Résister : « du latin resistere, « ne plus avancer » »
Ce n’est pas un vain mot que d’évoquer la résistance au sujet des associations qui ont vu le jour ou ont accentué leur combat depuis début 2020 et l’entrée dans l’ère inédite du Covid-19. Si en 1943, le Conseil national de la résistance pouvait compter sur le soutien de certains syndicats, médias et représentants politiques, aujourd’hui ce sont contre eux et leur propagande odieuse que la résistance doit s’organiser. Car tous, à quelques détails près[note], suivent le narratif officiel et participent à la grande mascarade.
Les quatre organisations que nous avons rencontrées reconnaissent que c’est ce narratif officiel mensonger qui dès le départ les a animés à dire la vérité et agir : résistance au discours dominant en offrant une autre information ; résistance à l’atrophie cérébrale par la peur, en désamorçant le matraquage des chiffres et en proposant de recréer du lien ; résistance aux attaques en proposant des outils de défense, juridiques notamment.
L’importance de cette présence hétérodoxe se mesure à l’aune de ce que signifierait son absence : une uniformité idéologique parfaite entre le pouvoir politico-médiatique et le corps social, une sorte de Paix dystopique[note]. Dans celle-ci, la dissension individuelle n’a pas encore disparu, sa dissolution est en cours, mais tous ont déjà l’impression que collectivement elle n’existe plus ceci donnant l’illusion qu’elle n’existe plus. Et pour le pouvoir, c’est bien cela le plus important : que les dissidents crient seuls dans leur coin, personne ne les entendant et tous pensant qu’ils n’existent pas ou plus de dissensus[note]. Le Truman Show version 2021, où tout le monde joue le jeu et tout le monde s’y fait prendre, et où l’illusion du consensus devient plus importante que le consensus lui-même – inatteignable. Où les dissidents réels sont définitivement seuls, mentalement enfermés dans une contestation qui n’a plus aucune échappatoire dans le réel, car aucun n’est prêt à prendre le risque de demander à un voisin si, comme lui, il « n’est pas d’accord ». La fin de la perception d’une contestation publique est le signe avant-coureur de la fin de la contestation individuelle, et donc en bout de course la mort de la révolte collective.
Cette absence apparente d’opposition signerait donc l’apothéose du déploiement totalitaire où le pouvoir ne s’encombre plus de garde-fous, comme nous le disait Mattias Desmet, psychologue clinicien[note]. Ceci expliquant la censure dans le mode « chasse aux sorcières ». Continuer à crier pour se faire entendre au-dessus des hurlements médiatiques, c’est donc s’assurer de conserver une seconde voix, offrir une échappatoire, laisser une porte entre-ouverte pour celui qui désire « ne plus avancer » avec la masse, qui se dirige au son de ses maîtres vers le mur. Persister à dire que tout cela n’est pas normal, c’est refuser leurs diktats normatifs, même s’il est difficile d’énoncer la vérité quand la plupart ne se rendent pas compte qu’ils vivent dans le mensonge.
Face au narratif officiel du Covid, certaines associations aident et ont permis d’aider des dizaines de milliers de personnes. Alors que nous avons vu que les mesures sanitaires se sont déployées au gré de l’évolution de la production industrielle des vaccins, il serait bon de se rappeler une des mesures reprises dans la charte du Conseil national de la résistance : « l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ». Depuis 1944, ces féodalités ont colonisé l’ensemble de nos vies. Sans Pfizer, GSK, AstraZeneca, Moderna…, organes politiques à part entière, les vrais « décideurs », avec leurs marionnettes aux gouvernements courroies de transmission de leurs intérêts, nous ne serions jamais arrivés où nous en sommes aujourd’hui.
Certains sont là pour continuer à nous le dire. Heureusement.
Alexandre Penasse


