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Ukraine, le nouveau narratif, les mêmes méthodes

Ils voudraient que nous allions vite, dans ce temps où seule l’accélération est promue et valorisée. La guerre en Ukraine mérite pourtant qu’on s’attarde. Mais surtout, avant, il est important de souligner les similitudes qu’a la situation avec toute cette entreprise de manipulation des masses, où les médias du pouvoir nous dictent le réel, passant d’un jour à l’autre, sans vergogne, du tout Covid à presque rien, en conservant l’architecture coercitive, tout en passant au nouveau narratif : l’Ukraine. Quelle aubaine que l’une prenne le pas sur l’autre, et continue à occuper les esprits...

« Qu’il dénonce Goldstein, qu’il exige des mesures plus fermes contre les mentocriminels et les saboteurs, qu’il fulmine contre les atrocités de l’armée eurasienne, ou qu’il fasse l’éloge de Big Brother ou des héros sur le front de Malabar, on peut être sûr que chaque mot relève de l’orthodoxie la plus parfaite, du pur Sociang. En observant ce visage sans yeux aux mâchoires qui claquent lui vient le sentiment étrange qu’il ne s’agit pas d’un humain mais d’un automate. Ce n’est pas le cerveau qui s’exprime, mais le larynx. Strictement parlant, ce sont bien des mots qui sortent de cette bouche, mais au lieu d’être un discours articulé, ce n’est qu’un bruit émis en toute inconscience, comme le canard cancane ».

George Orwell, 1984, p.73.

« L’une des grandes leçons à tirer des cinq derniers siècles en Europe et en Amérique est la suivante : les crises sévères contribuent à renforcer le pouvoir de l’État. Cela a toujours été le cas et il n’y a pas de raison que ce soit différent avec la pandémie de COVID-19. Les historiens soulignent le fait que l’augmentation des ressources fiscales des pays capitalistes à partir du 18ème siècle a toujours été étroitement associée à la nécessité de mener des guerres, en particulier celles qui se sont déroulées dans des pays lointains et nécessitaient des capacités maritimes. »

Klaus Schwab, Thierry Malleret, Covid-19 : La Grande Réinitialisation, p.73.

« On devait en finir avec la Révolution sandiniste, car il ne devait pas y avoir d’autres Cuba sur le continent, et pour y parvenir tous les moyens pouvaient être employés. C’est ainsi que fût échafaudée l’alliance entre plusieurs importants trafiquants colombiens, principalement ceux des dits « cartels » de Medellin et de Cali, la CIA, et d’autres agences de sécurité étasuniennes ».

Hernando Calvo Ospina, Colombie, derrière le rideau de fumée. Histoire du terrorisme d’État, p.176.

« L’autorité spectaculaire peut également nier n’importe quoi, une fois, trois fois, et dire qu’elle n’en parlera plus, et parler d’autre chose ; sachant bien qu’elle ne risque plus aucune riposte sur son propre terrain, ni sur un autre. Car il n’existe plus d’agora, de communauté générale ; ni même de communautés restreintes à des corps intermédiaires ou à des institutions autonomes, à des salons ou à des cafés, aux travailleurs d’une seule entreprise ; nulle place où le débat sur les vérités qui concernent ceux qui sont là puisse s’affranchir durablement de l’écrasante présence du discours médiatique, et des différentes forces organisées pour le relayer ».

Guy Debord, Commentaires sur la société du spectacle, p.34.

Le fait que ceux qui ont pris l’habitude de faire du mensonge la forme du discours politique nous diraient cette fois-ci la vérité, devrait nous amener de sérieux doutes quant à la validité de leurs jugements. Le fait aussi qu’ils s’octroient l’arbitraire de décréter qui est du camp du bien et qui relève de celui du mal, tout en déplorant les victimes de ce dernier – alors qu’ils ont laissé en jachère médiatique et depuis longtemps celles qu’ils ne considéraient pas comme dignes d’intérêt (les Palestiniens par exemple) – devrait également nous mettre sur nos gardes. Sans parler du monde inique qu’ils n’étaient même pas capables de percevoir comme le résultat direct de leurs actions.

L’Ukraine ici ne fait pas exception. Il faut donc, avant de se pencher sur la spécificité de la situation « Ukrainienne », souligner ce qu’elle a en commun avec toutes les autres histoires qu’on nous raconte.

1. On nous narre une histoire. Leur histoire. Plus que des faits, il s’agit surtout de la représentation qu’on nous en donne : un système médiatique possède les réseaux de diffusion (radio, télé, satellite). Cette histoire s’écrit même dans le virtuel avant de prendre pied dans le réel : Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a d’abord incarné un personnage dans une série, professeur d’histoire qui devient président de l’Ukraine…

2. De cette histoire, le pouvoir politico-médiatique décide, à l’instar du récit Covid, quand elle commence, quand elle devient importante, et quand elle se terminera. Point de mots donc de la guerre que mène l’État ukrainien aux régions indépendantes, et ce depuis 2014. Pas plus sur le putsch orchestré par les USA et leurs vassaux européens la même année.

3. Deux camps : le bien, le mal. Dire tout le positif sur le premier, tout le négatif sur l’autre. Occulter ce qui contredit la procédure. Pour les médias aux ordres, la situation est toujours identique : un méchant attaque un gentil qui tente de se défendre et est secouru par un autre dépourvu d’intérêts égoïstes (les Américains en l’occurrence). Ceux qui parleront dans les médias devront dire ce qu’on attend qu’ils disent[note].

4. L’Occident pointe les Droits de l’homme et autres valeurs morales. Ça suinte le mensonge et la com’, car il n’y a ici qu’affaire de gros sous [note]. Rien de nouveau.

5. Les mots sont essentiels et forment la pensée : parler d’invasion/libération, par exemple, changera totalement la façon d’appréhender la situation.

6. En dernière instance, c’est toujours le peuple qui paye les dégâts. Parmi eux, on comptabilisera les morts de la guerre, les blessés, les affamés, les privés-de-tout. Les autres, minoritaires, hors-sol (la nationalité n’est pour eux utile que si elle sert de passe-droit, rappelons-nous Saakashvili, politicien Georgien, qui a fui le pays accueilli par les États-unis, accusé de corruption et crimes).

La malléabilité cérébrale des individus qui suivent instantanément le nouveau narratif médiatiquement imposé est sans doute le plus extraordinaire.

Ceux qui écrivent le scénario savent les mots d’Orwell justes : « Qui contrôle le passé contrôle l’avenir, et qui contrôle le présent contrôle le passé ».

Il faudra que nous comprenions le présent. Ceux qui en sont incapables n’écouteront rien de l’analyse de ce présent.

Pour commencer donc, parmi les multiples analyses existantes, on consultera avec intérêt :

Twee jaar Sars-Cov2: welke politieke situatie is uit de pandemie voortgevloeid?

De ontwikkeling van overheidsmaatregelen en de betwisting ervan van medio maart 2020 tot eind januari 2022

[Aangezien Covid-19 even snel « vertrok » als het aankwam – wat bevestigt dat het politiek was voordat het sanitair was – schakelden de machtsmedia tussen het schrijven van deze externe bijdrage en de publicatie ervan over op het « Oekraïne »-verhaal. Het was bekend dat bommenleggers en gebombardeerden alleen in het belang van het Westen als zodanig werden gedefinieerd, en dat de status van « slachtoffer » alleen werd toegekend aan degenen die door de vijanden werden gedood. Dit alles mag ons niet doen vergeten wat zij ons tot enkele dagen geleden dagelijks verkochten, noch de neveneffecten van hun « voordeel-risico-balans » die zij nooit gemeten hebben, maar waarvan wij weten dat zij veel talrijker waren; hun beleid doodde meer dan Covid. Wij zullen onze pogingen om iets te begrijpen en uit te leggen dus niet plotseling staken omdat de politieke en mediamachten daartoe hebben besloten. Wat Oekraïne betreft, voeden wij ons met degenen die daarover spreken zonder mentaal verstrikt te zijn in westerse propaganda en zullen wij zeer binnenkort inhoud over het onderwerp publiceren (artikel, interview, video…)].

Deze keer zijn we erbij: de pandemie heeft onze wereld twee jaar lang in zijn greep gehouden. De media en de staten hebben dit tot hun hoofdthema van de dagelijkse propaganda gemaakt. De daaruit voortvloeiende situatie is grotendeels nieuw, hoewel wij hebben kunnen aantonen dat ten minste sinds het begin van de jaren 2010 in termen van contra-insurgency aan de mogelijkheid van een pandemie is gedacht[note]. Het doel is hier de belangrijkste reacties op deze nieuwe gezondheidssituatie van de afgelopen twee jaar te onderzoeken, die zeer snel tot ongekende politieke ontwikkelingen heeft geleid. Er is veel veranderd, en wij zullen ons hier alleen concentreren op de politieke aspecten van de pandemie. Het is moeilijk om een hiërarchie aan te brengen in het belang van deze veranderingen, dus zullen we beginnen met wat ons het meest voor de hand lijkt te liggen: de opkomst van de complottheorie.

Samenzwering en de voorspelde catastrofe

Vanaf maart 2020 spitst de discussie zich toe op de oorsprong van het coronavirus: een laboratorium, een dierenmarkt, een schubdier, een vleermuis? Of de Chinezen – Donald Trump heeft het over « het Chinese virus »… Honderdduizenden Internetgebruikers beginnen – zoals gewoonlijk, zou men kunnen zeggen – het nieuws in alle richtingen te verspreiden.

De traditionele media, kranten, tijdschriften, radio- en televisiezenders, doen een beroep op de « deskundigen ». Maar de deskundigen beweren ook verschillende en zelfs tegenstrijdige standpunten, zonder dat dit iemand ertoe brengt na te denken over de betekenis van deskundigheid in medische aangelegenheden: is er maar één medische waarheid? Is geneeskunde net zo’n exacte wetenschap als wiskunde? In de geneeskunde is er een gezegde dat als de verklaring simpel is, ze fout is, en dat de realiteit altijd te complex is om in zijn geheel verklaard te worden… Het menselijk lichaam en het leven zelf zijn inderdaad zo complex dat we slechts een waarheid kunnen benaderen, en nooit volledig kunnen vasthouden. Maar dit is een veel te subtiel bewijs, en samenzweringstheorie gedijt op eenvoud, zelfs absoluut simplisme!

De meeste staten zijn begonnen met een beleid van angst[note] Zij hebben hun bevolking angst aangejaagd en tegenstrijdige maatregelen genomen, zoals in Frankrijk waar de regering eerst verklaarde dat het masker nutteloos was – omdat er niet genoeg in reserve waren – alvorens het verplicht te stellen en de tegenstrijdigheden vermenigvuldigden met elke nieuwe reeks gezondheidsmaatregelen. Alle ingrediënten waren aanwezig voor de ontwikkeling van een enorme golf van samenzweringstheoretici: allereerst de belangrijkste drijfveer, angst, en het ergste van alles; de angst om te sterven. Ten tweede de extreme complexiteit van de werkelijkheid, zowel die van het menselijk lichaam als die van de verspreiding van een ziekte op wereldschaal; de repressie van degenen die geen maatregelen aanvaardden die zij incoherent of ondoeltreffend achtten. Tenslotte verspreiden de soms zeer ernstige beledigingen zich straffeloos, wat neerkomt op het gooien van brandstof op het vuur.

Na verloop van tijd wordt door de media en de regering een zondebok gecreëerd: de « groep » van niet-ingeënte mensen, die de schuld krijgt van de verspreiding van de epidemie of van de door de staat genomen vrijheidsbeperkende maatregelen. Het creëren van een zondebok heeft altijd ten minste twee gevolgen: verdeling van de bevolking en toename van het geweld. Helaas is dit wat er gebeurd is in Frankrijk, waar het woordgebruik van sommige gevaccineerden en niet-gevaccineerden in de loop van de maanden steeds schandaliger is geworden, ook in het Élysée-paleis.

De extreme onverzettelijkheid van de Franse staat blijkt uit het onophoudelijke spervuur van interventies door de President van de Republiek, zijn ministers en de deskundigen van het Wetenschappelijk Comité en het Comité voor de verdediging van de volksgezondheid, twee organen zonder « democratische » legitimiteit, die de media en het publiek overspoelen met een lawine van alarmistische verklaringen. De leiders hebben alleen maar angst gezaaid, wat leidt tot het onvermogen om eenvoudig te redeneren en bijvoorbeeld de regering te vragen waarom zij doorgaat met het sluiten van ziekenhuisbedden, waarom de begroting voor de gezondheidszorg slechts 1,8% van de nationale begroting bedraagt, terwijl die van het leger 6,65% bedraagt en die van de politie 3,3%?

Liegen of verdraaien van de waarheid leidt tot wat een Amerikaanse denktank, de Rand Corporation, « het verval van de waarheid » noemt [note]. Wanneer een regering of de media voortdurend van mening veranderen en nieuws verspreiden dat de publieke opinie in een bepaalde richting wil sturen, zal de Rand Corporation kent een verschijnsel van « decredibilisering » van het discours van de staat of de media: een deel van de publieke opinie weigert zich te laten manipuleren en gaat elders op zoek naar informatie. Dat wil zeggen, op het web! Voor de Rand Corporation zijn het eerder de media die hun geloofwaardigheid hebben verloren dan de sociale netwerken die deze hebben weggenomen. De halve waarheden of regelrechte leugens van de media, hun kritiekloze doorgifte van staatspropaganda was voldoende om hen hun geloofwaardigheid te doen verliezen. Het probleem is dat er tegelijkertijd duizenden min of meer bizarre websites zijn bijgekomen. Alsof het onmogelijk is om serieus en volledig na te denken over wat ons onderdrukt, en alsof we van de ene onderdrukking in de andere moeten vallen… Eindeloos?

Begin 2020, geconfronteerd met de ongekende situatie die de pandemie veroorzaakte, de angst die zich van de bevolking meester maakte en de stortvloed aan complottheorieën, begonnen denktanks onmiddellijk scenario’s op te stellen over het aantal doden, de meest doeltreffende gezondheidsbeslissingen, de al dan niet waarschijnlijkheid van een vaccin en hoe de crisis zou eindigen. Een Franse denktank, Futuribles, zou bijvoorbeeld al in april 2020, slechts zes weken na het « officiële » begin van de pandemie en de inperkingsmaatregelen, drie scenario’s kunnen voorleggen op basis van het aantal sterfgevallen en het beleid van de regering inzake inperking, reisbeperkingen enz. Politiek gezien is het verrassend dat dit soort driften algemeen bekend en gedocumenteerd is, vooral in revolutionaire kringen. Maar zij zijn min of meer niet in staat geweest te reageren op de stortvloed van rampscenario’s en apocalyptische voorspellingen en hebben zich laten vangen in een drift van one-upmanship die wij zullen onderzoeken. In plaats van te zoeken naar « wat er gaat gebeuren », zou het beter zijn geweest te analyseren waarom we zo verwikkeld waren in een fenomeen dat grotendeels te voorzien was, dat films hadden voorzien, dat denktanks hadden aangekondigd, dat Google-denkers of Wereldbank-deskundigen virtueel hadden gemodelleerd.

Onsamenhangendheid doordrenkt de samenleving

Het is niet langer nodig, twee jaar na het officiële begin van de pandemie, te herinneren aan de tegenstrijdigheden van de staat en de besluiten van zijn twee covid-19 comités. Er zij evenwel op gewezen dat onsamenhangendheid een volwaardige politieke vorm is geworden, alsof zij de maatschappij zelf, op alle niveaus, heeft doordrongen. We zullen moeten zien wie er in slaagt zich er verder tegen te verzetten.

Zo zullen revolutionaire activisten, die zich al lang verzetten tegen de overname van ons leven door de trusts, en in het bijzonder tegen de gigantische farmaceutische bedrijven die dagelijks tonnen antidepressiva, anxiolytica, neuroleptica en antipsychotica in ons lichaam gieten, op eenvoudig verzoek van de staat door Pfizer worden gevaccineerd. Zij vergeten met name dat het mogelijk is niet te worden ingeënt tegen een ziekte die, sinds zij twee jaar geleden de kop opstak en volgens officiële cijfers jaarlijks slechts 0,04% van de wereldbevolking heeft gedood, d.w.z. 3 miljoen mensen op de 7,8 miljard die wij tellen; jaarlijks sterven in de wereld ongeveer 60 miljoen mensen, waarvan een kwart aan hartziekten of beroertes, een tiende aan ademhalingsproblemen of longziekten; in sommige jaren kunnen er volgens de FAO 10 miljoen doden vallen ten gevolge van hongersnood. In 2020 stierf echter slechts 0,04% van de mensen aan covid-19 en in 2021 hetzelfde aantal – met inbegrip van degenen die « met covid » (en niet « aan covid ») stierven, zoals erkend door Santé Publique France in een nota van april 2020[note]en Insee[note]. Is het politiek gezien redelijk om Pfizer met miljarden te verrijken voor zo’n duidelijk gevaar?

De eerste grote beleidsinconsistentie hier is niet angst, want iedereen heeft het recht om voor zijn leven te vrezen – zelfs als het gevaarlijker is om niet te stoppen met roken dan om covid-19 op te lopen. De grote politieke inconsistentie is om niet elders te gaan kijken als er geen alternatieven voor behandeling zijn, en om niet te kiezen voor een boycot van Pfizer. Zo drinken we geen Coca-Cola omdat er alternatieven bestaan voor dit dranksymbool van giftig kapitalisme; we eten geen Nestlé-producten omdat dit bedrijf de boeren van het Zuiden schaamteloos uitbuit; we vervangen niet elk jaar onze smartphone of kiezen niet voor de Fairphone omdat we niet medeplichtig willen zijn aan de slavernij van Congolese kinderen in de kobaltmijnen. En wanneer revolutionairen zeggen dat wij in onze samenlevingen toch gevangenissen dulden, migranten die als onmensen worden behandeld, de invasie van plastic, het reizen per auto of onze lampen die op kernenergie werken, dan blijkt dat de incoherentie niet oppervlakkig is, maar integendeel diep in ons denken is geworteld.

Het is inderdaad gemakkelijk om te antwoorden op de argumenten die we de afgelopen twee jaar zo vaak hebben gehoord: gevangenissen, de situatie van migranten of de structuur van het elektriciteitsnet en vele andere realiteiten van ons dagelijks leven zijn fundamentele problemen die we alleen kunnen oplossen door een einde te maken aan dit productieve en onderdrukkende systeem, en niet door individuele beslissingen. Anderzijds zijn er situaties waarin wij reeds over de middelen beschikken om op te treden, ook op persoonlijk vlak. Zo hoeven we geen plastic voorwerpen of de nieuwste Iphone of Samsung te kopen, aangezien er alternatieven bestaan; we kunnen besluiten ons met hout in plaats van met elektriciteit te verwarmen, of met de trein te reizen wanneer het netwerk niet door de staat is vernield. Wat het vaccin betreft, ligt het alternatief nog meer voor de hand: we kunnen onszelf preventief behandelen[note].

Het lijkt er dus op dat de gezondheid en de politieke incoherentie van de staat in zekere zin afstraalt op degenen die beweerd hebben de wereld te veranderen en die niet langer in staat zijn verder te denken dan hun eigen angst. Bovendien hebben wij, sinds het verval van de emancipatoire beweging, in Frankrijk van 1975-1985, de posities « vastgehouden » die wij bekleedden in onder meer bedrijven of bij de staat of in de ziekenhuissector; wij hebben gevochten om ze te verdedigen tegen de zogenaamde neoliberale normalisering en tegen het beleid dat de staten hebben gevoerd en dat de sociale band, het onderwijs, het gezondheidsstelsel, enz. vernietigt. Wij behielden deze posities om te voorkomen dat elke vooruitgang die vanaf 1945 tot de jaren 1960 was geboekt, zou worden afgeknabbeld door de staat en de kapitalisten. Met de weigering van het vaccin hadden we een grote kans – geboden door de pandemie – om niet toe te geven, en zelfs in de tegenaanval te gaan op tenminste één heel precies punt: we willen meer ziekenhuisbedden en echte erkenning en (her)valorisatie van de beroepen die betrokken zijn bij de zorg voor anderen.

Tegengaan van verergerde sociale controle

Vooral omdat het ernstigste en meest incoherente aspect niet de eventuele weigering van het vaccin is, maar de politieke noodzaak die er was en is om de nieuwe fase van intensivering van de sociale controle die de QR-code voor iedereen betekent, te weigeren. Sinds het eerste Vigipiratenplan is de Franse samenleving voortdurend op haar hoede. Sinds 2020 is deze waarschuwing niet langer een terreuralarm, maar een pandemiealarm. Om de pandemie te bestrijden heeft de staat er echter voor gekozen een controlesysteem op te leggen met behulp van een smartphone en een QR-code, dat aanvankelijk de gezondheidspas werd genoemd en vervolgens werd geïntensiveerd door de behoefte aan het vaccin, waardoor deze gezondheidspas veranderde in een vaccinpas.

De vaccinatiepas[note] is een fundamentele aantasting van onze vrijheden, waarbij een deel van de bevolking in een positie van quasi-parias wordt gedegradeerd; er wordt een echte binnengrens ingesteld. Niet-QR-coders die geen binnenlands paspoort hebben, bevinden zich als tweederangsburgers in een situatie die gedeeltelijk vergelijkbaar is met die van bijvoorbeeld migranten zonder papieren – slechts gedeeltelijk, maar de verschuiving naar deze situatie is duidelijk – of met die van zwarte Amerikanen vóór de afschaffing van de segregatiewetten. Deze keer is de segregatie niet te wijten aan een racistische ideologie, maar aan een hygiënische ideologie die wordt gepropageerd door staten en megabedrijven, waaronder Pfizer, Sanofi en hun collega’s; het verschil is duidelijk, maar het resultaat is grotendeels hetzelfde, aangezien sommige plaatsen al verboden terrein zijn voor mensen die geen QR-code hebben.

Wat de inconsistentie betreft, citeren wij opnieuw een verbluffend argument van mensen die beweren voor emancipatie te zijn: de QR-code zou geen inbreuk maken op het leven van gevaccineerde burgers. Het tegendeel is waar: de QR-code is een aanslag op het leven van alle burgers, want wij zijn allen lid van dezelfde « stad », en ons « burgerschap » heeft alleen collectief betekenis, en zelfs gecollectiviseerd, en zeker niet verdeeld of aan welke voorwaarden dan ook onderworpen – met inbegrip van de vrijheidsberoving voor degenen die in de gevangenis zitten, die hen niet van hun burgerschap mag beroven. Een burger kan alleen maar betreuren en moet zelfs elke situatie bestrijden die discriminerend is voor mensen die integendeel dezelfde rechten zouden moeten hebben als hijzelf, zoals migranten zonder papieren en, nu, mensen zonder QR-code. Inconsistentie heeft dus een mooie toekomst voor zich.

Politieke balans

Deze verschillende inconsistenties, waarvan wij hier slechts de belangrijkste hebben geschetst, leiden twee jaar na het begin van de pandemie tot vier belangrijke beleidsstandpunten, die wij hier slechts schetsmatig hebben uiteengezet.

In de eerste plaats heeft een groot deel van de Franse bevolking, waarschijnlijk bijna de meerderheid, zich het discours van de staat en de media eigen gemaakt. Dit zeer grote aandeel is een groot voorstander van het vaccin en de QR-code, en is niet geïnteresseerd in de niet-gevaccineerden of in degenen die de controle weigeren die door de QR-code tot stand wordt gebracht. In het ergste geval moeten de « tegenstanders » volgens het meest fundamentalistische deel van deze groep het slachtoffer worden van een nog grotere discriminatie dan nu al het geval is: schorsing van hun rechten (uitkeringen of stemrecht bijvoorbeeld), schorsing van hun toegang tot de gezondheidszorg, boetes of zelfs gevangenisstraf, zoals deze mogelijkheid herhaaldelijk in bepaalde media naar voren is gebracht. Dit deel van de bevolking is ongetwijfeld representatief voor wat Erich Fromm aan de kaak stelde in De angst voor vrijheid: het is comfortabeler de kudde te volgen, waar men zich minder alleen voelt, dan het risico te nemen de eigen vrijheid op te eisen.

Een tweede deel van de bevolking wordt gevaccineerd, maar met tegenzin, gedwongen door externe realiteiten. Het kan de angst zijn om te sterven, die wij beschouwen als iets dat zich buiten de persoon bevindt, aangezien wij allen weten dat wij zullen sterven en dat deze pandemie 99,92% van de bevolking in leven laat; het is dus noodzakelijk dat de incoherentie zich van bepaalde mensen meester heeft gemaakt om hen te « dwingen » zich buiten alle logica om te laten vaccineren, aangezien de dood, wat wij ook denken, de uitgangsdeur is die wij allen zullen moeten gebruiken… De meeste redenen voor vaccinatie liggen echter veel meer voor de hand, aangezien het gewoon noodzakelijk is gevaccineerd te zijn om zijn baan te behouden of om een ziek familielid of een familielid in een verpleegtehuis te kunnen bezoeken. Deze keer is de druk zo groot dat het erg moeilijk is om weerstand te bieden. Een deel van dit grote deel van de gevaccineerde bevolking weigert echter de verkregen QR-code te gebruiken, terwijl anderen uiteindelijk, soms met spijt, tot het standpunt komen dat « je per slot van rekening moet leven en niet zonder alles kunt ».

Een derde deel van de bevolking is volledig samenzweerderig, in die zin dat het perfect aansluit bij de meest extreme samenzweringspraatjes: dit vaccin is slechts bedoeld om een deel van de menselijke soort te doden (sommigen kondigen aan dat het slechts bedoeld is om in totaal 500 miljoen mensen te behouden, d.w.z. meer dan 90% van de mensen geëlimineerd… door het vaccin); het bevat stoffen die de totale controle (soms zelfs op afstand) van individuen mogelijk maken. Er zijn andere varianten van samenzweringstheorieën over vaccins, en dit betwistbaar kleine deel van de bevolking is zeer nuttig voor de staat, de media en de burgers die vaccinatie en QR-code steunen, omdat het hen in staat stelt zonder enige kwalificatie kritiek te leveren op alle burgers die een kritisch politiek standpunt hebben ingenomen ten aanzien van QR-code of zelfs het vaccin.

Een ander deel van de bevolking tenslotte verwerpt het vaccin en de QR-code, die volgens hen meer sociale controle introduceert. Deze weigering is gericht op de verdediging van de vrijheden die wij nog bezitten, of van « vrijheid » als zodanig, als een existentiële en collectieve mogelijkheid. Dit deel van de bevolking is momenteel het minst goed vertegenwoordigd in de media, hetzij traditioneel, hetzij op het web; zijn standpunt wordt gelijkgesteld met « anti-vax », terwijl het een politieke weigering is om de sociale controle verder te zien toenemen – en niet een weigering van het vaccin alleen, ook niet om a priori niet-politieke redenen. Maar wanneer vertegenwoordigers van dit anti-QR-code politieke standpunt hun gedragslijn uitleggen aan emancipatie-activisten, worden zij heel vaak weer gelijkgesteld met anti-vaxisten of zelfs fascisten. Zo is er op alle niveaus, ook onder de voorvechters van de menselijke emancipatie, een gebrek aan coherentie in de betrekkingen tussen de individuen geslopen, doordat de precieze politieke standpunten van de individuen verkeerd worden ingeschat. Dit consequente standpunt van absolute afwijzing van de QR-code impliceert echter discriminatie in het dagelijks leven, wat dit standpunt kracht bijzet, aangezien de niet-QR-gecodeerden nu een gereduceerd bestaan leiden. Evenzo komen migranten zonder papieren, omdat zij hun situatie van discriminatie ervaren, op ons over als uiterst bereidwillige mensen die enorme risico’s nemen voor zichzelf en, vaker nog, voor hun familie die ver weg is. Het is dan ook verwonderlijk dat de weigering van het interne paspoort niet beter wordt overwogen door sommige « kritische » vaccinatie-ontvangers, aangezien het een echte gemeenschappelijke as zou kunnen vormen in de strijd voor onze vrijheden.

In deze strijd zijn de niet-QR-gecodeerden niet de ‘voorhoede’ van iets; het zijn slechts individuen die voor totale coherentie hebben gekozen, of die deze keuze hebben kunnen ‘construeren’, omdat zij de QR-code uiteindelijk niet nodig hadden om te werken, of erin geslaagd waren hun leven buiten het werk te organiseren waarvoor deze vaccinpas nodig was. Het is dus duidelijk dat degenen die gedwongen worden te vaccineren en degenen die de QR-code niet willen, een gemeenschappelijk belang hebben bij het bekritiseren van de QR-code en het oproepen tot afschaffing ervan.

Het is bijzonder jammer dat sommige personen, die zich bewust zijn van het gevaar dat de gezondheidspas en vervolgens de vaccinpas vormen voor de vrijheden, niettemin de moeite hebben genomen om hun standpunt over de vaccinpas met hand en tand te verdedigen, terwijl het echte politieke vraagstuk in werkelijkheid al twee jaar lang de vergevorderde beperking van de vrijheden is die voortvloeit uit de beperkingen en vervolgens de vaccinpassen. Dit is een collectieve politieke kwestie, terwijl de keuze van een vaccin individueel is. Toch hebben sommige emancipatie-activisten een rigoureus apolitiek standpunt verdedigd door te zeggen dat het enige geldige standpunt is de medemens te beschermen door het vaccin te aanvaarden. Dit ondanks het feit dat deze mensen geen deskundigen zijn, noch in de geneeskunde, noch in de pandemie, en terwijl zij anders terecht deskundigen bekritiseren, om nog maar te zwijgen van het feit dat sommige van deze emancipatie-activisten zelfs beweren tegen de macht van de staat en megabedrijven als Pfizer te zijn – inconsequent.

Weiger alle vormen van dwang

We hebben dus veel tijd verloren en veel teleurstellingen en nederlagen opgelopen sinds het voorjaar van 2020. Net als in andere recente tijden is het tijd om de politieke balans op te maken van deze fouten en ons opnieuw te richten op wat zinvol is. Het lijkt ons dat de situatie als volgt kan worden samengevat:

Sinds het begin van de pandemie, met een officieel dodental van slechts 0,08% van de wereldbevolking als gevolg van covid-19, is het nu duidelijk dat de staten en megabedrijven die van de situatie profiteren[note] een ander doel nastreven dan onze bescherming. Dit doel ligt voor de hand: de politieke en sociale controle over de mensheid, om nog maar te zwijgen van een meer diffuse controle door de beperking van de culturele mogelijkheden die de bevolking worden geboden. Tenslotte blijkt uit het in de meeste Lid-Staten gevoerde ziekenhuisbeleid (beperking van het aantal bedden, geen opwaardering van het beroep van verpleger, enz.

De fundamentele politieke vraag vandaag is: zijn wij het eens over dit minimumprogramma? Zo niet, dan wordt gevreesd dat het stilzwijgen en de geringe betrokkenheid van sommige « gedwongen » vaccinanten zullen leiden tot een steeds grotere discriminatie van niet-QR-coders. Deze discriminatie zou snel leiden tot het gebruik van deze nieuwe zondebok door de machthebbers, waardoor de weg zou worden vrijgemaakt voor een steeds dictatorialer beleid.

Deze organisatie van de maatschappij, gebaseerd op winst die door enkelen wordt gemonopoliseerd ten koste van velen (het zogenaamde kapitalisme), verkeert in een crisis. De crisis die het kapitalisme doormaakt is van dien aard dat de vijand geen uitweg meer heeft. Wij kunnen ervan uitgaan dat de belangrijkste instrumenten waarmee zij hoopt te overleven en ons te blijven onderdrukken in de eerste plaats bestaan uit het gebruik van geldelijke uitkeringen in de vorm van diverse toelagen, waaronder een minimuminkomen, om afwijkende meningen het zwijgen op te leggen (aangezien wij dan altijd te veel te verliezen zouden hebben in het licht van de groeiende onzekerheid over de toekomst). Ten tweede, het gebruik van drugs en « vaccins » om de bevolking in bedwang te houden. In de Verenigde Staten, bijvoorbeeld, is reeds 55% van de Amerikanen afhankelijk van antidepressiva, anxiolytica en neuroleptica, en het doel van de American Psychiatric Association is om dit percentage in de komende jaren te verhogen tot 75%, dit alles omwille van de « goede gezondheid » van de Amerikanen. In Frankrijk schijnt 50% van de bevolking reeds op een bepaald ogenblik in zijn leven antidepressiva, anxiolytica of antispychotica te slikken.

Met het CV-vaccin bereikt de farmaceutische industrie, gesteund door de verplichtingen die de staat aan zijn burgers oplegt, twee met elkaar samenhangende doelstellingen. Ten eerste kan het zich verzekeren van een meevaller aan « pharmadollars » gedurende vele jaren (als het vaccin regelmatige boosterdoses nodig heeft om werkzaam te blijven), op vrijwel dezelfde wijze als sinds de jaren zeventig De OPEC-landen hebben zich verzekerd van een duurzame meevaller aan oliedollars door de olieprijs niet te hoog, maar ook niet te laag te houden (zodat niet-producerende landen niet te snel het « olie »-stadium van hun economie proberen te ontgroeien, terwijl zij wel genoeg voor olie betalen om de OPEC aanzienlijke winsten te garanderen). Vervolgens worden de farmaceutische trusts, via de QR-code voor de controle van de vaccinatiestatus, evenzeer een deel van het mentale landschap van onze samenlevingen als de auto en de olie dat waren vanaf de jaren 1950.

Zoals Simone Weil in 1932 schreef over de wereldwijde crisis die volgde op de krach van 1929, « de heersende klasse [se trouve] wordt door de crisis gedwongen de onderdrukking die zij uitoefent voortdurend te verergeren[note] « . Zo evolueren onze samenlevingen naar wat Weil in hetzelfde artikel « een absoluut fascisme  » noemde , dat wil zeggen een verstikkende greep op alle vormen van maatschappelijk leven door een staatsmacht die zelf dient als instrument van het financieel kapitaal » . En, zouden we daaraan kunnen toevoegen, aan het industriële kapitaal dat in dit geval wordt vertegenwoordigd door mondiale megaconcerns zoals Google, Facebook, Pfizer, Sanofi of Amazon.

Het resultaat is niet vanzelfsprekend, want de « greep » is alleen « verstikkend » voor de niet-gevaccineerden en degenen die, hoewel gevaccineerd, weigeren hun QR-code te gebruiken en daardoor gedwongen zijn een nieuw sociaal en cultureel leven bijna van de grond af aan op te bouwen.

De strijd bevindt zich nu duidelijk op dit niveau: weigering van de QR-code en van de farmaceutische dwangmiddelen; creatie van een ander sociaal en politiek leven, met als doel het tegengaan en zelfs omverwerpen van dit « absolute fascisme » dat onze meesters zien als een van de weinige uitwegen uit de crisis die hun systeem doormaakt – de andere is ongetwijfeld een oorlog, civiel of buitenlands.

Het zou nuttig zijn een petitie van deze strekking voor te stellen:

Wij die de QR-code weigeren en niet gevaccineerd zijn
Wij die gevaccineerd zijn, maar weigeren de QR-code te gebruiken in solidariteit met de niet-gevaccineerden en in verzet tegen dwangmaatregelen in het algemeen,

Wij eisen de onmiddellijke afschaffing van de vaccinatie- of gezondheidspas, het afzien van elke mogelijke opsluiting en de massale overheveling van de voor repressie bestemde budgetten (leger en politie) naar de volksgezondheid en het onderwijs van de burgers.

Het huidige politieke moment is in feite gespannen en zeer belangrijk. De mogelijkheid van een omkering van de dictatoriale maatregelen, of althans van een verzachting ervan, hangt af van de vraag of wij het eens kunnen worden over de absolute weigering van de QR-code – en dus van het niet-gebruik ervan door de gedwongen gevaccineerden. Als wij onze krachten niet bundelen, is de weg vrij voor het opleggen van een steeds autoritairder, hardhandiger of zelfs nog slechter orde.

HUKO Groep (Huxley, Ubu, Kafka, Orwell)

Contact: groupe.huko@autistici.org

Deux ans de Sars-Cov2: quelle situation politique est née de la pandémie ?

L’évolution des mesures étatiques et de leur contestation de mi-mars 2020 à fin janvier 2022

[NDLR – Le Covid-19 étant « parti » aussi vite qu’il est arrivé – ce qui nous confirme qu’il était politique avant d’être sanitaire –, entre l’écriture de cette contribution externe et sa parution, les médias du pouvoir ont basculé dans le narratif « Ukraine ». On savait que bombardeurs et bombardés n’étaient définis comme tels que dans l’intérêt de l’Occident, et que le statut de « victime » n’était donné qu’à ceux qui étaient tués par ses ennemis. Tout cela ne doit pas nous faire oublier ce qu’ils nous vendaient quotidiennement il y a encore quelques jours, pas plus que les effets collatéraux de leur « balance bénéfices-risques » qu’ils n’ont jamais jaugés, mais dont on sait qu’ils furent bien plus nombreux; leurs politiques tuant davantage que le Covid. Nous ne stopperons donc pas subitement nos tentatives de comprendre et d’expliquer parce que le pouvoir politico-médiatique en a décidé ainsi. Quant à l’Ukraine, nous nous nourrissons de ceux qui en parlent sans être empêtrés mentalement dans la propagande occidentale et publierons très bientôt du contenu sur le sujet (article, interview, vidéo…)].

Cette fois, nous y sommes : depuis deux ans, la pandémie s’est installée sur notre monde. Les médias et les États en ont fait leur thème principal de propagande quotidienne. La situation qui en résulte est largement nouvelle, même si nous avons pu démontrer que la possibilité d’une pandémie était pensée selon une logique de contre-insurrection depuis au moins le début des années 2010[note]. Il s’agit ici d’examiner les principales réponses apportées depuis deux ans à cette situation sanitaire nouvelle, qui a très vite débouché sur une évolution politique inédite. Beaucoup de choses ont changé, et nous ne nous intéresserons ici qu’aux aspects proprement politiques de la pandémie. Il est difficile d’établir une hiérarchie entre l’importance de ces changements ; aussi commencerons-nous par ce qui nous semble le plus évident : la montée du complotisme.

Le complotisme et la catastrophe annoncée

Dès mars 2020, la discussion se centre sur l’origine du coronavirus : un laboratoire, un marché aux animaux, un pangolin, une chauve-souris ? Ou encore les Chinois – Donald Trump évoque « le virus chinois »… Des centaines et des milliers d’internautes se mettent – comme d’habitude pourrait-on dire – à propager des nouvelles dans tous les sens.

Face à eux, les médias traditionnels, journaux, revues, radios et chaînes de télévision, en appellent aux « experts ». Mais les experts affirment eux aussi des points de vue différents et même contradictoires, sans que cela amène qui que ce soit à réfléchir au sens de l’expertise en matière médicale : n’existe-t-il qu’une seule vérité médicale ? La médecine est-elle une science aussi exacte que les mathématiques ? En matière de médecine, un dicton affirme que si l’explication est simple, elle est fausse, et que la réalité est toujours trop complexe pour qu’on parvienne à l’expliquer dans sa totalité… Le corps humain et la vie elle-même sont en effet d’une telle complexité qu’on ne peut qu’approcher d’une vérité, et jamais la détenir totalement. Mais voilà une évidence bien trop subtile, et le complotisme se nourrit de la simplicité, voire du simplisme absolu !

Les États, eux, se sont lancés pour la plupart dans une politique de peur[note] : ils ont fait peur à leurs populations, tout en prenant des mesures contradictoires, comme en France où le gouvernement a d’abord déclaré que le masque ne servait à rien – car il n’y en avait pas assez en réserve – avant de le rendre obligatoire et de multiplier les incohérences à chaque nouveau train de mesures sanitaires. Tous les ingrédients se trouvaient donc réunis pour qu’une immense vague de complotisme se développe : tout d’abord, le principal moteur, la peur, et la pire de toutes; la peur de mourir. Ensuite, la complexité extrême de la réalité, autant celle du corps humain que celle de la propagation d’une maladie à l’échelle du monde ; la répression de ceux qui n’acceptaient pas des mesures qu’ils jugeaient incohérentes ou inefficaces. Enfin, les insultes parfois très graves propagées en toute impunité, ce qui revient à jeter de l’huile sur le feu.

Au fil du temps, un véritable bouc émissaire est créé de toutes pièces par les médias et le gouvernement : le « groupe » des non-vaccinés, ces derniers étant rendus responsables de la propagation de l’épidémie ou des mesures contraires aux libertés qui sont prises par l’État. La création d’un bouc émissaire aboutit toujours au moins à deux conséquences : diviser la population et augmenter le niveau de violence. Malheureusement, c’est ce qu’il s’est produit en France, où le vocabulaire employé par certains vaccinés comme non-vaccinés est devenu de plus en plus outrancier au fil des mois, y compris à l’Élysée.

Le jusqu’au-boutisme de l’État français se mesure dans le déluge incessant d’interventions du président de la République, de ses ministres, des experts du comité scientifique et du comité de défense sanitaire, deux organismes dépourvus de toute légitimité « démocratique », qui noient les médias et les citoyens sous une avalanche de propos alarmistes. Les dirigeants n’ont fait que créer de la peur, laquelle entraîne l’incapacité de raisonner simplement, et, par exemple, de demander au gouvernement pourquoi il continue de fermer des lits d’hôpitaux, pourquoi le budget de la santé n’est que de 1,8 % du budget national, alors que celui de l’armée est de 6,65 % et celui de la police de 3,3 % ?

Mentir ou déformer la vérité aboutit à ce qu’un groupe de réflexion américain, la Rand Corporation, appelle cela « le déclin de la vérité » (the truth decay) [note]. Lorsqu’un gouvernement ou les médias changent constamment d’avis et propagent des nouvelles qui veulent orienter l’opinion publique dans une seule direction, il se produit selon la Rand Corporation un phénomène de « décrédibilisation » des discours tenus par l’État ou les médias : une partie de l’opinion publique refuse de se laisser manipuler, et va aller chercher l’information ailleurs. C’est-à-dire sur le web ! Pour la Rand Corporation, ce sont davantage les médias qui ont perdu leur crédibilité que les réseaux sociaux qui la leur aurait ôtée. Les demi-vérités ou les mensonges purs des médias, le fait qu’ils relaient sans esprit critique la propagande de l’État a suffi à leur faire perdre leur crédibilité. Le problème est que, dans le même temps, des milliers de sites web plus ou moins farfelus en ont, quant à eux, gagné. Comme s’il s’avérait impossible de mener une réflexion sérieuse et aboutie sur ce qui nous opprime, et comme si nous devions tomber d’une oppression à une autre… Sans fin ?

Au début de 2020, devant la situation inédite causée à la fois par la pandémie, par la peur qui s’emparait de la population et par le déferlement de théories complotistes, des groupes de réflexion (think tanks) se sont aussitôt lancés dans l’élaboration de scénarios sur le nombre de morts, sur les décisions sanitaires les plus efficaces, sur la probabilité ou pas d’un vaccin, sur la sortie de la crise. Par exemple, un groupe de réflexion français, Futuribles, pouvait, dès le mois d’avril 2020, soit six semaines seulement après le début « officiel » de la pandémie et des mesures de confinement, fournir trois scénarios en fonction du nombre de morts et de la politique suivie par le gouvernement en matière de confinement, de restrictions de déplacement, etc. Ce qui est étonnant sur le plan politique est que ce type de dérive est largement connu et documenté, notamment dans les milieux révolutionnaires. Mais ceux-ci ont été plus ou moins incapables de répondre au déferlement de scénarios catastrophes, de prévisions apocalyptiques, et se sont laissé enfermer dans une dérive de surenchère que nous allons examiner. Plutôt que de chercher « ce qu’il va se passer », il aurait mieux valu analyser pourquoi donc nous étions à ce point happés par un phénomène au demeurant largement prévisible, que des films avaient anticipé, que des think tanks avaient annoncé, que les penseurs de Google ou les experts de la Banque mondiale avaient, eux, quasiment modélisé.

L’incohérence qui infuse dans la société

Il n’est plus nécessaire, deux ans après le début officiel de la pandémie, de rappeler les contradictions de l’État et des décisions de ses deux comités covid-19. Remarquons cependant que l’incohérence est devenue une forme politique à part entière, comme si elle avait infusé dans la société elle-même, à tous les niveaux. Il faudra voir plus loin qui parvient à y résister.

Ainsi, des militants révolutionnaires, opposés depuis longtemps à la mainmise des trusts sur notre vie et notamment aux gigantesques entreprises pharmaceutiques qui déversent des tonnes – littéralement – d’antidépresseurs, d’anxiolytiques, de neuroleptiques et d’antipsychotiques chaque jour dans nos corps, vont sans barguigner se faire vacciner par Pfizer sur la simple injonction de l’État. Ils oublient notamment qu’il est peut-être possible de ne pas être vacciné contre une maladie qui n’a tué, depuis son apparition il y a deux ans et selon les chiffres officiels, chaque année, que 0,04 % de la population mondiale, soit 3 millions de personnes sur les 7,8 milliards que nous sommes ; il meurt chaque année environ 60 millions de personnes dans le monde, dont un quart de maladie cardiaque ou d’AVC, un dixième de maladie respiratoires ou pulmonaires ; certaines années, selon la FAO, il peut y avoir 10 millions de morts dues à des famines. Or, ce ne sont bien que 0,04 % des humains qui sont morts de la covid-19 en 2020 puis autant en 2021 – y compris en comptant les morts « avec covid » (et non « du covid »), comme le reconnaît Santé Publique France dans une note d’avril 2020[note], ainsi que l’Insee[note]. Est-il politiquement raisonnable d’enrichir Pfizer à milliards pour un danger aussi peu évident ?

La première incohérence politique majeure, ici, n’est pas d’avoir peur, car chacun a le droit d’avoir peur pour sa vie – même s’il est plus dangereux de ne pas arrêter de fumer que de contracter la covid-19. L’incohérence politique majeure est de ne pas regarder ailleurs s’il n’existe pas des alternatives pour se soigner, et de ne pas choisir de boycotter Pfizer. Ainsi, nous ne buvons pas de Coca-Cola car des alternatives existent à cette boisson symbole d’un capitalisme toxique ; nous ne mangeons pas de produits Nestlé car cette société exploite sans vergogne les paysans du Sud ; nous ne changeons pas de téléphone intelligent chaque année ou nous choisissons le Fairphone car nous ne voulons pas être complices de l’esclavage des enfants congolais dans les mines de cobalt. Et quand des révolutionnaires affirment qu’après tout, nous tolérons bien les prisons dans nos sociétés, les migrants qui sont traités en sous-hommes, l’invasion du plastique, les déplacements en voiture ou nos lampes qui sont alimentées à l’énergie nucléaire, l’évidence est alors que l’incohérence n’est pas superficielle; elle est au contraire profondément ancrée, désormais, dans nos raisonnements.

Il est en effet facile de répondre à ces arguments tant de fois entendus depuis deux ans : les prisons, la situation des migrants ou la structure du réseau électrique et beaucoup d’autres réalités de notre quotidien constituent des problèmes de fond que nous ne résoudrons que par la fin de ce système productif et oppressif, et pas par des décisions individuelles. En revanche, il existe d’autres situations contre lesquelles nous avons d’ores et déjà des moyens d’agir, y compris au niveau personnel. Ainsi, nous ne sommes pas obligés d’acquérir des objets en plastique ou le dernier Iphone ou Samsung, puisque des alternatives existent ; nous pouvons décider de nous chauffer au bois plutôt qu’à l’électricité, ou voyager en train quand le réseau n’a pas été détruit par l’État. Quant au vaccin, l’alternative est encore plus évidente : nous pouvons nous soigner préventivement[note].

Il apparaît donc que l’incohérence sanitaire et politique de l’État finit par déteindre, en quelque sorte, sur celles et ceux qui ont fait profession de changer le monde et qui ne parviennent plus à raisonner par-delà leur propre peur. De plus, depuis le reflux du mouvement émancipateur, à partir des années 1975-1985 en France, nous avons « tenu » les places que nous occupions dans des entreprises ou dans le secteur étatique ou hospitalier, entre autres ; nous avons lutté pour les défendre contre la normalisation dite néolibérale et contre ces politiques destructrices du lien social, de l’éducation, du système de santé, etc., que les États ont mises en œuvre. Nous avons tenu ces positions pour éviter que chaque avancée réalisée de 1945 jusque dans les années 1960 soit grignotée par l’État et les capitalistes. Nous avions là, avec le refus du vaccin, une belle occasion – offerte par la pandémie – de ne pas céder, et même de contre-attaquer au moins sur un point très précis : nous voulons davantage de lits d’hôpitaux et une reconnaissance et (re)valorisation réelle des métiers du soin à autrui.

Contrer le contrôle social aggravé

D’autant que le plus grave et le plus incohérent ne réside pas dans l’éventuel refus du vaccin, mais bien dans la nécessité politique qu’il y avait et qu’il y a toujours de refuser la nouvelle étape d’intensification du contrôle social que représente le QR-code pour tous. Depuis le premier plan Vigipirate, en effet, la société française est constamment en état d’alerte. Depuis 2020, cette alerte ne relève plus du terrorisme mais de la pandémie. Or, l’État a choisi, pour lutter contre la pandémie, d’imposer un système de contrôle par téléphone intelligent et QR-code, d’abord dénommé passe sanitaire, puis intensifié par la nécessité du vaccin, ce qui a transformé ce passe sanitaire en passe vaccinal.

Le laissez-passer vaccinal[note] est une atteinte fondamentale à nos libertés, qui relègue une partie de la population à une position de quasi-parias ; il instaure une véritable frontière intérieure. Les non-QR-codisés ne disposant pas du passeport intérieur, se retrouvent en effet, tels des citoyens de seconde zone, dans une situation en partie comparable à celle des migrants sans papier, par exemple – en partie seulement, mais le glissement vers cette situation est une évidence – ou comme les Noirs Américains avant l’abolition des lois sur la ségrégation. Cette fois, la ségrégation n’est pas due à une idéologie raciste, mais à une idéologie hygiéniste propagée par les États et les méga-entreprises, dont Pfizer, Sanofi et leurs consœurs ; la différence est certes évidente, mais le résultat est à peu près identique puisque certains lieux sont d’ores et déjà interdits aux non-QR-codisés.

En matière d’incohérence, citons là encore un argument étonnant de la part de personnes qui se disent partisanes de l’émancipation : le QR-code ne serait pas une atteinte à la vie des citoyens vaccinés. C’est l’inverse qui est vrai : le QR-code est une atteinte à la vie de toutes les citoyennes et de tous les citoyens, puisque nous sommes toutes et tous membres de la même « cité », et que notre « citoyenneté » n’a de sens que collective, et même collectivisée, et surtout pas divisée ou soumise à des conditions quelles qu’elles soient – y compris la privation de liberté pour les personnes incarcérées, qui ne devrait pas leur ôter leur qualité de citoyens. Un citoyen ne peut que regretter et devrait même combattre toute situation qui discrimine des personnes qui, au contraire, devraient avoir les mêmes droits que lui, tels que les migrants sans-papier et, désormais, les non-QR-codisés. L’incohérence a donc un bel avenir devant elle.

Bilan politique

Ces incohérences diverses, dont nous n’avons retracé ici que les principales, aboutissent, deux ans après le début de la pandémie, à quatre grandes positions politiques, que nous n’esquissons ici qu’à grands traits.

Tout d’abord, une bonne part de la population française, sans doute quasiment la majorité, a adhéré aux discours de l’État et des médias. Cette part très importante est tout à fait favorable au vaccin ainsi qu’au QR-code, et ne s’intéresse pas aux non-vaccinés ou à ceux qui refusent le contrôle qu’établit le QR-code. Dans le pire des cas, les « opposants » doivent même subir, selon la partie la plus intégriste de ce groupe, une discrimination plus forte que celle qu’ils subissent aujourd’hui : suspension de leurs droits (allocations ou droit de vote, par exemple), suspension de leur accès aux soins, amendes, voire incarcération puisque plusieurs fois, cette éventualité a été exprimée dans certains médias. Cette part de la population est sans nul doute représentative de ce qu’Erich Fromm dénonçait dans La Peur de la liberté : il est plus confortable de suivre le troupeau, où l’on se sent moins seul, que de risquer d’assumer sa propre liberté.

Une deuxième part de la population est vaccinée, mais à contrecœur, contrainte et forcée par des réalités extérieures. Ce peut être la peur de mourir, que nous considérons comme un élément extérieur à la personne, dans la mesure où nous savons tous que nous allons mourir et que cette pandémie laisse survivre 99,92 % de la population ; il faut donc que l’incohérence se soit emparée de certaines personnes pour les « contraindre » à se faire vacciner en dehors de toute logique, puisque la mort est, quoi que nous en pensions, la porte de sortie que nous devrons tous emprunter… La majorité des contraintes qui poussent à la vaccination sont cependant beaucoup plus évidentes, puisqu’il s’agit, tout simplement, de la nécessité d’être vacciné pour conserver son emploi ou pour pouvoir visiter un parent malade ou en maison de retraite. Cette fois, la contrainte est telle qu’il est très difficile d’y résister. Parmi cette large frange de la population vaccinée, certaines personnes refusent cependant de se servir du QR-code qu’elles ont obtenu, tandis que d’autres, finalement, se rallient, parfois à regrets, à la position selon laquelle, « après tout, il faut bien vivre et on ne peut pas se priver de tout ».

Une troisième part de la population est totalement complotiste, en ce sens qu’elle adhère parfaitement aux discours les plus extrêmes sur le complot : ce vaccin n’est destiné qu’à tuer une part de l’espèce humaine (certains annoncent qu’il s’agit de ne conserver que 500 millions d’êtres humains au total, soit plus de 90 % d’humains éliminés… par le vaccin) ; il renferme des substances qui permettent le contrôle total (parfois même à distance) des individus. Il existe d’autres variantes des théories complotistes autour du vaccin, et cette part sans doute peu importante de la population est très utile à l’État, aux médias et aux citoyens qui adhèrent à la vaccination et à l’instauration de QR-code ; elle leur permet en effet de critiquer sans nuance l’ensemble des citoyens qui ont adopté une position politique critique à l’égard du QR-code, voire du vaccin.

Enfin, une autre part de la population refuse le vaccin et le QR-code, lequel instaure, selon elle, un contrôle social accru. Ce refus vise à défendre les libertés que nous possédons encore, ou la « liberté » en tant que telle, en tant que possibilité existentielle et collective. Cette part de la population est actuellement la moins bien représentée dans les médias, qu’ils soient traditionnels ou issus du web ; sa position est assimilée aux « antivax », alors qu’il s’agit d’un refus politique de voir le contrôle social augmenter encore – et non d’un refus du vaccin seul, soit pour des raisons a priori non politiques. Très souvent cependant, lorsque des représentants de cette position politique anti-QR-code expliquent leur ligne de conduite devant des militants de l’émancipation, ils sont là encore assimilés aux antivax, voire aux fascistes. L’incohérence s’est ainsi insinuée dans les relations entre les individus à tous les niveaux, y compris chez les partisans de l’émancipation humaine, par la fausse évaluation des positions politiques précises défendues par les individus. Pourtant, cette position cohérente de refus absolu du QR-code implique des discriminations subies dans la vie quotidienne, ce qui donne du poids à cette position puisque les non-QR-codisés vivent désormais une existence réduite. De même, des migrants sans-papier, parce qu’ils vivent leur situation de discrimination, nous apparaissent comme des personnes extrêmement volontaires et qui prennent d’énormes risques pour eux-mêmes et le plus souvent aussi pour leur famille restée au loin. Il est donc étonnant que le refus du passeport intérieur ne soit pas mieux considéré par certains vaccinés « critiques », car cela pourrait constituer un véritable axe commun dans la lutte pour nos libertés.

Dans cette lutte, les non-QR-codisés ne sont pas « l’avant-garde » de quoi que ce soit ; ils sont juste des individus qui ont choisi une cohérence totale, ou qui ont pu « construire » ce choix, parce qu’en dernière analyse, ils n’avaient pas besoin du QR-code pour travailler, ou étaient parvenus à organiser leur vie en dehors d’un travail nécessitant ce laissez-passer vaccinal. Vaccinés contraints et personnes refusant le QR-code ont donc à l’évidence un intérêt commun à critiquer le QR-code et à demander son abolition.

Il est tout à fait dommageable que certains individus, conscients du danger que fait peser le laissez-passer sanitaire puis vaccinal sur les libertés, aient néanmoins pris la peine de défendre bec et ongles leur position sur le vaccin alors que la véritable question politique est en réalité, depuis maintenant deux ans, la restriction avancée des libertés qui découle des confinements puis des laissez-passer. Cette question politique est collective, alors que le choix du vaccin est individuel. Pourtant, certains militants de l’émancipation ont asséné un point de vue rigoureusement apolitique en affirmant que la seule position valable était de protéger ses semblables en acceptant le vaccin. Cela alors que ces personnes ne sont pas des experts, ni en médecine ni en pandémie, et tout en critiquant par ailleurs à juste titre les experts, sans oublier que certains de ces militants de l’émancipation prétendent même être opposés au pouvoir de l’État et des méga-entreprises telles que Pfizer – en toute incohérence.

Refuser toute forme de contention

Nous avons donc perdu beaucoup de temps et accumulé beaucoup de désillusions et de défaites depuis le printemps 2020. De même qu’à d’autres époques récentes, il est temps de tirer un bilan politique de ces errements et de nous recentrer sur ce qui fait sens. Il nous semble que la situation peut être ainsi résumée :

Depuis le début de la pandémie, le nombre officiel de morts de covid-19 n’étant que de 0,08 % de la population mondiale, il apparaît désormais que les États et les méga- entreprises qui tirent parti de la situation[note] poursuivent un autre but que notre protection. Ce but est une évidence : le contrôle politique et social de l’humanité, sans oublier un contrôle plus diffus à travers la restriction des possibilités culturelles offertes à la population. Enfin, la politique hospitalière suivie dans la plupart des État (restriction du nombre de lits, aucune revalorisation du métier de soignant, etc.) indique assez que la santé des citoyens n’est pas le souci principal des États.

La question politique fondamentale aujourd’hui est ainsi : sommes-nous d’accord sur ce programme minimum ? Si nous ne le sommes pas, il est à craindre que le silence et la faible implication de certains vaccinés « contraints » ne débouchent sur une discrimination toujours plus forte des non-QR-codisés. Cette discrimination aboutirait très vite à l’utilisation de ce nouveau bouc émissaire par les tenants du pouvoir, ouvrant ainsi la voie à des politiques toujours plus dictatoriales.

Cette organisation de la société fondée sur le profit accaparé par quelques-uns au détriment du plus grand nombre (ce qu’on appelle le capitalisme) est en crise. Cette crise que le capitalisme traverse est telle que l’ennemi n’a plus guère d’issues de secours. Nous pouvons estimer que les principaux instruments grâce auxquels il espère survivre et continuer à nous oppresser sont tout d’abord le recours à la distribution d’argent sous la forme d’allocations diverses, y compris un revenu minimum, afin de faire taire les contestations (puisque nous aurions alors toujours trop à perdre face à l’incertitude grandissante concernant le futur). Ensuite, le recours à la contention médicamenteuse et « vaccinale » de la population. Ainsi, aux États-Unis, ce sont d’ores et déjà 55 % des Américains qui sont dépendants des antidépresseurs, anxiolytiques et neuroleptiques, et l’objectif de l’Association Américaine de Psychiatrie est que ce taux passe à 75 % dans les années qui viennent, tout cela pour la « bonne santé » des Américains. En France, il semble que nous en soyons d’ores et déjà à 50 % de la population qui, à un moment ou à un autre de sa vie, sera sous antidépresseur, anxiolytique ou antispychotique.

Par le biais du vaccin anti-covid, l’industrie pharmaceutique, soutenue par les obligations imposées par l’État à ses citoyens, atteint deux objectifs, qui sont liés. Tout d’abord, elle réussit à s’assurer une manne de « pharmadollars » pour de longues années (si le vaccin nécessite des doses régulières de rappels pour rester efficace), à peu près de la même manière que, depuis les années 1970, les pays réunis dans l’OPEP se sont assurés une manne durable de pétrodollars en maintenant le cours du baril ni trop haut ni trop bas (afin que les pays non producteurs ne cherchent pas à dépasser trop vite le stade « pétrole » de leur économie, tout en payant le baril suffisamment cher pour assurer à l’OPEP des gains substantiels). Ensuite, par le biais du QR-code permettant de contrôler le statut vaccinal, les trusts pharmaceutiques s’inscrivent dans le paysage mental de nos sociétés de manière prégnante et durable, de même que la voiture et le pétrole à partir des années 1950.

Comme l’écrivait Simone Weil en 1932 à propos de la crise globale qui a suivi le krach de 1929, « la classe dominante [se trouve] contrainte par la crise à aggraver sans cesse l’oppression qu’elle exerce[note] ». Ainsi, nos sociétés évoluent vers ce que Weil appelait, dans ce même article, « un fascisme absolu, c’est-à-dire une emprise étouffante sur toutes les formes de la vie sociale d’un pouvoir d’État servant lui-même d’instrument au capital financier ». Et, pourrions-nous ajouter, au capital industriel représenté en l’occurrence par des méga-entreprises de taille mondiale, telles que Google, Facebook, Pfizer, Sanofi ou Amazon.

Le résultat n’est pas acquis, dans la mesure où « l’emprise » n’est « étouffante » que pour les non-vaccinés et celles et ceux qui, bien que vaccinés, refusent d’utiliser leur QR-code et se trouvent donc contraints de créer presque à partir de rien une nouvelle vie sociale et culturelle.

La lutte désormais se situe nettement à ce niveau : refus du QR-code et des produits pharmaceutiques de contention ; création d’une autre vie sociale et politique, dans le but de contrer et de renverser même ce « fascisme absolu » que nos maîtres entrevoient comme l’une des rares issues de secours à la crise que traverse leur système – l’autre étant sans doute la guerre, civile ou étrangère.

Il serait utile de proposer une pétition à peu près rédigée de cette façon :

Nous qui refusons le QR-code et qui ne sommes pas vacciné.e.s
Nous qui sommes vaccinés mais qui refusons de nous servir du QR-code par solidarité avec les non-vaccinés et par opposition aux mesures de contention en général,

Nous demandons l’abolition immédiate du laissez-passer vaccinal ou sanitaire, la renonciation à tout confinement éventuel et le transfert massif des budgets consacrés à la répression (armée et police) vers les postes de la santé publique et de l’éducation des citoyens.

Le moment politique actuel est, en réalité, tendu et très important. De la capacité à nous rejoindre sur le refus absolu du QR-code – donc sa non-utilisation par les vaccinés contraints – dépend la possibilité d’un reflux des mesures dictatoriales, ou au minimum leur atténuation. Si nous ne parvenons pas à nous rejoindre, à l’inverse, la voie est libre pour l’imposition d’un ordre toujours plus autoritaire, musclé, voire pire.

Groupe HUKO (Huxley, Ubu, Kafka, Orwell)

Contact : groupe.huko@autistici.org

Regeren door chaos – Interview met Lucien Cerise

Lucien Cerise is een schrijver die gespecialiseerd is in social engineering, een cruciaal thema om te begrijpen wat we vandaag meemaken. De huidige periode is ongetwijfeld de apotheose van de massamanipulatietechnieken. Het vereist een ontwaken, als we niet willen dat de minderheid die overheerst haar doel bereikt: de onderwerping van de meerderheid.

Gouverner par le chaos – Interview de Lucien Cerise

Lucien Cerise est écrivain, spécialiste en ingénierie sociale, thème crucial pour saisir ce que nous vivons aujourd’hui. La période actuelle signe sans doute l’apothéose des techniques de manipulation des masses. Elle demande un sursaut, si l’on ne veut pas que la minorité qui domine arrive à ses fins: la mise en esclavage de la majorité.

Gouverner par le chaos — Interview de Lucien Cerise

Lucien Cerise est écrivain, spécialiste en ingénierie sociale, thème crucial pour saisir ce que nous vivons aujourd’hui. La période actuelle signe sans doute l’apothéose des techniques de manipulation des masses. Elle demande un sursaut, si l’on ne veut pas que la minorité qui domine arrive à ses fins: la mise en esclavage de la majorité.

Qui veut la peau de Patrick Meyer ?

Le Professeur Patrick Meyer est ingénieur civil de formation, spécialiste de bioinformatique et d’analyse de données biologiques, il étudie, travaille et enseigne au département des Sciences de la vie de l’Université de Liège où il est chargé de cours.
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Le 28 décembre 2021, il publie un préprint d’une étude qu’il a menée. Il publie ce préprint car il estime que les conclusions auxquelles il parvient en justifie l’urgence… De quoi donner des sueurs froides à Éric Muraille, semble-t-il d’après la réaction médiatique de ce-dernier.

Censure d’État – rafraîchir la mémoire

*Le premier ministre De Croo a fait raccourcir la vidéo du CODECO du 27 novembre 2020 pour dissimuler la censure qu’il a orchestrée.
Voici le lien vers la vidéo originale: https://www.new.kairospresse.be/codeco-du-27-novembre-2020-original-sans-coupure/
Voici le lien de la même vidéo du gouvernement: https://www.youtube.com/watch?v=7DZ_9JEIZxg

Comparez vous-même, la censure est flagrante…

Censure d’État – rafraîchir la mémoire. Il y a un plus de 15 mois, on vous expliquait ce que nous subissions en termes de censures, de la part d’un gouvernement qui se pense intouchable, au service de la finance et des multinationales. 15 mois après, les instances journalistiques belges liées de très près aux médias de masse, eux-même porte-parole des gouvernements, ont décidé de ne pas prolonger la carte de presse de notre journaliste Alexandre Penasse. Quel malheureux hasard. On ne lâche rien.

Censure d’État — rafraîchir la mémoire

*Le premier ministre De Croo a fait raccourcir la vidéo du CODECO du 27 novembre 2020 pour dissimuler la censure qu’il a orchestrée.
Voici le lien vers la vidéo originale: https://www.new.kairospresse.be/codeco-du-27-novembre-2020-original-sans-coupure/
Voici le lien de la même vidéo du gouvernement: https://www.youtube.com/watch?v=7DZ_9JEIZxg

Comparez vous-même, la censure est flagrante…

Censure d’État — rafraîchir la mémoire. Il y a un plus de 15 mois, on vous expliquait ce que nous subissions en termes de censures, de la part d’un gouvernement qui se pense intouchable, au service de la finance et des multinationales. 15 mois après, les instances journalistiques belges liées de très près aux médias de masse, eux-même porte-parole des gouvernements, ont décidé de ne pas prolonger la carte de presse de notre journaliste Alexandre Penasse. Quel malheureux hasard. On ne lâche rien.

Un effondrement peut en cacher plusieurs autres. Faut-il le(s) retenir ?

Marion est enseignante en chimie en Haute école. Lucide sur ce qui ressemblait depuis longtemps à une destruction programmée de l’enseignement, elle a trouvé curieux que en « lockdown » tout cela s’accélère et ne tombe pas sous le couperet de la paralysie générale. Merci à Marion.

Lire la retranscription du discours ici : https://www.new.kairospresse.be/un-effondrement-peut-en-cacher-plusieurs-autres-faut-il-les-retenir-2/

Un effondrement peut en cacher plusieurs autres. Faut-il le(s) retenir ?

Marion est enseignante en chimie en Haute école. Lucide sur ce qui ressemblait depuis longtemps à une destruction programmée de l’enseignement, elle a trouvé curieux que en « lockdown » tout cela s’accélère et ne tombe pas sous le couperet de la paralysie générale. Merci à Marion.

Verslaggevers Zonder Grenzen neemt stelling tegen de arrestatie van onze journalist Alexandre Penasse en « veroordeelt een doelbewuste aanval op de persvrijheid

Reporters sans frontières prend position sur l’arrestation de notre journaliste Alexandre Penasse et « condamne une atteinte délibérée à la liberté de la presse »

RTL en zijn hydro-alcoholische gasten

Bericht aan het publiek! Wie zich op de sets van de beroemde nieuwszender waagt, moet gewaarschuwd zijn; het programma bevat deftige begroetingen in gebarentaal, een spel van stilte tijdens de schoonheidssessie… Maar wees gerust, als u een V.I.P. bent, mag u van deCO2-detector blijven… zolang u de 900ppm niet overschrijdt!

Zoals RTL voorstelt, laten we een collectieve inspanning leveren! Nadat we zachtjes zijn begonnen en ons hebben gevraagd ons te identificeren, vertelt RTL ons dat we op onze eer moeten zweren, op de grond moeten spugen met onze handen op ons hart en dat we tijdens de make-up sessie niet durven spreken. Het virus was zo gevaarlijk dat het de visagist onmiddellijk kon doden. Het zou er slecht uitzien. Pas ook op voor hen die te dicht bij hun buren komen, zelfs als ze driedubbel gedoseerd en gemaskerd zijn. Je kunt nooit te voorzichtig zijn.

Het goede nieuws is dat alle verzamelde gegevens onmiddellijk zullen worden doorgegeven aan de Interne Dienst voor Bescherming en Preventie op het Werk. Voor uw veiligheid natuurlijk. Ik zeg het je!

Daarna vraagt men zich af hoe RTL vrij kan zijn in zijn journalistieke inhoud als het zo ijverig is in het opvolgen van politieke bevelen. De vraag stellen is hem beantwoorden.

RTL et ses invités hydro-alcoolisés

Avis à la population! Que ceux et celles qui osent s’aventurer sur les plateaux de la fameuse chaîne d’infos soient prévenus; au programme, salutations distinguées en langue des signes, jeu du roi du silence durant la séance beauté… Mais soyez rassurés, si vous faites partie des V.I.P, le détecteur de CO2 vous autorisera à rester… à condition de ne pas dépasser les 900ppm!

Comme RTL le suggère, soyons dans l’effort collectif! Après avoir commencé soft et nous avoir demandé de décliner notre identité, la chaîne RTL nous enjoint à jurer sur l’honneur, cracher par terre la main sur le cœur de n’oser parler durant la séance de maquillage. Le virus étant si dangereux qu’il risquerait de tuer la maquilleuse sur-le-champ. Ça ferait tache. Gare aussi à celui qui s’aventurerait trop près de son voisin, même triple-dosé et masqué. On n’est jamais trop prudent.

Ce qui est bien, c’est ce que toutes ces données collectées seront illico presto transmises au Service Interne pour la Protection et la Prévention au Travail. Pour votre sécurité bien sûr. Puisque je vous le dis!

Après cela, on se demandera comment RTL pourrait être libre dans ses contenus journalistiques si elle met tant de zèle à suivre les injonctions politiques. Poser la question, c’est y répondre.

Vaccins et effets secondaires chez les femmes

Mélodie a décidé il y a quelques semaines de mettre en place un espace où recenser les effets secondaires des femmes après vaccination. Elle ne s’attendait pas à cela: aujourd’hui, elle a plus de 4500 personnes abonnées à sa page Instagram ( https://www.instagram.com/vaccin_menstruel/ ) et plus de 300 témoignages.

La famille Von der Leyen aux manettes de l’UE

Nicolas Ullens[note], ex-agent à la Sûreté de l’État qui a quitté ses fonctions pour dénoncer la corruption au sein de l’État belge[note], nous revient avec des informations concernant, cette fois-ci, la présidente de la commission européenne, Ursula von der Leyen. Cette dernière est soupçonnée d’être impliquée dans plusieurs affaires de « gros sous ». Malgré de nombreux articles dans la presse, sa légitimité au poste de président de la Commission européenne n’est nullement remise en question. Mais ne serait-ce pas justement parce qu’elle y a sa place?[note]

nciu[note] « Ursula von der Liar »:

Het einde van de pandemie zal niet op televisie worden uitgezonden

14 december 2021

Vertaling van het artikel: http: //dx.doi.org/10.1136/bmj-2021-068094

Tabellen met cijfers over de pandemie domineerden de schermen en hielpen de voortgang van COVID-19 te volgen, maar David Robertson en Peter Doshi uitleggen waarom ze misschien niet voldoende zijn om te bepalen wanneer het zal eindigen.

Toen het jaar 2021 begon, leek de COVID-19 pandemie terug te trekken. Discussies en voorspellingen over een « heropening », een terugkeer naar « normaal », en het verwerven van kudde-immuniteit hingen in de lucht[note] [note] [note] [note]. Maar voor velen vervloog het optimisme toen in India, Brazilië en elders gevallen en sterfgevallen aan het licht kwamen. De aandacht richtte zich op varianten van het SARS-CoV-2-virus – en meer recent, met het opduiken van de Omicron-variant. Net toen het leek alsof het einde in zicht was, werd dit gevoel vervangen door het idee dat de pandemie nog lang niet voorbij was [note] [note].

In tegenstelling tot elke vorige pandemie is COVID-19 nauwlettend gevolgd met behulp van grafieken om in real time verslag uit te brengen over de voortgang en de effecten van het coronavirus; deze grafieken omvatten indicatoren van laboratoriumtests, ziekenhuisopnames en opnames in intensive care-afdelingen, overdrachtspercentages en, het meest recent, de toegediende doses vaccin. Deze grafieken – met hun rasters van cijfers, statistieken, epidemische curves en bezoekerskaarten – zijn onze televisieschermen, computers en smartphones binnengedrongen. De kern ervan is de aantrekkingskracht van objectivering en gegevens om je aan vast te houden, wanneer je geplaagd wordt door onzekerheid en angst. Deze elementen hebben ertoe bijgedragen dat men de noodzaak inzag van een snelle beheersing en controle, dat de publieke opinie werd gevormd, dat druk werd opgebouwd om tot actie over te gaan, en dat een klimaat van urgentie werd gehandhaafd [note]. Zij geven een gevoel van controle wanneer het aantal gevallen afneemt als gevolg van bepaalde maatregelen, maar kunnen ook leiden tot een gevoel van hulpeloosheid en dreigende rampspoed wanneer het aantal gevallen toeneemt.

Het probleem van het definiëren van het einde van een pandemie

Er bestaat geen universele definitie van epidemiologische parameters die het einde van een pandemie markeren. Dus welke indicatoren zullen ons vertellen dat het echt voorbij is? De Wereldgezondheidsorganisatie heeft het bestaan van de COVID-19 pandemie afgekondigd. Maar wie zal ons zeggen wanneer het zal eindigen?

De alomtegenwoordigheid van deze grafieken heeft bijgedragen tot het gevoel dat de pandemie voorbij zal zijn wanneer alle indicatoren nul (nul infecties, nul gevallen, nul sterfgevallen) of 100 (als percentage van het aantal vaccinaties) bereiken. De pandemieën van de ademhalingswegen in de 20e eeuw tonen echter aan dat het einde van een epidemie nooit duidelijk vaststaat, en dat dit het best kan worden begrepen met de hervatting van het sociale leven, en niet met het bereiken van epidemiologische doelstellingen[note] [note].

De respiratoire pandemieën van de afgelopen 130 jaar werden gevolgd door jaarlijkse seizoensgebonden golven die werden aangewakkerd door virale endemiciteit die over het algemeen voortduurt tot de volgende pandemie [note]. Wat groeit neemt weer af, en de moeilijkheid om het einde van een pandemie te dateren komt tot uiting in de historische en epidemiologische literatuur.

Hoewel veel onderzoekers de zogenaamde « Spaanse griep » in drie golven beschrijven, van « 1918 tot 1919 », zijn er ook veel verwijzingen naar een pandemie van « 1918 tot 1920 », die meestal wat sommigen een « vierde golf » noemen, omvat.[note]. Evenzo wordt de « Aziatische grieppandemie » halverwege de eeuw doorgaans beschreven als een gebeurtenis met twee golven, van 1957 tot 1958, terwijl anderen een derde golf vermelden en het einde van de pandemie eind 1959 situeren [note].

Deze variabiliteit in de datering van historische pandemieën laat zien hoe onnauwkeurig het gebruik van sterftecijfers is om, zelfs achteraf, het « einde » van een pandemie en het begin van de interpandemische periode vast te stellen. Het CDC(Center for Disease Control) zegt nu bijvoorbeeld dat ongeveer 100.000 Amerikanen stierven tijdens de grieppandemie van 1957 en 1968.[note] [note]. Maar deze schattingen omvatten sterfgevallen in perioden die velen zouden beschouwen als tussenperioden tussen twee pandemieën (respectievelijk 1957-1960 en 1968-1972) [note] [note].

Het door epidemiescorecards versterkte idee dat een pandemie eindigt wanneer het aantal ziektegevallen of sterfgevallen tot nul is gedaald, is in strijd met het historische bewijs dat tussen pandemieën door, seizoen na seizoen, een aanzienlijke griepgerelateerde morbiditeit en mortaliteit blijft bestaan. Tijdens het interpandemische seizoen van 1928-1929 bijvoorbeeld zijn in de Verenigde Staten naar schatting nog eens 100.000 mensen overleden aan influenza A/H1N1 (pandemievirus van 1918), op een bevolking die een derde kleiner was dan nu [note]. Bovendien kan het moeilijk zijn te bepalen welke sterfgevallen aan de pandemie kunnen worden toegeschreven en welke zich in de interpandemische fase bevinden. Dit onderscheid is niet onbelangrijk, aangezien het sterfteoverschot de klassieke maatstaf is om de ernst te beoordelen[note]. In interpandemische jaren is het aantal sterfgevallen soms hoger dan in de daaropvolgende pandemische seizoenen: dit was het geval in het seizoen 1946-1947 dat voorafging aan de pandemie van 1957-1958 (fig. 1)[note]. Daarom kan het einde van een pandemie niet worden gedefinieerd door de afwezigheid van oversterfte als gevolg van de pandemische ziekteverwekker.

(fig. 1) Maandelijks aantal sterfgevallen door alle oorzaken in de Verenigde Staten, met pijlen en vetgedrukte data die het begin van de pandemieën aangeven, van januari 1900 tot september 2021. De rode lijn geeft het gemiddelde per 12 maanden aan. Merk op dat het USBureau of the Census van 1905 tot 1909 alleen jaarlijkse (niet maandelijkse) gegevens verstrekte.

Onderbreking en hervatting van het sociale leven

Een andere manier om het einde van een pandemie af te kondigen is het opleggen en opheffen van volksgezondheidsmaatregelen of -beperkingen. De bij vorige pandemieën gebruikte maatregelen waren van meer voorbijgaande aard en minder ingrijpend dan die welke in COVID-19 werden toegepast. Zelfs voor de gevreesde Spaanse griep, waaraan in de VS driemaal zoveel mensen stierven als aan COVID-19, met een gemiddelde leeftijd van 28 jaar [note] – werd het leven in korte tijd weer normaal, misschien alleen omdat er geen andere optie was. Vóór het internet met zijn apps voor voedselbezorging en videoconferenties was wijdverspreide en langdurige sociale afstand gewoon niet mogelijk, en dat is nog steeds zo voor veel werknemers in de « kern »-sector. Een korte blik op vroegere pandemieën in de Verenigde Staten toont immers aan dat er geen vast of bepalend verband bestaat tussen de pathogeniteit van een virus en de intensiteit en de duur van de volksgezondheidsmaatregelen.

In vergelijking met vorige pandemieën heeft de COVID-19-pandemie een ongekende ontwrichting van het maatschappelijk leven veroorzaakt. Mensen zijn altijd geteisterd geweest door tragische ziekten of onverwachte sterfgevallen, zowel in pandemische als in niet-pandemische perioden. Maar de COVID-19 pandemie is historisch gezien ongekend in die zin dat de onderbreking en hervatting van het sociale leven zo nauw verbonden was met epidemiologische indicatoren.

Kader 1: Contrasterende historische benaderingen van pandemische ademhalingsvirussen
– 1918: De Spaanse griep
In 1918 was de eerste golf van de pandemie mild en « trok betrekkelijk weinig aandacht » [zie noot 11]. Als reactie op de tweede golf, die de wereld « besloop », voerden sommige steden in de VS niet-farmaceutische interventies uit, zoals het sluiten van scholen en het beperken van openbare bijeenkomsten. De meeste tegenmaatregelen werden binnen twee tot acht weken versoepeld, en de verstoring van het sociale leven was van betrekkelijk korte duur [note]. John Barry, een vooraanstaand historicus van de pandemie van 1918, zegt: « Het gebeurde allemaal heel snel. In tegenstelling tot covid-19, zei hij, « was de stress niet continu », waarbij hij opmerkte dat veel plaatsen « verscheidene maanden van relatieve normaliteit » tussen de golven [note] doormaakten. New York en Chicago, de twee grootste steden van het land, hebben hun scholen nooit officieel gesloten, hoewel het schoolverzuim in Chicago bijna 50% bedraagt. Wanneer scholen sloten, bleven zij gemiddeld vier weken gesloten (tussen 1-10 weken) [note].

– 1957: Aziatische griep
De « Aziatische griep » pandemie van 1957 bereikte de Amerikaanse kusten halverwege het jaar.
Gedurende de volgende negen maanden, die twee golven eind 1957 en begin 1958 omvatten, waren naar schatting « 80 miljoen Amerikanen bedlegerig als gevolg van aandoeningen aan de luchtwegen » [note]. Tijdens de eerste golf was ongeveer 60% van de schoolkinderen ziek, en het absenteïsme liep op tot 20-30% [note]. Maar zelfs toen naar schatting 40% van de leerlingen in sommige scholen in New York afwezig was vanwege de griep, zei de schooldirecteur van de stad dat er « geen reden tot paniek was en op advies van de gezondheidsdienst hebben we geen activiteiten beperkt ». [note] Eind oktober werden in het hele land footballwedstrijden afgelast omdat veel spelers ziek waren. Teammanagers hadden moeite om op het laatste moment vervangers te vinden en uiteindelijk werd geen enkele belangrijke wedstrijd afgelast. [note]
Evenals bij de Spaanse griep hielden de gevolgen van het nieuwe H2N2-virus voor de gezondheid niet op toen de pandemie van 1957 « voorbij » was.
In 1960 berichtte Newsweek dat « zonder de fanfare van twee jaar geleden, [le] Aziatisch griepvirus stilletjes bijna iedereen trof die het de eerste keer niet trof » [note]. Aan het begin van dat jaar werd geschat dat 20% van de schoolkinderen in Los Angeles, ofwel ongeveer 120.000 kinderen, en meer dan 15% van de werknemers in de industrie afwezig waren als gevolg van griep. Ondanks hun omvang wekten deze epidemiologische gevolgen niet de indruk dat de samenleving teruggevallen was in een pandemie.

– 1968: De Hong Kong Griep
Tien jaar later kwam er een ander pandemisch virus, waaraan volgens officiële ramingen wereldwijd een miljoen mensen waren gestorven. Maar het effect ervan op de volksgezondheid en het sociale leven is minimaal geweest. Historicus John Barry schrijft dat voor de VS « de episode niet beduidend dodelijker was dan een typische seizoensgriep-episode », waarbij hij opmerkt dat « sommige mensen die het meemaakten, niet eens wisten dat het gebeurd was » [note]. Historicus Mark Honigsbaum wijst erop dat « tijdens het hoogtepunt van de epidemie in december 1968, de DeNew York Times beschreef de pandemie als « een van de ergste in de geschiedenis van het land », terwijl er weinig schoolsluitingen waren en de meeste bedrijven gewoon doorgingen met hun activiteiten.  » [note]

Epidemieborden: bestrijden of voeden van de pandemie?

Hoewel visuele voorstellingen van epidemieën al eeuwenlang bestaan [note], is het met COVID-19 de eerste keer dat in real time uitgezonden tabellen met getallen de ervaring van mensen op deze manier hebben verzadigd en gestructureerd.

Sommige historici hebben opgemerkt dat pandemieën niet ophouden wanneer er een einde komt aan de overdracht van de ziekte « maar veeleer wanneer de ziekte in de aandacht van het grote publiek en in de ogen van sommige van de media en politieke elites die deze aandacht sturen, ophoudt te worden gezien als een mediakwestie [zie noot 8] ». Deze tabellen met epidemiecijfers leveren eindeloos veel brandstof en zorgen ervoor dat de COVID-19 pandemie altijd actueel is, ook wanneer de dreiging gering is. En zo kunnen zij de pandemische toestand verlengen door het gevoel van een uitweg of een terugkeer naar de oude toestand te onderdrukken.

Onszelf uitschakelen of loskoppelen van deze dashboards zou wel eens de meest effectieve actie kunnen zijn om de pandemie een halt toe te roepen. Het gaat er niet om je kop in het zand te steken. We moeten veeleer erkennen dat geen van de indicatoren in deze dashboards, afzonderlijk of in combinatie, ons kan vertellen of de epidemie is gestopt.

Het einde van de pandemie zal niet vanzelf komen

De geschiedenis leert ons dat het einde van de pandemie niet eenvoudigweg het gevolg zal zijn van het bereiken van kudde-immuniteit of een officiële verklaring, maar geleidelijk en ongelijkmatig zal optreden naarmate de samenlevingen niet langer worden gemobiliseerd door de schokindicatoren van de pandemie. Het einde van een pandemie is vooral een kwestie van geleefde ervaring, en is dus eerder een sociologisch dan een biologisch verschijnsel. De epidemiologische tabellen – waarin de geestelijke gezondheid en de gevolgen voor het onderwijs niet worden gemeten en het belang van sociale banden wordt ontkend – bieden dus niet het instrument dat ons zal vertellen wanneer de pandemie voorbij is. Als we kijken naar de manier waarop samenlevingen epidemiologische tabellen zijn gaan gebruiken, kunnen deze namelijk een instrument zijn dat een terugkeer naar de normale gang van zaken verhindert. Pandemieën – althans van virussen van de ademhalingswegen – eindigen gewoon niet op een manier die in een tabel kan worden vertaald. Pandemieën hebben geen theatraal « einde », maar verdwijnen geleidelijk naarmate de samenleving zich aanpast aan een nieuwe besmettelijke ziekteverwekker en het sociale leven weer zijn normale gang gaat.

De COVID-19 pandemie maakt deel uit van een buitengewone periode waarin het sociale leven op zijn kop is gezet, en zal eindigen wanneer we onze schermen uitzetten en besluiten dat andere zaken onze aandacht verdienen. Anders dan het begin, zal het einde van de pandemie niet op televisie worden uitgezonden.

Auteurs en bronnen: DR is doctorandus in de geschiedenis van de wetenschap aan de Princeton University. Hij heeft gepubliceerd op het gebied van de medische geschiedenis en de epidemiologie van besmettelijke ziekten. PD bestudeert al bijna twee decennia de wetenschap en de politiek van uitbraken van besmettelijke ziekten, waarbij hij zich vooral richt op griep. Beide auteurs hebben bijgedragen aan het onderzoek en de analytische aspecten van het artikel en waren beiden verantwoordelijk voor het verzamelen van secundaire bronnen over COVID-19 en de geschiedenis van grieppandemieën. Zowel bronnen uit de eerste hand als bronnen uit de reguliere media, onder meer van de pers, werden grotendeels door DR verwerkt, terwijl PD gegevens over sterfte aan alle oorzaken verwerkte. De gegevens en de berekeningsmethode zijn beschikbaar op https://doi.org/10.5281/zenodo.5764277. Zowel DR als PD staan garant.

Belangenconflicten: Wij hebben het BMJ (British Medical Journal) handvest inzake belangenverklaringen gelezen en begrepen en verklaren dat: PD heeft reisgelden ontvangen van de European Respiratory Society (2012) en Uppsala Monitoring Center (2018); subsidies van de FDA (via de University of Maryland M-CERSI; 2020), Laura and John Arnold Foundation (2017-2022), American Association of Colleges of Pharmacy (2015), Patient-Centered Outcomes Research Institute (2014-2016), Cochrane Methods Innovations Fund (2016-18), en UK National Institute for Health Research (2011-14); en is redacteur bij BMJ. De hier geuite meningen zijn die van de auteurs en weerspiegelen niet noodzakelijk die van hun werkgevers.

door David Robertson (Princeton University, Princeton, NJ, VS) en Peter Doshi (University of Maryland School of Pharmacy, Baltimore, MD, VS)

Vertaling door Vera

La fin de la pandémie ne sera pas télévisée

14 décembre 2021

Traduction de l’article : http://dx.doi.org/10.1136/bmj-2021-068094

Les tableaux de chiffres portant sur la pandémie ont dominé les écrans et ont aidé à suivre l’évolution de la COVID-19, mais David Robertson et Peter Doshi expliquent pourquoi ils pourraient ne pas être suffisants pour déterminer le moment de sa fin.

Alors que l’année 2021 débutait, la pandémie de COVID-19 semblait en recul. Des discussions et des prévisions au sujet d’une « réouverture », d’un retour à la « normale », et de l’acquisition d’une immunité collective étaient dans l’air [note] [note] [note] [note]. Mais pour beaucoup, l’optimisme est retombé à mesure que les cas et les décès surgissaient en Inde, au Brésil et ailleurs. L’attention se tourna vers les variants du virus du SARS-CoV-2 — et plus récemment, avec l’émergence du variant Omicron. Juste au moment où l’issue semblait poindre à l’horizon, ce sentiment a été remplacé par l’idée que la pandémie était loin d’être terminée [note] [note].

Contrairement à n’importe quelle pandémie précédente, la COVID-19 a été suivie de près au moyen de tableaux visant à rapporter en temps réel l’évolution et les effets du coronavirus ; ces tableaux reprennent les indicateurs des tests en laboratoire, des admissions à l’hôpital et aux soins intensifs, des taux de transmission, ainsi que, plus récemment, les doses de vaccin qui ont été administrées. Ces tableaux — avec leurs grilles de chiffres, leurs statistiques, leurs courbes épidémiques et leurs cartes de fréquentation – ont envahi nos écrans de télévisions, d’ordinateurs et de smartphones. En leur cœur, on trouve l’attrait de l’objectivation et de données auxquelles on peut se raccrocher, alors que l’on est en proie à l’incertitude et à la peur. Ces éléments ont aidé les populations à se figurer le besoin d’endiguement rapide et de contrôle, à orienter le sentiment général, à alimenter la pression dans l’adoption de mesures, et à maintenir un climat d’urgence [note]. Ils procurent une impression de contrôle lorsque les cas diminuent suite à certaines mesures mais peuvent aussi conduire à un sentiment d’impuissance et de catastrophe imminente lorsque les cas augmentent.

La problématique de la définition de la fin d’une pandémie

Il n’existe pas de définition universelle de paramètres épidémiologiques marquant la fin d’une pandémie. Dès lors, quels indicateurs nous permettront de savoir qu’elle est vraiment terminée? L’Organisme Mondial de la Santé a déclaré l’existence de la pandémie de COVID-19. Mais qui nous dira quand elle aura pris fin ?

L’omniprésence de ces graphiques a contribué à créer le sentiment que la pandémie serait terminée lorsque tous les indicateurs atteindraient le niveau zéro (zéro infections, zéro cas, zéro décès) ou alors le chiffre 100 (en pourcentage de vaccination). Or, les pandémies respiratoires du XXème siècle montrent que la fin d’une épidémie n’est jamais clairement établie, et qu’elle est davantage comprise avec la reprise de la vie sociale, et non pas dans la réalisation de cibles épidémiologiques [note] [note].

Les pandémies respiratoires des 130 dernières années ont été suivies par des vagues saisonnières annuelles nourries par une endémicité virale qui se poursuit généralement jusqu’à la pandémie suivante [note]. Ce qui croît décroît à nouveau, et la difficulté de dater la fin d’une pandémie est reflétée dans la littérature historique et épidémiologique.

Bien que de nombreux chercheurs décrivent ladite « grippe espagnole » comme survenant en trois vagues, de « 1918 à 1919 », des références à une pandémie allant de « 1918 à 1920 » sont également abondantes, englobant habituellement ce que certains appellent une « quatrième vague » [note]. De la même manière, la pandémie de « grippe asiatique » du milieu du siècle est en général décrite comme un événement comportant deux vagues, de 1957 à 1958, alors que d’autres y incluent une troisième vague, situant la fin de la pandémie fin 1959 [note].

Cette variabilité dans la datation des pandémies historiques souligne le caractère imprécis de l’utilisation des taux de mortalité pour déterminer, même rétrospectivement, la « fin » d’une pandémie et le début de la période inter-pandémique. Par exemple, le CDC (Center for Desease Control) déclare aujourd’hui qu’environ 100.000 Américains sont morts au cours de chacune des pandémies de la grippe de 1957 et de 1968 [note] [note]. Mais ces estimations comprennent les décès ayant lieu en des moments que beaucoup considéreraient comme étant des périodes intermédiaires situées entre deux pandémies (respectivement en 1957-1960 et en 1968-1972) [note] [note].

La notion, renforcée par les tableaux de bord épidémiques, qu’une pandémie prend fin lorsque le nombre de cas ou de décès tombent à zéro, entre en contradiction avec la preuve historique qu’une substantielle morbidité et mortalité liées à la grippe se poursuivent, saison après saison, entre les pandémies. Au cours de la saison inter-pandémique de 1928-1929, par exemple, 100.000 décès supplémentaires liés à la grippe A/H1N1 (virus pandémique de 1918) sont estimés être survenus aux États-Unis dans une population d’un tiers moins élevée qu’aujourd’hui [note]. En outre, il peut être difficile de déterminer quels décès peuvent être imputés à la pandémie et lesquels se situent dans la phase inter-pandémique. Ces distinctions ne sont pas sans importance, car la surmortalité est la mesure classique pour l’évaluation de la gravité [note]. Les années inter-pandémiques ont parfois connu un nombre de décès plus élevé que pendant les saisons pandémiques qui ont suivi : il en va ainsi de la saison 1946-1947 qui a précédé la pandémie de 1957-1958 (fig. 1)[note]. Par conséquent, la fin d’une pandémie ne peut pas être définie en fonction de l’absence de surmortalité associée au pathogène pandémique.

(fig. 1) Taux mensuel de décès toutes causes confondues aux États-Unis, les flèches et les dates en gras indiquant le début des pandémies, de janvier 1900 à septembre 2021. La ligne rouge indique la moyenne chaque 12 mois. Notez que de 1905 à 1909, le Bureau of the Census des États-Unis a fourni seulement des données annuelles (non mensuelles).

Interruption et reprise de la vie sociale

Une autre manière de déclarer la fin d’une pandémie est de prendre en considération l’imposition et la levée de mesures de santé publique ou des restrictions. Les mesures utilisées lors des pandémies précédentes ont été plus passagères et moins intrusives que celles qui ont été mises en œuvre dans le cadre de la COVID-19. Même pour la terrible grippe espagnole, qui a tué aux États-Unis une part d’habitants trois fois plus élevée que dans le cas de la COVID-19, avec une moyenne d’âge de décès de 28 ans [note] — la vie est revenue à la normale en peu de temps, peut-être seulement du fait qu’il n’y avait pas d’autre option. Avant Internet et ses applications de livraison de nourriture et ses vidéo-conférences, la distanciation sociale généralisée et prolongée n’était tout simplement pas possible, et c’est d’ailleurs une situation qui reste d’actualité pour de nombreux travailleurs appartenant au secteur jugé « essentiel ». En effet, un bref regard sur les pandémies passées aux États-Unis montre qu’il n’existe pas de relation fixe ou déterminante entre le caractère pathogène d’un virus et l’intensité et la longévité des interventions sanitaires publiques.

En comparaison avec les pandémies précédentes, la pandémie de COVID-19 a causé des perturbations sans précédent dans la vie sociale. Les populations ont depuis toujours été en proie aux tragiques maladies ou aux morts inopinées, tout au long des périodes de pandémie et de non-pandémie. Mais la pandémie de COVID-19 est sans précédent dans l’histoire, dans la mesure où l’interruption et la reprise de la vie sociale ont été si étroitement liées aux indicateurs épidémiologiques.

Box 1 : Approches historiques contrastées des virus respiratoires pandémiques
– 1918 : La grippe espagnole
En 1918, la première vague de la pandémie était douce et « attirait relativement peu l’attention » [cf. note 11]. En réponse à la deuxième vague, qui « s’est faufilée dans le monde entier », certaines villes des États-Unis ont mis en œuvre des interventions non pharmaceutiques telles que les fermetures d’écoles et les restrictions de rassemblements publics. La plupart des contre-mesures ont été assouplies dans un délai de deux à huit semaines, et la perturbation de la vie sociale a été relativement de courte durée [note]. John Barry, un éminent historien étudiant la pandémie de 1918, explique : « tout s’est passé très vite ». Contrairement à la covid-19, a-t-il dit, « le stress n’était pas continu », notant que de nombreux endroits ont connu « plusieurs mois de relative normalité » entre les vagues [note]. New York et Chicago, les deux plus grandes villes du pays, n’ont jamais officiellement fermé leurs écoles bien que les écoles de Chicago aient atteint un taux d’absentéisme de près de 50 %. Lorsque les écoles ont fermé, elles sont restées fermées pendant une durée médiane de quatre semaines (fourchette : 1-10 semaines) [note].

– 1957 : La grippe asiatique
La pandémie de « grippe asiatique » de 1957 a atteint les côtes américaines vers le milieu de l’année.
Au cours des neuf mois suivants, qui comprenaient deux vagues fin de l’année 1957 et début de l’année 1958, on estime que « 80 millions d’Américains étaient alités à cause de maladies respiratoires  » [note]. Dans la première vague, à peu près 60% des écoliers étaient malades, et les taux d’absentéisme atteignaient 20 à 30 % [note]. Pourtant, même lorsqu’il a été estimé que 40 % des élèves de certaines écoles de New York étaient absents à cause de la grippe, le surintendant des écoles de la ville a déclaré qu’il n’y avait « aucune raison de s’alarmer et, sur les conseils du département de la santé, nous n’avons réduit aucune activité. » [note] Fin octobre, des matchs de football universitaires étaient annulés dans tout le pays car de nombreux joueurs étaient malades. Les directeurs d’équipe se sont démenés pour trouver des remplaçants de dernière minute et finalement aucune compétition majeure n’a été annulée. [note]
Comme pour la grippe espagnole, les effets du nouveau virus H2N2 sur la santé n’ont pas pris fin lorsque la pandémie de 1957 était « terminée ».
En 1960, Newsweek rapporte que  » sans la fanfare d’il y a deux ans, [le] virus de la grippe asiatique touchait tranquillement presque toutes les personnes qu’il n’avait pas touchées la première fois  » [note]. Début de cette année-là, on estimait que 20 % des écoliers de Los Angeles, soit environ 120.000 enfants, et plus de 15 % des travailleurs industriels étaient absents pour cause de la grippe. Malgré leur ampleur, ces impacts épidémiologiques n’ont pas donné l’impression que la société était retombée dans une pandémie.

– 1968 : La grippe d’Hong Kong
Dix ans plus tard, un autre virus pandémique est arrivé, dont les responsables ont estimé plus tard qu’il avait tué un million de personnes dans le monde. Mais son impact sur la santé publique et la vie sociale a été minime. L’historien John Barry écrit que pour les États-Unis, « l’épisode n’a pas été significativement plus meurtrier qu’un épisode typique de grippe saisonnière », notant que « certaines personnes qui l’avaient vécue ne savaient même pas que cela s’était produit » [note]. L’historien Mark Honigsbaum souligne que  » pendant l’apogée de l’épidémie en décembre 1968, le New York Times décrivait la pandémie comme « l’une des pires de l’histoire de la nation », alors qu’il y a eu peu de fermetures d’écoles et que les entreprises, pour la plupart, ont continué d’opérer de manière normale.  » [note]

Des tableaux épidémiques: pour combattre ou pour alimenter la pandémie?

Bien que les représentations visuelles des épidémies existent depuis des siècles [note], avec la COVID-19 c’est la première fois que des tableaux de chiffres diffusés en temps réel ont ainsi saturé et structuré l’expérience de la population.

Certains historiens ont observé que les pandémies ne cessent pas lorsque la transmission de la maladie prend fin « mais plutôt lorsque, dans l’attention du grand public et de l’avis de certains médias et des élites politiques qui orientent cette attention, la maladie cesse d’être considérée comme un sujet médiatique [cf. note 8]». Ces tableaux de chiffres épidémiques fournissent un carburant sans fin, assurant l’actualité constante de la pandémie de COVID-19, même lorsque la menace est faible. Et ce faisant, ils peuvent prolonger l’état de pandémie en inhibant le sentiment d’une issue ou de retour à la vie d’avant.

Désactiver ou nous déconnecter nous-mêmes de ces tableaux de bord pourrait être l’action la plus efficace pour mettre fin à la pandémie. Il ne s’agit pas de faire l’autruche. Mais plutôt de reconnaître qu’aucun indicateur, isolé ou conjoint, de ces tableaux de bord n’est propre à nous renseigner sur l’arrêt de l’épidémie.

La fin de la pandémie ne nous parviendra pas d’elle-même

L’histoire nous fait comprendre que la fin de la pandémie ne résultera pas simplement de l’obtention de l’immunité collective ou d’une déclaration officielle, mais qu’elle se produira progressivement et de façon inégale, à mesure que les sociétés cesseront d’être mobilisées par les indicateurs-chocs de la pandémie. Une fin de pandémie relève principalement de l’expérience vécue, et consiste donc plus en un phénomène sociologique qu’en un phénomène biologique. Et ainsi les tableaux épidémiologiques – qui ne mesurent ni la santé mentale ni l’impact sur l’éducation, et nient l’importance des liens sociaux – ne fournissent pas l’outil qui nous informera de la fin de la pandémie. En effet, si l’on prend en compte la façon dont les sociétés en sont venues à faire usage des tableaux épidémiologiques, ces derniers peuvent s’avérer être un outil qui empêche un retour à la normale. Les pandémies — du moins celles de virus respiratoires — ne se terminent tout simplement pas d’une manière qui puisse être traduite grâce à un tableau. Loin d’une « fin » théâtrale, les pandémies s’estompent progressivement, à mesure que la société s’adapte à un nouvel agent infectieux et que la vie sociale revient à la normale.

Inscrite dans une période extraordinaire, au cours de laquelle la vie sociale a été bouleversée, la pandémie de COVID-19 prendra fin lorsque nous éteindrons nos écrans et que nous déciderons que d’autres questions méritent à leur tour notre attention. Contrairement à son début, la fin de la pandémie ne sera pas télévisée.

Auteurs et sources : DR est doctorant en histoire des sciences à l’Université de Princeton. Il a publié dans le domaine de l’histoire de la médecine et de l’épidémiologie des maladies infectieuses. PD étudie la science et la politique des épidémies de maladies infectieuses depuis près de deux décennies, se concentrant principalement sur la grippe. Les deux auteurs ont contribué à la fois à la recherche et aux aspects analytiques de l’article et tous deux se sont chargés de rassembler les sources secondaires relatives à la COVID-19 et à l’histoire des pandémies de grippe. Les sources de première main ainsi que les sources de médias grand public provenant de la presse et d’ailleurs ont été en grande partie traitées par DR, tandis que PD a traité les données sur la mortalité toutes causes confondues. Les données et le mode de calcul sont disponibles sur le site suivant : https://doi.org/10.5281/zenodo.5764277. DR et PD en sont tous deux garants.

Conflits d’intérêts : Nous avons lu et compris la charte du BMJ (British Medical Journal) sur la déclaration d’intérêts et déclarons que : PD a reçu des fonds de voyage de la European Respiratory Society (2012) et Uppsala Monitoring Center (2018); des subventions de la FDA (par l’intermédiaire de l’Université du Maryland M-CERSI; 2020), Laura and John Arnold Foundation (2017-2022), American Association of Colleges of Pharmacy (2015), Patient-Centered Outcomes Research Institute (2014-2016), Cochrane Methods Innovations Fund (2016-18), et UK National Institute for Health Research (2011-14); et il est rédacteur au BMJ. Les opinions exprimées ici sont celles des auteurs et ne reflètent pas nécessairement celles de leurs employeurs.

par David Robertson (Princeton University, Princeton, NJ, USA) et Peter Doshi (University of Maryland School of Pharmacy, Baltimore, MD, USA)

Traduction par Vera

La famille Von der Leyen aux manettes de l’UE

Nicolas Ullens[note], ex-agent à la Sûreté de l’État qui a quitté ses fonctions pour dénoncer la corruption au sein de l’État belge[note], nous revient avec des informations concernant, cette fois-ci, la présidente de la commission européenne, Ursula von der Leyen. Cette dernière est soupçonnée d’être impliquée dans plusieurs affaires de « gros sous ». Malgré de nombreux articles dans la presse, sa légitimité au poste de président de la Commission européenne n’est nullement remise en question. Mais ne serait-ce pas justement parce qu’elle y a sa place?[note]

Dossier d’Adrian Onciu[note] « Ursula von der Liar »:

Je kleine notities zijn ontroerend

Hoe zeg je het onuitsprekelijke, hoe vertel je dit lijden…

Vandaag, deze 12e februari 2022, alweer een maand geleden dat je hart, dit hart zo liefdevol, zo warm, stopte met kloppen… moe van het lijden van/voor al dit slechte nieuws, uitgeput door je rug gebroken door de opname van de ellende van de mensen, vernietigd door de (zo weinig) gemaskerde monsters van de wereld die ons worden opgedrongen…

Deze tekst schrijven is als het erkennen van dit onontkoombare feit… dat ik nog niet, nu niet en voor altijd, kan accepteren…

Maar ik wil getuigen van de schandelijke manier waarop u op 24 december 2021 bent behandeld, toen u werd opgenomen in het Delta-Chirec ziekenhuis in Brussel, en waarover u mij, getraumatiseerd, de dag na 25 december, eerste kerstdag, hebt verteld!

Zodra je de spoedafdeling binnenkwam, was geen van je familieleden in staat om je te bereiken, je te troosten, je te steunen in deze momenten van intense stress. Meer ontmenselijking. Hoe kan een arts die deze naam waardig is, zich voorstellen mensen goed te behandelen onder deze omstandigheden?

Je kwam ‘s middags binnen en bleef zonder verzorging, zonder drinken, zonder eten, tot ‘s avonds, toen je eindelijk in een fatsoenlijke kamer kwam om 22.00 uur! Tien uur lang iemand in de steek laten, die op de spoedeisende hulp door zijn arts werd aangekondigd als besmet met het virus, die niet voldoende reageerde op het antibioticum azitromycine en die een bloedonderzoek moest ondergaan met een snelle analyse, onmogelijk in een laboratorium op kerstavond, voor een snelle aanpassing van de behandeling!!!
Hoewel de dokter je had gewaarschuwd dat je « besmet » was, werd je gedwongen een nutteloze PCR-test te ondergaan, omdat ze het al « wisten », en zat je 4 uur lang op een stoel in een garage met een kleine testtent achteraan. De drie andere mensen die tegelijk met u zaten te wachten hadden minder geluk: zij zaten op de grond, op het beton. En deze dienst was geenszins « overbelast », zoals ik kan getuigen: tijdens de vier uur die ik in de ontvangstzaal heb doorgebracht in afwachting van uw antwoord, kon ik zien dat niemand, en ik bedoel niemand, zichzelf toevoegde!
Vreemde manier om iemand te behandelen die ziek was, rilde met een temperatuur en die een snelle bloedtest nodig had!

Ingang van de spoedafdeling van het Delta Ziekenhuis.
In de garage achterin stond de kleine tent voor de tests…

Dit is wat u op 30 december (in het anders zo gastvrije ziekenhuis van Elsene!) schreef op uw kleine dagelijkse notities die zo verontrustend zijn:

Ik denk terug aan Delta: binnenkomen in een droge garage, 4 uur wachten voor een tent; drie mensen zitten op de grond op de kale vloer (Beton?), dan 1/2 uur in een hokje; nu zit ik in een dienstruimte, gelukkig is er frisse lucht…

De dag na uw aankomst, zult u de dokter zien die de leiding heeft over de unit, Dr. Klaus. Ceulemans die u op schandelijke wijze aanvalt en destabiliseert.

Wist hij of ik ingeënt was?
« Het komt door mensen zoals jij dat iedereen ziek is.
Het is niet waar en het is niet goed voor de ontvangst…
De volgende dag komen ze terug: « Uw toestand is zeer slecht. Als het erger wordt, stem je er dan mee in om aan de machines overgeleverd te worden? Zo niet, dan kunnen we je alleen laten om te sterven, maar ik moet het weten.
« Ik zal niet reageren zonder het advies van mijn dokter ».
« Ik beslis hier, niet je dokter…
Ik lijd psychisch te veel.
Ik hou van je…

En tenslotte schrijf je op 27/12/21 op de menukaarten die je zorgvuldig zult bewaren:

Eindelijk kreeg ik een pen. Wat een genot om te schrijven als je niets kunt horen [door het geborrel van het beademingsapparaat, verschrikkelijk]. Er is nog steeds het probleem van de bril… met het masker.
Wat een vreugde om mijn dokter B. te zien na het bezoek van dit dier [de Ceulemans].
Ik ben verlamd.
Ik maak gebruik van de ontmaskerde maaltijd om te schrijven.
Mijn respirator heet « Wycom »: « oude scheet »!

Op 27 december, zet Matthieu een fles wijn voor de « verboden ingang » van de Covid-eenheid. Hij praat met je via de gsm en kan je dan vanaf de straat zien, je begroeten met een fles in de hand achter het raam van je cachot, zoals in de gesloten centra van Steenokerzeel… En dat vinden wij niet vernederend, weerzinwekkend, onmenselijk!

Wat een goede wijn, nog een glas of twee…
Jammer van de telefoon, maar zo frustrerend, de hele tijd schreeuwen, de hele tijd herhalen, niemand verstaat me [avec le bruit de l’oxygène].
Ik zal het masker weer op moeten zetten.
Het is me gelukt om mijn bril in het masker te doen; ik hoop dat het werkt…

Op 28 december, kan niemand je nog zien. Alleen de mobiele telefoon maakt moeilijk, frustrerend maar essentieel contact mogelijk:

Deze ziekte bestaat niet alleen uit cijfers waarvan multinationals hebben kunnen profiteren, maar het is vooral een nare, nare ziekte, die wij vergeten. Aan de andere kant, lang leve de telefoon, een wonderbaarlijke steun zelfs in de moeilijkste momenten, wanneer je je dierbaren niet kunt zien
9h30. Ik werd gewogen… 69 kilo. Wat een stress.
Fysiotherapie bezoek.
Er was een hoop geharrewar met de beademingsapparatuur… tijdsverspilling tussen […] longen.
Hoe eenzaam… Ik hou van je.

Hoe eenzaam.
Ik maak gebruik van het feit dat ik geen masker op heb om te schrijven.
Solange (een verpleegster of verzorgster?) is erg aardig.
Rachel, Antoine, Matthieu hebben gebeld.
[Cet oxygène] het is net een helikopter die de hele tijd opstart…

Geconfronteerd met deze mentale vernietiging die u ondergaat, en in overleg met uw dokter, die u komt opzoeken en zich ervan vergewist dat u het kunt, eisen wij een uitgang, wat u meteen een beetje moraal geeft… Op 29/12 om 11 uur ‘s morgens komen we u, mij en uw zoon Michael halen. Je verlaat het Delta Chirec ziekenhuis zonder dat iemand controleert of je het ziekenhuis en de wereld niet gaat besmetten. De rolstoel die wij bij de ingang hebben genomen, wordt teruggezet zonder te zijn gedesinfecteerd, een bewijs, voor zover dat nog nodig was, dat al deze zogenaamde sanitaire maar vooral libertijnse gebaren niets anders zijn dan incoherentie en absurditeiten. Je gaat naar huis en schrijft:

Ik was in duisternis.
Het licht is terug, ook al regent het veel.
Ik kijk naar de muren om zeker te zijn dat ik thuis ben…

En je weet het nog:

In Delta, na een maaltijd die ik niet had aangeraakt, zei Ceulemans: « Dit is slecht. Na zijn intimidatie wilde ik mijn vrouw en mijn dokter om raad vragen: « Meneer, u bent de enige die de baas is over uw gezondheid, u hebt niemand anders nodig, u moet zelf over uw gezondheid beslissen ».

Dit is op zijn zachtst gezegd cynisch, wanneer alles de afgelopen twee jaar en langer is georganiseerd om onze gezondheid te ontvoeren en op een zilveren, gouden en diamanten schaal aan te bieden aan Bill Gates, Black Rock, Big Pharma en anderen…

Helaas heb je na één nacht meer zuurstof nodig dan de machines thuis geven en moet je terug naar het ziekenhuis, maar deze keer naar Elsene, waar de ontvangst totaal anders is. De warme sfeer en de vriendelijke verzorging die u krijgt, zullen u voorzichtig naar herstel leiden en naar een noodzakelijke revalidatie om weer op krachten te komen.

Op 12 januari om 11 uur stoppen uw notities.
Om 13.30 uur bel ik u om u een goed dutje te wensen en om u te zeggen dat ik vanmiddag navraag doe over de revalidatie.
Om 15.00 uur neem ik contact op met Dr. B. DV. die me vertelt, « Je man had een hartstilstand, 40 minuten hartmassage, we konden hem niet reanimeren… ».
Op de overlijdensakte: 14:55.

Ik beschuldig deze onmenselijke wereld ervan jou te hebben gedood.
Ik beschuldig het Delta-Chirec ziekenhuis van nalatigheid en Dr. Ceulemans van crimineel psychologisch misbruik.
Ik beschuldig de medische beroepsgroep (afgezien van enkele nobele uitzonderingen die gestigmatiseerd worden en die men het werken onmogelijk wil maken) ervan dat zij door lafheid en domheid hun beroep verraden hebben en hun patiënten in de steek gelaten hebben.
Ik beschuldig de regering en de politici, die betaald worden door de multinationals, de financiers en Big Pharma, en vooral de media-propaganda, ervan een volk door angst te hebben omgevormd tot kuddes verbijsterde, blinde, haveloze zoogdier-zombies die de afgrond tegemoet stormen.

Allemaal verantwoordelijk voor jouw dood en die van duizenden mannen en vrouwen die anders behandeld konden en moesten worden.

Zij zullen allen hun verantwoordelijkheid moeten nemen en verantwoording afleggen.
Nu de mensen wakker worden, is het niet door steeds gewelddadiger te worden, door hun waakhonden, hun drones en hun autopompen los te laten, dat zij aan gerechtigheid zullen kunnen ontkomen.
Ze weten dat we ze niet zullen vergeten en dat hun dagen geteld zijn.

Ik hou van je.

Je vrouw.

Tes petites notes bouleversantes

Comment dire l’indicible, comment raconter cette souffrance…

Aujourd’hui, ce 12 février 2022, déjà un mois que ton cœur, ce cœur si aimant, si chaleureux, s’est arrêté de battre… fatigué de souffrir de/pour toutes ces mauvaises nouvelles, épuisé par ton dos cassé par l’enregistrement de la misère des peuples, détruit par les monstres (si peu) masqués du monde qu’on nous impose…

Écrire ce texte, c’est comme si je reconnaissais ce fait inéluctable… que je ne peux pas encore, maintenant et à jamais, accepter…

Mais je veux témoigner de la façon indigne dont tu as été traité ce 24 décembre 2021 lors de ton admission à l’hôpital Delta-Chirec de Bruxelles et que tu m’as racontée, traumatisé, dès le lendemain 25, jour de Noël !

Dès ton entrée aux urgences, plus aucun de tes proches n’a pu te rejoindre, te réconforter, te soutenir dans ces moments de stress intenses. Encore la déshumanisation. Comment un médecin digne de ce nom peut-il un seul instant imaginer soigner correctement dans ces conditions ?

Entré à midi, tu es resté sans soins, sans boire, sans manger, jusqu’au soir où tu es enfin arrivé dans une chambre correcte à 22h ! Dix heures d’abandon de quelqu’un, annoncé aux urgences par son médecin comme infecté par le virus, ne répondant pas assez à l’antibiotique azithromycine et devant avoir une prise de sang avec une analyse rapide, impossible dans un labo la veille de Noël, pour une adaptation rapide du traitement !!!
Alors que le médecin traitant avait averti que tu étais « covidé », on t’a obligé à passer un test PCR inutile, puisqu’on « savait » déjà, et tu es resté 4 heures à attendre, assis sur une simple chaise, dans un garage au fond duquel se trouvait une petite tente pour les tests. Les trois autres personnes attendant en même temps que toi n’ont pas eu ta chance : elles étaient assises par terre, à même le béton. Et ce service n’était nullement « débordé », j’en suis témoin : pendant les quatre heures passées dans la salle d’ accueil où j’attendais de tes nouvelles, j’ai pu voir que personne, je dis bien personne, ne s’est ajouté !
Curieuse façon de soigner quelqu’un de malade, grelottant avec de la température et qui devait avoir une prise de sang rapide !!

Entrée des urgences de l’hôpital Delta.
Le garage au fond duquel se trouvait la petite tente pour les tests…

Voilà ce que tu écris le 30/12 (alors à l’hôpital d’Ixelles autrement accueillant !) sur tes petites notes quotidiennes tellement bouleversantes :

Je repense à Delta : entrée dans un garage aride, attente 4 heures devant une tente ; trois personnes assises par terre sur le sol nu (Béton ?), puis 1/2 heure dans un box ; maintenant je suis dans un local de service, heureusement il y a de l’air frais…

Le lendemain de ton arrivée, tu vois le médecin responsable de l’unité, le Dr. Ceulemans qui t’agresse et te déstabilise honteusement.

Savait-il si j’étais vacciné ?
« C’est à cause de gens comme vous que tout le monde est malade. »
C’est faux et c’est mal parti pour l’accueil…
Le lendemain, retour : « Votre état est très mauvais. Si cela devient plus grave, acceptez-vous d’être livré aux machines ? Sinon on peut vous laisser mourir tranquille, mais je dois le savoir. »
« Je ne répondrai pas sans l’avis de mon médecin »
« C’est moi qui décide ici, pas votre médecin… »
Je souffre trop psychologiquement.
Je t’aime…

Et enfin, le 27/12/21 tu écris sur les papiers des menus que tu garderas soigneusement :

Enfin j’ai reçu un bic. Quel plaisir d’écrire quand on n’entend plus rien [à cause des glouglous du respirateur, horrible]. Reste le problème des lunettes… avec le masque.
Quel bonheur de voir mon Docteur B. après la visite de cet animal [de Ceulemans].
Je suis paralysé.
Je profite du repas sans masque pour écrire.
Mon respirateur s’appelle « Wycom » : « vieux con » !

Ce 27 décembre, Matthieu dépose une bouteille de vin devant « l’entrée interdite » de l’unité Covid. Il te parle au GSM et peut t’apercevoir ensuite depuis la rue, te saluant, bouteille à la main derrière la fenêtre de ta chambre-prison, comme dans les centres fermés de Steenokerzeel… Et on ne trouve pas cela dégradant, révoltant, inhumain !

Quel bon vin, encore un verre ou deux…
Dommage pour le téléphone, mais si frustrant, tout le temps crier, tout le temps répéter, on ne me comprend pas [avec le bruit de l’oxygène].
Je vais devoir remettre le masque..
Je suis parvenu à glisser mes lunettes dans le masque ; pourvu que cela marche…

Le 28/12, personne ne peut toujours te voir. Seul le téléphone portable permet un contact difficile, frustrant mais essentiel :

Cette maladie, ce ne sont pas que des chiffres dont les multinationales se sont régalées, mais c’est avant tout une sale maladie méchante, on l’oublie. Par contre, vive le téléphone, soutien miraculeux jusque dans les moments les plus difficiles, quand on ne peut pas voir ceux qu’on aime…
9h30. On m’a pesé… 69 kilos. Quel stress.
Visite kiné.
On a beaucoup chipoté avec les respirateurs… perte de temps entre […] poumons.
Quelle solitude… Je t’aime.

Quelle solitude.
Je profite d’être sans masque pour écrire.
Solange (une infirmière ou aide-soignante ?) est très sympa.
Rachel, Antoine, Matthieu ont appelé.
[Cet oxygène] c’est comme un hélicoptère qui démarre tout le temps…

Confrontés à cette destruction mentale que tu subis, et en accord avec ton médecin, qui vient te voir et s’assure que tu peux le faire, nous exigeons une sortie, ce qui te redonne immédiatement un peu de moral… Le 29/12 à 11h nous venons te chercher, moi et ton fils Michael. Tu quittes l’hôpital Delta Chirec sans personne pour vérifier que tu ne vas pas contaminer l’hôpital et le monde entier. La chaise roulante que nous avons prise à l’entrée y sera remise sans être désinfectée, preuve s’il en est que toutes ces gesticulations soi-disant sanitaires mais surtout liberticides ne sont qu’incohérences et absurdités. Tu rentres à la maison et tu écris :

J’étais dans les ténèbres.
J’ai retrouvé la lumière, même s’il pleut beaucoup.
Je regarde les murs pour vérifier que je suis bien rentré…

Et tu te souviens :

A Delta, après un repas que je n’avais pas touché, Ceulemans : « Ça c’est mauvais tout ça ». Après ses intimidations je voulais demander conseil à ma femme et à mon médecin : « Monsieur, vous êtes le seul maître de votre santé, pas besoin de quelqu’un d’autre, c’est vous qui devez décider de votre santé ».

Voilà qui est pour le moins cynique quand tout est organisé depuis deux ans et quelques pour kidnapper notre santé et l’offrir sur un plateau d’argent, d’or et de diamants aux Bill Gates, Black Rock, Big Pharma et consorts…

Malheureusement, après une nuit tu as besoin de plus d’oxygène que les appareils à domicile n’en donnent et du dois retourner à l’hôpital, mais à Ixelles cette fois, où l’accueil est totalement différent. L’ambiance chaleureuse et les soins que tu reçois avec bienveillance te mènent doucement au rétablissement, et à une revalidation nécessaire pour reprendre des forces.

Le 12 janvier à 11h s’arrêtent tes notes.
A 13h30 je te téléphone pour te souhaiter une bonne sieste et te dire que je m’informe cette après-midi pour la revalidation.
A 15h je contacte le Dr. DV. qui m’apprend, coup de massue : « Votre mari a fait un arrêt cardiaque, 40 minutes de massage cardiaque, nous n’avons pas pu le réanimer… ».
Sur l’acte de décès : 14h55.

J’accuse ce monde inhumain que l’on met en place de t’avoir tué.
J’accuse l’hôpital Delta–Chirec de négligence et le Dr. Ceulemans de maltraitance psychologique criminelles.
J’accuse le corps médical (à part quelques nobles exceptions qu’on stigmatise et essaie d’empêcher de travailler) d’avoir trahi par lâcheté et bêtise leur métier et abandonné leurs patients.
J’accuse le gouvernement et les politiciens à la solde des multinationales, financiers et Big Pharma, et par-dessus tout les médias-propagande d’avoir transformé par la peur un peuple en troupeaux de mammifères-zombies décervelés, aveugles, hagards, se précipitant dans l’abîme.

Tous responsables de ta mort et de celles de milliers d’hommes et de femmes qu’on pouvait et devait soigner autrement.

Toutes et tous, ils devront faire face à leurs responsabilités et rendre des comptes.
Aujourd’hui que les peuples se réveillent, ce n’est pas en devenant de plus en plus violents, en lâchant leurs chiens de gardes, leurs drones et leurs auto-pompes qu’ils pourront se dérober à la justice.
Ils savent que nous n’oublierons pas et que leurs jours sont comptés.

Je t’aime.

Ta femme.

Vaccins et effets secondaires chez les femmes

Mélodie a décidé il y a quelques semaines de mettre en place un espace où recenser les effets secondaires des femmes après vaccination. Elle ne s’attendait pas à cela: aujourd’hui, elle a plus de 4500 personnes abonnées à sa page Instagram (https://www.instagram.com/vaccin_menstruel/) et plus de 300 témoignages.

Kroniek van een moord. 1.

Wanneer een persoon of organisatie een gevaar vormt voor de heersende macht, of daarvoor gevaarlijk zou kunnen worden, is het in België – nog – niet de gewoonte om de dissident fysiek uit de weg te ruimen. Voortdurend proberend te zeggen wat zij niet doen en te doen wat zij niet zeggen, gewapend met hun media-arm, kunnen regeringen hun censuur niet benoemen, dus trekken zij zich terug op regels die zij zelf hebben uitgevaardigd. In dit maffia-achtige systeem zijn de organisaties die geacht worden een bescherming te bieden tegen « excessen » in feite slechts structuren ten dienste van de bestaande orde, slechts aanwezig om de illusie te wekken van een mogelijke betwisting. Als vergeldingsmaatregel kunnen zij de recalcitrante dus het overheidsgeld ontnemen dat zij geacht worden te ontvangen.

Kairos geniet sinds 2014 de steun van de Federatie Wallonië-Brussel voor periodieke pers, die de uitgevers van een perstitel steunt. Als we voldeden aan alle voorwaarden om een klein bedrag aan belastinggeld te ontvangen, was het duidelijk dat niet iedereen dat leuk zou vinden, wat heel normaal is… behalve als ze aan de macht zijn. Olivier Marroy heeft dit op 28 september in de parlementaire commissie tot uitdrukking kunnen brengen, een groot verdediger van rechtvaardige zaken die verontwaardigd was dat« overheidsgeld wordt gebruikt om een dergelijk vod te financieren« , sprekend over de krant Kairos. We hebben de man echter nog nooit verontwaardigd gezien, bijvoorbeeld over het feit dat de Waalse regering geld verdient aan de Nationale Wapenfabriek in Herstal; dat geld – dat nog steeds openbaar is – wordt verdeeld onder farmaceutische bedrijven; dat slachtoffers van de overstromingen maanden na de overstromingen nog steeds zonder huisvesting zitten[note]Miljoenen euro’s worden verdeeld onder de machtsmedia.

Vertrouwend op de Pavloviaanse reflex die journalisten en politici doet watertanden bij de minste publicatie die afwijkt van hun doctrinaire pad, laat de afgevaardigde zich gaan, wat ons ertoe zal brengen om, in het zicht van de belediging, de subsidiërende macht aan te schrijven, namelijk het kabinet van minister Bénédicte Linard[note].

Brief van 30 september 2021 aan minister Bénédicte Linard

De minister antwoordde ons en leidde haar brief als volgt in:

Aan het einde van zijn brief werden wij stilzwijgend gewaarschuwd voor de toekomst die ons te wachten stond:

Hier volgt mijn antwoord op de brief, waarvan hierboven uittreksels zijn weergegeven:

Met niets om de algemene bewering van « samenzweringstheorieën » en« nepnieuws » te staven, en geen klacht in te dienen tegen Kairos Media, gebruikten zij andere, meer verraderlijke technieken. Om in aanmerking te komen voor steun aan de periodieke pers, moet men voortaan lid zijn van de Autoriteit voor zelfregulering op het gebied van de journalistieke ethiek (AADJ[note]).

De AADJ, die net als andere zelfoprichtende en zelfregulerende organen is opgericht door coöptatie, is nu indirect bevoegd om te beslissen of een uitgeverij in aanmerking komt voor periodieke steun, aangezien zij uiteindelijk kan beslissen of zij al dan niet toetreedt.

Als leden van de AADJ, met name: François Ryckmans (die deel uitmaakte van de accreditatiecommissie voor de perskaart en met name besloot deze voor mij niet te verlengen), Martine Simonis (secretaris-generaal van de AJP), die op de veelvuldige afkeuringen en het politiegeweld waaraan wij worden blootgesteld, reageert met stilzwijgen, behalve als het gaat om het kopiëren en plakken van klachten van de mainstream media tegen mij, zoals die van Philippe Delusinne (hoofd van RTL), ook bij AADJ, ook effectief lid van de Commissie van Beroep voor de Perskaart (waarin ook André Linard zit, de vader van de huidige minister van de Media[note]); Gilles Milecan[note] (advocaat AJP, IPM), Gabrielle Lefèvre (voorzitter van de Commissie voor de accreditatie van perskaarten). De gewone leden zijn allemaal van de YPA, dus het is duidelijk dat het de YPA zal zijn die zal beslissen of we recht hebben op subsidies of niet…

De ADDJ wordt gefinancierd door media-uitgevers en journalisten en heeft een budget van 160.000 euro. De AJP ontvangt een subsidie van de Franse Gemeenschap. Het hangt af van de regering van de Franse Gemeenschap en dus rechtstreeks van de Minister van Media.

Een grote familie, bestaande uit leden die er zeker niet op gebrand zijn dat Kairos blijft bloeien, en die erin slagen censuur te doen lijken op naleving.

Chronique d’une mise à mort. 1.

Lorsqu’un individu ou une organisation constitue un risque pour le pouvoir en place, ou pourrait devenir dangereux pour ce dernier, les habitudes ne sont généralement pas – encore – en Belgique à l’élimination physique du dissident. S’appliquant constamment à dire ce qu’ils ne font pas et faire ce qu’ils ne disent pas, armés de leur bras médiatique, les gouvernements ne peuvent nommer leur censure, et se retranchent donc vers des règles qu’ils ont eux-mêmes édictées. Dans ce système de type mafieux, les organisations censées constituer des garde-fous contre les « dérives », ne sont en fait que des structures au service de l’ordre en place, uniquement présentes pour donner l’illusion d’une contestation possible. Une mesure de rétorsion consiste donc pour eux à priver les récalcitrants de l’argent public qu’ils sont censés recevoir.

Kairos bénéficie de l’aide à la presse périodique de la Fédération Wallonie-Bruxelles depuis 2014, laquelle soutient les éditeurs d’un titre de presse. Si nous respections toutes les conditions pour bénéficier d’une part minime de l’argent du contribuable, il était toutefois évident que cela ne plairait pas à tout le monde, ce qui est au fond tout à fait normal… sauf quand ces personnes font partie du pouvoir. Olivier Marroy a pu l’exprimer le 28 septembre en Commission parlementaire, député grand défenseur des causes justes qui s’outrait que les « fonds publics servent à financer un tel torchon« , parlant du journal Kairos. On n’avait pourtant jamais vu l’homme s’outrer, par exemple: que le gouvernement wallon gagne de l’argent avec la Fabrique national d’armement de Herstal; que de l’argent – toujours public – soit distribué aux firmes pharmaceutiques; que des victimes des inondations soient toujours sans logement des mois après[note]; que des millions d’euros soient distribués aux médias du pouvoir.

S’appuyant sur le réflexe pavlovien qui fait saliver journalistes et politiques à la moindre parution qui s’écarte de leur chemin doctrinal, le député se lâche, ce qui nous amènera, devant l’insulte, à écrire au pouvoir subsidiant, à savoir le cabinet de la ministre Bénédicte Linard[note].

Courrier du 30 septembre 2021 à la Ministre Bénédicte Linard

La ministre nous répondait et introduisait son courrier ainsi:

A la fin de son courrier, on nous prévenait tacitement du futur qui allait nous être réservé:

Voici ma réponse au courrier dont les extraits sont repris ci-dessus:

N’ayant rien pour étayer l’assertion fourre-tout de « théories du complot » et « fake news », aucune plainte à déposer contre Kairos média, ils ont usé d’autres techniques, plus insidieuses. Désormais, pour bénéficier des aides à la presse périodique, il faudra être membre de l’Autorité pour l’Autorégulation de la Déontologie Journalistique (AADJ[note]).

Formée par cooptation comme les autres instances auto-instituées et auto-régulées, l’AADJ est désormais indirectement investie du pouvoir de décider si un éditeur peut bénéficier de l’aide à la presse périodique, puisqu’elle peut en dernière instance décider de son adhésion, ou pas.

Comme membres de l’AADJ, notamment: François Ryckmans (qui était dans la commission d’agréation pour la carte de presse et a notamment décidé de ne pas me la renouveler), Martine Simonis (secrétaire générale de l’AJP), qui répond aux multiples censures et violence policière dont nous sommes l’objet par le silence, sauf quand il s’agit de copier-coller les plaintes des médias mainstream à mon égard, comme celle de Philippe Delusinne (patron de RTL), également à l’AADJ, aussi membre effectif de la Commission d’appel pour la carte de presse (dont fait partie également André Linard, le père de la ministre actuelle des médias[note]); Gilles Milecan[note] (juriste de l’AJP, IPM), Gabrielle Lefèvre (présidente de la Commission d’agréation pour la carte de presse). Les membres effectifs proviennent tous de l’AJP, c’est donc une évidence que ce sera désormais l’AJP qui décidera si nous avons droit ou pas aux subsides…

L’ADDJ est financée par les éditeurs de médias et les journalistes et dispose d’un budget de 160.000 euros. L’AJP, quant à elle, perçoit un subside de la Communauté Française. Elle dépend du gouvernement de la Communauté Française et donc directement de la ministre de médias.

Une grande famille, constituée de membres qui ne sont certainement pas friands de voir Kairos continuer à prospérer, et qui parvient à faire passer de la censure pour un respect des règles.

Orgies van consumptie

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Vous les avez certainement vues et revues, elles s’étalaient sur tous les supports publicitaires imaginables : Black Friday par ici, Black Friday par là. Mais pourquoi donc ce vendredi est-il noir ? Les décroissants pourraient penser qu’il est noir parce qu’il pousse à la surconsommation par des offres de prix à la baisse et autres primes alléchantes. Mais ce n’est pas du tout cela. 

Philippe Debongnie

En fait, comme tout ce qui concerne le commerce, cela vient des États-Unis. Là, le 4ème jeudi du mois de novembre a lieu le Thanksgiving day (le jour d’actions de grâce) qui est un jour férié. En congé jeudi, les employés font le pont le vendredi. Alors, quand on a un jour de libre, on s’ennuie  un peu et pourquoi ne pas aller faire des achats, ce qui pour beaucoup semble être une occupation plaisante. Les grandes chaînes de distribution en profitent pour faire des promotions et attirer chez eux les consommateurs potentiels. Mais pourquoi ce jour est-il nommé black, noir, alors que ce n’est pas une couleur jugée attirante. Il semblerait que ce soit les policiers qui ont ainsi nommé ce jour, car les milliers d’automobilistes qui s’agglutinaient autour des temples de la consommation que sont les zones de supermarchés et autres commerces, créaient des embouteillages (100 millions de déplacements vers les commerces le vendredi). Pour les policiers cela signifiait plus de travail et des heures supplémentaires. C’était donc pour eux un jour noir. C’est en 1951 qu’on a vu apparaître ce nom de Black Friday dans la presse. 

Ne voulant pas être en reste, les sites de vente en ligne ont créé, le lundi qui suit le Black Friday, le Cyber Monday où l’on incite à faire des achats en ligne de matériel électronique. En 2020, selon les données d’Adobe Analytics, le Cyber Monday a atteint un nouveau record de vente aux USA. Les chiffres varient entre 7 et 10 milliards de dollars d’achats. Les consommateurs américains ont dépensé 6,3 millions de dollars par minute en achats en ligne et 3,6 milliards de dollars via les smartphones. 

SUIVISME ET CONTESTATIONS EN EUROPE 

Toujours à la remorque de l’oncle Sam, plusieurs pays européens ont copié la formule, notamment en France et en Belgique (alors que ces vendredis ne sont pas des jours de congé). C’est pourquoi, le vendredi noir ou le lundi fou se sont étendus sur tout le week-end, voire une semaine. Avant, il y avait deux périodes de soldes encadrées par des règles strictes, mais aujourd’hui, au nom de la sacro-sainte relance, tout semble permis. 

L’association de consommateurs UFC-Que choisir dénonce le Black Friday. Comparant les prix de milliers d’articles à ceux de la semaine précédente, ils ont trouvé que la moyenne des réductions sur les articles était inférieure à 2%. La CAMIF, une entreprise de commerce en ligne pour l’aménagement local et durable a jugé ces pratiques à l’exact opposé de ses principes et a fermé son site ce jour-là. Son président a dénoncé un « matraquage publicitaire consistant à débrancher le cerveau des gens pour leur faire acheter plus ». 

En France, les French days, déclinaison nationale du Black Friday semble s’essouffler et, en 2018, on n’a observé qu’une augmentation de 15% du trafic internet, sans doute à cause d’une diminution du nombre d’enseignes qui faisaient des offres spécialement mirobolantes ce jour-là. 

Cette frénésie d’achats finalement peu intéressants a fait réagir largement et, un peu partout en Europe, des actions Block Friday ont été menées. En France, les associations de vente de produits recyclés ont ouvert leurs portes pour présenter les alternatives à l’achat du neuf. En 2019, une convergence de mouvements ANVCOP21, Extinction Rebellion, Attac et Youth for Climate ont mené diverses actions dénonçant cette fièvre acheteuse, dont des blocages de dépôts d’Amazon. Même le gouvernement s’est inquiété de ces pseudo-soldes et un article de la loi antigaspillage a été voté par l’Assemblée nationale, proposant de considérer les publicités du Black Friday comme « des pratiques commerciales agressives », et ce au nom de la lutte contre la « surconsommation ». Les excès et fausses promos seront peut-être sanctionnés, mais le Black Friday pourra continuer. Il est hélas à craindre que, vu les forces en présence, les publicités Black Friday continueront à enlaidir nos rues et à saturer nos écrans. 

En Chine communisto-capitaliste, la traditionnelle Fête des Amoureux, journée romantique, trouvait sa source des amours contrariées d’une déesse et d’un humain qui ne pouvaient se voir que le 7ème jour du 7ème mois. Aujourd’hui, ce folklore est devenu prétexte à une véritable frénésie de consommation : les grandes marques multiplient les soldes, les centres commerciaux organisent des concours et les parcs d’attractions des speed datings pour les célibataires, voire des mariages collectifs. 

LA PUB TÉLÉ VOUS SERA IMPOSÉE 

Dans un autre domaine, la publicité à la télévision, une annonce fait bondir. Peut-être comme moi et comme d’autres téléspectateurs, ne supportant plus les 3, 4 ou 5 minutes d’interruption d’un film ou d’une émission par la pub, vous ne les regardez plus en direct, mais vous les enregistrez et les regardez « en mode replay » : lorsque la pub commence, vous accélérez la vitesse de 30 fois et en quelques secondes vous retrouvez votre émission. Et bien l’opérateur flamand Telenet a décidé que leurs abonnés ne pourront plus échapper à la publicité. Une technique fera que le téléspectateur ne pourra plus zapper la pub en mode rapide, contrairement au contenu du programme qui, lui, pourra toujours être accéléré. Par ailleurs, chaque enregistrement effectué par le client sur son décodeur débutera par un nouveau bloc publicitaire d’une minute qu’il ne pourra éviter, à l’instar des « pré rolls » publicitaires que l’on trouve sur Youtube ou sur Auvio. 

On voit clairement ce qui est important pour les opérateurs. Sur les chaînes privées, les recettes publicitaires constituent la principale source de revenus, et si plus d’abonnés parviennent à ne pas voir les publicités, les recettes vont diminuer. L’excuse trouvée est que les moyens perçus grâce à la publicité permettent de financer des productions locales de qualité. 

Pour l’instant Telenet est le seul à pratiquer ce genre de publicité imposée, mais d’autres sont intéressés par cette pratique contraignant les téléspectateurs à ingurgiter la publicité de gré ou de force. Proximus et Voo observent avec intérêt l’expérience de Telenet. Des discussions sont en cours pour mettre au point une nouvelle philosophie qui constituerait un « nouvel écosystème vidéo ». Leur seule crainte est que des abonnés, bousculés et irrités par ce changement pro-pub, puissent éventuellement fuir vers d’autres pratiques audiovisuelles. Mais ils se disent que le public est déjà habitué à subir ces publicités incontournables sur les vidéos qu’ils voient sur internet et qu’ils s’adapteront à ce nouveau désagrément. 

Quand on lit que les principaux acteurs du monde de la publicité dont les régies publicitaires (IP, VIA) jugent que « La décision de Telenet marque la première étape d’une nouvelle ère qui va dans le bon sens », on peut s’attendre au pire. C’est à se demander si dans quelque temps les publicités seront tellement envahissantes sur nos écrans télé qu’on aura du mal à y trouver les programmes intercalés. Les ouvrages de science-fiction où l’on trouve des dystopies qui imaginent un futur submergé par la publicité ne semblent finalement pas être aussi fictionnels qu’on aurait pu le penser. 

Alain Adriaens