
Comme dit l’adage, « L’herbe semble toujours plus verte dans le pré du voisin », mais elle n’est pas forcément meilleure pour notre santé ! Mais qu’est-ce que le bio ? Quels sont les statuts, quelles sont les normes, quelles sont les obligations et les résultats finaux de cette nouvelle mode qui préconise le vert pour tout et surtout pour notre alimentation ?
La teinte verte se décline dans toutes les nuances. Pour le bio c’est pareil. Qu’en dit le dictionnaire ? Dans le Larousse de 1994, le mot ne figure pas. Le Petit Robert de 2006 donne la définition suivante : « Biologique et biographie… élément du grec bios “vie”, les composés récents sont didactiques et servent généralement à désigner le rapport entre une science, une technique et la biologie. » Par contre, sur le net, c’est une tout autre version qu’on nous sert : « Bio : adjectif, adverbe et nom masculin (aliment) issu de l’agriculture biologique. Légumes bios. Élaboré dans le respect de l’environnement et avec des composants végétaux issus de l’agriculture biologique. Cosmétiques bios. »[note] Mais nous n’en savons pas plus. Un mot dont toutes les gorges se gargarisent : nos politiques, les riches bobos, les soixante-huitards nostalgiques, les agriculteurs convaincus ou utopistes, le citoyen lambda persuadé de faire du bien à son corps et à la planète, etc. Mais tout n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Avant 1920, c’est-à-dire avant l’agriculture dite moderne, le bio n’existait pas. Les agriculteurs utilisaient des engrais organiques comme les déchets de plantes et/ou déjections et sous-produits d’animaux tels que sang, plumes, poudres d’os et même des excréments humains. La pratique ancienne de mise en jachère permettait aussi au sol cultivé de respirer et de se reconstituer en azote, phosphore et potassium, trois éléments minéraux absolument essentiels aux cultures[note]. L’industrialisation de l’agriculture avec la synthèse chimique des engrais a fait naître, par opposition, une agronomie différente.
Comprenons bien le mot « organique » (synonyme de bio dans les pays anglo-saxons) car il fait référence à ce qui est produit naturellement par un être vivant. En 1828, le chimiste allemand Friedrich Wohler réussit la première synthèse chimique d’un composé organique, l’urée, donnant naissance à une nouvelle branche de la chimie : la chimie organique [note]. À partir de cette découverte, il devient courant de synthétiser toutes sortes de molécules « organiques » de façon non naturelle comme le DDT et autres pesticides organochlorés. Dès la fin du XIXe siècle, les chimistes produiront des engrais de synthèse à l’échelle industrielle. Toutes ces nouveautés vont faire « déflagrer » les rendements agricoles grâce à leur facilité d’emploi, leur efficience et leur coût abordable. « La révolution verte » du milieu des années 1960 est en marche [note], au grand dam des écolos avant l’heure qui vont essayer de nous dessiller les yeux sur le danger de cet usage massif des intrants. En France, ce n’est pourtant qu’en 1981 que le bio obtiendra une reconnaissance officielle des pouvoirs publics avec la création d’une Commission nationale en charge de son organisation et de son développement. C’est cette même Commission qui, en 1983, élaborera le premier cahier des charges auquel l’agriculture biologique allait se trouver soumise[note]. Et puis l’Europe légiférera : au sein de l’Union européenne, le premier règlement sur l’agriculture biologique est entré en vigueur en 1992 (Règlement no 2092/91), suivi en août 1999 de règles relatives à la production, l’étiquetage et l’inspection en matière d’élevage (Règlement no 1804/1999)[note]. Jusqu’aux années 2000, malgré l’absence de définition bien précise, les produits bios collaient relativement bien à la charte d’origine, mais l’engouement pour ce paradis verdoyant à la production assez limitée a fait exploser la demande. Comment répondre à cette sollicitation ? En modifiant les règles, tout simplement ! Et au son des pipeaux, c’est ici que s’ouvre le bal du greenwashing[note], des dérogations, des erratas, des aménagements, des ajouts, des retraits et… des magouilles! Bien sûr, il existe, d’après le fameux règlement, quelques principes généraux auxquels le bio doit répondre : « Respect des écosystèmes et préservation des espaces naturels, maintien de la biodiversité et de la fertilité des sols, non-utilisation de produits chimiques de synthèse, respect du bien-être animal, gestion responsable des ressources naturelles ». De ces principes vont découler moult obligations et interdictions[note], comme le devoir d’apposer un logo, de respecter un espace correct pour l’élevage d’animaux et que ces derniers soient nourris avec de la nourriture bio. Pourtant la législation reste floue. Par exemple, nous ne trouvons nulle part les termes nocif ou toxique, alors que le sulfate de cuivre pour les cultures et les nitrites pour la fabrication des charcuteries sont toujours largement utilisés. Certains labels comme « Bio Cohérence » en France, créé en 2010 par des acteurs privés[note] sont beaucoup plus exigeants. Comment est-ce possible ? La réglementation officielle concernant le bio n’est pas rédigée par des écologistes ou des militants, mais par des technocrates qui ne se préoccupent ni de notre santé, ni du bien-être animal et encore moins de l’environnement ! Leur priorité, c’est le bon financement des marchés et de l’économie[note]. Donc exit l’empreinte carbone, la taille des entreprises, la limite de rejet de CO2, etc. Le marché est porteur ! En 2009, l’Europe a accouché d’un nouveau règlement (CE n° 834/2007) qui allait « unifier » les textes pour répondre aux attentes des consommateurs en décrétant de nouvelles possibilités pour rester productif et, dans la foulée, va légaliser une tripotée de règles et de normes inédites, suivies d’un déluge de dérogations et d’autorisations à répétitions. Cette fameuse règle (CE n° 834/2007) prévient en avant-propos que « cette documentation n’est qu’un outil et qu’elle n’engage pas la responsabilité des institutions[note]. » Un peu plus loin, nous lisons avec étonnement que les produits bio ne sont pas soumis à la LMR (limite maximale des résidus), et cela en se basant sur la bonne foi des producteurs !
Pourquoi faire des contrôles qui sont onéreux en argent et en temps puisqu’aucun produit bio n’est censé contenir de résidus nuisibles ? Voilà pourquoi le bio est devenu un commerce bien plus qu’une pratique agricole[note]. Beaucoup de consommateurs confondent bio et naturel. Soyons clairs, « “produit biologique” n’est pas du tout synonyme de « produit naturel»”. Naturel stricto sensu veut dire : issu de la nature, qui n’est pas le fait du travail de l’homme[note] ». Le parfum du naturel peut ennoblir tous nos plats et agrémenter nos palais, personne n’a pris la peine de définir exactement de quoi on parlait. Donc que ce qui est « naturel » n’est pas forcément innocent et bénéfique. Pensons à l’uranium, au curare, aux salmonelles, aux virus, etc. On pourrait aussi attirer l’attention sur l’huile de graines de margousier couramment utilisée en agriculture biologique comme pesticide, mais qui se révèle un possible perturbateur endocrinien pour certains mammifères et toxique pour les abeilles ![note] Retenons aussi que tous les produits sauvages (pêche, chasse, cueillette) ne sont pas concernés, il est impossible de vérifier ce qu’ils ont absorbé au cours de leur croissance [note]. Il en est de même pour l’eau, les minéraux qu’elle contient ne sont pas cultivés. Bien sûr on trouve du miel bio et il existe un règlement spécifique pour les apiculteurs. Mais on pourrait ironiser, parce qu’aucun apiculteur ne peut certifier que ses abeilles ne butinent que des fleurs bio et, de plus, il n’existe aucun contrôle sur le miel, au contraire des ruches et installations qui, elles, sont contrôlées.
Quant aux cinquante nuances de vert, elles varient suivant l’humeur des lobbyistes. Nous les devons aux politiques différentes à travers le monde. Commençons par l’Europe. Chaque pays connaît une réglementation plus ou moins souple. Par exemple, il est prévu dans le nouveau règlement que les cultures doivent « conserver un lien avec le sol », autrement dit les plantes doivent pousser en pleine terre. Ainsi la culture hors sol, en bac ou hydroponie (culture de végétaux dans l’eau, les racines plongent dans un substrat inerte irrigué par une solution nutritive) est interdite. Cependant la Finlande, la Suède et le Danemark ont obtenu, « pour raisons climatiques et historiques » que la culture en bac puisse être maintenue en bio chez eux[note]. En Espagne, ce sont 33.000 hectares voués à la culture bio qui s’étalent près de la ville d’Alméria dans le sud du pays. Cette vaste zone que l’on appelle « la mer de plastique » est couverte de serres bâchées. En 2018, 100.000 tonnes de légumes labellisés bio y ont été produites alors que l’exploitation utilise une importante main-d’œuvre immigrée souvent illégale et souspayée, que l’usage massif d’engrais et de produits phytosanitaires, ainsi qu’une irrigation démesurée et mortifère pour l’environnement sont connus de tous. En France, nous citerons la célèbre « bouillie bordelaise », interdite dans plusieurs pays, mais qui est acceptée dans l’Hexagone ! Sous cette appellation sympathique qui sonne plus naturelle que naturelle se cache pourtant un fongicide et un bactéricide à base de sulfate de cuivre obtenu par un décapage du cuivre à l’aide d’acide sulfurique et de chaux ! « C’est l’exemple type du produit chimique de synthèse estampillé bio. Outre la viticulture, son utilisation est autorisée dans le cadre de toutes les cultures labellisées AB (agriculture biologique), et pourtant c’est un produit toxique. Le cuivre s’accumule dans le sol et, transporté par les eaux de pluie, il contamine les rivières. » [note].
L’importation des produits bio en dehors de l’UE vient de 114 pays différents. L’UE distingue deux catégories de pays : 20% des dits pays sont considérés comme « équivalents » aux pays européens, c’est-à-dire que les autorités locales agréent les organismes de contrôles européens, et 80% sont considérés comme « non équivalents », donc les organismes de contrôle doivent s’assurer que les chartes de production correspondent aux normes de l’UE pour tous les produits qui sont exportés.[note]
Un voyage outre-Atlantique nous mène chez l’Oncle Sam. Tout un chacun sait que c’est le pays de la malbouffe par excellence. Ajoutons que c’est le royaume des OGM, de l’élevage aux hormones et du traitement des viandes au chlore.[note] Et pourtant l’UE considère les États-Unis comme un pays aux normes équivalentes à celles de l’Europe ! L’Équateur et la République dominicaine qui exportent essentiellement des fruits tropicaux – dont les bananes – ne sont pas en reste, puisque les producteurs utilisent les épandages aériens d’huile – le banole[note] – qui est un fongicide ainsi que 14 substances interdites en Europe[note] !
Premier pays exportateur de produits bio en Europe, la Chine, traîne une batterie de casseroles derrière elle : étiquetage frauduleux, manque de règles strictes et pollution de l’environnement, un des plus gros problèmes du pays, un pays qui ne tient pas compte de la composition des sols cultivables dans lesquels, vu l’industrialisation galopante, on retrouve des métaux lourds comme le cadmium, le plomb et l’arsenic. Le régime n’arrive pas à faire respecter les normes concernant les produits bio parce qu’« aucun organisme gouvernemental chinois n’a de pouvoir clairement défini, ce qui a permis des abus et des activités illégales. »[note] Quant aux étiquetages, c’est souvent n’importe quoi. Les producteurs posent des étiquettes bio sur toutes sortes de produits pour accroître leur bénéfice ou réduire leur coût. En 2011, l’USDA (le Département américain de l’agriculture [note]) a prévenu les distributeurs de produits bio que « la société de la ville de Xi’an en Chine, auprès de laquelle ils se fournissaient, avait des certificats biologiques frauduleux sur les poudres d’hibiscus, de jasmin et d’extraits de racines de betterave. La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes [note]), organisme français a attiré l’attention sur l’augmentation des traitements ionisants non autorisés sur des produits importés d’Asie ; » [note]. Alors, il est probable que si les produits ordinaires sont traités de cette manière, le bio n’y échappe pas[note].
Nous terminerons ce tour verdâtre par l’Inde. Christophe Brusset, auteur de Les imposteurs du bio écrit : « Je suis allé plusieurs fois en Inde à la recherche de nouveaux fournisseurs, et je peux vous assurer que dans ce pays, les certificats et documents officiels n’ont qu’une valeur toute relative. J’avais pris la précaution de ne sélectionner que les usines dûment certifiées par la FDA (Food and Drug Administration). Ces certificats sont censés être des garanties d’excellence. J’ai pourtant constaté que plusieurs usines n’avaient de toute évidence pas le niveau requis pour obtenir de telles certifications. Les bâtiments étaient délabrés, les vitres et les portes cassées, les machines sales et rouillées, les employés mal formés et sans équipements d’hygiène, les ateliers de produits sensibles libres d’accès, etc. Et le fait que ces usines disposaient de certificats de conformité n’y changeait rien, sinon à démontrer que ces documents attribués à la tête du client et/ou contre des pots-de-vin n’avaient aucune valeur »[note] L’Inde est considérée comme un des pays « équivalent » aux diktats européens pour leur exportation de produits bio… on croit rêver !
On pourrait citer des milliers d’exemples qui concernent quasi tous les pays. Mais que font les technocrates de Bruxelles ? Pour le consommateur, il est presque impossible de distinguer un produit bio d’un produit conventionnel. Alors, comment s’y retrouver ? Le triomphe du bio, sa popularité sont fondés d’une part sur l’idée que ces produits sont bénéfiques pour la santé et d’autre part sur le marketing omniprésent relayé par des médias, réseaux sociaux et autres publicités. « Le bio est un produit marketing qui cible une clientèle citadine et nantie, a priori informée. Elle prend pourtant pour argent comptant des affirmations sans preuve, des idées, voire des idéaux, présentés comme incontestables tant par les médias que par les gouvernants[note] ». Et comme rien ne ressemble plus à un produit bio qu’un produit non bio, nous n’avons que l’étiquetage et une confiance aveugle aux fabricants pour réaliser nos emplettes ![note] Faut-il encore que cet étiquetage soit clair et précis, ce qui est loin d’être le cas. La valse des labels, la pléthore d’appellations embrouillent l’acheteur. Il suffit qu’un infime pourcentage de bio compose le produit pour que celui-ci reçoive l’autorisation d’afficher la cocarde « verte ». Retenons tout de même que le label « AB » pour la France et « Eurofeuille » pour l’Europe sont (en principe) des gages de qualité[note].
Et le goût ? Parce que si le bio a bonne presse, c’est que le consommateur en tire un bénéfice organoleptique en plus d’un bienfait pour sa santé. La question est simple, mais la réponse l’est moins, car nous lisons avec surprise sur le site Internet Agence bio « qu’aucune garantie de qualité gustative n’est actuellement associée aux produits biologiques. »[note]. Donc rien n’oblige les producteurs à offrir des produits ayant un meilleur goût que les produits conventionnels ! On pourrait penser que les multiples dégustations réalisées « en aveugle » légitimeraient le bio, mais rien de vraiment concluant ne ressort de ces dégustations qui sont davantage des « jeux » réalisés dans de mauvaises conditions sans rigueur méthodologique et de ce fait ne peuvent pas avoir de réelle validité[note]. Cela va peut-être décevoir, mais les pesticides, fongicides et herbicides ne modifient en rien le goût des aliments et sont imperceptibles pour nos papilles[note]. Nous devons les éventuelles différences de goût au respect des saisons, à la rotation des semis, à la composition des sols, aux choix des variétés, etc., donc aux méthodes de culture.
Parlons de la santé, sur laquelle vient buter tout un tas d’idées fausses. En France, entre 2009 et 2016, l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), l’INRA (Institut national de la recherche agronomique), le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers) et l’Université de Paris ont lancé une vaste étude portant sur le comportement alimentaire de dizaines de milliers de personnes et il en ressort « qu’une diminution de 25% du risque de cancer (tous types confondus) a été observée chez les consommateurs “réguliers” d’aliments biologiques comparés aux consommateurs plus “occasionnels”. »[note] . 25%, c’est peu, mais sans appel, le bio est meilleur pour la santé, surtout grâce à la teneur plus élevée en micronutriments. Cependant, ne « cocoricons » pas trop vite ! Si les produits agricoles bruts sont exempts de résidus de pesticides, gardons à l’esprit que le bio concerne aussi tous les produits alimentaires transformés et qu’une cinquantaine d’additifs (les moins dangereux pour la santé) sont tout de même autorisés. Si le bio réduit entre autres les risques de cancers, un label bio, aussi vert soit-il, n’assure jamais que ce produit est nutritionnellement équilibré. Il peut être trop sucré, trop salé, trop gras, etc., et n’oublions pas que ce label n’est qu’un repère.[note]
N’importe qui sait que les produits bios vident les portefeuilles aussi vite qu’ils remplissent les caddies. Si des prix plus élevés sont légitimes (rendements plus faibles, coût de production plus onéreux, main-d’œuvre plus importante, désherbage mécanique, etc.), il n’en reste pas moins vrai que les distributeurs, qui n’ont rien d’une œuvre de philanthropie, font preuve là d’un vil opportunisme. « Il faut arrêter de croire que la cherté du bio provient exclusivement du surcoût agricole… l’écart de prix entre le bio et le conventionnel est dû à la différence dans les marges appliquées par la grande distribution.»[note]. C’est d’autant plus facile de « rouler » le client que tout le monde a intégré que le bio coûtait plus cher ! En agissant ainsi, les distributeurs privent toute une partie de la population de l’accès à une nourriture plus saine et équilibrée. Ce n’est un secret pour personne, la paupérisation d’une partie des citoyens les éloigne de plus en plus des rayons verts et les conduit directement vers des produits conventionnels de basse qualité.
Pourtant tout n’est pas corrompu au royaume du bio. Les progrès, les efforts et les recherches en matière de santé des petites sociétés industrielles ne sont pas négligeables. C’est vrai, le chemin est semé d’embûches, car ce marché vert est une aubaine juteuse de plusieurs dizaines de milliards d’euros rien que pour l’Europe, et le commerce de la certification est également très rentable[note]. Les multinationales n’ont pas l’intention de renoncer à ce pactole aussi aisément. Alors, oui, il faut consommer des produits bio, mais en ne baissant pas sa garde, des applications telles que Yuka, Kwalito, Scan Eat, etc.[note] informent sur les ingrédients et autres additifs contenus dans les produits que nous consommons.[note] Il y a aussi les étiquetages Nutri-Score, Nutri-Repère et Traffic Lights[note]. Achetons bio, mais surtout en privilégiant les circuits courts. Évitons le bio industriel et revenons-en à notre pré carré. Arpentons notre terroir pour découvrir nos agriculteurs, nos maraîchers et nos éleveurs dans leur domaine où ils appliquent une agriculture biologique de qualité en se respectant, en respectant les sols, les animaux et en nous respectant. Achetons dans les coopératives de villages, chez les petits producteurs locaux, chez les apiculteurs, les fromagers, les pisciculteurs, etc. Ne négligeons pas non plus tous les autres artisans – fabricants de cosmétiques, de détergents et autres textiles –, cela coûte un peu plus cher, mais le contact humain, la convivialité, la garantie d’une alimentation saine et goûteuse n’a pas de prix !
Marie-Ange Herman



