jacques Crèvecoeur, formateur, auteur, conférencier, se nourrissant de la psychologie, la philosophie, la physique quantique, la biologie, médecine, psychanalyse, pédagogie… nous parle de ce monde. De la part que chacun peut et doit y prendre. Présenté par certains comme « le grand gourou », chez Kairos nous refusons de jouer le même jeu que ceux qui veulent nous nuire jouent avec nous: accoler une étiquette pour empêcher tout débat, tout désaccord… en fin de compte toutes pensées. Nous refusons l’étiquette que les comploteurs mettent sur de soi-disant « complotistes ». Alors que nous vivons une période tragique, elle offre, paradoxalement pour certains, les leviers pour un nouveau monde. Profitons-en.
KOMPLOTISTE!
Les médias de masse nous traitent de complotistes parce que associations et instances de déontologie dont ils font partie nous ont condamnés; les scientifiques de plateau nous méprisent en s’appuyant sur ces mêmes condamnations et attaques de la presse. On tourne en rond: Kairos est complotiste! Pourquoi? Parce qu’il est complotiste? Qui a dit cela? « A ». « Mais aussi B, parce que A l’a dit », et C, « parce que B l’a dit parce que A l’avait dit »… En attendant, ils sont tous contents, car à nous catégoriser ainsi, ils veillent surtout à ce qu’on ne parle pas de tout ce que Kairos publie.
OCCIDENT: La débâcle?
Guy Mettan, journaliste et politicien Suisse, nous parle du journalisme, son journalisme, celui qu’il exerce depuis plus de 40 ans. Proche de la Russie, ayant adopté dans les années 90 une petite fille Russe, il nous parle de ce pays, bien différent des stéréotypes médiatiques qui figent notre esprit occidental. De la nourriture pour réfléchir, débattre… exercices qui seront peut-être un jour taxés de « complotistes ».
Interview d’Adnan AZZAM – Un autre regard sur la Syrie
Adnan Azzam, Syrien, humaniste, a fait le tour du monde avec son cheval et rencontré différents peuples. Il nous parle de la proximité entre les gens, ceux d’ici et ceux de là-bas,de la domination occidentale, de la Syrie et de la souffrance de son peuple sous les coups des sanctions occidentales. Il aspire à une amitié retrouvée entre les hommes et se bat tous les jours dans ce but.
[ANALYSE ]L’affaire Nicolas ULLENS – Le fait « divers » qui cache la forêt de la corruption
Derrière le « meurtre dans la jet-set » (Paris Match), spectacle médiatique habituel pour attirer le lecteur-consommateur, il y a un homme, une réalité plus complexe que le réductionnisme médiatique le voudrait. Mais surtout, des heures d’interviews d’un ancien de la Sûreté de l’État, menacé de mort à l’époque, dont les révélations n’ont pas permis de mettre derrière les barreaux Didier Reynders et Jean-Claude Fontinoy. Retour sur l’affaire qui occulte un système.
La chaîne Youtube de Nicolas ULLENS: https://www.youtube.com/channel/UC3Pj0G6C9WFki18L1TNg2XQ
Pour en savoir plus:
https://www.new.kairospresse.be/la-famille-von-der-leyen-aux-manettes-de-lue-2/ https://www.new.kairospresse.be/europe-qatar-maroc-marchands-darmes-corruption-tout-va-bien/ https://www.new.kairospresse.be/interview-de-nicolas-ullens-1-2-4-les-ramifications-russes-en-belgique/ https://www.new.kairospresse.be/interview-de-nicolas-ullens-2-4-le-demenagement-de-la-police-federale/ https://www.new.kairospresse.be/les-fonds-libyens-interview-de-nicolas-ullens-4-4/ https://www.new.kairospresse.be/interview-inedite-de-lhomme-qui-accuse-didier-reynders/ https://www.new.kairospresse.be/quand-la-surete-de-letat-perd-des-donnees-confidentielles/ https://www.new.kairospresse.be/les-etranges-liens-de-didier-matray-lavocat-de-didier-reynders/ https://www.new.kairospresse.be/difficile-et-dangereux-detre-lanceur-dalerte-au-plat-pays/ https://www.new.kairospresse.be/appel-a-rejoindre-le-reseau-de-resistance-au-totalitarisme-hygieniste/ https://www.new.kairospresse.be/nombreux-indices-de-corruptions-et-dingerences-au-plus-haut-niveau-de-letat-belge/ https://www.new.kairospresse.be/kairos-et-didier-reynders/ https://www.new.kairospresse.be/inauguration-de-la-maison-des-lanceurs-dalerte-belgique/ https://www.new.kairospresse.be/didier-reynders-est-il-le-candidat-le-plus-legitime/ https://www.new.kairospresse.be/lancement-de-la-maison-des-lanceurs-dalerte-lancement-de-la-maison-des-lanceurs-dalerte/ https://www.new.kairospresse.be/si-la-belgique-est-le-royaume-de-kafka-que-dire-de-leurope/ https://www.new.kairospresse.be/reynders-larbre-qui-cache-la-foret/ https://www.new.kairospresse.be/un-article-complotiste-sur-le-nouveau-gouvernement/ https://www.new.kairospresse.be/philippe-goffin-avrox-et-le-clan-reynders/ https://www.new.kairospresse.be/le-chainon-manquant-congolais/


