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Accord sur les céréales : la Russie claque la porte

Alors que la Russie et L’Ukraine sont les principaux exportateurs de céréales au monde, le conflit dans le Donbass a précipité la fin d’un accord céréalier signé entre les deux pays, la Turquie et les Nations unies afin de maintenir les exportations, aggravant la crise alimentaire touchant déjà des millions de personnes dans le monde. A nouveau, on découvre comment la guerre détruit tout, au-delà des frontières des belligérants.

Illustration: Isabelle Biquet

Le 17 juillet dernier, la Russie a annoncé la suspension de sa participation à l’initiative céréalière de la mer Noire. Celle-ci avait été mise en place pour conjurer le risque de voir s’amplifier la crise alimentaire, en ramenant les produits russes et ukrainiens sur le marché mondial. Avant le conflit dans le Donbass, la Russie et l’Ukraine étaient parmi les principaux exportateurs de céréales au monde, fournissant un tiers du marché mondial du blé. Cependant, suite au déclenchement du conflit en Ukraine, de nombreux pays ont pris la décision de suspendre le commerce avec la Russie, tandis que les exportations de céréales ukrainiennes ont dû cesser en raison des hostilités. Cette situation a intensifié la crise alimentaire qui touche près de 200 millions de personnes dans 53 pays, selon la FAO.

Pour résoudre cette crise, une solution diplomatique a été trouvée sous forme d’un accord sur les céréales signé à Istanbul le 22 juillet 2022 par la Russie, l’Ukraine, la Turquie et les Nations unies. Cet accord se compose de deux volets: la création de corridors maritimes sécurisés pour les exportations de céréales à partir de trois ports ukrainiens, ainsi qu’une aide à l’exportation de produits agricoles et d’engrais russes vers les marchés mondiaux. Cependant, les engagements pris vis-à-vis de la Russie n’ont jamais été respectés, ce qui a conduit à la décision de Moscou de se retirer provisoirement de l’initiative céréalière.

En septembre 2022, le président russe Vladimir Poutine a critiqué l’UE pour avoir refusé d’envoyer des engrais russes aux pays les plus pauvres d’Afrique et d’Amérique latine, qualifiant cela de « fraude totale ».

En octobre 2022, le FSB a conclu que les explosifs utilisés pour faire sauter le pont de Crimée avaient été livrés par voie maritime via le corridor de la mer Noire. Le 29 octobre 2022, la Russie a annoncé son retrait de l’accord sur les céréales, mais est finalement revenue dans l’accord après avoir reçu des garanties que le corridor humanitaire ne serait utilisé qu’à des fins humanitaires.

Lors d’une interview du 13 juillet 2023, Vladimir Poutine a exprimé son mécontentement quant à l’application de l’accord sur les céréales de la mer Noire, affirmant que la Russie n’avait rien obtenu de cette initiative. Il a même évoqué la suspension de l’accord si les termes n’étaient pas respectés. C’est cette hypothèse qui s’est matérialisée le jour de l’arrivée à échéance de l’accord. Malgré cela, la Russie a laissé la porte ouverte à une éventuelle réintégration dans l’accord si ses demandes étaient satisfaites. Toutefois, pour forcer la Russie à rester dans l’accord, une attaque de drones a été lancée contre la ville de Sébastopol et le pont de Crimée, faisant des victimes.

L’avenir de l’accord sur les céréales est incertain depuis que la Russie s’est retirée. L’Ukraine a suggéré à la Turquie de poursuivre sans la Russie, mais la Turquie a informé le gouvernement ukrainien qu’elle ne fournirait pas d’escorte ni de protection aux navires commerciaux tentant d’exporter des céréales à partir des ports de la mer Noire, en raison des risques associés à une escalade du conflit avec la Russie. Les Turcs restent concentrés sur le retour de la Russie dans l’accord, les pourparlers entre le président turc Erdogan et le président russe Poutine devant avoir lieu le mois prochain, en août.

Ses intérêts d’abord

Le premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a annoncé que son pays ne rouvrirait pas son marché aux céréales ukrainiennes après la fin de l’accord sur les céréales. Cette position est critiquée car elle contredit les assurances précédentes de soutien inconditionnel aux Ukrainiens. L’explication est purement nationale : les céréales ukrainiennes précédemment importées en Pologne avaient provoqué l’effondrement du marché local et l’escalade des tensions sociales dans le pays. Les agriculteurs locaux étaient placés dans des conditions insupportables malgré les subventions promises par les autorités qui ne sont pas versées ou ne s’appliquent pas à la nouvelle récolte. Les autorités polonaises avaient donc depuis longtemps bloqué l’importation de produits agricoles ukrainiens, notamment les céréales, le sucre, les fruits, les légumes, le vin, la viande, le miel et les produits laitiers. Les restrictions sont en place jusqu’au 15 septembre, mais la Hongrie, la Bulgarie, la Pologne, la Roumanie et la Slovaquie ont demandé leur prolongation. Kiev essaie de réagir en prenant des mesures similaires à l’égard des produits polonais.

Des fraudes à l’importation de céréales industrielles ukrainiennes ont été révélées en Pologne en mai dernier. Le parquet polonais a identifié de nombreuses entreprises qui vendaient ces céréales en dissimulant leur origine et leur destination. Les céréales étaient importées en grandes quantités sans être soumises à des contrôles aux frontières, puis vendues comme des céréales locales pour être transformées en farine ou en fourrage. Cette pratique a entraîné la contamination de céréales polonaises par des céréales non conformes aux normes de production et de transport de l’UE.

Ze willen de vrije pers onzichtbaar maken… laten we de ruimte binnenvallen!

Het is meer dan 11 jaar geleden sinds het eerste nummer van Kairos verscheen, in april 2012. Destijds hadden we geen idee dat dit gekke idee om een krant te maken ons zou brengen waar we nu zijn: 60 nummers en een reputatie die verder reikt dan de Belgische grenzen.

15 april 2020, de dag dat ik poseerde voor Sophie Wilmès ».de vraag politiek vooringenomen » – (…) « Dit is niet wat journalisten gewend zijn.Kairos doorbrak de luchtbel waarin hij werd gehouden door de media en de politieke macht, waardoor hij gevangen zat in een vorm van anonimiteit die de laatste goed uitkwam (« Kairos »).blijf praten, zolang weinigen je horent… ») – want die dag zaten tussen de twee en drie miljoen Belgen voor de televisie. Het was te veel…

We zullen hieruit twee belangrijke conclusies trekken:

1. Een van de doelen van de massamedia is het creëren van een fictieve consensus, door mensen te voeden via hun propagandamedia: TV, radio, web, openbare posters, etc., waardoor de illusie wordt gecreëerd dat iedereen het met elkaar eens is; dat een meerderheid, een passieve vergaarbak, afgestemd is op wat deze media voorschotelen. Zoals we destijds aan het einde van onze video zeiden: « Na onze vraag aan Sophie Wilmès tijdens de persconferentie op 15 april ontvingen we veel berichten waaruit bleek dat mensen een andere boodschap verwachten. Kairos probeert precies dat te doen« . Vandaag de dag, daar zijn we zeker van, willen veel mensen iets anders horen, verwachten ze debat, en dat is wat ons op de been houdt, ons gaande houdt. Voor veel mensen was Kairos een frisse wind in een dystopische atmosfeer. Ze dachten:« Ik ben niet alleen, ik ben niet gek« .

2. De minister-presidenten die aanwezig waren op de persconferenties tijdens Covid-19 zeiden tegen zichzelf:« Dit mag nooit meer gebeuren. »Met andere woorden, een groot aantal toeschouwers moet tegelijkertijd een ‘ander’ discours kunnen horen, een discours dat hen verenigt rond een gemeenschappelijke zaak en hen aanzet tot nadenken, in tegenstelling tot het politieke discours dat hen verandert in heteronome subjecten, inwisselbare nummers in een gehoorzame massa. Zoals we op 22 april 2020 schreven: « De feiten spreken voor zich. Ze willen niet dat we iets anders horen. Ze zouden te veel te verliezen hebben. Laten we laten zien dat ze tot onze dienst moeten staan« . Als gevolg daarvan mochten we bijna 8 maanden geen persconferenties houden. Toen ik weer naar binnen kon, dankzij de hulp van mijn advocaat, censureerde de controlekamer mijn vraag op politiek bevel en begon de aftiteling terwijl ik hem stelde. Toen sloot YouTube ons kanaal; de Commission d’agréation voor mijn perskaart verlengde deze niet (we wonnen een tweede aanvraag bij de beroepscommissie); onze subsidies werden ingetrokken… Ze doen er alles aan om ervoor te zorgen dat we niet meer bestaan, zodat ons informatiewerk jou niet meer bereikt.

Wat kunnen we hieruit concluderen? Dat ze niets zijn zonder de macht van de media, dat onmisbare propagandamiddel dat hen ten dienste staat. Zoals we al zeiden in onze inleiding op de column « Geschiedenis van Codeco »:

« Stel je voor dat over al deze zaken democratisch was gedebatteerd. Denk je dat we er vandaag nog zouden zijn?« 

Er zal geen vrije pers zijn zonder jou, geen vrije pers zonder zichtbaarheid. Zoals er zal zijn als er angst is .

Ze willen de vrije pers onzichtbaar maken… laten we de ruimte binnendringen: maak Kairos overal zichtbaar.


Dank je.

Alexandre Penasse

Ils veulent invisibiliser la presse libre… envahissons l’espace!

Plus de 11 ans que le premier numéro de Kairos était publié, en avril 2012. A l’époque, nous ne savions pas que cette idée folle de créer un journal nous mènerait où nous sommes aujourd’hui: 60 numéro et une notoriété qui dépasse les frontières de la Belgique.

Le 15 avril 2020, le jour où je posais à Sophie Wilmès « la question biaisée politiquement » – (…) « Ce qui n’est pas l’habitude des journalistes » -, Kairos faisait éclater la bulle dans laquelle le maintenait le pouvoir médiatico-politique – l’enfermant dans cette forme d’anonymat commode pour ce dernier (« cause toujours, tant que peu t’entendent… ») -, puisque ce jour-là, entre deux et trois millions de Belges étaient devant leur télévision. C’était trop…

Nous en tirerons deux conséquences principales:

1. Un des objectifs des médias de masse est de créer un consensus fictif, abreuvant les individus via leurs supports de propagande: télé, radio, web, affichage public…, créant l’illusion que tout le monde est d’accord; qu’une majorité, réceptacle passif, est en phase avec ce que ces médias lui servent. Comme nous l’avions indiqué à l’époque, à la fin de notre vidéo: « Suite à notre interpellation à Sophie Wilmès lors de la conférence de presse de ce 15 avril, nous avons reçu beaucoup de messages qui nous laissent penser que les gens attendent un autre discours. Kairos essaie de faire cela« . Aujourd’hui, nous en sommes sûrs, de nombreuses personnes veulent entendre autre chose, attendent du débat, et c’est ce qui nous fait continuer, tenir. Pour beaucoup, Kairos a été une bouffée d’air dans une atmosphère dystopique, ils ont pensé: « Je ne suis pas seul, je ne suis pas fou« .

2. Les Ministres-Présidents présents lors des conférences de presse pendant Covid-19, se sont dit: « cela ne peut plus jamais arriver« , à savoir qu’énormément de spectateurs puissent entendre en même temps un discours « différent », c’est-à-dire un discours qui les relie autour d’une cause commune, les mène à réfléchir, à l’inverse du discours politique qui en fait des sujets hétéronomes, numéros interchangeables d’une masse obéissante. Nous l’écrivions le 22 avril 2020: « Les faits parlent d’eux-mêmes. Ils ne veulent pas que nous entendions autre chose. Ils auraient trop à y perdre. Montrons qu’ils devraient être à notre service« . Dès lors, nous avons été interdits de conférence de presse pendant presque 8 mois. Quand j’ai pu y revenir grâce à l’aide de mon avocate, la régie a censuré, sur ordre politique, ma question, lançant le générique de fin alors que j’étais en train de la poser. Ensuite, YouTube a fermé notre chaîne; la Commission d’agréation pour ma carte de presse ne l’a pas prolongée (lors d’une seconde demande, en Commission d’appel, nous avons gagné); on nous a enlevé nos subsides… Ils tentent tout pour que nous n’existions plus afin que notre travail d’information ne vous parvienne plus.

Que pouvons-nous en conclure? Qu’ils ne sont rien sans la puissance médiatique, cet indispensable outil de propagande à leur service. Comme nous l’indiquions dans notre introduction de la chronique « Histoire du Codeco »:
 

« Imaginez un seul instant si toutes ces questions avaient été débattues démocratiquement. Pensez-vous que nous en serions là aujourd’hui ?« 

Il n’y aura pas de presse libre sans vous, pas de presse libre sans visibilité. Comme il n’y aura pas de débat si règne la peur.

Ils veulent invisibiliser la presse libre… envahissons l’espace: rendez Kairos partout visible. 


Merci!
 

Alexandre Penasse

[SÉRIE] CHRONIQUE ÉCONOMIQUE #1: L’État au service des grands capitaux

Le nombre de commerces est passé en Belgique de 369 787 au 31 décembre 1947 à 191 269 au 1er décembre 2015, soit une perte de 178 518 commerces ou 48 %.

D’après les économistes, le nombre de commerces a alors diminué parce qu’ils étaient trop nombreux, trop petits et trop peu productifs.

Tout au long du processus, ce sont les plus petites cellules qui ont fermé et les commerces ont disparu surtout aux marges des espaces commerçants, là où le passage est le plus faible.

Le législateur dans les États occidentaux est au service des grands propriétaires de capitaux (régime fiscal privilégié). La complexité des régimes juridiques et fiscaux facilitent la tâche des grands possesseurs et embarrassent celle des petits entrepreneurs. Elle favorise la concentration capitalistique, en supprimant la concurrence.

L’évolution du métier de petit commerçant au travers de quelques dates :

Dans les années 1950, la grande majorité des commerçants étaient des indépendants, propriétaires du bâtiment et habitaient dans celui-ci. Ils géraient leur activité en famille, sans personnel salarié, se servaient dans leur magasin quand ils avaient besoin d’un article qu’ils vendaient ; la comptabilité était simple, appuyée sur les factures des fournisseurs et le relevé de caisse quotidien. Il n’y avait alors guère de séparation entre la vie professionnelle et la vie domestique : le commerçant se partageait entre tâches commerciales et tâches ménagères selon les fluctuations de la présence de clients. Depuis, la vie du commerçant s’est fortement complexifiée.

Dès les années 1950, les commerçants sont obligés de tenir une comptabilité et l’accès à la profession est réglementé. À la fin de la décennie, apparaissent les premiers supermarchés suivis des premiers hypermarchés (cf. Graphique 12). Même si ces types de commerces ne sont pas les premiers à abaisser les prix (grands magasins dès 1860, magasins populaires à partir de 1928), ils marquent clairement le départ d’une stratégie de concurrence appuyée sur la recherche des prix les plus bas, réduisant les marges bénéficiaires.

Pendant les années 1960, les commerçants comme les autres citoyens déplacent leur logement vers la périphérie et se rendent en voiture à leur travail. Les espaces d’habitation désertés permettent éventuellement l’agrandissement du commerce, sont parfois loués ou encore consacrés au stockage ou simplement délaissés. À la fin des années 1960, les commerçants sont obligés d’avoir un compte postal ou bancaire.

En 1971, la TVA est instaurée, qui conduira beaucoup de petits commerçants à fermer ou à recourir aux services d’un comptable. En 1976, le code-barres commence à être utilisé dans le grand commerce en Europe. Il implique le scannage à la caisse et simplifie la gestion des stocks. Il ne sera adopté que bien plus tard dans le petit commerce. En 1979, apparaissent Bancontact et Mister Cash, qui fusionneront ultérieurement. Il s’agit là d’un des premiers services payants, qui vont progressivement se révéler indispensables mais aussi grever les bénéfices.

Dans les années 1980, la franchise se répand comme mode de gestion. Les études de localisation se multiplient, basées essentiellement sur le critère du nombre de passages de chalands. La demande devient plus forte pour les meilleurs emplacements de ce point de vue. Le rôle des courtiers immobiliers s’accentue comme intermédiaires entre les enseignes et les propriétaires. Ceux-ci se professionnalisent aussi : une part croissante des meilleurs emplacements commerciaux est devenue la propriété de sociétés immobilières, souvent liées à des compagnies d’assurance. Les loyers augmentent, jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires et plus. Dans les meilleures rues, l’augmentation des loyers chasse de nombreux types de commerces et augmente la part de l’équipement de la personne, qui dispose de hautes marges bénéficiaires et peut donc payer des loyers importants. Dans la rue Neuve, par exemple, les cinémas, glaciers, pâtissiers, papetiers et bagagistes disparaissent. La part des enseignes y passe de 37 % en 1984 à 95 % en 2011. Les types de commerces micro-centraux, ceux qui recherchent les localisations centrales dans les noyaux commerciaux, représentaient 75 à 80 % des commerces de la rue Neuve de 1967 à 1987 ; en 1996, cette proportion est passée à 98 %. La même évolution se produit dans les rues principales des principales villes mais aussi dans les parties centrales des autres noyaux commerciaux importants.

En 1986, la Communauté économique européenne adopte la norme EDIFACT/ONUpour l’échange de données informatisées (EDI), qui va permettre le dialogue direct entre les ordinateurs des grands distributeurs et de leurs fournisseurs, et donc la livraison commandée directement par l’état des stocks (gestion à flux tendu).

L’imposition des doubles cuves aux stations services dès 1999 symbolise les préoccupations environnementales croissantes et leurs conséquences sous la forme de contraintes pour les commerçants. En 2002, le passage à l’euro inquiète fortement les petits commerçants, au point que certains décident d’arrêter leur commerce et que d’autres citent encore cet événement parmi les mauvaises périodes qu’ils ont connues. La même année, la création de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) fait suite à la crise de la vache folle et symbolise les contrôles croissants de tous types auxquels sont soumis les commerçants.

Sans qu’il soit possible de dater la transition, l’engagement et la gestion du personnel se sont aussi complexifiés, au point que pas mal de petits commerces recourent à un secrétariat social (qui constitue un service payant supplémentaire). L’imposition d’un modèle de caisse anti-fraude dans la restauration participe à la même tendance. Et la montée du commerce électronique devient une cause supplémentaire d’inquiétude pour les commerçants.

La conséquence de ces évolutions est que le chiffre d’affaires nécessaire pour être rentable a augmenté, et donc aussi la surface nécessaire.

[INTERVIEW] Sacrifice pour altruisme illusoire

Guilhem Méric voulait bien faire, se faire vacciner pour protéger ses parents. Pourtant, quelques jours après, son état de santé se dégrade rapidement. Au point d’handicaper complètement sa vie. Combien sont-ils à subir les effets secondaires des vaccins, quand ils n’en sont pas morts? Faites entendre votre voix, témoignez.

[SÉRIE]CHRONIQUE ÉCONOMIQUE #7: Les nouveaux moyens d’échanges, la monnaie libre

Pour se prémunir de l’hyper-inflation et des problèmes de liquidité, pour une alternative aux monnaies numériques programmées qui annihilent notre liberté de choix et de vie, les monnaies comme la June peuvent être une solution non négligeable. Pour un commerçant, le passage peut se réaliser de manière graduelle, en réservant une part de ses biens de consommation à la vente en June tout en conservant une majorité de ses ventes en Euro.

Het hof van beroep van Brussel heeft de zaak van AViQ verworpen

PERSBERICHT / LA ZONE LIBRE vs AVIQ

Het burgercollectief van de vrije zone voert campagne voor democratische waarden en zorgt ervoor dat fundamentele rechten en vrijheden worden gerespecteerd.

In het kader van de COVID-crisis vocht hij geweldloos tegen de invoering van het covid-veilige ticket en tegen het discriminerende systeem dat werd ingevoerd tussen gevaccineerde en niet-gevaccineerde mensen. Hij was vooral geïnteresseerd in de vaccinatie van kinderen.

Om mensen aan te moedigen zich te laten vaccineren, heeft het Waalse gezondheidsagentschap (AViQ) een website laten maken, die online beschikbaar is op www.jemevaccine.be.

Het collectief veroordeelde onmiddellijk de slechte boodschap, die de neiging heeft om vaccinatie als een onschuldige daad te laten lijken, terwijl het een kwestie van nadenken zou moeten zijn, zodat elke burger, goed geïnformeerd, een vrije beslissing kan nemen.

Het collectief heeft daarom een website www.estcequejemevaccine.be gemaakt, een knipoog naar de officiële site.

RTBF publiceerde een rapport op de website van het collectief. Zowel de inhoud (nepnieuws) als de vorm (parodie) kon de publieke televisie (zoals we weten grotendeels gefinancierd met belastinggeld) niet accepteren en was zeer kritisch. Dat was alles wat nodig was om de woede van de minister en haar administratie op te wekken, die probeerden om de website van het collectief offline te halen.

Het Brusselse Hof van Beroep heeft de zaak van AViQ net verworpen.

Hoewel de autoriteiten het auteursrecht van het collectief op de officiële website betwistten, bevestigden de rechters van het Hof van Beroep de parodie-exceptie van Étienne Wery, partner bij ULYS (Brussel), die het collectief verdedigde.

Het Hof van Beroep beoordeelde de samenstellende elementen van de twee locaties en merkte het volgende op « de uitdrukking van humor of spot […]] kan worden gezien (i) in de titel van de site, die, in zijn vragende modus, de verklaring die wordt uitgedrukt in de naam van de AViQ-site kaapt, (ii) in het gebruik van de slogan « Ik heb mijn dosis gehad », die, terwijl hij verwijst naar een dosis vaccin, speelt op de ambivalentie van deze uitdrukking, die in de alledaagse betekenis een gevoel van « te veel » betekent, of (iii) in het feit dat de slogan « Ik heb mijn dosis gehad », die, terwijl hij verwijst naar een dosis vaccin, speelt op de ambivalentie van deze uitdrukking, die in de alledaagse betekenis een gevoel van « te veel » betekent, (iii) het feit dat de ogen van het op de betwiste site afgebeelde gezicht bedekt zijn met planten, wat blindheid kan impliceren. « 

Het Hof voegde daaraan toe, ten behoeve van de eerste rechter die het collectief had veroordeeld omdat zijn site niet grappig was, dat « het informatieve karakter van de betwiste site niet uitsluit dat de homepage in kwestie een humoristische of spottende toon aanslaat ».

Étienne Wéry, advocaat van het collectief, wijst erop dat dit een belangrijke verwachting is:  » Parodie is een autonoom begrip in het recht van de Europese Unie, dat niet alleen verwijst naar humor, maar ook naar spot, belediging, bespotting of kritiek. Parodie beperken tot eindejaarsbloopers is een ernstige fout die de vrijheid van meningsuiting ondermijnt. Gelukkig heeft het Hof van Beroep hierop gewezen »..

Voor het collectief La Zone Libre is de juridische actie van de overheid een verkeerd signaal. Het uitgeven van publieke middelen in naam van (anders niet bestaande) auteursrechten, terwijl het in werkelijkheid de bedoeling is om afwijkende stemmen het zwijgen op te leggen, is gedrag dat niet thuishoort in de democratische samenleving die het collectief voorstaat. Alleen al het bestaan van deze rechtszaak toont aan dat het collectief noodzakelijker is dan ooit.

Brussels Court of Appeal rejects AViQ’s appeal

PRESS RELEASE / LA ZONE LIBRE vs AVIQ

The Free Zone citizens’ collective promotes democratic values and ensures respect for fundamental rights and freedoms.

As part of the COVID crisis, he fought non-violently against the introduction of the covid safe ticket (« le passe, on s’en passe ») and against the discriminatory system put in place between vaccinated and non-vaccinated. He was particularly interested in child vaccination.

To encourage people to get vaccinated, the Walloon health agency (AViQ) has created a website and put it online at www.jemevaccine.be.

The collective immediately denounced the poor quality of the message, which tends to pass vaccination off as a harmless act when it is necessary to reflect on the matter so that each citizen, duly informed, can make a free decision.

The collective therefore created a website www.estcequejemevaccine.be, a nod to the official site.

RTBF published a report on the collective’s website. Unable to accept either the content (fake news) or the form (parody), public television (largely financed, as we know, by taxpayers’ money) was extremely critical. This was all it took to arouse the anger of the Minister and her administration, who tried to have the collective’s site taken offline.

The Brussels Court of Appeal has just rejected the AViQ’s application.

While the French administration was contesting the collective’s copyright on the official website, the magistrates of the Court of Appeal upheld the parody exception put forward by Mr. Étienne Wery, partner at ULYS (Brussels), who was defending the collective.

The Court of Appeal reviewed the constituent elements of the two sites, noting that « the expression of humor or mockery […] can be seen (i) in the title of the site, which, in its interrogative mode, hijacks the statement expressed in the name of the I’ AViQ site, (ii) in the use of the slogan « I’ve had my dose » which, while referring to a dose of vaccine, (iii) the fact that the eyes of the face depicted on the disputed site are covered by plants, which may imply blindness. « 

The Court added, for the benefit of the first judge who had condemned the collective on the grounds that its site was not funny, that « the informative nature of the disputed site is not exclusive of a humorous or mocking tone of the home page in question ».

Étienne Wéry, the collective’s lawyer, points out that  » this is an important expectation. Parody is an autonomous concept in European Union law, referring not only to humor, but also to mockery, offense, mockery or criticism. Limiting parody to end-of-year bloopers is a serious mistake that undermines freedom of expression. It is fortunate that the Court of Appeal emphasized this »..

For the La Zone Libre collective, the administration’s legal action sends out the wrong signal. Spending public funds in the name of (otherwise non-existent) copyright, when in reality it’s all about silencing dissenting voices, is behavior that has no place in the democratic society the collective promotes. The very existence of this legal action shows that the collective is more necessary than ever.

La Cour d’appel de Bruxelles vient de débouter l’AViQ

COMMUNIQUE DE PRESSE / LA ZONE LIBRE vs AVIQ

Le collectif citoyen Free Zone (La Zone Libre) milite en faveur des valeurs démocratiques et veille au respect des droits et libertés fondamentaux.

Dans le cadre de la crise COVID, il a lutté, sans violence, contre la mise en place du covid safe ticket (« le passe, on s‘en passe ») et contre le régime discriminatoire mis en place entre vaccinés et non vaccinés. Il s‘est en particulier intéressé à la vaccination des enfants.

Afin d’inciter la population à se faire vacciner, l’agence Wallonne de la santé (AViQ) a fait réaliser un site Web qu’elle a mis en ligne à l’adresse www.jemevaccine.be.

Le collectif a aussitôt dénoncé la pauvreté du message qui tend à faire passer la vaccination pour un acte anodin là où la réflexion s’impose pour que chaque citoyen, dûment informé, prenne une décision libre.

Le collectif a dès lors créé un site www.estcequejemevaccine.be, clin d’œil au site officiel.

La RTBF a publié un reportage sur le site du collectif. N’admettant ni le fond (fake news) ni la forme (parodie), la télévision publique (largement financée, on le sait, par l’argent des contribuables) s’est montrée extrêmement critique. Il n’en fallait pas plus pour susciter la colère de la ministre et de son administration, qui ont tenté de faire mettre hors-ligne le site du collectif.

La Cour d’appel de Bruxelles vient de débouter l’AViQ.

Alors que l’administration opposait au collectif ses droits d’auteur sur le site officiel, les magistrats de la Cour d’appel ont retenu l’exception de parodie mise en avant par Me Étienne Wery, associé au cabinet ULYS (Bruxelles), qui défendait le collectif.

La Cour d’appel reprend les éléments constitutifs des deux sites et relève que « la manifestation d’humour ou de raillerie, […] se traduit (i) par le titre du site qui détourne, par son mode interrogatif, l’affirmation exprimée par le nom du site de I’ AViQ, (ii) par l’usage du slogan « j’ai eu ma dose» qui, tout en se référant à une dose de vaccin, joue sur l’ambivalence de cette expression qui signifie dans le sens courant une sensation de «trop-plein», ou encore (iii) par le fait que les yeux du visage représenté sur le site litigieux sont couverts par des végétaux, ce qui peut laisser sous-entendre un aveuglement. »

La Cour ajoute, à l’intention du premier juge qui avait condamné le collectif au motif que son site n’était pas drôle, que « le caractère informatif du site litigieux n’est pas exclusif d’un ton humoristique ou railleur de la page d’accueil en cause ».

C’est un attendu important relève Étienne Wéry, avocat du collectif : « La parodie est une notion autonome du droit de l’Union européenne, qui renvoie certes à l’humour, mais aussi à la raillerie, l’offense, la moquerie ou la critique. Limiter la parodie au bêtisier de fin d’année est une grave erreur qui porte atteinte à la liberté d’expression. Il est heureux que la Cour d’appel le souligne ».

Pour le collectif La Zone Libre, l’action en justice de l’administration est un mauvais signal. Dépenser des fonds publics au nom de droits d’auteur (par ailleurs inexistants), alors qu’en réalité il s’agit de faire taire des voix dissidentes, est un comportement qui n’a pas sa place dans la société démocratique que le collectif promeut. L’existence même de cette action en justice montre que le collectif est plus que jamais nécessaire.

Selon Henry Kissinger, les Russes pourraient être responsables de la mort de Kennedy

Ce 11 juillet, les prankeurs russes Vovan et Lexus ont diffusé un nouvel enregistrement d’une vidéoconférence avec l’ancien secrétaire d’État américain Henry Kissinger, et l’économiste français Jacques Attali. Cette fois, ils se sont présentés comme le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Vovan et Lexus demandent s’il est vrai que le secrétaire d’État américain James Baker avait promis au président soviétique Mikhaïl Gorbatchev que l’OTAN ne s’étendrait pas à l’Est. « Je sais que c’est vrai », confirme Kissinger. « Si vous le permettez, j’étais le chef de cabinet du président Mitterrand à l’époque et j’ai assisté à de nombreuses réunions entre le président Mitterrand, le président Bush et le président Gorbatchev.», ajoute Jacques Attali . « J’ai rencontré Gorbatchev plus de 100 fois et je pense que cet engagement a effectivement été pris. Il s’agissait d’un engagement verbal ». Le non-respect de cette promesse est l’un des principaux griefs des autorités russes à l’égard de l’Occident.
Selon Kissinger, il serait injuste pour l’Ukraine de lui refuser l’adhésion à l’OTAN. « La Finlande et la Suède rejoignent l’OTAN, mais l’Ukraine, qui a fait tant de sacrifices, n’est pas acceptée dans l’OTAN. Or, je pense que l’Ukraine sera un pays important après la guerre et après sa reconstruction. Et elle devrait faire partie de l’OTAN. »
Mais Kissinger admet que le chemin vers l’OTAN est très épineux. « Nous avons eu une réunion dite du Club Bilderberg, à laquelle participent des dirigeants européens et américains. Ils se réunissent une fois par an. Il était très étrange que les pays européens qui vous assistent techniquement se sont opposés à l’entrée [de l’Ukraine] dans l’OTAN à cette réunion. Ils ont fait valoir que cette question devait être étudiée avec soin. Et vous serez toujours confrontés à cette question lors de vos réunions. Il sera difficile d’assurer l’adhésion [de l’Ukraine] à l’OTAN. Je soutiendrai cette décision par tous les moyens. »
Kissinger a déclaré qu’il soutenait l’autonomie de l’Ukraine en 1991, contrairement au président Bush père qui, dans un discours public fait en Ukraine, a recommandé que l’Ukraine reste au sein de l’Union soviétique. « J’y étais fermement opposé. Je soutenais fermement l’autonomie de l’Ukraine à l’époque. »
Que se passera-t-il pour l’Ukraine si Donald Trump revient au pouvoir aux États-Unis ? « Trump a déclaré publiquement qu’il pourrait résoudre le problème en une semaine. C’est ridicule. Il ne pourrait pas faire cela. Mais il va essayer de mettre fin à la guerre. »
« Qui, selon vous, est à l’origine de l’explosion de Nord Stream 2? Qui est le responsable? » se demande le faux Zelensky. « Pour être honnête, je pensais que c’était vous », répond Kissinger. « Vraiment ? Vous pensiez que c’était nous ? Non, non ! » Les prankeurs nient tout en bloc. « Mais je ne vous aurais pas blâmé pour cela. Je ne dirais pas que c’est une critique », les rassure l’Américain.
Les prankeurs n’ont pas pu s’empêcher de demander à Kissinger qui avait réellement tué le président américain, John F. Kennedy en 1963. « Je pense que c’étaient les Russes. Je pense que l’attentat a été organisé depuis Cuba. Il est donc possible que la Russie ait eu quelque chose à voir avec cela », a répondu Kissinger.

Aliénor Maréchal

Ineffectieve effectiviteit: Ze concluderen dat het « vaccin » effectief is op basis van onderzoeken die het niet hebben onderzocht.

Wie denkt dat de covidale druk zal blijven afnemen – of het afgelopen jaar zelfs is verdwenen – doet er goed aan om onder andere deze brief te lezen die door 70 onafhankelijke artsen en wetenschappers naar de Conseil supérieur de la santé is gestuurd (met kopieën naar de AVIQ en de media) over anti-covidale vaccinatie in 2023-24. Biopolitiek is nu meer dan ooit de ultieme horizon voor geïndustrialiseerde samenlevingen. Het doel is om de menselijke kudde te beheren door steeds regelmatiger en indringender biotechnologische interventies, zelfs als deze niet in verhouding staan tot de veronderstelde bedreigingen. De therapeutische staat ontwapent niet? Sommige burgers ook niet!

Op 5 juli 2023.

Ter attentie van de leden van de Conseil Supérieur de la Santé die advies 9766 over de vaccinatiecampagne tegen covis voor herfst-winter 2023-2024 hebben opgesteld.

Dames en heren van de CSS,

Wij hebben uw laatste advies, waarin u schrijft dat :

  • 1) « Vaccins aangepast aan Omicron BA4/5-stammen zijn ten minste even effectief als eerdere versies tegen stammen die momenteel in omloop zijn ».

Om uw bewering te rechtvaardigen, verwijst u naar 10 onderzoeken, waarvan, zoals vermeld in deze tabel, alleen dat van Zou et al, 2022 de werkzaamheid van het bivalente vaccin op de XBB-variant onderzocht. En dit is XBB.1, een van de eerste versies van deze variant. Geen van de 9 andere onderzoeken waarnaar je verwijst, heeft de werkzaamheid van het bivalente vaccin onderzocht op de XBB-variant die momenteel in omloop is.

Maar dat is niet alles.

Zelfs de studie van Zou et al, 2022 toonde aan dat wanneer het bivalente vaccin werd toegediend aan patiënten zonder voorafgaande infectie, de neutraliserende antilichaamtiter 518 was tegen BA.4/5 en slechts 55 tegen de XBB-variant, d.w.z. bijna 10 keer lager.

Daarom kunt u op basis van deze onderzoeken onmogelijk beweren dat de vaccins die zijn aangepast aan de Omicron BA 4/5-stammen ten minste even effectief zijn als de eerdere versies tegen de stammen die momenteel in omloop zijn. Tenzij dit een indirecte manier voor je is om te erkennen dat eerdere versies van de vaccins ook totaal ineffectief zijn tegen de XBB-variant, is deze verklaring misleidend.

De vermindering in neutraliserende antilichamen gegenereerd door de initiële vaccinformule tegen de XBB-variant is inderdaad zeer zichtbaar in deze studie, hoewel u dit niet vermeldt in uw referenties.[note]

Beweren dat het bivalente vaccin minstens zo effectief is tegen de XBB-variant die in omloop is als eerdere versies die niet effectief waren, is zo’n verbazingwekkende formulering dat we alleen maar kunnen geloven dat deze opzettelijk is gekozen om diegenen te misleiden die uw mening niet in detail willen analyseren.

  • 2) In dit bericht zegt u ook dat:  » De werkzaamheid van mRNA-vaccins tegen de ernstige gevolgen van Omicron blijft hoog, met aanhoudend sterke bescherming tegen overlijden, opname op de intensive care afdeling (ICU) en ziekenhuisopname 6 maanden na de booster, ondanks een beperkte verzwakking.. « 

Maar op basis van Belgische gegevens uit de open data van Sciensano (waarom gebruik je gegevens uit de VS in plaats van die van ons te analyseren?), hebben we absoluut geen idee wat je beweert.

Voor mensen van 65 jaar en ouder, het doelwit van de volgende vaccinatiecampagne, volgt de incidentie van sterfgevallen de incidentie van gevallen, zoals gebruikelijk.

Er was geen afname in het aantal gevallen na de boosters.

Ook de incidentie van sterfgevallen is niet verminderd.

Elke bewering over hypothetische werkzaamheid in termen van ernstige vormen van de ziekte en sterfgevallen is daarom een pure leugen.

  • 3) In dit rapport schrijft u ook dat: « Op het moment van het opstellen van deze aanbevelingen voor het seizoen 2023-2024, (…) de elementen die een snelle en dringende aanpassing van deze aanbevelingen en van de vaccinatiecampagne in België voor 2023-2024 zouden kunnen vereisen, (onder andere) zouden zijn: de komst van een nieuwe variant met massale ontsnapping van het immuunsysteem. »

Zoals uitgelegd in het eerste punt, is er van de tien studies waarvan u de referenties geeft, slechts één die de werkzaamheid van het bivalente vaccin tegen de XBB-variant beoordeelde. En het laat zien dat het 10 keer minder antilichamen genereert op XBB dan op BA.4/5, de variant waarvoor het is ontworpen.

Tien keer minder.

Een snelle zoekopdracht levert een hele reeks onderzoeken op waarin de in vitro werkzaamheid van het bivalente vaccin tegen de XBB-variant wordt geëvalueerd en die allemaal een significante afname van het niveau van neutraliserende antilichamen tegen deze variant rapporteren. Een niet-uitputtende lijst van onderzoeken is bijgevoegd.

Je weet heel goed dat massale ontsnapping van het immuunsysteem veel waarschijnlijker is in een populatie die gevaccineerd wordt met een gestandaardiseerd product dan in een populatie die natuurlijke polyclonale immuniteit heeft verworven.

Al deze factoren wijzen op een massale ontsnapping van het immuunsysteem van de XBB-variant, wat betekent dat uw aanbeveling dringend moet worden herzien.

We sturen een kopie van deze brief naar de Aviq en ook naar de media, die zullen beslissen of ze de brief al dan niet publiceren om het grote publiek te informeren over de totale nutteloosheid van deze toekomstige terugroepcampagne. Het publiek zou niet moeten opdraaien voor de exorbitante kosten van een onnodige maatregel voor de volksgezondheid.

Ondertekenaars :

  • Dr. Allen Marie-Louise, huisarts
  • Dr Alexandre Brigitte, kinderarts
  • Dr. Antoine Philippe, psychiater
  • Dr. Bachelart Daniel, kinderarts
  • Dr Barudy Vasquez Jorge, Gynaecoloog-Obstetricus
  • Dr Baudoux Véronique, huisarts
  • Dr Bernaerts François, huisarts
  • Dr Boniver Isabelle, huisarts
  • Dr Bonnivert Jacqueline, verloskundige en gynaecoloog
  • Dr Bureau Michel, Neuroloog
  • Dr. Burlet Olivier, radioloog
  • Dr Caruso Frédéric, anesthesist-reanimator
  • Dr. Chara Chayma, huisarts
  • Dr. Dale Anne-Marie, huisarts
  • Dr. Daubie Pascale, huisarts
  • Dr Defays Véronique, tandarts
  • Dr Depas Gisèle, kinderarts en specialist nucleaire geneeskunde
  • Dr Deprez Joël, Anesthesist
  • Dr. Dery Ludivine, huisarts
  • Dr. Devos Philippe, homeopathisch arts
  • Dr Duchateau Édouard, oogarts
  • Dr. Espeel Benoît, internist/intensivist, volwassenen en kinderen
  • Dr Fernez Pascale, huisarts
  • Dr Fox Marie-Aurore, anesthesist
  • Dr. Franchimont Anne, huisarts
  • Dr Gans André, Gynaecoloog
  • Dr Gengoux Pierrette, homeopathisch dermatoloog
  • Dr. Glorieux Pierre, KNO
  • Dr Goareguer Frédéric, kinderpsychiater
  • Dr. Guilmot Damien, psychiater
  • Dr Guiot Françoise, Dermatoloog
  • Dr Hausmann Caroline, huisarts
  • Dr Hennuy Véronique, Anesthesie en intensive care
  • Dr Hoang Philippe, handchirurg
  • Dr Kayser Laurence, Gynaecologie-Obstetrie
  • Dr Kint Inès, huisarts
  • Dr Laschet Alexandra, Fysische Geneeskunde
  • Dr Lambot Dany, handchirurg
  • Dr Laporte Marianne, Dermatoloog
  • Dr Letawe Caroline, dermatoloog
  • Dr. Lequeu Xavier, huisarts
  • Dr. Leyh Philippe, huisarts
  • Dr Lhoest Olivier, Anesthesist Intensieve Zorg
  • Dr. Lipcsei Györgyike, Pathologische anatomie en cytologie
  • Dr Locht Bénédicte, oogarts
  • Dr. Locquet Jean, orthopedisch chirurg en arts voor spoedeisende hulp
  • Dr Louis Frédéric, Anesthesist
  • Dr Marneffe Vincent, neurochirurg
  • Dr. Michaux Bernard, huisarts
  • Dr Mulder Bernard, huisarts
  • Dr. Neuprez Audrey, Fysieke geneeskunde en functionele revalidatie
  • Dr. Nicolay Benoît, anesthesist-reanimator
  • Dr. Parent Florence, arts volksgezondheid
  • Dr. Perrier Jean-Charles, Bedrijfsarts
  • Dr Petermans Marie-France, kinderarts
  • Dr. Rassart Jacques, huisarts
  • Dr. Rémy Caroline, Fysische geneeskunde en functionele revalidatie
  • Dr Renard Alain, huisarts
  • Dr Résimont Stéphane, KNO
  • Dr Robeyns Jean-Christophe, radioloog
  • Dr Ruelle Viviane, huisarts en voedingsdeskundige
  • Dr Skrzypek Benoît , huisarts
  • Dr Theunissen Émilie, Fysische geneeskunde en revalidatie
  • Dr. Thiry Sylviane, huisarts
  • Dr Tinant France, Fysieke geneeskunde en functionele revalidatie
  • Dr Vermer Donald, gastro-enteroloog
  • Dr. Wera Marie-Isabelle, psychiater.
  • Dr Wève Alain, Anesthesist
  • Dr. Willemaers Valentijn, dermatoloog
  • Pr Zizi Martin, voormalig directeur van de afdeling Epidemiologie en Biostatistiek van La Défense, MD-PhD, biofysica en moleculaire biologie, voormalig voorzitter van de Ethische Commissie

Bijlage: niet-uitputtende lijst van onderzoeken die de verlaging van het niveau van neutraliserende antilichamen tegen XBB en massale immuunontsnapping aantonen:

– Advies van deskundigen: Een FAQ over COVID-19 subvariant XBB.1.5

Hoewel bivalente boosters kunnen worden overwogen voor ouderen, immuungecompromitteerden en andere risicomijdende personen, blijft hun effectiviteit in het voorkomen van COVID-19-ziekte als gevolg van XBB.1.5 onzeker.

https://www.schulich.uwo.ca/about/news/2023/january/FAQ-the-kraken.html

– Lage neutralisatie van SARS-CoV-2 Omicron BA.2.75.2, BQ.1.1, en XBB.1 door 4 doses ouderlijk mRNA-vaccin of een BA.5-bivalente booster

Antilichamen BA.4/5 : 298 -> XBB : 35 -> 8,5x minder

https://www.nature.com/articles/s41591-022-02162-x

– Verbeterde neutralisatie van Omicron BA.4/5, BA.4.6, BA.2.75.2, BQ.1.1 en XBB.1 met bivalent BA.4/5-vaccin

BA.4/5 antilichamen: 518 -> XBB: 55 -> 9,4x minder

https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMc2214916

– Neutralisatie tegen BA.2.75.2, BQ.1.1 en XBB van mRNA Bivalent Booster

BA.4/5 antilichamen: 576 -> XBB: 96 -> 6x minder

https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMc2214293

– Afnemende immuniteit tegen XBB.1.5 na bivalente mRNA-boosters

BA.4/5 antilichamen: 2285 -> XBB: 137 -> 16,7 keer minder na 3 weken

BA.4/5 antilichamen: 1241 -> XBB: 76 -> 16,3x minder na 3 maanden

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC9900747/

– ECDC: zorgwekkende SARS-CoV-2-varianten vanaf 15 juni 2023

– XBB is niet geclassificeerd als een VOS (Variant of Concern)

https://www.ecdc.europa.eu/en/covid-19/variants-concern

Inefficace efficacité: Ils concluent à l’efficacité du « vaccin » en s’appuyant sur des études qui ne l’étudient pas..

Ceux qui pensent que la pression covidiste ira en s’amenuisant — voire a disparu depuis un an — seraient bien inspirés de lire, entre autres, cette lettre adressée au Conseil supérieur de la santé (avec copie à l’AVIQ et aux médias) par 70 médecins et scientifiques indépendants concernant la vaccination anti-covid en 2023-24. La biopolitique est l’horizon ultime des sociétés industrialisées, plus que jamais. Il s’agit de gérer le cheptel humain par des interventions biotechnologiques toujours plus régulières et intrusives, même si elles sont disproportionnées en regard des menaces supposées. L’État thérapeutique ne désarme pas ? Certains citoyens non plus !

Le 5 juillet 2023.

À l’attention des membres du Conseil Supérieur de la Santé ayant rédigé l’avis 9766 concernant la campagne de vaccination covid pour l’automne-hiver 2023-2024.

Mesdames et Messieurs du CSS,

Nous avons lu attentivement votre dernier avis dans lequel vous écrivez que :

  • 1) « Les vaccins adaptés aux souches Omicron BA4/5 sont au moins aussi efficaces que les versions antérieures contre les souches actuellement en circulation ».

Pour justifier votre affirmation, vous faites référence à 10 études parmi lesquelles, comme répertorié dans ce tableau, seule celle de Zou et al, 2022 a étudié l’efficacité du vaccin bivalent sur le variant XBB. Et encore, il s’agit de XBB.1, une des premières versions de ce variant. Aucune des 9 autres études que vous citez en référence n’a étudié l’efficacité du vaccin bivalent sur le variant XBB actuellement en circulation.

Mais ce n’est pas tout.

En effet, même l’étude de Zou et al, 2022 montre que, lorsque le vaccin bivalent est administré chez des patients sans infection préalable, le titre des anticorps neutralisants est de 518 face à BA.4/5 et seulement de 55 face au variant XBB soit près de 10 fois moins.

Il vous est donc impossible de prétendre que les vaccins adaptés aux souches Omicron BA 4/5 sont au moins aussi efficaces que les versions antérieures contre les souches actuellement en circulation sur la base de ces études. À moins que ce soit une manière indirecte pour vous de reconnaître que les versions antérieures des vaccins sont elles-aussi totalement inefficaces contre le variant XBB, cette affirmation est trompeuse.

La diminution des anticorps neutralisants générés par la formule vaccinale initiale face au variant XBB est en effet très visible dans cette étude que vous n’indiquez pourtant pas dans vos références.[note]

Affirmer que le vaccin bivalent est au moins aussi efficace contre le variant XBB en circulation que des versions précédentes non efficaces, c’est une formulation tellement étonnante que nous ne pouvons que croire qu’elle a été volontairement choisie pour tromper ceux qui n’analyseront pas votre avis en détails.

  • 2) Dans cet avis, vous dites aussi que : « L’efficacité des vaccins ARNm contre les conséquences graves de l’Omicron reste élevée, avec une protection forte et continue contre les décès, les hospitalisations en unité de soins intensifs (USI) et les hospitalisations 6 mois après le rappel, malgré un affaiblissement limité. »

Or, sur base des données belges issues de l’open data de Sciensano (pourquoi utilisez-vous les données des USA plutôt que d’analyser les nôtres ?), on ne voit absolument pas ce que vous prétendez.

En effet, pour les personnes de 65 ans et plus, cibles de la prochaine campagne vaccinale, l’incidence des décès suit l’incidence des cas, comme d’habitude.

Il n’y a pas d’effet de réduction de l’incidence des cas après les boosters.

Il n’y a pas non plus de réduction de l’incidence des décès.

Toute affirmation quant à une hypothétique efficacité sur les formes graves et les décès est donc purement mensongère.

  • 3) Dans ce rapport, vous écrivez par ailleurs que : « Au moment de la rédaction de ces recommandations pour la saison 2023-2024, (…) Les éléments qui pourraient nécessiter une adaptation rapide et urgente de ces recommandations et de la campagne de vaccination en Belgique pour 2023-2024 seraient (entre autres) : l’arrivée d’un nouveau variant avec un échappement immunitaire massif. »

Comme expliqué au premier point, sur les dix études dont vous donnez les références, une seule a évalué l’efficacité du vaccin bivalent sur le variant XBB. Et on y voit qu’il génère 10 fois moins d’anticorps sur XBB que sur BA.4/5, variant pour lequel il est fait.

Dix fois moins.

Une simple recherche rapide permet de trouver toute une série d’études ayant évalué l’efficacité in vitro du vaccin bivalent sur le variant XBB, lesquelles relatent toutes une diminution notable des taux d’anticorps neutralisants face à ce variant et nous vous fournissons une liste non exhaustive d’études en annexe.

Vous savez d’ailleurs pertinemment bien qu’un échappement immunitaire massif a beaucoup plus de risques de se produire dans une population vaccinée avec un produit standardisé que dans une population ayant acquis une immunité naturelle polyclonale.

Tous ces éléments prouvent un échappement immunitaire massif du variant XBB et cela nécessite donc une révision urgente de votre recommandation.

Nous adressons une copie de ce courrier à l’Aviq mais également aux médias, lesquels choisiront (ou non) de le publier pour informer largement la population de l’inutilité totale de cette future campagne de rappel. Les citoyens n’ont pas à supporter les coûts exorbitants d’une mesure de santé publique inutile.

Signataires :

  • Dr Allen Marie-Louise, Médecin Généraliste
  • Dr Alexandre Brigitte, Pédospychiatre
  • Dr Antoine Philippe, Psychiatre
  • Dr Bachelart Daniel, Pédiatre
  • Dr Barudy Vasquez Jorge, Gynécologue-Obstétricien
  • Dr Baudoux Véronique, Médecin Généraliste
  • Dr Bernaerts François, Médecin Généraliste
  • Dr Boniver Isabelle, Médecin Généraliste
  • Dr Bonnivert Jacqueline, Gynécologue Obstétricienne
  • Dr Bureau Michel, Neurologue
  • Dr Burlet Olivier, Radiologue
  • Dr Caruso Frédéric, Anesthésiste-Réanimateur
  • Dr Chara Chayma, Médecin Généraliste
  • Dr Dale Anne-Marie, Médecin Généraliste
  • Dr Daubie Pascale, Médecin Généraliste
  • Dr Defays Véronique, Médecin Dentiste
  • Dr Depas Gisèle, Pédiatre et Nucléariste
  • Dr Deprez Joël, Anesthésiste
  • Dr Dery Ludivine, Médecin Généraliste
  • Dr Devos Philippe, Médecin homéopathe
  • Dr Duchateau Édouard, Ophtalmologue
  • Dr Espeel Benoît, Interniste/Intensiviste, adulte et pédiatrique
  • Dr Fernez Pascale, Médecin Généraliste
  • Dr Fox Marie-Aurore, Anesthésiste
  • Dr Franchimont Anne, Médecin Généraliste
  • Dr Gans André, Gynécologue
  • Dr Gengoux Pierrette, Dermatologue Homéopathe
  • Dr Glorieux Pierre, ORL
  • Dr Goareguer Frédéric, Pédopsychiatre
  • Dr Guilmot Damien, Psychiatre
  • Dr Guiot Françoise, Dermatologue
  • Dr Hausmann Caroline, Médecin Généraliste
  • Dr Hennuy Véronique, Anesthésie Réanimation
  • Dr Hoang Philippe, Chirurgien de la main
  • Dr Kayser Laurence, Gynécologie-Obstétrique
  • Dr Kint Inès, Médecin Généraliste
  • Dr Laschet Alexandra, Médecine Physique
  • Dr Lambot Dany, Chirurgien de la main
  • Dr Laporte Marianne, Dermatologue
  • Dr Letawe Caroline, Dermatologue
  • Dr Lequeu Xavier, Médecin Généraliste
  • Dr Leyh Philippe, Médecin Généraliste
  • Dr Lhoest Olivier, Anesthésiste Réanimateur
  • Dr Lipcsei Györgyike, Anatomie et cytologie pathologiques
  • Dr Locht Bénédicte, Ophtalmologue
  • Dr Locquet Jean, Orthopédiste et Urgentiste
  • Dr Louis Frédéric, Anesthésiste
  • Dr Marneffe Vincent, Neurochirurgien
  • Dr Michaux Bernard, Médecin Généraliste
  • Dr Mulder Bernard, Médecin Généraliste
  • Dr Neuprez Audrey, Médecine physique et réadaptation fonctionnelle
  • Dr Nicolay Benoît, Anesthésiste-Réanimateur
  • Dr Parent Florence, Médecin de Santé Publique
  • Dr Perrier Jean-Charles, Médecin du travail
  • Dr Petermans Marie-France, Pédiatre
  • Dr Rassart Jacques, Médecin Généraliste
  • Dr Rémy Caroline, Médecine physique et réadaptation fonctionnelle
  • Dr Renard Alain, Médecin Généraliste
  • Dr Résimont Stéphane, ORL
  • Dr Robeyns Jean-Christophe, Radiologue
  • Dr Ruelle Viviane, Médecin Généraliste nutritionniste
  • Dr Skrzypek Benoît , Médecin généraliste
  • Dr Theunissen Émilie, Médecine physique et réadaptation
  • Dr Thiry Sylviane, Médecin Généraliste
  • Dr Tinant France, Médecine physique et réadaptation fonctionnelle
  • Dr Vermer Donald, Gastro-entérologue
  • Dr Wera Marie-Isabelle, Psychiatre.
  • Dr Wève Alain, Anesthésiste
  • Dr Willemaers Valentine, Dermatologue
  • Pr Zizi Martin, ex Directeur Service Epidémiologie et Biostatistiques à la Défense, MD-PhD, biophysique et biologie moleculaire, ex president de Commission d’Éthique

Annexe : liste non exhaustive d’études démontrant la diminution du taux d’anticorps neutralisants face à XBB et l’échappement immunitaire massif :

– Expert Opinion: A FAQ on COVID-19 subvariant XBB.1.5

Bien que des rappels bivalents puissent être envisagés pour les personnes âgées, les personnes immunodéprimées et d’autres personnes peu enclines à prendre des risques, leur efficacité dans la prévention de la maladie COVID-19 due à XBB.1.5 reste incertaine.

https://www.schulich.uwo.ca/about/news/2023/january/FAQ-the-kraken.html

– Low neutralization of SARS-CoV-2 Omicron BA.2.75.2, BQ.1.1, and XBB.1 by 4 doses of parental mRNA vaccine or a BA.5-bivalent booster

Anticorps BA.4/5 : 298 -> XBB : 35 -> 8.5x fois moins

https://www.nature.com/articles/s41591-022-02162-x

– Improved Neutralization of Omicron BA.4/5, BA.4.6, BA.2.75.2, BQ.1.1, and XBB.1 with Bivalent BA.4/5 Vaccine

Anticorps BA.4/5 : 518 -> XBB : 55 -> 9.4x fois moins

https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMc2214916

– Neutralization against BA.2.75.2, BQ.1.1, and XBB from mRNA Bivalent Booster

Anticorps BA.4/5 : 576 -> XBB : 96 -> 6x fois moins

https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMc2214293

– Waning Immunity Against XBB.1.5 Following Bivalent mRNA Boosters

Anticorps BA.4/5 : 2285 -> XBB : 137 -> 16,7x fois moins après 3 semaines

Anticorps BA.4/5 : 1241 -> XBB : 76 -> 16.3x fois moins après 3 mois

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC9900747/

– ECDC : SARS-CoV-2 variants of concern as of 15 June 2023

– XBB n’est pas classé comme VOC (Variant of Concern)

https://www.ecdc.europa.eu/en/covid-19/variants-concern

[INTERVIEW] Mattias DESMET: « Il est essentiel de continuer à parler »

Mattias Desmet s’est spécialisé dans les phénomènes de masse typiques des mouvements totalitaires.

Son livre: https://www.pelckmansuitgevers.be/de-psychologie-van-totalitarisme.html

MINISTER FRANK VANDENBROUCKE WEIGERT DE WET OP TRANSPARANTIE EN DE GRONDWET NA TE LEVEN

Het Laatste Nieuws probeert al twee jaar toegang te krijgen tot brieven die minister van Volksgezondheid Frank Vandenbroucke (Vooruit) tijdens de corona-crisis stuurde naar GEMS-voorzitter Erika Vlieghe en Corona-commissaris Pedro Facon. Zij vormden het driemanschap tijdens de covida-crisis en hadden de macht om vergaande beslissingen op te leggen. Het lijdt geen twijfel dat dit misbruik van de democratie is, een veronachtzaming van de privacy en een schending van het gelijkheidsbeginsel. Het doel heiligde de middelen. De vraag is of het einde zo heilig was. Het mailverkeer tussen deze drie tenoren zou de critici van de « wappies » en andere samenzweringstheoretici, zwart en wit, kunnen doen verdwijnen. Maar er lijkt een probleem te zijn.

HLN beriep zich op de Wet Openbaarheid van Bestuur (WOB) om toegang te krijgen. Maar minister Vandenbroucke is het daar niet mee eens. Frank staat niet bekend om zijn teamgeest, maar als een rechtse man die geen tegenspraak duldt. Doch, er lijkt veel meer aan de hand te zijn dan dat.

Volgens de heer Vandenbroucke zou het te veel moeite kosten om duizenden e-mails correct openbaar te maken. De minister – die niet door het volk maar door Conner Rousseau in zijn functie is benoemd – heeft daarom twee keer een verzoek om openbaarmaking afgewezen.

De Commission d’accès aux documents administratifs (CTB) oordeelde in oktober negatief. De commissie vond de argumenten van de minister onvoldoende relevant. Aangezien dit advies echter niet bindend was, mocht de heer Vandenbroucke het negeren. Dat deed hij in november.

Wat volgde tartte de verbeelding, of voedde de verbeelding. We citeren uit Het Laatste Nieuws: « HLN en uitgever DPG Media zijn in beroep gegaan bij de Raad van State. Een bedrijfsrevisor onderzocht de zaak en vond ook dat de argumenten van de minister niet opgingen. In maart adviseerde hij de Raad van State om de beslissing van mevrouw Vandenbroucke te vernietigen. De minister wachtte echter niet op de uitspraak van de Raad van State. Hij trok begin juni zijn oude beslissing in en kwam onmiddellijk met een nieuwe weigering. Dit keer met meer onderbouwing. Dit betekent dat HLN verplicht is om in beroep te gaan. Dit kan de procedure met één of twee jaar verlengen ».

En dat is nog niet alles. Vandenbroucke zou de aanvraag van HLN niet alleen juridisch, maar ook politiek blokkeren. Er is een nieuwe wet in voorbereiding die meer macht zou geven aan de BTC, de beroepscommissie die Vandenbroucke in de herfst in het ongelijk stelde. Een wetswijziging zou ervoor zorgen dat het advies van de beroepscommissie voortaan bindend is. Ik laat je raden wie probeert te voorkomen dat deze wet wordt aangenomen.

« Het versterken van de bevoegdheden van de beroepscommissie stuitte niet op veel weerstand, behalve bij Vandenbroucke », vertelde Claude Archer van de NGO Transparencia aan HLN. « Het amendement kan hem nog steeds parten spelen tijdens deze zittingsperiode. Het zou HLN sneller toegang kunnen geven tot zijn e-mails. De beroepscommissie heeft de minister al in het ongelijk gesteld, maar hij kon dit negeren. Als de raad meer bevoegdheden krijgt, is dat niet meer mogelijk. De minister heeft er persoonlijk baat bij om tegen het amendement te zijn en bevindt zich dus in een belangenconflictsituatie.

Frank gelooft echter niet dat er sprake is van belangenverstrengeling. Bij de bespreking van het wetsvoorstel vergat hij per ongeluk de lopende procedures te vermelden. Ongebruikelijk voor iemand die slimmer is dan de rest. Frank denkt dat hij het niet eens hoefde te vergeten. « Elke verandering in de werkwijze van de beroepscommissie zou geen invloed hebben op de huidige juridische procedures. Ik zie daarom geen belangenconflict ». Volgens Mr Archer kan de minister niet zelf oordelen. « Hij had zijn regeringscollega’s de kans moeten geven om te oordelen, maar zij wisten hier niets van, » zei hij.

Volgende week woensdag komen de oppositie en de andere meerderheidspartijen bijeen om hun definitieve goedkeuring te geven aan de nieuwe wet – zonder amendementen van de beroepscommissie. De vraag is of ze, na het artikel in Het Laatste Nieuws, binnenkort een belangenconflict zullen vinden.[note]

Frank Vandenbroucke doet zijn uiterste best om de e-mails die hij heeft uitgewisseld niet openbaar te maken.[note]

Ondertussen heeft de overheidsinstantie Transparencia (de Belgische waakhond die toeziet op de transparantie van overheidsdiensten) een klacht tegen Vandenbroucke ingediend bij het Centraal Bureau voor Corruptiebestrijding.[note]

1. Toepasselijke wetgeving :

België heeft sinds 11 april 1994 een wet op openbaarheid van bestuur. Deze wet is onder andere van toepassing op alle federale administraties.[note]

Volgens artikel 4 van deze wet heeft elke burger het recht om elk administratief document van een federale administratieve overheid te raadplegen en er een kopie van te ontvangen onder de voorwaarden waarin deze wet voorziet. Ze kunnen ook elk administratief document ter plaatse raadplegen, uitleg krijgen en een kopie ontvangen. Deze bepaling is ook van toepassing op reeds ingediende documenten. Voor documenten van persoonlijke aard moet de aanvrager een belang verklaren.

Artikel 6 voorziet in uitzonderingen op deze transparantieregels. Een federale of niet-federale administratieve overheid kan het verzoek tot raadpleging, toelichting of mededeling van een administratief document weigeren wanneer zij heeft vastgesteld dat het belang van de openbaarheid niet opweegt tegen de bescherming van de veiligheid van de bevolking, de fundamentele rechten en vrijheden van de burgers, de federale internationale betrekkingen van België, de openbare orde, de veiligheid of de verdediging van het land, het onderzoek of de vervolging van strafbare feiten, een federaal economisch of financieel belang, de munt of het openbaar krediet; de geheimhouding, naar hun aard, van commerciële en industriële informatie die aan de overheid wordt meegedeeld; de geheimhouding van de identiteit van de persoon die het document of de informatie in vertrouwen aan de administratieve overheid heeft meegedeeld met het oog op de vaststelling van een strafbaar of strafbaar feit en ook, indien het gevraagde document een inbreuk vormt op de persoonlijke levenssfeer, tenzij de betrokkene een bij wet vastgelegde geheimhoudingsplicht aanvaardt; de geheimhouding van de beraadslagingen van de federale overheid en de belangen inzake de classificatie van veiligheidsmachtigingen, veiligheidsattesten en veiligheidsberichten.

Bovendien kan een federale administratieve overheid een verzoek om raadpleging, toelichting of mededeling van een afschrift van een administratief document weigeren voor zover het verzoek :

1° betrekking heeft op een administratief document waarvan de openbaarmaking, om reden dat het document onvoltooid of onvolledig is, aanleiding kan geven tot misverstanden ;

2° betrekking heeft op een advies dat vrij en vertrouwelijk aan de overheid wordt meegedeeld ;

3° is duidelijk onredelijk;

4° is duidelijk te vaag geformuleerd.

De federale administratieve overheid die niet onmiddellijk kan ingaan op een verzoek om openbaarheid of dat verzoek afwijst, stelt de aanvrager binnen 30 dagen na ontvangst van het verzoek in kennis van de redenen voor het uitstel of de afwijzing. In geval van uitstel kan de termijn nooit met meer dan 15 dagen worden verlengd. Bij het uitblijven van een kennisgeving binnen de voorgeschreven termijn wordt de aanvraag geacht te zijn afgewezen.

Om ervoor te zorgen dat de wet op het openbaar bestuur wordt nageleefd, werd in artikel 8 een commissie voor toegang tot administratieve documenten opgericht, waartoe elke burger of instantie zich kan wenden als de federale overheid weigert vrijwillig mee te werken. Deze Commissie streeft ernaar haar missie naar eer en geweten te vervullen, maar stuit in de praktijk op dezelfde weigeringen als burgers. De Commissie ontvangt evenmin de documenten waarom zij heeft verzocht.

Op dit moment heeft het geen sanctiebevoegdheden. Aan dit punt wordt momenteel gewerkt. Er is nieuwe wetgeving in de maak die het opleggen van sancties mogelijk maakt (wetgeving die Vandenbroucke uit alle macht probeert te blokkeren).

Je vindt alle relevante wetgeving op deze link.[note]

Naast de Wet Openbaarheid van Bestuur is er de Grondwet.

Artikel 32 van de Grondwet bepaalt dat eenieder het recht heeft elk bestuursdocument te raadplegen en daarvan een afschrift te verkrijgen, behalve in de gevallen en onder de voorwaarden die zijn bepaald bij de wet, het decreet of de regel bedoeld in artikel 134 (dat betrekking heeft op de toekenning van bevoegdheden aan bepaalde organen).

De rol van de koning is niet zonder belang voor een goed begrip van de hele kwestie.

Krachtens artikel 36 van de Grondwet wordt de federale wetgevende macht gezamenlijk uitgeoefend door de Koning, de Kamer van Volksvertegenwoordigers en de Senaat.

Overeenkomstig artikel 96 benoemt en ontslaat de Koning zijn ministers.

De federale regering kan ook haar eigen ontslag indienen bij de Koning indien de Kamer van volksvertegenwoordigers, met een absolute meerderheid van haar leden, een motie van wantrouwen aanneemt die onmiddellijk een opvolger benoemt voor de Eerste Minister, binnen drie dagen na het verwerpen van een motie van vertrouwen.[note]

Volgens de grondwet treedt de koning op als voogd. Hij moet de ministers die hij aanstelt controleren, hen tot de orde roepen als ze hun boekje te buiten gaan en, indien nodig, uit hun functie ontheffen als ze de wetten niet respecteren of de koning in diskrediet brengen. In de praktijk is dit echter niet het geval, hoe ernstig de fouten van de ministers ook zijn. België heeft op dit gebied al talloze schandalen gekend, waarbij de koning volledig inactief is gebleven.

Er is de facto maar één uitzondering: die ene keer dat Koning Boudewijn weigerde de wet op abortus te ondertekenen. De politiek nam het over en liet de koning begrijpen dat hij slechts een symbolische functie had en dat hij zich niet moest bemoeien met de wetgeving die hij moest ondertekenen.

2. Wat gebeurt hier?

Alle e-mails die minister Vandenbroucke vanuit zijn kabinet heeft uitgewisseld met derden vallen onder de Wet Openbaarheid van Bestuur, ongeacht het e-mailadres dat hij hiervoor heeft gebruikt (Frank gebruikt ook zijn privé e-mailadres en het e-mailadres van de universiteit waaraan hij – nog steeds – verbonden is).

Vandenbroucke schendt dus de grondwet en de wet op de openbaarheid van bestuur.

Terwijl de EU en haar lidstaten steeds meer wetten maken om absolute controle te krijgen over de e-mails, chatberichten en berichten op sociale media van burgers, lapt de heer Vandenbroucke alle wetten aan zijn laars.

Het feit dat hij al twee jaar weigert om zijn e-mailverkeer openbaar te maken, is een duidelijk teken dat in deze e-mails bepaalde dingen staan die het daglicht niet kunnen verdragen. Zijn hardnekkige weigering is des te opmerkelijker omdat Vandenbroucke ongetwijfeld alle gevoelige e-mails van zijn computers, servers, enz. heeft verwijderd sinds het eerste verzoek…

Deze e-mails kunnen natuurlijk worden teruggehaald (‘ zoals het geval was bij Hillary Clinton die ook automatisch correspondeerde vanaf een privé e-mailadres) maar dit vereist een strafrechtelijk onderzoek en op zijn minst een concrete verdenking van fraude en corruptie.

Premier De Croo zal zijn minister niet ter verantwoording roepen omdat hij ziek in hetzelfde bed ligt. En de koning? Hij is op vakantie in het buitenland, genietend van een cocktail terwijl hij wacht tot de storm gaat liggen. Dit is altijd het geval. Ook in het Verenigd Koninkrijk hoort het publiek niets meer over sluitingskwesties. Hanconck werd niet gearresteerd. Hij is nog steeds op vrije voeten en blijft angst zaaien.

Wil je als burger een actieve rol spelen in het ontmaskeren van Vandenbroucke of een andere minister, parlementslid of federale regering? Je kunt het.

Stuur een e-mail naar Frank Vandenbroucke en eis informatie over zijn e-mailverkeer of een ander overheidsdocument waarvan je denkt dat het nuttig kan zijn.

In deze link vind je al zijn contactgegevens, inclusief zijn e-mailadres:

https://vandenbroucke.belgium.be/nl/contact

Als hij weigert, kun je een klacht indienen bij BTC:

Commissie voor toegang tot documenten van de Raad

Ter attentie van de voorzitter van de Commissie

Gewestelijke Overheidsdienst Brussel

Afdeling Kanselarij

Sint-Lazareplein 2, 1035 Brussel

Tel: +32 (0)2 800 35 73

E-mail: ctb@gob.brussels

Andere relevante links :

https://be.brussels/over-het-gewest/commissie-voor-toegang-tot-bestuursdocumenten-ctb

https://be.brussels/over-het-gewest/commissie-voor-toegang-tot-bestuursdocumenten-ctb/ctb#contact

https://www.vlaanderen.be/toegang-tot-bestuursdocumenten-via-openbaarheid-van-bestuur

https://www.vlaanderen.be/toegang-tot-bestuursdocumenten-via-openbaarheid-van-bestuur/toegang-tot-bestuursdocumenten-aanvragen

MINISTER FRANK VANDENBROUCKE REFUSES TO RESPECT THE LAW ON TRANSPARENCY AND THE CONSTITUTION

For the past two years, Het Laatste Nieuws has been trying to gain access to letters sent by Health Minister Frank Vandenbroucke (Vooruit) to GEMS President Erika Vlieghe and Corona Commissioner Pedro Facon during the corona crisis. They formed the triumvirate during the covida crisis and had the power to impose far-reaching decisions. Whether it’s a question of hijacking democracy, ignoring privacy and violating the principle of equality is not in question. The end justified the means. The question is, was the end so sacred? The mail traffic between these three tenors could make the critics of « wappies » and other conspiracy theorists, black and white, disappear. But there seems to be a problem.

HLN invoked the law on public access (WOB) to obtain access. But Minister Vandenbroucke disagrees. Frank is not known for his team spirit, but as a right-wing man who doesn’t tolerate contradiction. Doch, there seems to be a lot more to the story.

According to Vandenbroucke, it would take too much effort to properly disclose thousands of e-mails. The Minister – who was appointed to his post not by the people but by Conner Rousseau – has therefore twice rejected a request for disclosure.

The Commission d’accès aux documents administratifs (CTB) ruled against him in October. The committee did not find the Minister’s arguments sufficiently pertinent. However, as this opinion was not binding, Mr. Vandenbroucke was allowed to ignore it. That’s what he did in November.

What followed defies imagination, or rather feeds the imagination. We quote from Het Laatste Nieuws: « HLN and publisher DPG Media have appealed to the Council of State. An auditor looked into the matter and also found that the Minister’s arguments did not hold water. In March, he advised the Conseil d’État to overturn Mrs. Vandenbroucke’s decision. The Minister, however, did not wait for the Conseil d’État’s ruling. He withdrew his old decision in early June and immediately issued a new refusal. This time with more justification. In this way, HLN is obliged to appeal. This could prolong the procedure by one or two years ».

And that’s not all. For Vandenbroucke would not only block HLN’s application legally, but also politically. Indeed, a new law is in preparation that would give more power to the BTC, the appeals board that ruled against Vandenbroucke in the autumn. An amendment to the law would ensure that the opinion of the appeals board would henceforth be binding. I’ll let you guess who’s trying to prevent this law from being passed.

« Strengthening the powers of the appeals commission has not met with much opposition, except from Vandenbroucke, » Claude Archer of the NGO Transparencia told HLN. « The amendment could still play tricks on him during this legislature. It could give HLN faster access to his e-mails. The appeal board has already ruled against the Minister, but he could ignore it. If the board is given more powers, this will no longer be possible. The Minister benefits personally from his opposition to the amendment and is therefore in a conflict of interest situation ».

Yet Frank doesn’t think there’s any conflict of interest. In discussing the bill, he inadvertently forgot to mention the procedures underway. Unusual for someone smarter than most. Frank reckons he didn’t even have to forget. « Any change in the way the Appeals Committee operates would have no impact on current legal proceedings. I therefore see no conflict of interest ». According to Mr. Archer, the Minister can’t judge for himself. « He should have given his government colleagues the opportunity to judge, but they didn’t know, » he said.

Next Wednesday, the opposition and the other majority parties will meet to give their final approval to the new law – without amendment on the appeal committee. The question is whether, following the article in Het Laatste Nieuws, they will soon find a conflict of interest.[note]

Frank Vandenbroucke makes every effort not to divulge the e-mails he has exchanged.[note]

In the meantime, the Belgian government watchdog Transparencia has lodged a complaint against Vandenbroucke with the Central Bureau for Combating Corruption.[note]

1. Applicable legislation :

Belgium has had a law on open government since April 11, 1994. This law applies to all federal administrations, among others.[note]

According to article 4 of this law, every citizen has the right to consult any administrative document of a federal administrative authority and to receive a copy of it under the conditions set out in this law. He may also consult any administrative document on site, receive an explanation and receive a copy. This provision also applies to documents already filed. For documents of a personal nature, the applicant is required to declare an interest.

Article 6 provides for exceptions to these transparency rules. A federal or non-federal administrative authority may refuse the request for consultation, explanation or communication of an administrative document when it has established that the interest in publicity does not outweigh the protection of the security of the population, the fundamental rights and freedoms of citizens, Belgium’s federal international relations, public order, the security or defence of the country, the investigation or prosecution of criminal offences, a federal economic or financial interest, currency or public credit; the secrecy, by nature, of commercial and industrial information communicated to the administration; the secrecy of the identity of the person who has confidentially communicated the document or information to the administrative authority for the purpose of denouncing a criminal or punishable offence and also, if the document requested infringes privacy, unless the person concerned accepts an obligation of secrecy established by law; the secrecy of the deliberations of the federal government and interests concerning the classification of security clearances, security certificates and security advisories.

In addition, a federal administrative authority may reject a request for consultation, explanation or communication of a copy of an administrative document insofar as the request :

1° concerns an administrative document whose disclosure, on the grounds that the document is incomplete or unfinished, may give rise to misunderstandings;

2° concerns an opinion or advice communicated freely and confidentially to the authority ;

3° is manifestly unreasonable;

4° is clearly too vaguely worded.

The federal administrative authority which is unable to respond immediately to a request for advertising or which rejects it shall notify the applicant of the reasons for the postponement or rejection within 30 days of receipt of the request. In the event of an adjournment, the deadline may never be extended by more than 15 days. In the absence of notification within the prescribed time limit, the application is deemed to have been rejected.

To ensure compliance with the Public Administration Act, Article 8 established a Commission for Access to Administrative Documents, to which any citizen or agency can turn if the federal administration refuses to cooperate voluntarily. This Commission strives to fulfill its mission in all conscience, but in practice comes up against the same refusals as citizens. Nor does the Commission receive the documents it has requested.

At present, it has no power of sanction. This item is currently under development. New legislation is currently being drafted, which will make it possible to impose sanctions (legislation which Vandenbroucke is trying to block with all his might).

You’ll find all the relevant legislation here.[note]

In addition to the Open Government Act, there’s the Constitution.

Article 32 of the Constitution stipulates that everyone has the right to consult any administrative document and to obtain a copy, except in the cases and under the conditions determined by the law, decree or rule referred to in article 134 (which concerns the attribution of powers to certain bodies).

The role of the King is not without importance for a proper understanding of the whole issue.

Under Article 36 of the Constitution, federal legislative power is exercised jointly by the King, the House of Representatives and the Senate.

In accordance with article 96, the King appoints and dismisses his ministers.

The federal government may also submit its own resignation to the King when the House of Representatives adopts, by an absolute majority of its members, a motion of no-confidence which appoints a successor to the Prime Minister immediately, within three days of the rejection of a motion of confidence.[note]

Under the Constitution, the King has the role of guardian. He must control the ministers he appoints, call them to order if they overstep the mark and, if necessary, dismiss them if they fail to respect the law or bring opprobrium on the king. In practice, however, this is not the case, no matter how serious the faults committed by its ministers. Belgium has already seen numerous scandals in this area, in which the King has remained totally inert.

There is de facto only one exception: the one time King Baudouin refused to sign the abortion law. Politics set in and made the King understand that he had only a symbolic function and should not interfere with the legislation he had to sign.

2. What’s going on here?

All the e-mails Minister Vandenbroucke exchanged with third parties from his office fall under the Open Government Act, regardless of the e-mail address he used for this purpose (Frank also uses his private e-mail address and the e-mail address of the university with which he is – still – affiliated).

Vandenbroucke is therefore in breach of the Constitution and the Open Government Act.

While the EU and its member states increasingly legislate to gain absolute control over citizens’ emails, instant messages and social media posts, Mr. Vandenbroucke flouts all laws.

The fact that he has refused for two years to disclose his e-mail traffic is a clear sign that these e-mails stipulate certain things that cannot ask for the light of day. His persistent refusal is all the more remarkable given that Vandenbroucke has undoubtedly deleted all sensitive e-mails from his computers, servers, etc. since the first request…

These e-mails can of course be recovered (‘ as was the case for Hillary Clinton, who also corresponded ex officio from a private e-mail address), but this requires a criminal investigation and at least a concrete suspicion of fraud and corruption.

Prime Minister De Croo won’t take his minister to task for being sick in the same bed. And the king? He’s on vacation abroad, enjoying a cocktail while waiting for the storm to subside. This is always the case. In the UK, too, citizens are no longer hearing about closure issues. Hanconck was not arrested. He is still at large and continues to spread fear.

As a citizen, do you want to play an active role in unmasking Vandenbroucke or any other minister, MP or federal government? You can do it.

Send an e-mail to Frank Vandenbroucke and demand information about his e-mail traffic or any other government documents you consider useful.

In this link you will find all his contact details, including his e-mail address:

https://vandenbroucke.belgium.be/nl/contact

If he refuses, you can file a complaint with the CTB :

Commission d’accès aux documents du Conseil

For the attention of the Commission Chairman

Brussels Regional Public Service

Chancellery Unit

Place Saint Lazare 2, 1035 Brussels

Tel: +32 (0)2 800 35 73

E-mail: ctb@gob.brussels

Other relevant links :

https://be.brussels/over-het-gewest/commissie-voor-toegang-tot-bestuursdocumenten-ctb

https://be.brussels/over-het-gewest/commissie-voor-toegang-tot-bestuursdocumenten-ctb/ctb#contact

https://www.vlaanderen.be/toegang-tot-bestuursdocumenten-via-openbaarheid-van-bestuur

https://www.vlaanderen.be/toegang-tot-bestuursdocumenten-via-openbaarheid-van-bestuur/toegang-tot-bestuursdocumenten-aanvragen

LE MINISTRE FRANK VANDENBROUCKE REFUSE DE RESPECTER LA LOI SUR LA TRANSPARENCE ET LA CONSTITUTION

Le journal ‘Het Laatste Nieuws’ essaie depuis deux ans d’avoir accès aux courriers que le ministre de la santé Frank Vandenbroucke (Vooruit) a envoyés à la présidente de GEMS, Erika Vlieghe, et au commissaire à la corona, Pedro Facon, pendant la crise de la corona. Ils formaient le triumvirat lors de la crise de la covida et avaient le pouvoir d’imposer des décisions de grande portée. Qu’il s’agisse de détourner la démocratie, d’ignorer la vie privée et de violer le principe d’égalité n’est pas remis en question. La fin justifiait les moyens. La question est de savoir si la fin était si sacrée. Le trafic de courrier entre ces trois ténors pourrait faire disparaître les critiques des « wappies » et autres théoriciens de la conspiration, noirs et blancs. Mais il y a apparemment un problème.

HLN a invoqué la loi sur l’accès public (WOB) pour obtenir l’accès. Mais le ministre Vandenbroucke n’est pas d’accord. Frank n’est pas connu pour son esprit d’équipe, mais comme un homme de la grande droite qui ne tolère pas la contradiction. Doch, il semble qu’il y ait beaucoup plus que cela dans cette affaire.

Selon M. Vandenbroucke, il faudrait trop d’efforts pour divulguer correctement des milliers de courriels. Le ministre – qui a été nommé à son poste non pas par le peuple mais par Conner Rousseau – a donc rejeté à deux reprises une demande de divulgation.

La Commission d’accès aux documents administratifs (CTB) lui a donné tort en octobre. La commission n’a pas trouvé les arguments du ministre suffisamment pertinents. Cet avis n’étant toutefois pas contraignant, M. Vandenbroucke a été autorisé à l’ignorer. C’est ce qu’il a fait en novembre.

Ce qui s’en est suivi défie toute imagination, ou plutôt nourrit l’imagination. Nous citons Het Laatste Nieuws : « HLN et l’éditeur DPG Media se sont adressés au Conseil d’État. Un auditeur s’est penché sur la question et a lui aussi estimé que les arguments du ministre ne tenaient pas la route. En mars, il a conseillé au Conseil d’État d’annuler la décision de Mme Vandenbroucke. Le ministre n’a toutefois pas attendu l’arrêt du Conseil d’État. Il a retiré son ancienne décision début juin et a immédiatement émis un nouveau refus. Cette fois-ci avec plus de justifications. De cette manière, HLN est obligé de faire appel. Cela pourrait prolonger la procédure d’un à deux ans ».

Et ce n’est pas tout. Car Vandenbroucke ne bloquerait pas seulement la demande de HLN sur le plan juridique, mais aussi sur le plan politique. En effet, une nouvelle loi est en préparation qui donnerait plus de pouvoir à la CTB, la commission d’appel qui a statué contre Vandenbroucke à l’automne. Un amendement à la loi garantirait que l’avis de la commission d’appel soit désormais contraignant. Je vous laisse deviner qui tente d’empêcher l’adoption de cette loi.

« Le renforcement des pouvoirs de la commission d’appel n’a pas rencontré beaucoup d’opposition, sauf de la part de Vandenbroucke », a déclaré Claude Archer, de l’ONG Transparencia, à HLN. « L’amendement pourrait encore lui jouer des tours lors de cette législature. Il pourrait permettre à HLN d’accéder plus rapidement à ses courriels. La commission d’appel s’est déjà prononcée contre le ministre, mais il pourrait l’ignorer. Si la commission se voit accorder plus de pouvoirs, cela ne sera plus possible. Le ministre bénéficie personnellement de son opposition à l’amendement et se trouve donc en situation de conflit d’intérêts ».

Pourtant, Frank ne pense pas qu’il y ait de conflit d’intérêts. En discutant du projet de loi, il a involontairement oublié de mentionner les procédures en cours. Un fait inhabituel pour quelqu’un de plus intelligent que les autres. En fait d’oubli, Frank estime qu’il n’a même pas eu à le faire. « Toute modification du mode de fonctionnement du comité d’appel n’aurait aucune incidence sur les procédures judiciaires en cours. Je ne vois donc pas de conflit d’intérêts ». Selon M. Archer, le ministre ne peut pas en juger par lui-même. « Il aurait dû donner à ses collègues du gouvernement la possibilité de juger, mais ils n’étaient pas au courant », a-t-il déclaré.

Mercredi prochain, l’opposition et les autres partis de la majorité se réuniront pour donner leur approbation finale à la nouvelle loi – sans amendement sur le comité d’appel. La question est de savoir si, à la suite de l’article paru dans Het Laatste Nieuws, ils ne vont pas bientôt constater un conflit d’intérêts.[note]

Frank Vandenbroucke s’efforce de ne pas divulguer les courriels qu’il a échangés.[note]

Entre-temps, l’organisme gouvernemental Transparencia (le chien de garde belge qui veille à la transparence des administrations) a déposé une plainte contre Vandenbroucke auprès du Bureau central de lutte contre la corruption.[note]

1. La législation applicable :

Depuis le 11 avril 1994, la Belgique dispose de la loi sur la transparence gouvernementale. Cette loi s’applique, entre autres, à toutes les administrations fédérales.[note]

Selon l’article 4 de cette loi, tout citoyen a le droit de consulter tout document administratif d’une autorité administrative fédérale et d’en recevoir une copie dans les conditions prévues par cette loi. Il peut également consulter tout document administratif sur place, en recevoir une explication et en recevoir une copie. Cette disposition s’applique également aux documents déjà déposés. Pour les documents à caractère personnel, le demandeur est tenu de déclarer un intérêt.

L’article 6 prévoit des exceptions à ces règles de transparence. Une autorité administrative fédérale ou non fédérale peut refuser la demande de consultation, d’explication ou de communication d’un document administratif lorsqu’elle a constaté que l’intérêt à la publicité ne l’emporte pas sur la protection de la sécurité de la population, des droits et libertés fondamentaux des citoyens, des relations internationales fédérales de la Belgique, de l’ordre public, de la sécurité ou de la défense du pays, de la recherche ou de la poursuite d’infractions pénales, d’un intérêt économique ou financier fédéral, de la monnaie ou du crédit public ; le secret, par nature, des informations commerciales et industrielles communiquées à l’administration ; le secret de l’identité de la personne qui a communiqué confidentiellement le document ou l’information à l’autorité administrative dans le but de dénoncer une infraction pénale ou punissable et également, si le document demandé porte atteinte à la vie privée, à moins que la personne concernée n’accepte à une obligation de secret établie par la loi ; au secret des délibérations du gouvernement fédéral et aux intérêts concernant la classification des habilitations de sécurité, des certificats de sécurité et des avis de sécurité.

En outre, une autorité administrative fédérale peut rejeter une demande de consultation, d’explication ou de communication en copie d’un document administratif dans la mesure où la demande :

1° concerne un document administratif dont la divulgation, pour le motif que le document est inachevé ou incomplet, peut donner lieu à des malentendus ;

2° concerne une opinion ou un avis communiqué librement et confidentiellement à l’autorité ;

3° est manifestement déraisonnable ;

4° est formulé de manière manifestement trop vague.

L’autorité administrative fédérale qui ne peut répondre immédiatement à une demande de publicité ou qui la rejette notifie au demandeur les motifs de l’ajournement ou du rejet dans un délai de 30 jours à compter de la réception de la demande. En cas d’ajournement, le délai ne peut jamais être prolongé de plus de 15 jours. En l’absence de notification dans le délai prescrit, la demande est réputée rejetée.

Afin d’assurer le respect de la loi sur l’administration publique, l’article 8 a institué une Commission d’accès aux documents administratifs, à laquelle tout citoyen et toute agence peuvent s’adresser si l’administration fédérale refuse de coopérer volontairement. Cette Commission s’efforce de remplir sa mission en toute conscience mais se heurte dans la pratique aux mêmes refus que les citoyens. La Commission n’obtient pas non plus les documents qu’elle a demandés.

A l’heure actuelle, elle n’a pas de pouvoir de sanction. Ce point est en cours d’élaboration. Une nouvelle législation est en cours d’élaboration, qui permettra d’imposer des sanctions (législation que Vandenbroucke tente d’ailleurs de bloquer de toutes ses forces).

Vous trouverez sur ce lien tous les textes législatifs pertinents.[note]

Outre la loi sur le gouvernement ouvert, il y a la Constitution.

L’article 32 de la Constitution stipule que toute personne a le droit de consulter tout document administratif et d’en obtenir une copie, sauf dans les cas et aux conditions déterminés par la loi, le décret ou la règle visés à l’article 134 (qui concerne l’attribution de compétences à certains organes).

Le rôle du Roi n’est pas sans importance pour la bonne compréhension de l’ensemble de la problématique.

En vertu de l’article 36 de la Constitution, le pouvoir législatif fédéral est exercé conjointement par le Roi, la Chambre des représentants et le Sénat.

Conformément à l’article 96, le Roi nomme et révoque ses ministres.

Le gouvernement fédéral peut également présenter sa propre démission au Roi lorsque la Chambre des représentants adopte, à la majorité absolue de ses membres, une motion de défiance qui désigne un successeur au Premier ministre immédiatement, dans les trois jours suivant le rejet d’une motion de confiance.[note]

Le Roi a, en vertu de la Constitution, une fonction de gardien. Il doit contrôler les ministres qu’il nomme, les rappeler à l’ordre s’ils dépassent les bornes et, si nécessaire, les démettre de leurs fonctions s’ils ne respectent pas les lois ou s’ils jettent l’opprobre sur le roi. Or, dans la pratique, il n’en est rien, quelle que soit la gravité des fautes commises par ses ministres. La Belgique a déjà connu de nombreux scandales dans ce domaine, dans lesquels le Roi est resté totalement inerte.

Il n’y a de facto qu’une seule exception : la fois unique où le roi Baudouin a refusé de signer la loi sur l’avortement. La politique s’est mise en marche et a fait comprendre au Roi qu’il n’avait qu’une fonction symbolique et qu’il ne devait pas interférer avec la législation qu’il devait signer.

2. Que se passe-t-il ici ?

Tous les courriels que le ministre Vandenbroucke a échangés avec des tiers depuis son bureau tombent sous le coup de la loi sur la transparence du gouvernement, quelle que soit l’adresse électronique qu’il a utilisée à cette fin (Frank utilise également son adresse électronique privée et l’adresse électronique de l’université à laquelle il est – toujours – affilié).

Vandenbroucke viole donc la Constitution et la loi sur la transparence du gouvernement.

Alors que l’UE et ses États membres légifèrent de plus en plus pour obtenir un contrôle absolu sur les courriels, les messages instantanés et les publications sur les médias sociaux des citoyens, M. Vandenbroucke fait fi de toutes les lois.

Le fait qu’il refuse depuis deux ans de divulguer son trafic de courriels est un signe clair que ces courriels stipulent certaines choses qui ne peuvent pas demander la lumière du jour. Son refus persistant est d’autant plus remarquable que Vandenbroucke a sans aucun doute supprimé tous les courriels délicats de ses ordinateurs, serveurs, etc. depuis la première demande…

Ces courriels peuvent bien sûr être récupérés (‘ comme ce fut le cas pour Hillary Clinton qui correspondait également d’office à partir d’une adresse électronique privée) mais cela nécessite une enquête criminelle et au moins un soupçon concret de fraude et de corruption.

Le Premier ministre De Croo ne prendra pas son ministre à partie parce qu’il est malade dans le même lit. Et le roi ? Il est en vacances à l’étranger et savoure un cocktail en attendant que la tempête se calme. C’est toujours le cas. Au Royaume-Uni aussi, les citoyens n’entendent plus parler des dossiers de fermeture. Hanconck n’a pas été arrêté. Il est toujours en liberté et continue de répandre la peur.

En tant que citoyen, voulez-vous jouer un rôle actif pour démasquer Vandenbroucke ou tout autre ministre, député ou gouvernement fédéral ? Vous pouvez le faire.

Envoyez un e-mail à Frank Vandenbroucke et exigez des informations sur son trafic d’e-mails ou tout autre document gouvernemental que vous jugez utile.

Dans ce lien, vous trouverez toutes ses coordonnées, y compris son adresse e-mail :

https://vandenbroucke.belgium.be/nl/contact

S’il refuse, vous pouvez déposer une plainte auprès de la CTB :

Commission d’accès aux documents du Conseil

A l’attention du Président de la Commission

Service public régional de Bruxelles

Cellule Chancellerie

Place Saint Lazare 2, 1035 Bruxelles

Tél : +32 (0)2 800 35 73

Courriel : ctb@gob.brussels

Autres liens pertinents :

https://be.brussels/over-het-gewest/commissie-voor-toegang-tot-bestuursdocumenten-ctb

https://be.brussels/over-het-gewest/commissie-voor-toegang-tot-bestuursdocumenten-ctb/ctb#contact

https://www.vlaanderen.be/toegang-tot-bestuursdocumenten-via-openbaarheid-van-bestuur

https://www.vlaanderen.be/toegang-tot-bestuursdocumenten-via-openbaarheid-van-bestuur/toegang-tot-bestuursdocumenten-aanvragen

Deegroeistudies nemen deeggroei onder de loep

De grootste kracht van het liberale kapitalisme ligt in zijn vermogen om alles te absorberen, af te wijken en te herstellen. We zagen het bij ecologie (de heren Hulot, YAB & Co.). Tegen deze achtergrond ontstond het idee om het woord « degrowth » te gebruiken. Aangezien kapitalisme gebaseerd is op de accumulatie van kapitaal, is dit concept vrijwel onherroepelijk:  » « Ontgroening » moet de waarheid worden van het hele moderne socialisme, antwoordde Jean-Claude Michéa op 15 maart 2013 in L’Humanité. Dit concept nodigt ons uit om radicaal vraagtekens te zetten bij de logica van een wereld die, zoals Marx het formuleerde, gebaseerd is op de enige noodzaak om « te produceren om te produceren », en dus om voortdurend « alle morele en natuurlijke grenzen » te overschrijden. « Het probleem is dat we geleidelijk overgaan van een kapitalistisch systeem naar een systeem van tekortbeheer. We zijn dus getuige van een soort sovjetisering van de samenleving[note], met als gevolg de opkomst van een nomenklatura die verantwoordelijk is voor de politieke uitvoering ervan. Dus wat ooit de geestelijkheid van duurzame ontwikkeling was, wordt nu gerecycled in de technocratie van « post-groei ». De agenten werken hard om zich te positioneren in de (groene) technocratie van de rampenadministratie[note]. Covid bood een glimp van deze transformatie. Een heleboel bureaucraten hopen nu hun positie te behouden door zich Castex te wanen in plaats van Castex[note]. Wanneer « het leven belangrijker is dan al het andere« [4], heeft de bureaucratie alle macht om vrijheden op te offeren en almacht te genieten. Het zal dit doen in naam van het beschermen van de gezondheid van de planeet en haar bewoners, naar het voorbeeld van de Covid-episode: « Kortom, » legt een van haar (eco)technocraten in korte broek uit, « we hebben ook ‘klimaatbeheersing‘[5] nodig ». Tegenover het vrijheidsvernietigende beleid zal verzet tegengestelde krachten zetten: kapitalisten die gewoon door willen gaan met hun normale bezigheden en hun kapitaal willen vergroten, en echte verdedigers van vrijheid.

Onze ontgroeiing, synoniem met de afwijzing van de heerschappij van kwantiteit, zal dan tegen zichzelf worden gekeerd om de totale heerschappij van getallen en de vernietiging van het Woord te legitimeren. Dus, net als politieke ecologie, komt de voorspelling van Ivan Illich uit: « De corruptie van het beste kweekt het slechtste« [6]. « Vandaar de waarschuwingen, een halve eeuw geleden, van een reus van de ontgroening zoals Bernard Charbonneau:  » Sindsdien hebben de stijgende ontwikkelingskosten geleid tot de « groene beweging ». Maar ook dit dreigt te worden gecoöpteerd door het wetenschappelijke en industriële systeem. (…) Als onze soort kiest voor overleven, zal het de wetenschap zijn, in navolging van MIT, die de grenzen zal bepalen die niet overschreden mogen worden, de aard van de kwalen en hun remedies. Het is niet aan onwetende mensen om te zeggen waarom de ozon bedreigd wordt of hoe het behouden kan worden. En het is aan de staat, zijn wetten en zijn politie om de nodige beperkingen en restricties op te leggen. De ecologen worden gerecycled in twee sectoren: de technocratie en het mediaspektakel, dat het mogelijk maakt om de ontbering van natuur en vrijheid te internaliseren. Ze zullen werken in laboratoria en ministeries, aan energiebesparing, preventie van grote risico’s en reservaatbeheer, waar wat er nog over is van de natuur onder glas wordt gezet. Op tv laten ze zijn spiegelbeeld zien. Op die manier helpen ze de aarde en het menselijk ras te redden door hun vrijheid op te offeren.[7].  »

De Europese Unie, verre van de burgers, is het meest geschikte kader voor deze drift. In de tijd van de Club van Rome zag de eurocraat Sicco Mansholt geen andere manier om te breken met de groei dan via de supranationale aard van de EU. De voorwaarde is de wens om « haar instellingen te versterken « . Het volgende doel was om « beter in staat te zijn om het beleid ook aan de rest van de wereld op te leggen « . De Mansholt Brief, 1972. Bij de presentatie van de nieuwe editie van deze beroemde missive heeft Dominique Méd[i]a, een academicus, nu het punt gemaakt:  » De meeste suggesties van Mansholt blijven zeer actueel. De Europese Unie is de juiste plaats om de stappen naar koolstofneutraliteit, de ontwikkeling van hernieuwbare energie […] en de bescherming van haar industrie en diensten te plannen. De in 2019 aangekondigde Green Deal is het begin – te versterken en te verdiepen – van zo’n strategie. « De opkomst van « degrowth studies » is een hulpmiddel in dit streven. De term verwijst duidelijk naar genderstudies of dekoloniale studies, met al hun bijbehorende ‘woke’ ideologie. Op 21 september 2022 publiceerde het liberaal-libertaire L’Obs, eigendom van de miljardairs Messrs. Niel, Pigasse en Kretinsky, enthousiast onder de kop: « Degrowth studies: how degrowth has become an academic field ». Dit is een duidelijk voorbeeld van de kapingsoperatie van de mainstream media. Het was hetzelfde proces 25 jaar geleden, met de kroning van Nicolas Hulot als de officiële vertegenwoordiger van ecologie. Degrowth studies bieden een versie van degrowth die ontdaan is van alles wat de massamedia van streek zou kunnen maken, te beginnen natuurlijk met hun kritiek. Toch is dat laatste de voorwaarde voor elke serieuze reflectie over degrowth, want je kunt er niet bij, laat staan aan werken, zonder een de facto soldaat te worden van Pfizer, NATO en McKinsey & Company. Er is hier geen ‘samenzwering’, alleen een observatie van de belangen die hen bezitten en degenen die hen dienen. Dit systeem staat een paar afwijkende meningen toe, maar deze uitzonderingen maken de regel niet ongeldig. Iedereen die via de reguliere media toegang krijgt tot het publieke debat moet daarom als verdacht worden beschouwd.

Ten tweede vermijden degrowth-studies zorgvuldig om de linkerflank van de onbeperkte samenleving aan te pakken, d.w.z. de dimensie van cultuur en moraal. De analyses van Jean-Claude Michéa over de complementaire aard van economisch en cultureel liberalisme zijn afgewezen en, sterker nog, bestreden. Vanwege zijn kwantitatief-frenge perspectief zou ik Jean-Marc Jancovici onder het label van deegroeistudies willen scharen, maar zijn meest emblematische huidige vertegenwoordiger is Timothée Parrique. Deze onderzoeker gaat er prat op dat hij zijn eigen universitaire graad in ‘degrowth’ heeft gecreëerd. Terwijl opmerkelijke auteurs zoals de filosoof Frédéric Rognon, om maar een voorbeeld te noemen, al tientallen jaren in oorverdovende mediastilte publiceren, heeft Timothée Parrique aanzienlijke bekendheid gekregen na de publicatie van een zwak eerste essay gebaseerd op zijn proefschrift. Wreed en zeker jaloers schreef Pierre Thiesset in onze columns: « Gewapend met zijn economische thesis over dit onderwerp, werd hij een « onderzoeker in ecologische economie » in Zweden en kan hij nu praten over degrowth op uitnodiging van bedrijven als EDF, Orange, Airbus en Thalès, op het Ministerie van Economische Zaken, op HEC en in de media. In zijn boek Ralentir ou périr (Vertraag of verga) juicht hij deze ontwikkeling toe: na de tijd van de pioniers [comme ce journal] die het onderwerp in de publieke arena brachten, is nu de tijd gekomen dat de academie het heft in handen neemt[note]. « De journalist van La Décroissance citeert Serge Latouche, geïnterviewd in Kairos, over dit onderwerp: «  Sinds degrowth de academische wereld is binnengedrongen onder de transnationale naam degrowth en het onderwerp is geworden van wetenschappelijke scripties, proberen obsessieve economen die zichzelf willen recyclen in degrowth prachtige econometrische modellen te bedenken voor de relatie tussen de teruglopende kapitalistische/productivistische economie en de groeiende conviviale anti-economie. De radicale aard van het oorspronkelijke project verliest zo veel van zijn potentieel en zijn militante aantrekkingskracht, ten gunste van carrièreambities.[note] « .

« Nieuw gepromoot door de eigenaars van het publieke woord, beloofde Timothée Parrique trots op een tv-toestel « convivial degrowth in the countries of the North to enable sustainable development in the countries of the South  » (Arte, 22 maart 2023). Waaruit maar weer blijkt dat studenten degrowth-studies geen flauw benul hebben. Hun versie van degrowth is gereduceerd tot een techno-demagogisch discours dat het woord ontdoet van alles wat echt subversief is. Hoe is degrowth ontstaan? De « paus » ervan, de econoom Serge Latouche, heeft in zijn volhardende en krachtige denken de verwerping van de economisering van de wereld[note] centraal gesteld. Het is een slim woord voor het verwerpen van de heerschappij van de kwantiteit, d.w.z. de reductie van de mens tot zijn economische dimensie: een producent-consument wiens vervulling wordt afgemeten aan de groei van het BNP, het Bruto Nationaal Product. Kalle Lasn, de oprichter van Adbusters, het Noord-Amerikaanse tijdschrift dat Casseurs de pub inspireerde toen het werd opgericht, heeft deze provocerende formule: Economen moeten worden gedood. « Wees gerust, voegt hij eraan toe, « figuurlijk gesproken ». Want eerst moeten we de kleine econoom in ons allemaal uitroeien, of hem op zijn minst terugzetten op zijn rechtmatige plaats: belangrijk, maar secundair. Als meester in de kunst van vervorming en herstel zal het liberale kapitalisme een discours produceren, en agenten om het uit te dragen, om « dat wat subversief is aan degrowth, de mogelijkheid van terugtrekking, te ondermijnen  » en « degrowth tegen zichzelf te keren[note] « . Het gaat erom degrowth opnieuw uit te braken in het grote bad van kwantificeerbaarheid, om het op zijn kop te zetten als zijn beste argument. Simpel gezegd zou je kunnen zeggen dat, terwijl degrowth zich richt op het rehabiliteren van het begrip grenzen om de multidimensionaliteit van onze menselijke conditie terug te winnen, degrowth studies het gebruiken om ons verder op te sluiten in een wereld die gereduceerd is tot getallen. Erger nog, door degrowth gelijk te stellen aan covidistisch beleid, onderschrijft en theoretiseert deze beweging het techno-totalitarisme waar de voorlopers van degrowth voortdurend voor gewaarschuwd hebben.

Het pikante is dat leden van degrowth-studies regelmatig de voorlopers van degrowth de les lezen. Toegegeven, Gorz, Ellul, Illich en consorten waren erg sympathiek, maar hun denken was enigszins gedateerd en « het idee was nog steeds onderontwikkeld, vooral het economische aspect « . Denkt ons genie in korte broek aan emeritus hoogleraar economie Serge Latouche? Dit is natuurlijk een complete contradictio in terminis. Zoals we hebben uitgelegd, verdedigen we de middelen – consumptie, wetenschap, technologie, etc. – als we ze op hun juiste plaats zetten door te weigeren ze op de voorgrond te plaatsen. Hetzelfde geldt voor « de eerste golf van achteruitgang in de jaren 2000. Deze auteurs hebben geen autoriteit in de post-2008 wetenschap [?]. Het is oneerlijk om het concept van degrowth te analyseren in termen van wat het toen was, want het concept is geëvolueerd sinds[note].

Maar het duurde niet lang voordat Timothée Parrique door het systeem werd beloond: hij werd overal gepromoveerd en ontving in het voorjaar van 2023 de EcoloObs-prijs. Het ego van de jongeman is natuurlijk te zeer bedwelmd door de schijnwerpers om er over na te denken. Het weekblad van burgerlijk links merkt echter op: « Als er een figuur opduikt (…) dan trekt die over het algemeen vijandschap aan. In dit geval niets (…) « Hij valt het kapitalisme aan, maar zegt minder over de onderliggende verbeelding, die van het productivisme en de excessen van de thermo-industriële beschaving ». Om deze kritiek te begrijpen, moeten we begrijpen dat sommige degrowthisten zich zorgen maken over het feit dat het concept wordt overgenomen door de milieueconomie, die negatieve externaliteiten in economische modellen wil integreren. « Terwijl degrowth er juist over gaat om uit de economie te stappen en onze verbeelding te dekoloniseren », legt Vincent Liegey, een andere Franse figuur in de beweging, uit. Maar het is een van de enige ‘friendly fire’ bewegingen die we kunnen tellen, en het zit in een stolp. » (26 mei 2023). Merk op dat het voor de massamedia de taak is om het bestaan van La Décroissance te verbergen, een titel die al 20 jaar in de kiosken ligt in Frankrijk en in 10 andere landen, die het debat over degrowth initieerde en een belangrijke criticus is van de toe-eigening ervan door Degrowth studies, waarvan Timothée Parrique de huidige ster is. « Een groeimodel gebaseerd op fossiele brandstoffen is gewoon achterhaald », bazuinde de voorzitter van de Europese Commissie, Ursula von der Leyen, op 15 mei bij de lancering van een conferentie in het Europees Parlement getiteld « Voorbij de groei », onder applaus van een groep technici, waaronder de onvermijdelijke Dominique Méd[i]a.

Er zal worden gestreden om plaatsen in het bestuur van de ramp die, zoals alle goede politieke ondernemingen, vol goede gevoelens en verontwaardiging zal zijn. Betekent dit dat we het woord « degrowth » moeten laten vallen? Nee, natuurlijk niet; dat zou hun grootste overwinning zijn. Het probleem is altijd hetzelfde: hoe we het definiëren. Het is aan ons om de onze te verdedigen.

Vincent Cheynet

Les degrowth studies à l’assaut de la décroissance

La plus grande force du capitalisme libéral réside dans sa capacité à tout vampiriser, absorber, dévoyer, récupérer. Nous l’avons vu avec l’écologie (MM. Hulot, YAB & Cie). C’est contre cela qu’est née l’idée d’utiliser le mot de décroissance. Le capitalisme étant fondé sur l’accumulation du capital, ce concept lui est quasiment irrécupérable : « La “décroissance” doit devenir la vérité de tout socialisme moderne, répondait Jean- Claude Michéa à L’Humanité le 15 mars 2013. Ce concept invite, en effet, à remettre radicalement en question la logique d’un monde fondé, disait Marx, sur la seule nécessité de “produire pour produire” et donc de transgresser sans cesse “toutes les limites morales et naturelles”. » Le problème est bien que nous sortons progressivement d’un régime capitaliste pour celui de la gestion des pénuries. Nous assistons donc à une sorte de soviétisation de la société[note] dont la conséquence est l’émergence d’une nomenklatura chargée de sa mise en œuvre politique. Ainsi, ce qui fut le clergé d’un développement durable, désormais essoré, se recycle en technocratie de la « post croissance ». Ses agents s’activent pour se placer dans la technocratie (verte) de l’administration du désastre[note]. Le Covid a donné un aperçu de cette mutation. Une foule de bureaucrates espèrent désormais se maintenir en se rêvant Castex à la place du Castex[note] . Lorsque « la vie est plus que importante que tout[4] », la bureaucratie a tout pouvoir pour sacrifier les libertés et jouir de la toute-puissance. Elle le fera au nom de la sauvegarde de la santé de la planète et de ses habitants, à l’instar de l’épisode Covid : « Bref, explique un de ses (éco)technocrate en culottes courtes, nous avons aussi besoin d’un “confinement climatique”[5] ». Face aux politiques liberticides, la résistance alliera alors des forces opposées : des capitalistes qui ne veulent que continuer leur business as usual, accroître leur capital, et d’authentiques défenseurs de la liberté.

Notre décroissance synonyme de refus du règne de la quantité sera alors retournée contre elle-même pour légitimer le règne total du chiffre et l’anéantissement du Verbe. Ainsi, à l’image de l’écologie politique, la prophétie d’Ivan Illich se réalise : « La corruption du meilleur engendre le pire[6]. » D’où les avertissements, voici déjà demi- siècle, d’un géant de la décroissance comme Bernard Charbonneau : « Depuis, la montée des coûts du développement a engendré le “mouvement écologique”. Mais lui aussi risque d’être récupéré par le système scientifique et industriel. (…) Si notre espèce choisit la survie, ce sera la science, à la suite du MIT, qui fixera les limites à ne pas franchir, la nature des maux et leurs remèdes. Ce n’est pas à un peuple ignorant de dire en quoi l’ozone est menacé, ni comment il peut être conservé. Et ce sera à l’État, ses lois et sa police d’imposer les restrictions et contraintes nécessaires. Les écolos seront recyclés dans deux secteurs : la technocratie et le spectacle médiatisé, qui permet d’intérioriser la privation de nature et de liberté. Ils se caseront dans les laboratoires et les ministères, les économies d’énergie, la préservation des risques majeurs, la gestion des réserves où ce qui reste de nature est mis sous cloche. À la télé ils montreront son reflet. Ils contribueront ainsi à sauver la Terre et l’espèce humaine en sacrifiant sa liberté[7]. »

L’Union européen, loin des citoyens, est le cadre le plus adéquat pour cette dérive. Déjà, à l’époque du Club de Rome, l’eurocrate Sicco Mansholt ne voyait de possibilité de rompre avec la croissance que grâce au caractère supranational de l’UE. La condition étant la volonté d’un « renforcement de ses institutions ». L’objectif suivant étant d’être « davantage en mesure d’imposer également une politique au reste du monde. » La lettre Mansholt, 1972. Présentant la nouvelle édition de cette célèbre missive, l’universitaire Dominique Méd[i]a enfonce aujourd’hui le clou : « la plus grande partie des suggestions de Mansholt reste d’une très grande actualité. L’Union européenne est le lieu approprié pour planifier les étapes de la neutralité carbone, le développement des énergies renouvelables […], la protection de son industrie et celle de ses services. Le Green Deal annoncé en 2019 constitue le début — à conforter et à approfondir — d’une telle stratégie. » L’apparition des « degrowth studies » est l’outil de cette entreprise. Le terme renvoie bien sûr aux gender studies ou aux decolonial studies, avec toute l’idéologie « woke » qui y est associée. Le 21 septembre 2022, le sac à pub libéral-libertaire L’Obs, propriété des milliardaires MM. Niel, Pigasse et Kretinsky, s’enthousiasmait en titrant : « “Degrowth studies” : comment la décroissance est devenue un champ académique ». On observe bien ici l’opération de détournement des grands médias. C’était le même processus, voici 25 ans, avec le couronnement de Nicolas Hulot comme représentant officiel de l’écologie. Les degrowth studies fournissent une version de la décroissance expurgée de tout ce qui peut déranger les mass médias, à commencer, bien entendu, par leur critique. Cette dernière est pourtant le préalable à toute réflexion conséquente sur la décroissance, car on ne peut y accéder, et a fortiori y travailler, sans devenir de facto un petit soldat de Pfizer, de l’Otan et de McKinsey & Company. Sauf être un gogo de service, nul « complotisme » ici, simplement une observation des intérêts qui les possèdent, et de ceux qui les servent. Ce système laisse bien passer quelques opinions divergentes, mais ces exceptions n’invalident pas la règle. Toute personne accédant à la parole publique grâce aux grands médias doit donc être considérée comme suspecte.

Ensuite, les degrowth studies évitent soigneusement d’aborder le flanc gauche de la société de l’illimité, c’est-à-dire la dimension de la culture et des mœurs. Les analyses de Jean-Claude Michéa sur la complémentarité du libéralisme économique et culturel sont évacuées, et plus surement combattues. Par sa perspective quanti-frénétique, je rangerais Jean-Marc Jancovici sous l’étiquette des degrowth studies, mais son représentant actuel le plus emblématique est Timothée Parrique. Ce chercheur se vante d’avoir lui-même créé son diplôme universitaire ès « degrowth ». Quand des auteurs aussi remarquables que, pour ne prendre qu’un seul exemple, le philosophe Frédéric Rognon, publient depuis des décennies dans un silence médiatique assourdissant, Timothée Parrique bénéficie d’une exposition considérable après la publication d’un premier essai faiblichon, issu de sa thèse. Cruel, et plus sûrement jaloux, Pierre Thiesset l’avait recensé ainsi dans nos colonnes : « Bardé de sa thèse en économie sur le sujet, il est devenu “chercheur en économie écologique” en Suède, et peut désormais parler de décroissance à l’invitation d’entreprises comme EDF, Orange, Airbus, Thalès, au ministère de l’Économie, à HEC ou dans les médias. Dans son livre Ralentir ou périr, il se félicite de cette évolution : après le temps des défricheurs [comme ce journal] qui ont porté le sujet sur la place publique, voici venu celui de la reprise en main par l’académie[note]. » Le journaliste de La Décroissance cite à ce sujet Serge Latouche, interviewé dans Kairos : « Depuis qu’en raison de cette notoriété la décroissance est entrée dans l’Université sous son nom transnational de degrowth et fait l’objet de thèses savantes, des économistes obsessionnels voulant se recycler dans la décroissance tentent de nous proposer de beaux modèles économétriques d’articulation entre l’économie capitaliste/productiviste en régression et l’anti-économie conviviale en expansion. La radicalité du projet originel perd ainsi beaucoup de son potentiel et de l’incitation militante, au profit d’ambitions carriéristes[note] ».

« Décroissant » nouvellement promu par les propriétaires de la parole publique, Timothée Parrique promettait fièrement sur un plateau télé une « décroissance conviviale dans les pays du Nord pour permettre un développement durable dans les pays du Sud » (Arte, 22 mars 2023). Ce qui montre bien que les étudiants en degrowth studies n’ont rien compris. Leur version de la décroissance est réduite à un discours techno-démago qui vide le mot de tout ce qu’il peut avoir de véritablement subversif. De quoi est née la décroissance ? Son « pape », l’économiste Serge Latouche, a mis au cœur de sa persévérante et puissante réflexion le refus de l’économicisation du monde[note]. Un mot savant pour refuser le règne de la quantité, c’est-à- dire la réduction de l’être humain à sa dimension économique : un producteur-consommateur dont on mesure l’épanouissement à l’aune de l’augmentation du PNB, le Produit national brut, la croissance. Kalle Lasn, le fondateur d’Adbusters, la revue nord-américaine dont s’est inspirée Casseurs de pub à sa création, a cette formule provocatrice : Il faut tuer les économistes. » Rassurez-vous, il ajoute : « métaphoriquement s’entend ». Car il faut d’abord tuer le petit économiste en chacun de nous, ou du moins le remettre à sa juste place : importante, mais seconde. Maître dans l’art de la dénaturation et de la récupération, le capitalisme libéral va produire un discours, et des agents pour le porter, pour « subvertir ce qu’il y a de subversif dans la décroissance, la possibilité de sevrage » et « retourner la décroissance contre elle-même[note] ». Il s’agit de réingurgiter la décroissance dans le grand bain du quantifiable, pour la retourner comme son meilleur argument. Simplement on pourrait dire qui si décroissance veut réhabiliter la notion de limite pour revendiquer la pluridimensionnalité de notre condition humaine, les degrowth studies se servent d’elle pour nous enfermer de plus belle dans un monde réduit aux chiffres. Pire, en assimilant la décroissance aux politiques covidistes, cette mouvance avalise et théorise le techno- totalitarisme contre lequel les précurseurs de la décroissance n’ont eu de cesse d’alerter.

Le plus piquant est que les membres des degrowth studies font régulièrement la leçon aux précurseurs de la décroissance. Certes, Gorz, Ellul, Illich et compagnie étaient bien sympathiques, mais leur pensée serait devenue quelque peu datée, et puis « l’idée était encore peu développée, surtout pour l’aspect économique ». Notre génie en culottes courtes pense-t-il ici au professeur émérite d’économie Serge Latouche ? C’est, bien entendu un contresens total, comme nous l’avons expliqué, resituer à leur juste ce qui relève des moyens, la consommation, la science, la technique… en refusant leur mise au premier plan, c’est les défendre. Idem pour « la première vague de décroissance des années 2000. Ces auteurs n’ont ucune autorité dans la bourse post-2008 [?] sur la décroissance. Il est injuste d’analyser le concept de décroissance en fonction de ce qu’il était alors car le concept a évolué depuis[note] ».

Mais, ça n’a pas tardé, Timothée Parrique a été récompensé par le système : promu partout, le voilà qui reçoit, ce printemps 2023, prix EcoloObs. L’ego du jeune homme est bien sûr trop enivré par les feux de la rampe pour envisager de penser contre lui. L’hebdomadaire de la gauche bourgeoise note quand même : « Quand une figure émerge, (…) elle s’attire généralement des inimitiés. Là, rien. (…) “Il s’en prend au capitalisme, mais parle moins de l’imaginaire sous-jacent, celui du productivisme, de la démesure de la civilisation thermo-industrielle.” Pour comprendre cette critique, il faut saisir qu’une partie des décroissants s’inquiètent de la reprise du concept par les environnemental economics, dont la finalité est d’intégrer des externalités négatives dans les modèles économiques. “Alors que la décroissance, c’est précisément la sortie de l’économie, la décolonisation de nos imaginaires”, explique Vincent Liegey, autre figure française du mouvement. Mais c’est un des seuls “tirs amis” que l’on peut recenser, et il est en cloche. » (26 mai 2023). Notons que pour les mass médias, le travail consiste à occulter l’existence de La Décroissance, titre présent en kiosque en France et dans 10 pays depuis 20 ans, initiateur du débat sur la décroissance, et éminent critique de sa récupération par les « Degrowth studies » dont Timothée Parrique est l’actuelle vedette. « Un modèle de croissance centré sur les combustibles fossiles est tout simplement obsolète », peut donc claironner la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 15 mai dernier lors du lancement d’une conférence au Parlement européen intitulée « Beyond Growth » (au-delà de la croissance), sous les applaudissements d’une cohorte de technos, dont l’inévitable Dominique Méd[i]a.

Les places seront disputées dans l’administration du désastre qui, comme toute bonne entreprise politicarde, aura des bons sentiments et de l’indignation plein la bouche. Est-ce à dire qu’il faut abandonner le mot décroissance ? Non bien entendu ; ce serait leur plus grande victoire. Le problème est toujours le même : celui de la définition que nous lui donnons. À nous de défendre la nôtre.

Vincent Cheynet

Frank Vandenbroucke, Ministre de la santé, a menti et a gaspillé des millions d’euros

On connaissait l’homme pour avoir « brûlé » des centaines de milliers de francs. Il récidive, mais cette fois-ci fait plus fort: des millions d’euros dépensés dans des produits expérimentaux périmés et des masques de contrefaçon, achetés alors que le Ministre était en contact avec un consultant de l’entreprise. On comprend pourquoi VDB retarde la réforme du cadre législatif sur la transparence administrative. L’homme aurait des choses à cacher…

Le site internet de TransparenciaBE: https://transparencia.be/

Transparencia a besoin de dons dans le cadre de l’action en justice contre Franck Vandenbroucke – Soutenez-les! https://anticor.be/participer/start?redirect=1

La numérisation: dernière étape de la fin des libertés

Si notre destin est entre les mains d’une poignée de famille depuis des décennies, la numérisation totale et en cours de la société finalise le projet d’une mainmise totale d’une élite financière sur nos vies: après les caisses automatiques, les voitures « intelligentes », ce seront les médecins, infirmiers, juristes, enseignants… qui seront remplacés par des robots. Les êtres qui ne se toucheront plus, reproduits par GPA et PMA. Le futur n’est toutefois pas écrit…

Het Covid-19 vaccin toegediend aan de hele wereldbevolking. Dit is een criminele operatie.

Om levens te redden is het belangrijk dat het vaccin Covid-19 onmiddellijk van de markt wordt gehaald en wereldwijd wordt gestaakt.

In België is de minister van Volksgezondheid, Frank VandebrouckHet bewijs neemt toe dat deze wereldwijde injectie een criminele operatie is en de Covid-crisisvaccinator, die maandenlang niets anders dan dit woord op zijn lippen had, doet zijn uiterste best om de inhoud van zijn e-mails over Covid niet openbaar te maken, wat mogelijke corruptie impliceert. Zoals dit artikel van Mondialisation.ca, een website waarmee Kairos samenwerkt, uitlegt.

Ik heb net een belangrijk artikel gelezen van Dr. Emanuel Garcia over het aantal sterfgevallen in verband met hetCovid mRNA-vaccin sinds de start van het vaccinatieprogramma medio december 2020.

Emanuel Garcia zegt terecht dat « het bewijs er is. Het is overweldigend ».

Maar dit bewijs is verre van volledig. Ze zijn verspreid. Ze geven geen algemeen beeld van wat er op de planeet gebeurt.

Wetenschappers en artsen hebben de tragische omstandigheden gedocumenteerd van vaccin-gerelateerde sterfgevallen van veel mensen uit alle lagen van de bevolking en van alle leeftijden, waaronder kinderen en pasgeborenen.

Emanuel vraagt : « Wordt de waarheid onthuld? Of niet? »

Talloze individuele sterfgevallen die in verband worden gebracht met het Covid-19 vaccin worden dagelijks nauwgezet gedocumenteerd: musici, zangers, piloten, atleten, schoolkinderen, kinderen van 5 tot 12 jaar, pasgeboren baby’s, zwangere vrouwen die gevaccineerd zijn – de lijst is lang.

Zie de opmerkelijke analyse van Dr. William Makis. Hieronder vindt u een selectie van recente artikelen:

Muzikanten en zangers die plotseling zijn overleden in mei en juni 2023. De trend versnelt.

Door Dr William Makis, 30 juni 2023

Studenten verpleegkunde, farmacie en geneeskunde sterven plotseling. Blijvende gevolgen van COVID-19 mRNA-vaccin-mandaten

Door Dr William Makis, 28 juni 2023

Jonge bestuurders (gevaccineerd met COVID-19 mRNA) hebben medische noodgevallen en crashen achter het stuur

Door Dr William Makis, 26 juni 2023

(Bekijk de artikelen van Dr. Makis in het Frans door HIER te klikken)

De algemene situatie

Wat Dr. William Makis heeft gedocumenteerd (individuele gevallen) gebeurt op wereldschaal.

We moeten naar het grotere plaatje kijken: miljoenen mensen sterven over de hele wereld. Het vaccin Covid-19 is van invloed op de hele mensheid.

We moeten « de waarheid naar buiten brengen« . Volgens Emanuel Garcia:

« Volgens de mensen om me heen is dat niet het geval. Anti-vaccinators zijn gekken en paria’s die vermeden moeten worden door leden van de Kerk van de vaccinologie…

Wat ik hier bedoel, vanuit psychologisch oogpunt, is dat de vaccinatiecampagne en de propaganda die deze rechtvaardigde – en die tientallen jaren duurde – een gemoedstoestand creëerde waar de waarheid geen licht op kan werpen. »

We moeten onze medeburgers informeren en ons gezond verstand gebruiken.

Wat is de wereldwijde impact van dit « moordvaccin »?

Wat betekent dit voor de wereldbevolking van 8 miljard mensen, inclusief pasgeborenen en ongeboren kinderen?

Ik heb de gegevens op globaal niveau onderzocht. Ze zijn geweldig.

In een periode van twee jaar vanaf medio december 2020 werden meer dan 12,9 miljard doses van het vaccin toegediend in 184 landen (Bloomberg, 21 september 2022, zie onderstaande grafiek).

Registratie op 21 september 2022: 12,9 miljoen doses toegediend (medio december 2020 – 21 september 2022)

Op het moment van schrijven (1 juli 2023) zijn er bijna 13,5 miljard doses vaccin toegediend aan een wereldbevolking van 8 miljard mensen, een gemiddelde van 1,7 dosis per persoon.

De gegevens verzameld door de WHO (27 juni 2023) zijn als volgt (zie WHO-tabel):

  • 13.461.751.619 toegediende vaccindoses
  • 5.579.548.776 mensen gevaccineerd met ten minste één dosis
  • 5 137 861 772 mensen gevaccineerd met een complete primaire serie (CPS)

Bovenstaande cijfers bevestigen dat ongeveer 70% (5,138 miljard mensen) van de wereldbevolking gevaccineerd is met « een volledige primaire serie », die normaal gesproken bestaat uit ten minste twee doses vaccin.

De WHO-kaart hieronder moet zorgvuldig worden geanalyseerd. Er werden 13,5 miljard doses toegediend.

In de meeste landen, waaronder de dichtstbevolkte ter wereld, ligt het totale aantal toegediende vaccindoses per 100 inwoners ruim boven de 100 (donkergroen op de kaart hieronder).

De enige regio in de wereld die tot nu toe is ontsnapt aan het « dodelijke vaccin » is Afrika, waar nauwelijks 25% van de 1,4 miljard inwoners volledig is gevaccineerd(Afrika CDC) (zie kaart hieronder). In recente ontwikkelingen is de Afrikaanse Unie, Afrika CDC in samenwerking met de WHO bezig met het opzetten van lokale faciliteiten voor de productie van vaccins in Afrika. Het doel is om 70% van de arme bevolking van Afrika volledig te vaccineren. We doen een beroep op de volkeren van Afrika, die al slachtoffers van een ongekende voedselcrisis, om zich krachtig te verzetten tegen dit verraderlijke programma, dat ironisch genoeg volledig goedgekeurd door het IMF Als onderdeel van haar ‘shock and awe’ hervormingen, die in de loop der jaren hebben bijgedragen aan de verarming van een heel continent.

Terwijl nationale regeringen [des divers pays] en de WHO valse statistieken publiceren over de veronderstelde mortaliteit in verband met SARS-CoV2 (zie Hoofdstuk III), informeren ze het grote publiek niet over de dodelijke effecten van het Covid-19 vaccin (d.w.z. de tabel met mortaliteit en morbiditeit in verband met het Covid-19 vaccin per land).

Media desinformatie en « valse wetenschap »: een angstcampagne. « Het virus is gevaarlijker dan het vaccin ».

Een sensationalistische BBC-reportage getiteld « Why is the Virus such Thousand than the Vaccine »: … Verwijzend naar een « wetenschappelijk advies », de virus heeft een « evolutionaire hit-and-run moordenaarstactiek « hit and run killer evolutionaire tactiek » om de Covid-19 infectie op grote schaal te verspreiden.

Dit verhaal werd twee weken voor de lancering van het mRNA-vaccin in november 2020 gepubliceerd. Het doel van deze verraderlijke BBC-reportage was om in het hele Verenigd Koninkrijk angst te zaaien en acceptatie van het mRNA-vaccin te bewerkstelligen.

« Om het ronduit te zeggen, « het maakt het virus niet uit » als je sterft, zegt [Cambridge] professor Lehner, « het is een hit-and-run virus  » [« het slaat toe en rent weg »]….

Het doet eigenaardige en onverwachte dingen met het lichaam ( BBC, James Gallagher, 22 oktober 2020, onderstreping toegevoegd)

Wereldwijde implicaties

Op basis van onze analyse van de sterfte in alle landen en van goed gedocumenteerde studies en onderzoeken, zijn de wereldwijde gevolgen van het ‘dodende vaccin’ voor de mensheid niet te beschrijven.

Hiervan is over de hele wereld genoeg bewijs. Vermenigvuldig deze gedocumenteerde gevallen met de duizenden miljoenen mensen op deze planeet die al gevaccineerd zijn. De toekomst van de mensheid staat op het spel.

Wat is opgelegd aan 184 landen is een ontvolkingsprogramma, een criminele operatie (aanvaard door de regeringen van corrupte landen) zonder precedent in de geschiedenis van de mensheid.

Aggregatie, extrapolatie, « orde van grootte orde van grootte », doden in de wereld?

Er moet een gedetailleerde epidemiologische en statistische analyse worden uitgevoerd, die een « epidemiologisch » perspectief vereist. aggregatie » van gedocumenteerde individuele gevallen , waarbij gegevens op landenniveau, indien beschikbaar, worden onderzocht om « te extrapoleren » en de « orde van grootte » van sterfgevallen op mondiaal niveau vast te stellen, de 8 miljard mensen op deze planeet.

Deze studie zou gebaseerd zijn op nationale vaccingegevens over sterfgevallen en bijwerkingen. [blessures]studies over oversterfte, talrijke steekproefenquêtes, om nog maar te zwijgen van de  » Het controversiële « vertrouwelijke rapport » van Pfizers, waarin uit de mond van het paard wordt erkend dat : Ja, het is een « dodelijk vaccin ».

Begin 2021 was Pfizer zich er volledig van bewust dat het Pfizer-BionTech mRNA-vaccin – dat sindsdien wereldwijd op de markt is gebracht – tot een ongekende golf van sterfte en ziekte had geleid.

Als we kijken naar het aantal doses vaccin dat wereldwijd al is toegediend – 13,5 miljard voor een wereldbevolking van 8 miljard – kunnen we niet tot een andere conclusie komen.

Dit is een misdaad tegen de menselijkheid gepleegd door Big Pharma. Het gaat ook om een mea culpa en een verraad van de kant van de regeringen van corrupte landen over de hele wereld, die toedekten wat alleen kan worden omschreven als een misdadig proces van ontvolking, namelijk genocide .

We roepen op tot het herstel van « verantwoordelijk bestuur ». Degenen die verantwoordelijk zijn voor het opleggen van het vaccin zijn « criminelen ».

Om levens te redden moet het vaccin Covid-19 onmiddellijk wereldwijd worden geannuleerd en stopgezet.

Een dodelijk vaccin [tueur]: de wereldwijde situatie moet worden onthuld.

Wetenschappers, artsen, sociale wetenschappers en statistici moeten naar de wereldwijde situatie kijken.

« Weer een zinloze dood » zegt Emmanuel Garcia. Stel je eens voor wat dat betekent op wereldschaal: 8 miljard mensen.

We moeten ook het ondenkbare erkennen:

Er is een wereldwijde «  golf van ontvolking ».

Hoe kan deze trend worden omgebogen?

Dankzij de dringende ontwikkeling van sanitaire procedures en/of effectieve medicijnen die de verwoestende effecten op de gezondheid helpen omkeren (bijvoorbeeld het belangrijkste eiwit – Spike) van het Covid-19 vaccin.

Michel Chossudovsky

Link naar het oorspronkelijke artikel:

Het Covid-19 vaccin toegepast op het niveau van de hele planeet. Het is een criminele onderneming. Om levens te redden is het belangrijk dat het Covid-19 vaccin onmiddellijk wereldwijd wordt geannuleerd en stopgezet. Gepubliceerd op 1 juli 2023.

Le vaccin contre la Covid-19 administré à toute la population mondiale. Il s’agit d’une opération criminelle.

Pour sauver des vies, il est important que le vaccin contre la Covid-19 soit retiré du marché et abandonné dans le monde entier sans délai.

Alors qu’en Belgique, le Ministre de la Santé, Frank Vandebrouck, Monsieur vaccin de cette crise Covid, qui n’avait que ce mot à la bouche pendant des mois, fait tout pour ne pas divulguer le contenu de ses mails sur le covid, ce qui suppose une possible corruption, les preuves s’amoncellent autour de l’opération criminelle que constitue cette injection mondiale. Comme l’explique cet article de Mondialisation.ca, site avec lequel Kairos collabore.

Je viens de lire un article important du  Dr Emanuel Garcia portant sur le nombre de décès associés au vaccin ARNm Covid  depuis le début du programme de vaccination à la mi-décembre 2020.

Emanuel Garcia dit à juste titre que « les preuves sont là. Elles sont accablantes ».

Mais ces preuves sont loin d’être exhaustives. Elles sont dispersées. Elles ne donnent pas une  image générale de ce qui se passe au niveau de la planète entière. 

Des scientifiques et des médecins ont documenté les circonstances tragiques des décès liés au vaccin de nombreuses personnes de tous les milieux et de tous âges, y compris des enfants et des nouveau-nés.

Emanuel pose la question  suivante : « La vérité est-elle en voie d’être révélée ? Ou pas ? »

De nombreux cas individuels de mortalité liés au vaccin Covid-19 sont minutieusement documentés au quotidien : musiciens, chanteurs, pilotes, athlètes, lycéens, enfants de 5 à 12 ans, nouveau-nés, femmes enceintes vaccinées, la liste est longue . 

Voir l’analyse remarquable du Dr William MakisCi-dessous une sélection d’articles récents (en anglais) :

Musiciens et chanteurs décédés subitement en mai et juin 2023. La tendance s’accélère.

Par Dr William Makis , 30 juin 2023

Des étudiants en soins infirmiers, des étudiants en pharmacie, des étudiants en médecine meurent subitement. Conséquences continues des mandats de vaccins à ARNm COVID-19

Par Dr William Makis , 28 juin 2023

Les jeunes conducteurs (vaccinés à l’ARNm COVID-19) ont des urgences médicales et s’écrasent au volant

Par Dr William Makis , 26 juin 2023

[Voir les articles du Dr Makis en français, en cliquant ICI)

La situation dans son ensemble

Ce qui est documenté (cas individuels) par le Dr William Makis se passe à l’échelle planétaire.

Nous devons nous pencher sur la situation dans son ensemble : des millions de  personnes meurent partout dans le monde. Le vaccin Covid-19 affecte l’humanité dans son intégralité.

Nous avons besoin de « faire sortir la vérité ». Selon Emanuel Garcia:

« D’après les personnes de mon entourage, ce n’est pas le cas. Les anti-vaccins sont des fous et des parias qui doivent être évités par les membres de l’Église de la vaccinologie..

Ce que je veux dire ici, d’un point de vue psychologique, c’est que la campagne de vaccination et la propagande qui la justifie – qui a duré des décennies – ont créé un état d’esprit que la vérité ne peut éclairer. »

Il faut informer nos concitoyens et faire preuve de bon sens.

Quel est l’impact de ce « vaccin tueur » au niveau mondial ?

Comment cela affecte-t-il la population mondiale de 8 milliards de personnes, y compris les nouveau-nés ainsi que les enfants qui ne sont pas encore nés ?

J’ai examiné les données au niveau mondial. Elles sont stupéfiantes.

Sur une période de deux ans commençant à la mi-décembre 2020, plus de 12,9 milliards  de doses de vaccin  ont été administrées dans 184pays (Bloomberg,  21 septembre 2022 , voir graphique ci-dessous).

Enregistrement le 21 septembre 2022 : 12,9 millions de doses administrées (mi décembre 2020 – 21 septembre 2022)

A l’heure où nous écrivons ces lignes (le 1er juillet 2023), près de 13,5 milliards de doses de vaccins ont été administrées à une population mondiale de 8 milliards de personnes , soit une moyenne de 1,7 doses par personne.

Les données compilées par l’OMS (27 juin 2023) sont les suivantes ( voir tableau OMS) :

  • 13 461 751 619  doses de vaccin administrées
  • 5 579 548 776  personnes vaccinées avec au moins une dose
  • 5 137 861 772  personnes vaccinées avec une série primaire complète  (CPS)

Les chiffres ci-dessus confirment qu’environ 70 % (5,138 milliards de personnes) de la population mondiale ont été vaccinés avec « une série primaire complète » qui consiste normalement en au moins deux doses de vaccin.

La carte de l’OMS ci-dessous doit être soigneusement analysée. 13,5 milliards de doses ont été administrées.

Dans la plupart des pays, y compris les pays les plus peuplés de la planète, le nombre total de doses de vaccin administrées pour 100 habitants dépasse largement 100 (vert foncé sur la carte ci-dessous).

La seule région du monde qui a échappé jusqu’à présent au « vaccin tueur » est l’Afrique, avec à peine 25 % de ses 1,4 milliard d’habitants entièrement vaccinés (Africa CDC) (voir carte ci-dessous). Dans les développements récents, l’Union africaine, Africa CDC en liaison avec l’OMS est de mettre en place des installations locales pour la fabrication de vaccins en Afrique. Cet objectif est de vacciner complètement 70 % de la population pauvre en Afrique. Nous lançons un appel aux peuples d’Afrique, qui sont déjà victimes d’une crise alimentaire sans précédent,  à s’opposer fermement à ce programme insidieux, qui, ironiquement, est pleinement  approuvé par le FMI , dans le cadre de ses réformes de traitement de choc [“shock and awe”]  qui, au fil des ans, ont contribué à appauvrir tout un continent.

Alors que les gouvernements nationaux [des divers pays] et l’OMS publient de fausses statistiques relatives à la mortalité présumée liée au SRAS-CoV2 (voir le chapitre III), ils n’informent pas le grand public des effets mortels du vaccin Covid-19 (c’est-à-dire le tableau de la mortalité et de la morbidité liées au vaccin Covid-19 par pays).

Désinformation des médias et « fausse science » : campagne de peur. « Le virus est plus dangereux que le vaccin » 

Un reportage sensationnaliste de la BBC intitulé « Why is the Virus such Thousand than the Vaccine » (Le virus est plus dangereux que le vaccin) :  … Citant une « opinion scientifique », le virus a une « tactique évolutive du tueur à délit de fuite » [“hit and run killer evolutionary tactic” ] pour propager l’infection Covid-19 à grande échelle.

Ce reportage a été publié deux semaines avant le lancement du vaccin à ARNm en novembre 2020. L’objectif de ce reportage insidieux de la BBC était de sprovoquer la peur dans tout le Royaume-Uni ainsi que l’acceptation du vaccin à ARNm.

« En termes clairs, « le virus se fiche » que vous mouriez, dit [Cambridge] le professeur Lehner,  » c’est un virus à délit de fuite » [« il frappe et s’enfuit »]….

Il fait des choses particulières et inattendues au corps ( BBC, James Gallagher, 22 octobre 2020, emphase ajoutée)

Implications mondiales 

D’après notre analyse de la mortalité au niveau de tous les pays ainsi que d’après des études et des enquêtes par sondange très bien documentées, les implications mondiales du «vaccin tueur» sur l’humanité sont au-delà de toute description.

Les preuves sont nombreuses dans le monde entier. Multipliez ces cas documentés par les milliers de millions de personnes sur la planète qui ont déjà été vaccinées. C’est l’avenir de l’humanité qui est en jeu.

Ce qui a été imposé à 184 pays est un programme de dépopulation, une opération criminelle (acceptée par des gouvernements de pays corrompus) sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

Agrégation, extrapolation, « ordre de  grandeur », décès dans le monde ?

Il faudrait procéder à une analyse épidémiologique et statistique détaillée nécessitant une perspective « d’ agrégation »  concernant les cas individuels documentés , l’examen des données au niveau des pays lorsqu’elles sont disponibles en vue d’« extrapoler » et d’établir « l’ordre de grandeur » des décès au niveau mondiale, les 8 milliards de personnes sur la planète.  

Cette étude serait basée sur des données nationales relatives aux vaccins concernant les décès et les effets indésirables [blessures], des études sur la surmortalité, de nombreuses enquêtes par sondage, sans parler du « rapport confidentiel» controversé de Pfizers qui reconnaît de la bouche même du cheval que : Oui, c’est « un vaccin tueur ».

Au début de l’année 2021, Pfizer était pleinement conscient que le vaccin à ARNm Pfizer-BionTech – qui entre-temps a été commercialisé dans le monde entier – a entraîné une vague de mortalité et de morbidité sans précédent.

En considérant le nombre de doses de vaccins déjà administrées dans le monde, soit 13,5 milliards pour une population mondiale de 8 milliards, on ne peut arriver à une autre conclusion.

Cela constitue un crime contre l’humanité commis par Big Pharma. Il s’agit également d’un mea culpa et d’une trahison de la part des gouvernements de pays corrompus à l’échelle mondiales qui  ont dissimulé ce qu’on peut décrire comme un processus criminel de dépopulation, à savoir le génocide. 

Nous appelons au rétablissement du « gouvernement responsable ». Les responsables de l’imposition du vaccin sont des « criminels ».

Pour sauver des vies, le vaccin Covid-19 doit être annulé, interrompu dans le monde entier, sans délai.

Un vaccin mortel [tueur ] : la situation mondiale doit être dévoilée.

Les scientifiques, les médecins, les spécialistes des sciences sociales et les statisticiens doivent se pencher sur la situation mondiale .

« Encore une mort inutile » dit Emmanuel Garcia. Imaginez ce que cela représente à l’échelle mondiale, 8 milliards de personnes.

Il faut aussi reconnaître l’impensable :

Il y a une « vague de dépopulation » mondiale .

Comment cette tendance peut-elle être inversée ?

Grâce au développement urgent de procédures sanitaires et/ou de médicaments efficaces  qui contribuent à inverser les effets dévastateurs sur la santé (par exemple, la protéine de pointe – Spike) du vaccin Covid-19.

Michel Chossudovsky

Lien vers l’article original:

The Covid-19 Vaccine Applied at the Level of the Entire Planet. It’s A Criminal Undertaking. To save lives, it is important that the Covid-19 Vaccine be cancelled and discontinued Worldwide, without delay. Publié le 1er juillet 2023.

« Een andere kijk op neutraliteit in Europa. Is deze status nog steeds geldig?

La guerre en Ukraine a relancé le débat sur le sens et l’objectif de la neutralité de l’État. Des experts, des leaders d’opinion et des représentants d’États et d’organisations se sont réunis pour discuter de l’évolution et de la transformation de la neutralité sur le continent européen les 27 et 28 juin à Berne, dans la salle de conférence du Musée alpin et de Berne-Munster. La conférence internationale « Repenser la neutralité en Europe » s’est concentrée sur la neutralité en Suisse et en Moldavie. La plateforme de discussion a été fournie par le Forum Ost-West, AxisMindi.Switzerland et Spero-Moldova.

Chickenonline, Pixabay

Politique et position neutres

Certains experts affirment que le statut de neutralité des pays ne protège plus adéquatement les petits États contre les grandes puissances et que, concernant la guerre en Ukraine cela est tellement évident qu’il serait même immoral d’être neutre. D’autres pensent que la neutralité reste une option viable pour les petits pays qui tentent d’éviter de s’impliquer dans des conflits. Les intervenants de la première journée de la conférence ont débattu de cette vision.

Au cours de la discussion, le célèbre expert Thomas Borer, ancien ambassadeur de Suisse en Allemagne et chef du groupe de travail « Suisse – Seconde Guerre mondiale », a exprimé son opinion selon laquelle la Confédération suisse devrait renoncer à son statut de neutralité : “La Finlande et la Suède sont plus honnêtes à cet égard”. Thomas Borer est convaincu que la Suisse a toujours été critiquée pour sa position neutre dans les guerres mondiales, mais il est clair aujourd’hui que rester neutre nuit à la réputation et aux intérêts de la Suisse. « Si vous n’avez pas d’attitude claire sur la guerre en Ukraine dans votre politique étrangère, c’est un problème aujourd’hui… La Suisse est connue pour ses services de médiation dans les conflits. Mais la neutralité n’est pas une condition pour être médiateur. La tentative de négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine a eu lieu en Turquie », a-t-il poursuivi. Thomas Borer pense qu’il était important pour la Suisse d’avoir cette image d’artisan de la paix, mais qu’il s’agissait d’un abandon de la neutralité et que la Confédération a désormais d’autres intérêts – 65 % de ses échanges économiques se font avec l’UE et les États-Unis. De plus, la Suisse partage les mêmes valeurs que l’UE et les Etats-Unis, qui critiquent aujourd’hui la neutralité de la Suisse, ses problèmes de réexportation de matériel militaire et bien d’autres choses encore. « Donc, à mon avis, rester neutre n’a plus de sens. Mais pour la Moldavie, c’est certainement pertinent », a déclaré Thomas Borer, qui a recommandé à la Moldavie de développer son propre modèle de neutralité, sans compter sur le modèle d’autres siècles, et de coopérer avec d’autres pays neutres.

Docteur en sciences politiques, Nikolay Tsveatkov, représentant la Moldavie, a fait valoir que pour la Suisse, la neutralité a joué un rôle crucial dans le développement du pays et sa prospérité. La neutralité suisse a toujours été le meilleur exemple pour la république. « Pour la Moldavie, la neutralité pouvait préserver le pays et le sauver des guerres civiles avec les régions de Transnistrie et de Gagaouzie. La déclaration de neutralité a été le fruit d’une décision interne et d’un accord entre les partis politiques. C’était un moyen de maintenir la paix en Moldavie pendant 30 ans et la neutralité est toujours cruciale pour jouer ce rôle d’unification des peuples. J’aimerais souligner la différence entre les pays à statut neutre et la politique de neutralité. Par exemple, la Géorgie a un vecteur pro-OTAN comme stratégie d’État et une politique neutre en ce qui concerne la guerre en Ukraine, en maintenant des liens économiques avec la Russie. La Moldavie a un statut neutre dans la Constitution mais est loin d’avoir une politique neutre dans les affaires internationales aujourd’hui. Je pense qu’il est nécessaire de discuter davantage du modèle de neutralité moldave et de le reconstruire« , estime-t-il.

Guenther Baechler, conseiller spécial pour la consolidation de la paix au Népal et au Darfour au Département fédéral suisse des affaires étrangères, a exprimé la vision selon laquelle la neutralité de la Moldavie est déclarée dans la Constitution, mais qu’elle a besoin d’une reconnaissance internationale de cette neutralité, au moins par les pays voisins. « Il existe différents modèles de neutralité dans l’histoire. Aujourd’hui, il y a moins de pays neutres qu’auparavant. Pour la Finlande, la neutralité était un point de concession avec la Russie. Dans son expérience historique, c’était pertinent, mais en voyant l’agression contre l’Ukraine, qui n’est pas membre de l’OTAN, ils ont fait leur choix« , est convaincu Guenther Baechler. Dans le cas de la Suisse, il pense qu’elle ne peut plus être isolée et rester neutre.

Néo-neutralité de la politique de la Suisse et de la Moldavie

Lors de la deuxième journée de la conférence internationale « Repenser la neutralité en Europe », le docteur en sciences politiques Anatolii Tcaci a parlé de deux concepts idéologiques en Moldavie qui ont un impact direct sur la neutralité : « Le premier concept est la rhétorique qui consiste à imposer un choix géopolitique – à l’Ouest ou à l’Est. Cette approche est basée sur le principe de la division de la société et de l’extraction de bénéfices politiques. Le second concept, moins représentatif de la politique moldave, consiste à appeler à l’unité sans recourir à la rhétorique géopolitique, ce qui permet de promouvoir l’idée d’une Moldavie neutre. Au cours des 20 dernières années, le soutien public à la neutralité en Moldavie se situait entre 50 et 70 %. À l’heure actuelle, l’intégration européenne de la République de Moldavie est présentée par les dirigeants du pays comme la seule stratégie de développement incontestée. Toutefois, ces dernières années, l’idée de l’intégration à l’UE a été considérablement discréditée. Par exemple, le sommet de la Communauté politique européenne, qui s’est tenu en Moldavie les 1er et 2 juin, a réuni 47 chefs d’État. Mais selon les sondages d’opinion réalisés en juin 2023 par le groupe Intellect, 34 % des personnes interrogées en Moldavie l’ont jugé positivement, tandis que 37 % lui ont donné une note négative. L’Assemblée « Moldavie européenne », organisée par le parti au pouvoir le 21 mai 2023, a connu une situation presque identique : il s’agissait d’une tentative infructueuse de démontrer le soutien à la voie actuelle au niveau interne. Pourquoi ? Les personnes interrogées ont répondu que l’Assemblée et le Sommet n’affectent pas la solution des problèmes clés de la Moldavie : “faible développement économique, faible niveau de vie, niveau élevé de pauvreté, niveau élevé de corruption, et la préservation de la paix dans le pays ».

L’expert Anatolii Tcaci est convaincu que 2022 est devenu un point de bifurcation dans la définition des contours d’un nouveau système de relations internationales et d’une nouvelle architecture de sécurité mondiale. Depuis le XIXe siècle, une fois par siècle, dans le processus de formation d’un nouveau système de relations internationales, un État européen reçoit des garanties internationales de neutralité, dont la Russie est l’un des principaux garants. Au 19e siècle, c’était la Suisse, au 20e siècle, l’Autriche, et au 21e siècle, ce pourrait être la reconnaissance internationale de la neutralité de la Moldavie. Anatolii Tcaci a également présenté « Neutrality. Manuel succinct » comme une contribution à ce processus.

Serghei Banari, co-auteur du livre, analyste politique et économiste moldave, a enrichi la conférence de son point de vue philosophique sur la neutralité. « Les superpuissances devraient discuter du type de nouvel ordre mondial que nous aurons dans les cent prochaines années. S’agira-t-il d’un monde multipolaire ? Quel rôle pourraient jouer de petits pays comme la Moldavie, la Suisse, la Géorgie et d’autres ? Nous oublions que la base de la société est la philosophie, qui élabore le système de valeurs et d’idées, fortement lié à nos traditions, à notre culture et à notre histoire. De même, une véritable compréhension des questions de souveraineté implique un très haut niveau d’éducation et un système de santé et de protection sociale. Le système politique n’est que la fin du processus avec les partis politiques« .

Marina Gorbatiuc, chercheuse scientifique à l’Institut de recherche juridique, politique et sociologique de Moldavie, a soulevé la question du conflit gelé en Transnistrie et a proposé des solutions pour la réintégration de la Transnistrie avec le rôle actif de l’OSCE et la nécessité de poursuivre le processus de négociation, en utilisant le cas réussi de l’autonomie gagaouze. Nikolay Tsveatkov, président du débat sur la Moldavie, qui a travaillé de nombreuses années au Bureau d’État pour la réintégration de la RM en Transnistrie, a ajouté que « certains critiques peuvent faire valoir que la neutralité peut conduire à l’isolement et à la vulnérabilité. C’est en tout cas la vision défendue par le parti au pouvoir en Moldavie, dit « pro-européen« . Au contraire, un pays neutre peut s’engager activement dans des efforts diplomatiques, contribuer à des organisations internationales et participer à des missions de maintien de la paix. La neutralité maintient la paix, renforce la confiance, améliore la prospérité économique et permet une allocation responsable des ressources. En adoptant la neutralité, un pays se positionne comme un acteur de principe sur la scène mondiale, qui s’engage à résoudre les conflits par des moyens pacifiques ».

Ecaterina Cojuhari, journaliste et auteur du livre « Building Peace : Moldavie – Suisse », modératrice du panel « Neutralité en Europe », a proposé quelques idées supplémentaires pour la Moldavie, qui se trouve dans une zone à très haut risque, voisine de l’Ukraine. « La République de Moldavie ne s’est pas rapprochée de la neutralité depuis un an, avec l’interdiction d’un des partis politiques et de six chaînes de télévision, et la demande constante d’un soutien international en armes et en renforcement de la sécurité de la république. Je suis convaincue que la Moldavie n’a pas besoin d’APC et d’armements, car il est difficile de croire au succès des mesures de défense, compte tenu de la faiblesse de l’économie et des modestes capacités de mobilisation de la république. Elle a besoin de différents types de défense, ce qui implique un autre vocabulaire, une autre approche et d’autres actions. Il pourrait s’agir de « Diplomatie et dialogue » avec des canaux de communication ouverts et des initiatives diplomatiques ; « Médiation et résolution des conflits », « Désarmement et non-prolifération » : soutien aux traités, conventions et accords visant à réduire les stocks d’armes. Investir dans l’éducation et la sensibilisation » et promouvoir le « dialogue interculturel », favoriser un environnement de tolérance, de respect et de compréhension entre les différentes communautés linguistiques et culturelles ». Elle a exprimé l’idée d’un sommet des pays neutres, qui pourrait réunir les États capables d’avoir une politique et un statut neutres, et qui sont prêts à aider à la résolution des conflits”.

Les participants à la conférence ont discuté de la neutralité autrichienne aujourd’hui, qui a l’expérience d’une neutralité crédible, et de la situation au Belarus. Alexander Shpakovsky, analyste politique, a admis que jusqu’à récemment, la Constitution du pays faisait état de la volonté de neutralité de la Biélorussie. « Nous avons toujours parlé d’une politique étrangère équilibrée. Le conflit en Ukraine a été douloureusement perçu au Belarus. À cet égard, nous avons intensifié les services de médiation et les efforts de consolidation de la paix à Minsk. En 2015-2020, le Belarus était positionné dans le monde comme l’un des principaux États de maintien de la paix. Il est probable que l’idée de neutralité ait alors connu un nouveau souffle. Au sein du ministère des affaires étrangères biélorusse et de la communauté des experts, le Belarus était considéré comme une sorte de « Suisse de l’Europe de l’Est ». La réalité a montré que les partenaires occidentaux ne considéraient pas le Bélarus comme un tel pays. Au contraire, la neutralité que nous souhaitions était considérée comme une « fenêtre d’opportunité » pour réaliser les plans occidentaux… En d’autres termes, notre État était considéré comme une catégorie de concurrence et de confrontation géopolitiques, ce qui a déterminé notre choix ultérieur ».

L’orateur de la conférence, Guy Mettan, écrivain, journaliste et homme politique suisse bien connu, a fait un tour d’horizon des pays neutres d’Europe. Il estime que l’OTAN était peut-être utile pendant la guerre froide pour contrer l’Union soviétique et la menace communiste. Mais pour une raison ou une autre, après l’effondrement de l’Union soviétique, non seulement l’OTAN ne s’est pas démantelée, mais elle a lancé l’initiative du Partenariat pour la paix. « Cette initiative de « paix » a permis de préparer entièrement l’infrastructure militaire de la Finlande et de la Suède, et même à un niveau inférieur, de la Suisse, pour laquelle il ne sera pas difficile aujourd’hui de se synchroniser entièrement avec l’OTAN. Un autre aspect important est le double standard du droit international. Des pressions sont désormais exercées sur les pays pour qu’ils subordonnent leurs politiques et leurs intérêts nationaux à un « ordre international fondé sur des règles », tel que le conçoivent les États-Unis. La neutralité traditionnelle de la Suisse est aujourd’hui remise en question. Étant donné que la population suisse soutient la neutralité à une large majorité, les résultats de l’initiative de l’Union démocratique du centre visant à renforcer le statut de neutralité dans la Constitution de la Suisse donneront une image plus précise de la position de la Confédération », est-il convaincu.

Le lieutenant-colonel Ralph Bosshard, qui a été conseiller militaire spécial auprès du secrétaire général de l’OSCE, s’est exprimé sur le contexte historique de la neutralité suisse. Il pense également que la Suisse devrait protéger sa neutralité, en tant que pays dont les habitants bénéficient d’une grande prospérité et d’une qualité de vie élevée et qui a été épargné par les conflits dévastateurs du vingtième siècle : « En prenant parti pour l’Ukraine, l’OTAN tente d’utiliser la guerre en sa faveur. Elle se considère déjà comme le bras militaire d’un système de sécurité collective qui punit les contrevenants et les briseurs de paix pour leur comportement. Il n’est pas certain que l’OTAN soit l’institution appropriée pour remplacer l’ONU dans cette fonction, compte tenu de ses interventions des 25 dernières années, dont certaines étaient contraires au droit international… La pression exercée sur la Suisse pour qu’elle abandonne sa politique de neutralité vieille de 200 ans équivaut à la forcer à reconnaître comme « gendarme » du monde un groupe d’États qui veut usurper cette fonction… Je considère la neutralité comme la réaction de toutes les nations qui ne veulent pas être dégradées au rang de sujet d’ambitions géopolitiques« .

L’intellectuel suisse Alexandre Starker, qui a participé à plusieurs négociations secrètes historiques, a proposé l’idée d’une néo-neutralité : « Le travail d’adaptation de la neutralité peut couvrir les domaines de la géostratégie, des croyances personnelles, de la culture, de la sécurité et de l’autodéfense militaire. Il doit rester à l’écart de toute vision « mondialiste » ou « universaliste », même si elle est présentée sous la forme d’une « démocratie inclusive ». La Suisse néo-neutre sera en mesure d’agir en faveur de la paix humaine en partenariat avec toutes les autres parties intéressées dans le cadre d’une « approche gagnant-gagnant ». Pour assurer son existence future, la Confédération suisse doit s’efforcer de développer des alliances potentielles avec les nations intéressées dans le cadre de la « neutralité en tant qu’instrument de garantie de la paix« . Ces alliances peuvent prendre différentes formes : club des nations néo-neutres ou association des nations non alignées.

Pour résumer les résultats de la conférence internationale « Repenser la neutralité en Europe », il existe aujourd’hui différentes visions de la neutralité, qui reste une question très débattue. La guerre en Ukraine a fortement polarisé le monde, il y a de moins en moins de pays neutres, ainsi que des partisans de la neutralité au niveau politique. Certains experts estiment qu’il est nécessaire de reconstruire le modèle de neutralité de la Moldavie et de la Suisse. Ils cherchent des occasions de renforcer le statut de neutralité afin d’éviter aux pays d’être impliqués dans la guerre en Ukraine – le cas de la Moldavie – et de promouvoir la neutralité en tant que modèle favorable à la paix.

Katherina Ladova, journaliste

 » Repenser la neutralité en Europe « . Ce statut est-il toujours d’actualité ?

La guerre en Ukraine a relancé le débat sur le sens et l’objectif de la neutralité de l’État. Des experts, des leaders d’opinion et des représentants d’États et d’organisations se sont réunis pour discuter de l’évolution et de la transformation de la neutralité sur le continent européen les 27 et 28 juin à Berne, dans la salle de conférence du Musée alpin et de Berne-Munster. La conférence internationale « Repenser la neutralité en Europe » s’est concentrée sur la neutralité en Suisse et en Moldavie. La plateforme de discussion a été fournie par le Forum Ost-West, AxisMindi.Switzerland et Spero-Moldova.

Chickenonline, Pixabay

Politique et position neutres

Certains experts affirment que le statut de neutralité des pays ne protège plus adéquatement les petits États contre les grandes puissances et que, concernant la guerre en Ukraine cela est tellement évident qu’il serait même immoral d’être neutre. D’autres pensent que la neutralité reste une option viable pour les petits pays qui tentent d’éviter de s’impliquer dans des conflits. Les intervenants de la première journée de la conférence ont débattu de cette vision.

Au cours de la discussion, le célèbre expert Thomas Borer, ancien ambassadeur de Suisse en Allemagne et chef du groupe de travail « Suisse – Seconde Guerre mondiale », a exprimé son opinion selon laquelle la Confédération suisse devrait renoncer à son statut de neutralité : “La Finlande et la Suède sont plus honnêtes à cet égard”. Thomas Borer est convaincu que la Suisse a toujours été critiquée pour sa position neutre dans les guerres mondiales, mais il est clair aujourd’hui que rester neutre nuit à la réputation et aux intérêts de la Suisse. « Si vous n’avez pas d’attitude claire sur la guerre en Ukraine dans votre politique étrangère, c’est un problème aujourd’hui… La Suisse est connue pour ses services de médiation dans les conflits. Mais la neutralité n’est pas une condition pour être médiateur. La tentative de négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine a eu lieu en Turquie », a-t-il poursuivi. Thomas Borer pense qu’il était important pour la Suisse d’avoir cette image d’artisan de la paix, mais qu’il s’agissait d’un abandon de la neutralité et que la Confédération a désormais d’autres intérêts – 65 % de ses échanges économiques se font avec l’UE et les États-Unis. De plus, la Suisse partage les mêmes valeurs que l’UE et les Etats-Unis, qui critiquent aujourd’hui la neutralité de la Suisse, ses problèmes de réexportation de matériel militaire et bien d’autres choses encore. « Donc, à mon avis, rester neutre n’a plus de sens. Mais pour la Moldavie, c’est certainement pertinent », a déclaré Thomas Borer, qui a recommandé à la Moldavie de développer son propre modèle de neutralité, sans compter sur le modèle d’autres siècles, et de coopérer avec d’autres pays neutres.

Docteur en sciences politiques, Nikolay Tsveatkov, représentant la Moldavie, a fait valoir que pour la Suisse, la neutralité a joué un rôle crucial dans le développement du pays et sa prospérité. La neutralité suisse a toujours été le meilleur exemple pour la république. « Pour la Moldavie, la neutralité pouvait préserver le pays et le sauver des guerres civiles avec les régions de Transnistrie et de Gagaouzie. La déclaration de neutralité a été le fruit d’une décision interne et d’un accord entre les partis politiques. C’était un moyen de maintenir la paix en Moldavie pendant 30 ans et la neutralité est toujours cruciale pour jouer ce rôle d’unification des peuples. J’aimerais souligner la différence entre les pays à statut neutre et la politique de neutralité. Par exemple, la Géorgie a un vecteur pro-OTAN comme stratégie d’État et une politique neutre en ce qui concerne la guerre en Ukraine, en maintenant des liens économiques avec la Russie. La Moldavie a un statut neutre dans la Constitution mais est loin d’avoir une politique neutre dans les affaires internationales aujourd’hui. Je pense qu’il est nécessaire de discuter davantage du modèle de neutralité moldave et de le reconstruire« , estime-t-il.

Guenther Baechler, conseiller spécial pour la consolidation de la paix au Népal et au Darfour au Département fédéral suisse des affaires étrangères, a exprimé la vision selon laquelle la neutralité de la Moldavie est déclarée dans la Constitution, mais qu’elle a besoin d’une reconnaissance internationale de cette neutralité, au moins par les pays voisins. « Il existe différents modèles de neutralité dans l’histoire. Aujourd’hui, il y a moins de pays neutres qu’auparavant. Pour la Finlande, la neutralité était un point de concession avec la Russie. Dans son expérience historique, c’était pertinent, mais en voyant l’agression contre l’Ukraine, qui n’est pas membre de l’OTAN, ils ont fait leur choix« , est convaincu Guenther Baechler. Dans le cas de la Suisse, il pense qu’elle ne peut plus être isolée et rester neutre.

Néo-neutralité de la politique de la Suisse et de la Moldavie

Lors de la deuxième journée de la conférence internationale « Repenser la neutralité en Europe », le docteur en sciences politiques Anatolii Tcaci a parlé de deux concepts idéologiques en Moldavie qui ont un impact direct sur la neutralité : « Le premier concept est la rhétorique qui consiste à imposer un choix géopolitique – à l’Ouest ou à l’Est. Cette approche est basée sur le principe de la division de la société et de l’extraction de bénéfices politiques. Le second concept, moins représentatif de la politique moldave, consiste à appeler à l’unité sans recourir à la rhétorique géopolitique, ce qui permet de promouvoir l’idée d’une Moldavie neutre. Au cours des 20 dernières années, le soutien public à la neutralité en Moldavie se situait entre 50 et 70 %. À l’heure actuelle, l’intégration européenne de la République de Moldavie est présentée par les dirigeants du pays comme la seule stratégie de développement incontestée. Toutefois, ces dernières années, l’idée de l’intégration à l’UE a été considérablement discréditée. Par exemple, le sommet de la Communauté politique européenne, qui s’est tenu en Moldavie les 1er et 2 juin, a réuni 47 chefs d’État. Mais selon les sondages d’opinion réalisés en juin 2023 par le groupe Intellect, 34 % des personnes interrogées en Moldavie l’ont jugé positivement, tandis que 37 % lui ont donné une note négative. L’Assemblée « Moldavie européenne », organisée par le parti au pouvoir le 21 mai 2023, a connu une situation presque identique : il s’agissait d’une tentative infructueuse de démontrer le soutien à la voie actuelle au niveau interne. Pourquoi ? Les personnes interrogées ont répondu que l’Assemblée et le Sommet n’affectent pas la solution des problèmes clés de la Moldavie : “faible développement économique, faible niveau de vie, niveau élevé de pauvreté, niveau élevé de corruption, et la préservation de la paix dans le pays ».

L’expert Anatolii Tcaci est convaincu que 2022 est devenu un point de bifurcation dans la définition des contours d’un nouveau système de relations internationales et d’une nouvelle architecture de sécurité mondiale. Depuis le XIXe siècle, une fois par siècle, dans le processus de formation d’un nouveau système de relations internationales, un État européen reçoit des garanties internationales de neutralité, dont la Russie est l’un des principaux garants. Au 19e siècle, c’était la Suisse, au 20e siècle, l’Autriche, et au 21e siècle, ce pourrait être la reconnaissance internationale de la neutralité de la Moldavie. Anatolii Tcaci a également présenté « Neutrality. Manuel succinct » comme une contribution à ce processus.

Serghei Banari, co-auteur du livre, analyste politique et économiste moldave, a enrichi la conférence de son point de vue philosophique sur la neutralité. « Les superpuissances devraient discuter du type de nouvel ordre mondial que nous aurons dans les cent prochaines années. S’agira-t-il d’un monde multipolaire ? Quel rôle pourraient jouer de petits pays comme la Moldavie, la Suisse, la Géorgie et d’autres ? Nous oublions que la base de la société est la philosophie, qui élabore le système de valeurs et d’idées, fortement lié à nos traditions, à notre culture et à notre histoire. De même, une véritable compréhension des questions de souveraineté implique un très haut niveau d’éducation et un système de santé et de protection sociale. Le système politique n’est que la fin du processus avec les partis politiques« .

Marina Gorbatiuc, chercheuse scientifique à l’Institut de recherche juridique, politique et sociologique de Moldavie, a soulevé la question du conflit gelé en Transnistrie et a proposé des solutions pour la réintégration de la Transnistrie avec le rôle actif de l’OSCE et la nécessité de poursuivre le processus de négociation, en utilisant le cas réussi de l’autonomie gagaouze. Nikolay Tsveatkov, président du débat sur la Moldavie, qui a travaillé de nombreuses années au Bureau d’État pour la réintégration de la RM en Transnistrie, a ajouté que « certains critiques peuvent faire valoir que la neutralité peut conduire à l’isolement et à la vulnérabilité. C’est en tout cas la vision défendue par le parti au pouvoir en Moldavie, dit « pro-européen« . Au contraire, un pays neutre peut s’engager activement dans des efforts diplomatiques, contribuer à des organisations internationales et participer à des missions de maintien de la paix. La neutralité maintient la paix, renforce la confiance, améliore la prospérité économique et permet une allocation responsable des ressources. En adoptant la neutralité, un pays se positionne comme un acteur de principe sur la scène mondiale, qui s’engage à résoudre les conflits par des moyens pacifiques ».

Ecaterina Cojuhari, journaliste et auteur du livre « Building Peace : Moldavie – Suisse », modératrice du panel « Neutralité en Europe », a proposé quelques idées supplémentaires pour la Moldavie, qui se trouve dans une zone à très haut risque, voisine de l’Ukraine. « La République de Moldavie ne s’est pas rapprochée de la neutralité depuis un an, avec l’interdiction d’un des partis politiques et de six chaînes de télévision, et la demande constante d’un soutien international en armes et en renforcement de la sécurité de la république. Je suis convaincue que la Moldavie n’a pas besoin d’APC et d’armements, car il est difficile de croire au succès des mesures de défense, compte tenu de la faiblesse de l’économie et des modestes capacités de mobilisation de la république. Elle a besoin de différents types de défense, ce qui implique un autre vocabulaire, une autre approche et d’autres actions. Il pourrait s’agir de « Diplomatie et dialogue » avec des canaux de communication ouverts et des initiatives diplomatiques ; « Médiation et résolution des conflits », « Désarmement et non-prolifération » : soutien aux traités, conventions et accords visant à réduire les stocks d’armes. Investir dans l’éducation et la sensibilisation » et promouvoir le « dialogue interculturel », favoriser un environnement de tolérance, de respect et de compréhension entre les différentes communautés linguistiques et culturelles ». Elle a exprimé l’idée d’un sommet des pays neutres, qui pourrait réunir les États capables d’avoir une politique et un statut neutres, et qui sont prêts à aider à la résolution des conflits”.

Les participants à la conférence ont discuté de la neutralité autrichienne aujourd’hui, qui a l’expérience d’une neutralité crédible, et de la situation au Belarus. Alexander Shpakovsky, analyste politique, a admis que jusqu’à récemment, la Constitution du pays faisait état de la volonté de neutralité de la Biélorussie. « Nous avons toujours parlé d’une politique étrangère équilibrée. Le conflit en Ukraine a été douloureusement perçu au Belarus. À cet égard, nous avons intensifié les services de médiation et les efforts de consolidation de la paix à Minsk. En 2015-2020, le Belarus était positionné dans le monde comme l’un des principaux États de maintien de la paix. Il est probable que l’idée de neutralité ait alors connu un nouveau souffle. Au sein du ministère des affaires étrangères biélorusse et de la communauté des experts, le Belarus était considéré comme une sorte de « Suisse de l’Europe de l’Est ». La réalité a montré que les partenaires occidentaux ne considéraient pas le Bélarus comme un tel pays. Au contraire, la neutralité que nous souhaitions était considérée comme une « fenêtre d’opportunité » pour réaliser les plans occidentaux… En d’autres termes, notre État était considéré comme une catégorie de concurrence et de confrontation géopolitiques, ce qui a déterminé notre choix ultérieur ».

L’orateur de la conférence, Guy Mettan, écrivain, journaliste et homme politique suisse bien connu, a fait un tour d’horizon des pays neutres d’Europe. Il estime que l’OTAN était peut-être utile pendant la guerre froide pour contrer l’Union soviétique et la menace communiste. Mais pour une raison ou une autre, après l’effondrement de l’Union soviétique, non seulement l’OTAN ne s’est pas démantelée, mais elle a lancé l’initiative du Partenariat pour la paix. « Cette initiative de « paix » a permis de préparer entièrement l’infrastructure militaire de la Finlande et de la Suède, et même à un niveau inférieur, de la Suisse, pour laquelle il ne sera pas difficile aujourd’hui de se synchroniser entièrement avec l’OTAN. Un autre aspect important est le double standard du droit international. Des pressions sont désormais exercées sur les pays pour qu’ils subordonnent leurs politiques et leurs intérêts nationaux à un « ordre international fondé sur des règles », tel que le conçoivent les États-Unis. La neutralité traditionnelle de la Suisse est aujourd’hui remise en question. Étant donné que la population suisse soutient la neutralité à une large majorité, les résultats de l’initiative de l’Union démocratique du centre visant à renforcer le statut de neutralité dans la Constitution de la Suisse donneront une image plus précise de la position de la Confédération », est-il convaincu.

Le lieutenant-colonel Ralph Bosshard, qui a été conseiller militaire spécial auprès du secrétaire général de l’OSCE, s’est exprimé sur le contexte historique de la neutralité suisse. Il pense également que la Suisse devrait protéger sa neutralité, en tant que pays dont les habitants bénéficient d’une grande prospérité et d’une qualité de vie élevée et qui a été épargné par les conflits dévastateurs du vingtième siècle : « En prenant parti pour l’Ukraine, l’OTAN tente d’utiliser la guerre en sa faveur. Elle se considère déjà comme le bras militaire d’un système de sécurité collective qui punit les contrevenants et les briseurs de paix pour leur comportement. Il n’est pas certain que l’OTAN soit l’institution appropriée pour remplacer l’ONU dans cette fonction, compte tenu de ses interventions des 25 dernières années, dont certaines étaient contraires au droit international… La pression exercée sur la Suisse pour qu’elle abandonne sa politique de neutralité vieille de 200 ans équivaut à la forcer à reconnaître comme « gendarme » du monde un groupe d’États qui veut usurper cette fonction… Je considère la neutralité comme la réaction de toutes les nations qui ne veulent pas être dégradées au rang de sujet d’ambitions géopolitiques« .

L’intellectuel suisse Alexandre Starker, qui a participé à plusieurs négociations secrètes historiques, a proposé l’idée d’une néo-neutralité : « Le travail d’adaptation de la neutralité peut couvrir les domaines de la géostratégie, des croyances personnelles, de la culture, de la sécurité et de l’autodéfense militaire. Il doit rester à l’écart de toute vision « mondialiste » ou « universaliste », même si elle est présentée sous la forme d’une « démocratie inclusive ». La Suisse néo-neutre sera en mesure d’agir en faveur de la paix humaine en partenariat avec toutes les autres parties intéressées dans le cadre d’une « approche gagnant-gagnant ». Pour assurer son existence future, la Confédération suisse doit s’efforcer de développer des alliances potentielles avec les nations intéressées dans le cadre de la « neutralité en tant qu’instrument de garantie de la paix« . Ces alliances peuvent prendre différentes formes : club des nations néo-neutres ou association des nations non alignées.

Pour résumer les résultats de la conférence internationale « Repenser la neutralité en Europe », il existe aujourd’hui différentes visions de la neutralité, qui reste une question très débattue. La guerre en Ukraine a fortement polarisé le monde, il y a de moins en moins de pays neutres, ainsi que des partisans de la neutralité au niveau politique. Certains experts estiment qu’il est nécessaire de reconstruire le modèle de neutralité de la Moldavie et de la Suisse. Ils cherchent des occasions de renforcer le statut de neutralité afin d’éviter aux pays d’être impliqués dans la guerre en Ukraine – le cas de la Moldavie – et de promouvoir la neutralité en tant que modèle favorable à la paix.

Katherina Ladova, journaliste

Dramatiseer je situatie, zelfs als het niet waar is! Jacques Attali en BHL onthullen hun geheimen aan Russische grappenmakers* Vovan en LexusDramatiseer je situatie, zelfs als het niet waar is! –

Het wordt algemeen aangenomen dat de cirkel van de machtigen van de wereld zeer gesloten en ondoordringbaar is. Bepaalde gekozen vertegenwoordigers, uitgekozen door de protocoldiensten, worden uitgenodigd voor recepties of themabijeenkomsten met hun staatshoofd of minister. Maar spontaniteit is niet de norm bij deze zorgvuldig geplande evenementen. Het is ook geen plaats voor vertrouwen.

Twee Russen van in de dertig, Vladimir Kouznetsov en Alexey Stolyarov, hebben een omweg gevonden om onthullingen van de Westerse elite te verzamelen zonder daar zelf deel van uit te maken. Ze posten regelmatig op sociale netwerken over hun telefoongesprekken met bepaalde politieke of mediafiguren. Hun uitwisseling met François Hollande, die afgelopen maart werd onthuld en waarin de voormalige Franse president in de voetsporen treedt van Angela Merkel om het verborgen doel van de Minsk-akkoorden te bevestigen – Oekraïne de tijd geven om zichzelf te bewapenen in het geval van een conflict met Rusland – ging zo ver de wereld rond dat het de nieuwsgierigheid van Twitter-baas Elon Musk wekte.

Op 5 juli 2023 uploadde het tweetal twee nieuwe video-opnames met explosieve inhoud. Deze keer slaagden ze erin om twee doorgewinterde avondbezoekers van het presidentieel paleis – Bernard-Henri Lévy en Jacques Attali – te laten geloven dat ze werden benaderd door de voormalige Oekraïense president Petro Porosjenko.

Het zal geen verrassing zijn dat hun antwoorden op de vragen van de panelleden erg op elkaar leken. Beiden roepen op om geen concessies te doen aan de Russen (‘Mijn visie is heel eenvoudig: er is geen andere oplossing dan de totale overwinning en het wegwerken van Poetin’, zegt Attali), zijn bezorgd over de invloed van de ‘vredespartij’ op westerse leiders (de beroemde ‘genoeg is genoegAttali – op dezelfde manier als het Westen helpt om Oekraïne democratisch te maken, zonder de fouten uit de tijd van Gorbatsjov te herhalen.)

Volgens Jacques Attali kan alleen een corruptieschandaal of een schandaal rond oorlogsmisdaden de steun van het Westen voor Oekraïne aan het wankelen brengen. Daarom adviseert hij Vovan en Lexus om uiterst waakzaam te zijn in hun communicatie om de ‘witte ridder vecht tegen het zwarte monster’, zoals hij Oekraïne noemt, blijft met beide benen op de grond: ‘Je moet erop staan dat je, waar je ook gaat na corruptie, iedereen straft die schuldig is aan oorlogsmisdaden.‘. Nog een tip: ‘Als ik jou was, zou ik dramatischer zijn over het feit dat je misschien zonder wapens komt te zitten. President Zelensky doet dit, maar niet genoeg. Het feit dat je zonder wapens en munitie kunt komen te zitten. Zelfs als het niet waar is. We moeten de risico’s dramatiseren »..

Blij met zijn mening geeft Attali commentaar op de Amerikaanse verkiezingen (‘Trump is de enige Republikein die Biden kan verslaan’), de financiële crisis (‘We hebben alle kans op een wereldwijde financiële crisis in augustus‘), Emmanuel Macron (‘hij maakt veel fouten. Hij is buitengewoon impopulair), de ontploffingen van de Nord Stream 2 gaspijpleiding (« Ik zou niet verbaasd zijn als ik hoorde dat de Amerikanen dit hebben gedaan »).

Vovan en Lexus hebben Emmanuel Macron, George Bush, Jens Stoltenberg, Recep Erdogan, Christine Lagarde en vele anderen al aan het praten gekregen. Wie is de volgende?

Een grap is een truc om iemand bepaalde dingen te laten zeggen.

Aliénor Maréchal

Dramatiser votre situation, même si c’est faux ! Jacques Attali et BHL se dévoilent face aux prankeurs* russes Vovan et LexusDramatiser votre situation, même si c’est faux ! –

Il est généralement admis que le cercle des puissants de ce monde est très fermé et impénétrable. Certains élus triés sur le volet par les services du protocole sont conviés à des réceptions ou des rendez-vous thématiques avec leur chef d’Etat ou ministre. Mais la spontanéité n’est pas coutumière de ces événements au déroulé millimétré. Les confidences n’y ont pas non plus leurs quartiers.

Deux trentenaires russes, Vladimir Kouznetsov et Alexey Stolyarov, ont trouvé un moyen détourné de recueillir des révélations de l’élite occidentale sans en faire partie. Régulièrement, ils font état sur les réseaux sociaux de leurs conversations téléphoniques avec telle ou telle personnalité politique ou médiatique. Leur échange avec François Hollande, dévoilé en mars dernier, dans lequel l’ex-président français s’inscrit dans le sillage d’Angela Merkel pour confirmer l’objectif caché des accords de Minsk – donner du temps à l’Ukraine pour s’armer dans la perspective d’un conflit avec la Russie – a fait le tour de monde au point d’éveiller la curiosité du patron de Twitter Elon Musk.

En ce 5 juillet 2023 les compères ont mis en ligne deux nouveaux enregistrements vidéo au contenu explosif. Cette fois, ils ont réussi à duper deux visiteurs du soir chevronnés du palais présidentiel – Bernard-Henri Lévy et Jacques Attali, en leur faisant croire qu’ils étaient sollicités par l’ancien président d’Ukraine Petro Porochenko.

Sans surprise, leurs réponses aux questions des prankeurs sont très similaires. L’un comme l’autre appellent à ne surtout pas faire de concession aux Russes (‘Ma vision est très simple : il n’y a pas d’autre solution qu’une victoire totale et de se débarrasser de Poutine’, dit Attali), appréhendent l’influence du ‘parti de la paix’ sur les dirigeants occidentaux (le fameux ‘enough is enough’) et souhaitent apporter la démocratie en Russie (BHL – en faisant circuler sur Internet des images et des écrits censés retourner l’opinion russe, Attali – de la même façon que l’Occident aide à rendre l’Ukraine démocratique tout en veillant à ne pas reproduire les mêmes erreurs que celles commises à l’époque de Gorbatchev).

Selon Jacques Attali, seul un scandale de corruption ou de crimes de guerre pourrait ébranler le soutien occidental à l’Ukraine. C’est pourquoi il conseille à Vovan et Lexus la plus grande vigilance dans la communication pour éviter que le ‘chevalier blanc qui combat le monstre noir’, comme il qualifie l’Ukraine, garde ses pieds à l’étrier : ‘Vous devriez insister partout où vous pourchassez la corruption, que vous punissez quiconque coupable d’un crime de guerre, c’est très important’. Autre conseil : ‘Si j’étais vous, je dramatiserais davantage le fait que vous pourriez manquer d’armements. Le président Zelensky le fait, mais pas assez. Le fait que vous pourriez manquer d’armements et de munitions. Même si c’est faux. Il faut dramatiser les risques’.

Ravi de donner son avis, Attali commente les élections américaines (‘Trump est le seul Républicain que Biden puisse vaincre’), la crise financière (‘Nous avons toutes les chances d’avoir une crise financière mondiale en août’), Emmanuel Macron (‘il commet beaucoup d’erreurs. Il est extraordinairement impopulaire’), les explosions du gazoduc Nord Stream 2 (‘Je ne serais pas surpris d’apprendre que c’est l’œuvre des Américains’).

Vovan et Lexus ont déjà fait parler Emmanuel Macron, Georges Bush, Jens Stoltenberg, Recep Erdogan, Christine Lagarde et beaucoup d’autres. A qui le tour?

Anglicisme, tiré de l’anglais « plaisanterie, farce », consiste à piéger quelqu’un pour lui faire dire certaines choses.

Aliénor Maréchal

[SÉRIE] Chroniques du Donbass #12

Lundi 3 Juillet 2023

Avec Erwan CASTEL: ancien officier du renseignement français vivant dans le Donbass depuis 2015.

Canal Telegram d’Erwan: https://t.me/Agora_Novorossiya

[SÉRIE] Chroniques du Totalitarisme: la vraie médecine est humaniste

Hommage à Olivier Soulier.

Alors que nous étions en train de monter l’interview que nous avions faite avec Olivier Soulier, le 13 mai 2023 à Paris, pour la publier ce dimanche dans « Chronique du totalitarisme », nous apprenions sa mort. Infatigable défenseur de la vérité, il nous avait livré lors de cet échange sa vision profonde de la médecine et de ce qui n’allait pas : « Quand on veut comprendre ce qui ne va pas en médecine aujourd’hui c’est simple, tu peux tirer la ficelle comme tu veux, un moment tu vas arriver sur le mot « business », « rentabilité » ». La vraie médecine est humaniste, c’est une médecine du sens, qui s’oppose à la médecine technicienne. Face au départ tragique d’Olivier Soulier, nous anticipons la publication de cette belle rencontre à Paris. Repose en paix Olivier, tu étais un phare.