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Verzet en het recht op zelfverdediging

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Chanic

Dans la crise actuelle, tout n’est que violence. Violence faite à la réalité pour la travestir (statistiques et modèles biaisés, propagande). Violence faite aux mots pour les pervertir (« solidarité », « intérêt général », « épidémie » et même « vaccin » ont perdu leur sens commun). Violence faite à notre intelligence pour l’annihiler (régression vers les pulsions de peur et de haine, abandon du raisonnement logique). Violence faite à la vérité (censure, fraudes scientifiques, manipulations). Violence faite au droit, distordu jusqu’à pouvoir justifier tout et son contraire. Violence faite aux corps (corps malades privés de soins précoces jusqu’à ce qu’ils suffoquent ; corps privés de moyens d’expression cathartiques, festifs, sportifs, relationnels ; corps sujets d’expérimentations). Violence faite à notre être relationnel, isolé, culpabilisé par l’invention d’un délit de contamination. Violence faite à nos progénitures, masquées, privées d’horizons et de perspectives. Violence faite à notre autonomie individuelle (projets de médicaments pucés, d’internet des corps). Violence des insultes (« non-citoyens ») et des accusations (« non-assistance à personne en danger », Emmanuel André, « eugénisme », Marius Gilbert). Violence des menaces de représailles (discriminations face au travail, aux soins, à l’éducation, au chômage, à la culture ; amendes impayables ; poursuites judiciaires). Violence faite à l’environnement, réceptacle de milliards de masques et de tests usagés, et de millions de mammifères covidés sacrifiés. Violence d’un apartheid qui se dessine, mais que la bienséance empêche de nommer. Violence d’un déni de démocratie quand la quasi-totalité des experts censés informer une commission de parlementaires s’est déjà prononcée publiquement en faveur de l’obligation vaccinale ! Violence d’une idiocratie où, face aux propos d’un prix Nobel alarmant sur les risques pour l’humanité liés à la vaccination, une députée répond d’une voix atone : « Merci beaucoup. Question suivante ? ». 

Mon entourage n’échappe pas à cette violence autant physique, psychologique, sociale que symbolique : un grand-père qui se souvient d’un contexte de guerre plus humain sur le plan relationnel ; untel, soignant, qui risque de devoir fermer son cabinet ; une telle qui risque d’être contrainte à la vaccination pour ne pas perdre son emploi et la garde alternée de ses petits ; unetelle qui risque d’être contrainte de choisir entre le risque de voir reflamber un cancer en rémission (les dérèglements immunitaires et les cancers post-vaccinaux seraient déjà une réalité observable) et le bien-être qu’elle offre à son enfant. Untel accueilli comme un paria aux urgences et « puni » en raison de son statut vaccinal ; unetelle forcée à se vacciner pour accompagner son parent mourant à l’hôpital. Le tout dans l’incompréhension de certains proches, convertis par la messe médiatique, et pourtant victimes, eux aussi, de la violence sanitaire, des mesures politiques (chômage, dépressions) ou d’effets indésirables parfois graves suite aux vaccins. 

Bien qu’historiquement inédite par ses aspects mondiaux et technologiques, la situation actuelle relève de ressorts aussi vieux que l’humanité : le désir de pouvoir de certains, la manipulation des foules, la violence politique et sociale qui en résulte. Nous avons fait un petit tour par quelques maximes sur la violence. « Le gouvernement est une réunion d’hommes qui fait violence au reste des hommes », analysait Tolstoï. Dans notre situation, le gouvernement en question ne se limite pas à celui de notre petit pays, mais désigne la direction qu’imposent à nos sociétés certains intérêts privés et puissances étatiques à la manœuvre au sein des institutions internationales ; c’est ainsi que l’UE et l’OMS cherchent désormais à se substituer aux États en matière de santé[note]. « L’ignorance mène à la peur, la peur à la haine et la haine à la violence », résumait Averroès. De nos jours, c’est via les médias, la publicité, la propagande et les institutions éducatives que se fabrique l’ignorance. « Politiquement, la faiblesse de l’argument du moindre mal a toujours été que ceux qui choisissent le moindre mal oublient très vite qu’ils ont choisi le mal », avertissait H. Arendt. Effectivement, faire fi des droits humains fondamentaux quelle qu’en soit la justification n’est pas « un moindre mal », c’est tout simplement la voie de l’injustice. « La force est l’arme de ceux qui ont tort », conclut cette maxime de Bouddha. 

Les perspectives ne sont pas réjouissantes. « La violence et la vérité ne peuvent rien l’une sur l’autre », nous apprend Blaise Pascal. En d’autres termes, la violence est sourde aux appels à la raison, à l’argumentation, aux démonstrations de la vérité. Rémi Girard nous le confirme : « La violence inassouvie cherche et finit toujours par trouver une victime de rechange » ; « Le sacrifice du tiers soude le consensus des communautés culturelles archaïques et signe encore aujourd’hui les identitarismes sectaires ou la violence totalitaire[note] ». Pourtant, l’espoir en creux du message de Pascal est que la violence n’éteindra jamais la recherche de vérité et de justice qui renaît toujours des cendres des désastres humains (pour autant qu’il reste des humains bien sûr). En effet, cette violence multiforme crée en retour chez certains une tension si forte face au sentiment de profonde injustice qu’elle pourrait engendrer une disposition au combat. Pour ceux-ci, la question suivante se pose : devrions-nous réagir à la violence politique par de la violence défensive ? 

Pour Martin Luther King, « Le problème de la violence est qu’elle est une spirale entraînant exactement ce qu’elle cherche à détruire. Au lieu de contrecarrer le mal, elle le multiplie. Avec la violence, vous pouvez tuer le menteur mais pas le mensonge, ni établir la vérité. Avec la violence, vous pouvez tuer le haineux mais pas la haine […] L’obscurité ne peut aider à sortir de l’obscurité : seule la lumière le peut […] » ; pour Gandhi également : « Il y a beaucoup de causes pour lesquelles je suis prêt à mourir, mais aucune pour laquelle je suis prêt à tuer ». 

« Une loi ne pourra jamais obliger un homme à m’aimer, mais il est important qu’elle lui interdise de me lyncher », rappelle encore M. L. King. Le pouvoir judiciaire nous montre malheureusement trop souvent son absence d’indépendance. Comment reconstruire une justice qui ne soit pas au service du pouvoir et une éthique non dénaturée par des pulsions d’eugénisme ? Les moyens des puissants semblent démesurés. Comme le résume Stéphane Hessel, « c‘est tout le socle des conquêtes sociales qui est aujourd’hui remis en cause ». Et peut-être même davantage, car le niveau actuel de concentration des richesses, du pouvoir et des technologies fait craindre des scénarios anti-humanistes inédits, notamment en matière de contrôle. Dès lors, que faire ? 

L’instinct de préservation de soi fait naître un droit naturel de se défendre[note]. Ce droit naturel à l’autodéfense, c’est le droit qu’a tout individu de défendre sa vie et sa liberté. Plusieurs raisons nous semblent fonder ce droit. Le droit de résister est un élan irrépressible : l’autodéfense est intrinsèquement liée à l’élan vital. Sans entrer dans le débat de savoir si mon corps m’appartient ou pas, mon corps n’appartient en tout cas pas à la société : le droit à l’autodéfense est un droit de légitime défense en cas d’atteinte à notre intégrité. D’autre part, que faire d’autre que résister et s’autodéfendre quand la justice publique ne joue plus son rôle ou quand c’est l’État qui est l’instigateur des injustices ? L’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 disposait d’ailleurs que « le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et inprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et le résistance à l’oppression .» Il y a « de la violence légale illégitime et de la violence illégale légitime » explique Elsa Dorlin. « Dans une société civilisée, la loi retient les forts de profiter des faibles […], mais […] (dans) une société de jungle nous sommes contraints de revenir à la loi de la jungle » (Williams) : c’est une question d’amour de la justice. Il faut « désapprendre à ne pas se battre » (Dorlin) et répliquer : l’autodéfense est l’affirmation d’un droit dénié injustement, c’est une posture éthique de défense de ses valeurs et une attitude qui, même quand elle est vaine, s’adresse aux autres pour les sortir de leur léthargie. 

La violence est souvent refusée, à juste titre, au nom de deux arguments : le mimétisme des agresseurs et le décuplement de la violence et de la répression. Selon R. Williams, cette façon de penser revient à désarmer les opprimés ; quand la non-violence se retourne contre ces derniers, il préconise de passer à l’autodéfense. Le choc est pour lui le principe du changement social, seul capable de modifier les rapports et structures de pouvoir. Mais l’autodéfense peut aussi se retourner contre celui qui la pratique lorsque le pouvoir fait en sorte de la susciter et que, plus on se défend, plus on est perçu comme l’agresseur. 

Alors, que faire aujourd’hui ? Résister, même minoritaires ; être créatifs pour changer les données du monde (et s’efforcer de les comprendre) et ne pas cesser de transmettre les idéaux de justice (même l’écriture peut être une arme!). « Si, aujourd’hui comme alors, une minorité active se dresse, cela suffira, nous aurons le levain pour que la pâte lève » (Hessel). Certes, nous y perdrons beaucoup. Mais nous y gagnerons l’essentiel : des expérimentations créatives et, surtout, la perpétuation de l’idée de l’homme et de l’idée de la justice sans lesquelles il n’existerait aucun espoir pour nos enfants. 

Valérie Tilman 

« Als er hoop is, ligt het in de werkende klasse » George Orwell

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Fabienne Loodts

0. CONSTAT : 

Lorsque nous parlons entre nous, que nous soyons ouvriers, employés, commerçants ou indépendants, quelle que soit notre appartenance culturelle ou ethnique, une grande partie d’entre nous tombe rapidement d’accord sur l’évidence de la transformation radicale de la société au détriment des plus défavorisés et des classes moyennes. En quoi l’effondrement de la classe moyenne et la montée des inégalités semblent-ils évitables ? Vers quoi nous dirigeons-nous insensiblement ? 

0.1. DÉPRESSION ET AUTOMATISATION DE L’ÉCONOMIE 

— Disparition de 90 % des emplois dans l’Horeca, de 75 % des emplois dans la distribution, de 50 % des petits commerces (épiceries, salons de coiffure, discothèques…), des festivals, concerts, pièces de théâtre, bals populaires, fêtes foraines, etc.1 

— Recul des droits sociaux (salaire, temps de travail, jours fériés et congés payés, réforme du chômage et des retraites), blocage des contrats d’assurance vie. 

— Hausse de l’endettement des citoyens et effacement progressif de la propriété privée. 

— Explosion de la dette publique, augmentation des impôts et nouvelles taxes. 

— Confiscation d’une partie de l’épargne privée en contrepartie de l’aide européenne (comme à Chypre, en Grèce, en Italie). 

— Vente du patrimoine national (immobilier, monuments, œuvres d’art) et élagage des services publics. 

0.2. NUMÉRISATION DE LA FINANCE 

— Fin du secret bancaire. 

— Disparition de l’argent en espèces (avènement de la crypto-monnaie européenne). 

— Faillite des banques du fait de leur endettement et de la faillite des entreprises. 

— Mise en place du revenu universel. 

0.3. ÉMERGENCE D’UN ÉTAT TOTALITAIRE LARGEMENT PRIVATISÉ 

— Inscription de l’état d’urgence sanitaire dans le droit commun : pandémie perpétuelle. 

— Fin des libertés fondamentales : toujours plus de restrictions de déplacement, de couvre-feu et de verrouillages (déconfiner pour mieux reconfiner). 

— Systématisation du vote par correspondance. 

— Utilisation de nouvelles technologies de surveillance et de répression. 

— Militarisation de la police et interventions militaires « de police ». 

— Vaccination obligatoire avant que la population ne se rende compte des pathologies et des décès qu’elle occasionne à moyen terme. 

— Création de camps « sanitaires » sous le prétexte de mise en quarantaine.

— Rupture des chaînes d’alimentation. 

— Recul de l’espérance de vie. 

— Réduction de la population mondiale. 

1. HYPOTHÈSE : 

le discours dominant est le discours de la domination ; il a pour conséquence de nous déraciner, d’aliéner, de déshumaniser, de paralyser ; il est formulé de manière telle qu’il n’y a pas de débat possible. Vouloir débattre de ces manipulations (sanitaires) fait le lit du pouvoir. 

2. THÈSE : 

il faut poser les vraies questions pratiques sur la crise ; nous pourrons alors nous réapproprier nos vies, nos racines, notre pensée, notre dignité, et nous inscrire dans l’action. 

Comment nous, citoyens qui ne faisons pas partie des « élites », mais faisons vivre nos villes et nos quartiers, comment nous qui souhaitons participer au maintien de rapports humains cordiaux, respectueux et à la construction d’un environnement socio-économique et culturel sain pour nos familles, allons-nous pouvoir survivre dans une dictature économique 

– numérisée et strictement contrôlée, sans argent liquide ? 

– de pénurie de denrées alimentaires et de matières premières ? 

– en hyperinflation ? 

– robotisée ? 

– de chômage massif (jusqu’à 80% de pertes d’emplois dans certains secteurs) ? 

– poussée, intentionnellement ou non, vers la guerre civile ? Soulever ces questions fait vaciller le pouvoir. 

3. SYNTHÈSE : 

Avec les vraies questions viennent les vraies actions. 

Comment interrompre la trajectoire politique actuelle ? Seule une alliance de nos forces citoyennes du local vers le global pourra nous permettre de : 

– endiguer cette machine totalitaire ; 

– assurer des conditions de vie décentes à tous, et plus particulièrement pour nos enfants ; 

– répartir l’effort à fournir pour conserver une économie viable malgré la crise des ressources et l’imminence d’un krach boursier. 

N’était-ce pas l’esprit des Gilets jaunes, avant qu’ils ne soient sanguinairement réprimés et finalement anesthésiés par l’urgence sanitaire ? 

La première chose à faire est donc de briser le mur anxiogène qui a été érigé entre nous : 

– Ne plus fréquenter les médias traditionnels ; 

– refuser tout instrument de contrôle (tracing, Q R-code, vaccination de masse sans prise en compte du bénéfice-risque individuel) ; 

– aller à la rencontre de l’autre au sein de notre environnement et écouter ce qu’il peut nous apprendre ; 

– initier des actions locales de contestation, d’actions, d’entraide, de soutien, de promotion de notre idéal du « vivre ensemble ». 

De nombreux mouvements et groupes s’organisent, d’autres continueront à se former. Rejoignons les initiatives qui nous tiennent à cœur, chacun personnellement. Créons les initiatives qui nous manquent et nous inspirent. Soyons pro-actifs plutôt que réactifs. En se réappropriant notre propre pouvoir et en allant à la rencontre de l’autre, nous avons la possibilité de modifier la trajectoire actuelle et d’enrayer la machine totalitaire. 

Michel Weber & Roxanne Quaranta 

De uitvinding van « confusionisme » draagt bij tot de verwarring

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« Tu es fasciste parce que tu es bête, autoritaire, incapable d’observer la réalité, esclave de quelques principes qui te semblent si inébranlablement justes qu’ils sont devenus une foi[note]. »

Pier Paolo Pasolini

« […] la confusion du ou des discours, loin de l’accident “technique” de raisonnement, est un symptôme totalitaire[note]. »

Marc Weinstein

Ne confondons pas le confucianisme, vénérable philosophie chinoise, avec le « confusionnisme », dernière lubie en date d’une certaine extrême gauche jouant maintenant à armes égales avec le « complotisme », et lui étant liée. Dans l’ère post-moderniste, on adore inventer. La créativité lexicale des cyber-politologues est féconde, autant que le ventre de la bête immonde qu’ils prétendent combattre. Qu’est-ce donc que ce nouveau machin ? Pas une idéologie mais un procédé argumentatif qui viserait à jeter des passerelles entre les idées d’extrême gauche et d’extrême droite, organiserait le brouillage des concepts et aboutirait au capharnaüm cognitif. À l’Athénée, en 1980, notre professeur d’histoire nous enseignait cette vieille scie : les extrêmes politiques ne sont pas opposés de part et d’autre d’une ligne droite, ils se touchent en un cercle presque refermé sur lui-même, et hop ! Alors, la gauche et la droite, serait-ce du pareil au même ? Certes non, les fondements philosophiques sont toujours bien distincts. Au-delà, dans la pratique, les différences s’amenuisent… C’est principalement la nébuleuse antifasciste qui popularise la notion de confusionnisme, au moyen de théorisations sophistiquées et prétentieuses dont leurs sites regorgent. Pour les antifas, le problème n’est pas que l’extrême gauche phagocyterait l’extrême droite — ce n’est pas le cas, et ce serait tellement bienvenu —, mais l’inverse. C’est toujours celle-ci qui serait agissante, opportuniste, manipulatrice, « récupératrice », et celle-là, acculée à se défendre. Ce faisant, ils reconnaissent la supériorité tactique de leur adversaire. Ils proclament que leurs propres idées sont acceptables, légitimes, saines, morales et intelligentes, tout le contraire de l’autre bord. Ils cultivent « la certitude d’incarner l’idéal du souverain bien[note] ». 

CONFUSIONS ANTIFASCISTES 

Conséquence du post-modernisme, la confusion idéologique n’est pas un phénomène neuf, mais l’événement covidien l’a précipitée, au sens chimique du terme. Là aussi, il a agi comme un révélateur. Entendons-nous : cet article n’a évidemment pas pour but de prendre la défense de l’extrême droite, même indirectement, mais de mettre à jour les méthodes peu honnêtes de l’autre extrême, de démystifier son auto-complaisance et les satisfecit qu’elle se décerne à longueur d’articles et de « post » sur les réseaux (a)sociaux, en se référant souvent à un volumineux ouvrage du sociologue Philippe Corcuff paru récemment, sorte de « bible de l’antifascisme 2.0 » dont j’avoue n’avoir pas eu le courage de lire les 672 pages (!), La grande confusion. Comment l’extrême-droite gagne la bataille des idées (éditions Textuel) ; alors que, vu la virulence des luttes intersectionnelles, décoloniales et queer (en un mot, woke), obligeamment relayées depuis plusieurs années par les médias dominants et alternatifs (tous d’accord !), nous pourrions tout aussi bien soutenir la thèse opposée[note]. À moins que, comme l’avait prédit Pier Paolo Pasolini à la fin de sa vie, un vrai danger futur aurait été l’émergence d’un fascisme antifasciste dont on se demande s’il n’est pas devenu réalité aujourd’hui… Les deux factions sont en miroir, les divers fronts antifascistes ont par définition un besoin vital de leur double fasciste pour exister[note], double dont ils reprennent, en l’inversant, le discours martial et les méthodes musclées. Comme au temps du maccarthysme on voyait des communistes partout, aujourd’hui ils voient des fachos partout. Partout ? Pas vraiment, uniquement chez les sans-grade du peuple, en ignorant leur légitime exaspération face au délire hygiéniste dont ils paient le prix fort (faillites, licenciements, dépressions, suicides) — est-ce bien là une attitude de gauche ? Les membres des gouvernements et plus généralement des « élites » échappent, eux, à leurs critiques et investigations parce que, d’une part, ce serait bien inutile — tout le monde sait que les gouvernements sont composés de gens diplômés, sérieux, probes et démocrates dans l’âme — et d’autre part, contre-productifs — cela « ferait le jeu des fachos ». « Qui se cache derrière X, Y ou Z ? » est leur question récurrente[note] à laquelle leur réponse est invariable : l’extrême droite, ces p… de néo-nazis, encore et toujours eux ! Que ferions-nous, diable, sans leur perspicacité ? 

Prenons deux exemples frappants de confusion intellectuelle dans le chef d’une certaine gauche. Le premier s’est observé l’été dernier lors des manifestations contre le pass sanitaire en France. D’aucuns se sont offusqués d’y voir des panneaux aux inscriptions nauséabondes (sic). On a lu sur l’un le simple mot « Qui ? », ce qui a provoqué une levée de boucliers médiatique ; sur d’autres, beaucoup plus nombreux, était fait le rapprochement entre la situation actuelle et le sort des Juifs en Allemagne dans les années 1930 : « Non au pass nazitaire ». Certains manifestants portaient des étoiles jaunes. Des commentateurs actifs sur plusieurs sites[note] ont cru y discerner des professions de foi antisémites. Mais par quel biais de raisonnement la dénonciation du nazisme et de la discrimination envers les Juifs, et l’identification à ceux-ci, quelque 80 ans plus tard, en viennent-elles à passer pour de l’antisémitisme[note] ?!? Comprenne qui pourra, comme l’aurait dit ma grand-mère issue du milieu ouvrier, « C’est le monde à l’envers ! ». Le second est un commentaire laissé en décembre dernier sur les réseaux (a)sociaux par un antifa liégeois : « Le racisme n’est pas l’unique marqueur du fascisme (même s’il en est un composant essentiel au bout du compte). Le fascisme se caractérise aussi par une haine violente des journalistes, des élites financières et intellectuelles […] ». Doit-on en déduire que la gauche radicale se caractériserait inversement par « un doux amour des journalistes, des élites financières et intellectuelles » ? Le cas échéant, elle serait tombée bien bas, mais plus rien ne m’étonne vraiment… Si non, il lui faudra bien admettre la mort dans l’âme qu’elle présente au moins un point commun avec le fascisme. De grâce, les antifas, pourriez-vous revenir à la raison ? 

LA GAUCHE LARGUÉE, UNE FOIS DE PLUS 

Pour quelle(s) raison(s) l’extrême gauche a-t-elle inventé le confusionnisme ? Avançons une hypothèse[note]. La gauche (en général) a perdu le monopole de la critique sociale — on l’a vu avec les Gilets jaunes et lors de l’événement covidien[note]. Dans le même temps, la politique ayant horreur du vide, c’est l’ensemble de la droite (libérale, conservatrice et extrême) qui en a repris le flambeau[note], au grand dam de la gauche radicale qui se voit concurrencée sur son terrain de prédilection, celui qui pouvait encore lui donner une légitimité et une estime d’elle-même quand, dans les urnes, elle était boudée[note]. Pourtant, il fallait ne s’en prendre qu’à soi-même : depuis François Mitterrand, la gauche a abandonné le terrain social (le travail, le partage des richesses) pour le terrain entrepreneurial (la glorification de l’Entreprise), sociétal (les mœurs) et moral (l’antiracisme, l’antifascisme, le droit-de-l’hommisme), la lutte des classes pour le « vivre ensemble » dans le respect des différences, des identités et des minorités, la France périphérique pour la France métropolitaine[note]. Il fallait donc continuer à faire tourner à plein régime l’industrie de « l’anti » : -impérialisme, -fascisme, -racisme, -sexisme, -âgisme, -validisme, -populisme, -complotisme et désormais -confusionnisme. Natacha Polony constate que « la politique se résume à nouveau à jouer les vigies[note] ». Même s’il n’est pas non plus inutile de militer pour l’abolition des prisons et la réinsertion des détenus, n’y aurait-il pas aussi d’autres causes à défendre ? 

L’EXTRÊME DROITE GROUPUSCULAIRE, C’EST LE DOIGT. OÙ EST LA LUNE? 

On doit à Alain Deneault la géniale expression « politiques de l’extrême centre »[note]. Quelle est la fraction politique qui, durant quatre décennies de néolibéralisme, nous a menés là où nous sommes, de licenciements collectifs en signature de traités léonins (AMI heureusement avorté, Traité constitutionnel européen, TAFTA, CETA), de délocalisations en détricotage du droit du travail, de réformes des retraites en New Public Management ? Qui sont les responsables de ces vilenies ? Une bande de skinheads identitaires tatoués de croix gammées ou des cohortes de techno-bureaucrates de droite et de gauche, issus entre autres des HEC et des facultés de droit, sévissant tant en entreprise que dans les lobbies, les administrations, les cabinets ministériels et la Commission européenne ? Des tribuns dits populistes de droite (de Jean-Marie Le Pen à Nigel Farage) ou des mandataires politiques[note] souvent adeptes du pantouflage ? Qui a réellement possédé et exercé le pouvoir politique pendant cette période, et qui a cherché à le conquérir par les élections, en vain jusqu’à présent[note] ? Il faut être de mauvaise foi et/ou auto-aveuglé pour ne pas l’apercevoir, comme cette connaissance liégeoise, proche des antifas, qui en 2017 se félicitait auprès de moi de l’élection de Macron, au seul motif que son adversaire était membre du Rassemblement national. La politique, c’est simple, non ? « On réorganise mentalement le monde autour de symboles décalés, que l’on surcharge de sens, plutôt que de prendre à bras-le-corps les graves enjeux laissés sous-jacents[note] », note Deneault. Voilà pourquoi les antifas s’accrochent à des combats moraux — cette « moraline » dont se gaussait Nietszche — comme l’accueil inconditionnel de tous les migrants[note], la défense des sans-papiers, la promotion du multiculturalisme[note] et du wokisme[note]. Ils se spécialisent dans le harcèlement et le fichage des fachos (avérés ou non), le doxxing (divulgation de données personnelles sur Internet), la recherche frénétique de casseroles (vraies ou fausses, peu importe), l’empêchement des rassemblements publics de certains partis, le bashing et l’humiliation de penseurs et commentateurs désignés 

par eux comme « confusionnistes », mais en laissant tranquille la classe politique aux commandes[note]. Alors que le fascisme se trouve aussi au sommet de la pyramide sociale, à cette différence près que là-bas les fachos ont le pouvoir ! 

Tandis que l’anarchie, source d’inspiration de l’antifascisme originel, professait la plus grande méfiance à l’égard de l’État, nous laisserons cette fois en suspens la réponse à cette question : les antifas actuels en sont-ils les complices ou les idiots utiles[note] ? Cessons de jouer à nous faire peur en accordant aux groupuscules extrémistes une importance politique qu’ils n’ont pas et ne sont pas près d’avoir, fixons les priorités, et la toute première d’entre elles : la lutte contre ce psychobiopouvoir 3.0 qui nous mène à tombeau ouvert vers la paranoïa traumatique contagieuse (Jean Furtos, 2021), l’anomie[note], la déréliction[note], la déshumanisation, la bureaucratisation et la numérisation intégrales de la vie (ou le crédit social à la chinoise mondialisé), bref la poursuite du mode de vie capitaliste-industriel jusqu’à son acmé cybernétique-totalitaire qui nous sera létal. Ça, c’est de l’antifascisme, authentique, radical et viscéral[note] ! 

Bernard Legros 

Christophe Nottet

Van Paul Lannoye tot Serge Audier: de liefde voor ecologie

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Louise Hendrickx

Dans un ouvrage riche et passionnant[note], Serge Audier, maître de conférences en philosophie à la Sorbonne, clôt un triptyque (commencé avec La société écologique et ses ennemis, continué avec L’âge productiviste) centré sur l’un de ses domaines de prédilection, l’écologie, dans toutes ses dimensions. Par la grâce de cette parution, nous nous sommes rendu compte avec stupeur que nous n’avions jamais vraiment élucidé le terme, pourtant central ! Il fallait s’en saisir, tout comme feu notre ami Paul Lannoye savait se saisir avec brio et pugnacité de grandes thématiques qui concernaient la vie des gens et le futur, climatique autant que politique, environnemental autant que mental, qu’on dessine. 

L’écologie ? Un parti qu’on devrait résumer soit à Yannick Jadot, soit à Jean-Marc Nollet ? Des combats pour un monde humain dont le développement ne peut et ne doit pas être infini ? Des manifestations pour l’arrêt des centrales nucléaires, des projets immobiliers ? Les ZAD et les conférenciers de salons qui s’offusquent des inégalités sans jeter un regard sur la misère dans leur quartier ? Sans doute, et sans caricatures, un peu de tout ça. Tels des perchistes, nous voilà condamnés, pour définir ce terme, à parcourir un fil idéologique, et étymologique. Nous voilà partis pour la Grèce antique, où la vie de la cité impliquait sans doute plus les citoyens (les libres, en tout cas). « Écologie » provient de la même racine, en partie, qu’ « économie ». « Éco » provenant de oikos, la maison — autant le bâtiment que l’ensemble des personnes qui vivent dedans, tout autant que les éléments à préserver pour que cette oikos soit la plus préservée possible. Quant à la seconde partie, « logie », elle nous fait penser à la science, à la médecine, puisque, rattachée à logos puis à logia elle signifie « la science », dans le sens d’un discours qui serait structuré et articulé — donc forcément solide ou ayant vocation à l’être. « Nomie », pour « économie », serait donc la réglementation, la structuration. Autant dire tout de suite que les deux dimensions sont indissolublement liées et nécessaires l’une à l’autre. 

Nous voilà bien avancés, comme dirait le navetteur dans un train bloqué à cause d’un trafic intense sur le réseau bruxellois ou un automobiliste piégé dans les travaux préparatoires au miraculeux tram — alleluia, alleluia — de Liège. Audier, avec énergie et une certaine dose de sado-masochisme, s’est attaqué ainsi à la monumentale littérature consacrée aux liens entre économie et écologie, entre œuvre citoyenne et ouvrage écologique, entre nature à préserver et cohésion à resserrer. L’abondante bibliographie au terme de son ouvrage (46 pages tout de même) en est l’ultime preuve. Les recensions détaillées dans ses 8 chapitres également. Audier sait que le sujet est miné. Il devine qu’il est pollué par des préjugés tenaces sur l’amour de la nature, le processus démocratique plein et entier (pas l’athénienne : quelle blague, seuls les citoyens libres pouvaient y participer !), la réflexion sur les relations entre l’Homme et la nature, la confiance dans la geste politique pour faire avancer l’ensemble de la société et la singularité mentale de chaque citoyen… La conclusion, étonnante, nous arrive comme le Graal au terme d’une ascension qui multiplie les références, accumule les preuves textuelles, empile les témoignages de toutes les époques, distille quelques piques bien placées (il approuve Hannah Arendt et Marcel Gauchet, entre autres, sur quelques points, mais les attaque sur une majorité d’autres, les jugeant soit datés dans leur approche, soit biaisés dans leurs conclusions, soit radicaux dans leurs constats). C’est souvent passionnant, c’est enrichissant, toujours, c’est ennuyeux et répétitif, parfois. 

Audier se pose la question devant une Maison-Terre qui agonise et ses habitants qui soit n’en font qu’à leur tête dans un populisme crasse (coucou Trump et Bolsonaro) soit ne font rien du tout, dans une résignation qui n’est jamais qu’un inquiétant prodrome d’une catastrophe qui s’est tellement annoncée qu’elle est déjà présente dans notre quotidien (coucou, le covid, les inondations, les tempêtes intempestives, les montagnes de déchets qu’on ne peut plus évacuer, les gigantesques pollutions numériques). Comme Paul Lannoye, dont les contributions dans Kairos étaient un prolongement naturel et formidable de son action politique et témoignaient de son souci de critiquer en cherchant des voies intelligentes et des solutions tenables sans être capitalo-centrées, Audier étudie avec acuité et une certaine rudesse, et toujours avec l’objectif de remédier au problème protéiforme qui rend la vie des humains insupportable et vide de sens. L’écologie, contrairement à ce que d’aucuns pourraient penser, est en effet… l’affaire de tous. Un retour au vrai républicanisme, régime censé être « la chose publique et de tout le monde ». 

La question qu’il se pose dès lors — et nous pose aussi, avec vitalité et obstination — n’est plus tant « que faire ? », car les solutions sont, à son sens (et au nôtre aussi, vous l’avez sans doute remarqué) déjà présentes, existent et sont répétées depuis des siècles déjà par des penseurs appartenant à des écoles philosophiques théoriquement différentes, mais qui se rejoignent sur l’essentiel (on remarquera à cet égard la réhabilitation de Tocqueville ou de John Stuart Mill, dont il s’étonne qu’ils aient autant été diabolisés et catégorisés comme penseurs sinistrement libéraux). La question, donc, et nous savons qu’elle est en fait un exact retour aux sources étymologiques pour l’économie et l’écologie, est « comment le faire ? » ou, si on préfère « avec qui et avec quoi résoudre dès maintenant ce problème d’une humanité qui creuse avec entrain sa propre tombe ? ». 

Ainsi, Audier nous guide vers une intuition qu’on devine après une centaine de pages : au risque de sembler des apôtres d’un certain E.M., il nous faut opter pour un système « en même temps ». Certes pas pour plonger tête la première dans le bain dégoûtant de l’illibéralisme, mais pour signifier qu’il n’est plus temps de tergiverser et que toutes les forces doivent être mises à profit. Tout d’abord, à l’instar d’Aristote qui prônait une constitution mixte, suivi en cela par Polybe, il montre que les systèmes « uniques », prônant leurs seules vertus et rejetant avec force tout apport des ennemis idéologiques, ont clairement un bilan négatif. C’est donc que les clivages gauche/droite, libéralisme/communisme, liberté/égalité doivent être transcendés. Entre hommes de bonne volonté, il doit y avoir moyen de dialoguer, d’autant plus si on adopte un biais supplémentaire, un système de prise de décision associant étroitement et dans une confiance mutuelle l’individu (action militante, associative), l’État, auquel Audier entend rendre une part de dignité (tout en fustigeant l’aveuglement pour succomber à des lobbies ou à des impératifs non pertinents), par le prisme d’autorités de gouvernement plus locales, plus proches des citoyens. L’auteur de La cité écologique ajoute un échelon supplémentaire : le collectif, qui permettrait aux citoyens déjà réunis en associations (de militance ou pas) de prendre aussi des décisions, de réfléchir, dans des instances délibératives. Une sorte de néo-républicanisme, vivifié, revigoré, réinventé. La République, res publica, « l’affaire de tous », nous dirait sans doute Cicéron. L’affaire de tous, et pas que des humains : Audier fait un éloge particulièrement intéressant du socialisme solidariste, qui abordait la société et son histoire sous l’angle d’une multiplicité de relations, sociales comme géographiques, temporelles comme mentales, entre tous les membres de la Maison-Terre, passés, présents et à venir, pauvres comme riches, dotés de parole ou non. 

Des solutions existent donc, mais ne communiquent pas. Or, il est bien question de gérer et de réguler la maison, aux sens figuré et propre, dans une vision de protection, de sécurité et d’action. Dès lors, l’un des coups de génie de Serge Audier est de prôner autant la convivialité d’une société qui aime se retrouver sans se juger et se mépriser, et la conflictualité nécessaire pour un processus démocratique plein et efficace. Le conflit, explique-t-il, n’est pas en soi négatif. Il l’est s’il ne mène à rien : mais la confrontation des idées ne peut qu’aboutir à quelque chose de fécond. 

La lecture de ce volume est bien nécessaire, tout comme il est nécessaire de repenser au parcours de Paul Lannoye : ne jamais cesser de lutter et oser parler ici et maintenant de ce qui est important, avec franchise, lucidité, mordant mais surtout un immense amour pour toute la population de la Terre. L’humoriste dirait « La vie est une dure lutte ». Pas faux. Alors autant lutter avec les autres pour qu’elle soit la meilleure possible, ici et maintenant, mais aussi ailleurs et après nous. 

David Tong 

De woede van de machtigen of het einde van het ‘publieke ding

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Aurélie Garnier

La violence que la République française impose, par l’entremise de son gouvernement, aux citoyens de ce pays, sous couvert d’une crise sanitaire, est intolérable et probablement inédite, au moins depuis 1945. Elle semble permise par la perte complète d’autonomie réelle qui caractérise, hélas, la vie de tout un chacun dans nos sociétés modernes. À quelques exceptions près, aucun d’entre nous n’est en mesure de subvenir à ses besoins vitaux. Se nourrir signifie ainsi s’aliéner à un travail salarié qui souvent ne fait pas sens, pour être rétribué, en échange, avec de l’argent qui, à son tour, permettra d’acheter la nourriture sans laquelle nous ne pouvons survivre. Il en va de même pour le logement, et la nécessité de le chauffer en hiver, pour les vêtements et pour l’attention à la santé. 

Cette hétéronomie a été construite au fil du temps afin de permettre la marchandisation intégrale et la dépossession de nos existences, depuis le lait maternel jusqu’aux obsèques, en passant par la table et les chaises pour s’asseoir et manger ou par la voiture rendue indispensable pour se déplacer. 

C’est la réussite incontestable de la société industrielle d’avoir modelé, en 200 ans, des êtres passifs, vautrés dans un confort moderne électrique — et maintenant numérique — et qui se satisfont pour la plupart de cette vie simplifiée, c’est-à-dire vidée d’elle-même. Pire, ils la défendent. 

« Dans une société surindustrialisée à ce point, les gens sont conditionnés à obtenir des choses et non à les faire. Ce qu’ils veulent, c’est être éduqués, transportés, soignés ou guidés plutôt que d’apprendre, de se déplacer, de guérir et de trouver leur propre voie[note]. » 

Ainsi notre désarroi balance sans cesse entre l’impossibilité de nous affirmer en tant qu’humains assumant leurs existences et la conscience du mépris dans lequel nous tient le pouvoir. Depuis presque deux ans, ce dernier a nettement accentué son autoritarisme. Le basculement, survenu en mars 2020 et dans lequel nous vivons depuis est en réalité celui du chaos. Non pas celui du capitalisme mondialisé, mais celui des peuples vivant sous ce régime, condition sine qua non pour qu’il puisse continuer inexorablement sa marche en avant. Désormais, la périodicité courte des épidémies, des cyclones, des pollutions en tout genre, l’essor des maladies graves et l’affaiblissement généralisé de la vitalité humaine conduisent à une nouvelle organisation sociale. Celle-ci est permise par le développement concomitant, et prémédité, d’une aliénation coercitive au système technicien, devenu numérisé et connecté. La « vie d’avant » ne reviendra plus et c’est bien « autre chose de nouveau » qui s’invente sous nos yeux. Cela ressemble à un ersatz de vie, fort bien décrit voilà plus d’un siècle par William Morris[note]. Il s’apparente, si nous tentons de le définir par une comparaison, à un meuble industriel, façonné à grande vitesse par des machines, utilisant un bois de mauvaise qualité n’ayant, de plus, pas eu le temps de sécher. À la différence d’une vie pleine et épanouie qui ressemblerait, elle, à un meuble surgi des mains et de l’âme d’un artisan, conçu habilement, avec un bois issu d’un chêne centenaire qui a séché longuement, et fabriqué dans un temps long que l’accélération inouïe de nos sociétés ne permet même plus de concevoir. C’est le contraste saisissant entre la beauté simple nourrie de l’amour du travail bien fait, donc de l’amour de l’autre, et la laideur s’échappant de la cupidité et de l’égoïsme. 

Depuis deux siècles, la société industrielle, et la consommation de masse qui lui est inhérente, s’est développée en détériorant peu à peu tout ce qui avait permis jusqu’alors aux humains de vivre. Le sol nourricier, la végétation, les animaux sauvages, les insectes, l’air, l’eau, la musique du silence, ont été empoisonnés, tués, pollués ou anéantis. Dans le même temps, les populations ont servi de cobayes à l’élaboration d’une société déshumanisée, dans laquelle ils sont aliénés à une organisation technique de leur vie, mais fonctionnelle, dans le sens « qui permet de faire tourner l’économie ». Nous ne sommes pas dans la gestion d’une crise sanitaire afin de préserver la santé des populations, mais dans la gestion des populations, grâce à la vie connectée, afin de préserver la santé des grandes entreprises. Cette gestion ressemble étrangement à celle mise en place par l’Union européenne pour les cheptels d’animaux d’élevage. Le plan « biosécurité »[note], instauré en 2016, prévoit cinq niveaux de sécurité. Le plus élevé est le niveau 0. Lui seul autorise la poursuite de l’activité, y compris l’exportation des bêtes, en cas d’épidémie. Ce niveau correspond à l’élevage industriel dans lequel les animaux ne sortent jamais de leur hangar et ne doivent avoir aucun contact avec l’extérieur. Ils sont enfermés à longueur de temps dans un espace limité à 0,6 m2 par tête. Ils sont gérés par informatique et bourrés d’antibiotiques car leur santé est très précaire. Évidemment, dès que s’approche la moindre maladie contagieuse, ils sont tous vaccinés. L’analogie avec ce que nous vivons, depuis deux années bientôt, est troublante. Nous sommes gérés par des QR-codes, des tests PCR remontant immédiatement dans les fichiers du ministère de la Santé et de la Caisse primaire d’assurance maladie. Cette dernière envoie des « textos » et des courriels spécifiant l’obligation de se soumettre à certaines assignations en fonction de notre statut (positif, négatif, cas-contact, membre de la famille d’un positif ou d’un cas-contact, etc.). Puisque nous affrontons une épidémie, nous devons, comme les ovins ou les vaches ou les poulets, nous faire vacciner massivement avec des produits expérimentaux dont nul ne connaît, en réalité, les conséquences sur les inoculés. En revanche, la conséquence pour les grands laboratoires pharmaceutiques est affichée sans ambages : leurs chiffres d’affaires atteignent des records et l’économie est entrée dans une phase d’expansion. 

Face à cette dictature sanitaire, au service de l’économie, il est intéressant de s’attarder sur le traitement réservé par le pouvoir à ceux qui « osent » ne pas suivre le seul remède préconisé et à ceux qui ne sont pas en âge de faire un choix. Alors que tous les textes de loi concernant la vaccination, qu’ils soient français, européens ou internationaux, évoquent clairement un « choix libre et éclairé », le représentant suprême de la République confie aux journalistes, qui en bons chiens de garde ne bronchent pas, vouloir « emmerder » tant qu’il peut les non-vaccinés. Soudain, la démocratie (ou ce qu’il en reste), l’égalité républicaine, la Constitution (notamment la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen) n’existent plus. Le pouvoir a désigné deux catégories de citoyens. Une haute qui, pour bénéficier de ce privilège, doit obéir sans discuter, avec ferveur ou la mort dans l’âme pour ceux à qui on met un fusil sur la tempe, aux injonctions vaccinales et au contrôle intégral de leur existence. Une basse, constituée des parias refusant de se vacciner, qui est privée d’un certain nombre de droits et de services publics ou privés. Elle est surtout privée du droit d’exercer une profession, comme les juifs au Moyen Âge, en relation avec ce que l’État nomme « le soin » ainsi que, probablement, d’être engagée dans certaines entreprises privées. Pour les millions de praticiens déjà en activité, et qui refusent la vaccination, qu’ils soient salariés ou libéraux, la cruauté de la bureaucratie ne connaît aucune limite. Elle les jette à la rue sans aucune retenue et sans aucune indemnité. Elle précipite ainsi un grand nombre d’entre eux dans la misère et dans la détresse psychologique. 

Que nous appartenions à la catégorie haute ou basse, nous subissons tous une violence assumée de la part de la République. La terreur, l’angoisse, la peur de l’autre, le masque porté à longueur de journée, les intimations à se faire tester, les délations, les brutalités policières ou entre membres de catégories différentes, altèrent très sérieusement notre santé, déjà bien amoindrie par les nuisances industrielles, et notre capacité à nous prémunir des virus, des microbes et des maladies traînant dans l’air. Le plus dramatique est le sort réservé aux enfants, dès trois ans, aux adolescents et même aux jeunes adultes. La violence qui les a traversés de part en part, profondément et durablement, due à la politique de la terreur orchestrée par le gouvernement, est odieuse. Il paraît malheureusement évident que le traumatisme, les souffrances, les peurs en auront fait, pour une grande majorité d’entre eux, de futurs adultes malléables et prêts à vivre dans ce meilleur des mondes qui se dessine : masques en permanence, y compris à la maison, tests pharmaceutiques au premier éternuement, peur maladive des inconnus, santé précaire, vaccinations récurrentes, addiction très grave et quasi permanente aux écrans, injonctions à suivre en fonction du statut de leur « crédit sanitaire », etc. C’est un carnage abominable et nous l’avons laissé se perpétrer devant nous… 

Pour ma part, à l’aune de ces constats, je considère que l’État n’a plus aucune légitimité. Il ne remplit même plus son rôle d’assurer (ou de prétendre assurer) l’égalité entre tous. La « chose publique » (res publica) a été remplacée par la soif inextinguible de puissance et de profits d’une caste. 

Ce qui me différencie notablement des associations de « résistance » venues témoigner dans le dernier numéro de ce journal. Elles invoquent le droit, la science moderne et utilisent l’Internet. Ce qui revient à défendre et légitimer les trois piliers du capitalisme industriel dans son étape numérique actuelle. Pour se faire entendre, elles créent des sites et des chaînes YouTube (propriété de Google), elles comptabilisent leurs « followers ». Ce qui revient à dire qu’elles nourrissent encore davantage l’aliénation terrible de nos vies au système technicien connecté. Elles donnent ainsi l’illusion que, par l’intermédiaire de cette mégamachine de destruction, nous pourrions résister et infléchir quelque peu la trajectoire totalitaire sur laquelle nous nous trouvons. Or la différence entre l’épidémie du covid et la dernière grande épidémie de 1969, c’est Internet. C’est Internet qui a permis le basculement dans le temps du confinement et du contrôle total, du « crédit sanitaire ». 

Le pouvoir n’attend que cela. Que nous utilisions Internet pour râler, contester, manifester, ester ou crier. Que nous soyons addicts à nos écrans pour nous suivre à la trace et nous indiquer, subrepticement, la marche vers la soumission totale. C’est la science moderne, aux mains de la puissance financière industrielle, qui a réussi à imposer une médecine technique et chimique, basée sur la vaccination de masse, afin d’aliéner les humains et les priver de leur choix d’une vie libre. 

Je n’évoque pas les mines à ciel ouvert, les quantités astronomiques de pétrole, de produits chimiques et d’eau, les camions, les machines immenses qui sont nécessaires pour extraire les minerais, métaux et terres rares utilisés pour fabriquer les milliards de machines reliées entre elles pour permettre la vie connectée. Pas plus que les esclaves indispensables pour assembler tous ces ordinateurs et ces smartphones et permettre leur vente à des prix très bas. Et que seules des multinationales organisées mondialement peuvent financer et mettre en branle cette organisation industrielle… 

Il n’existe, à mon sens, aucune résistance possible à la dérive totalitaire et sanitaire si elle est dépendante d’une vie connectée aux écrans qui, clic après clic, augmentent la puissance des géants du numérique. Ces derniers marchent main dans la main avec les États et les grands groupes agroalimentaires ou pharmaceutiques. Rivés à nos smartphones, nous devenons des humains robotisés, mutilés de notre âme créative, atrophiés de nos corps devenus inertes et qui s’effacent, handicapés de notre vision claire en raison d’une vue abîmée par les heures devant un écran et déracinés de notre terre. Aussi, à nous d’en tirer les conséquences[note] et de tenter d’organiser des villages ou des communes autonomes et libres, débarrassés de l’aliénation aux machines et du joug de l’État[note]. La voie est étroite, périlleuse, mais elle brille comme une étoile au firmament. 

Hervé Krief, jour 304 de l’an 02 (14 janvier 2022). 

Veehouderij van de mensheid: onze eigen vrijheid haten?

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La pandémie est loin d’être terminée, mais il est désormais évident que la liberté des humains est menacée au premier degré par les mesures que les États ont jugé nécessaire de prendre. Pour notre survie ou la leur ? Quoi qu’il en soit, l’ensemble des décisions actuelles convergent vers la transformation rapide de l’humanité en un cheptel de producteurs-consommateurs apeurés les uns par les autres, dans une spirale d’agressivité et de destructivité qui est fort connue depuis des siècles. La cheptelisation de l’humanité devient une perspective crédible à très court terme, mais il ne tient qu’à nous qu’elle soit aussi la dernière carte que nos maîtres peuvent jouer avant leur effondrement.

Arianna Simoncini

Le QR-code du laissez-passer sanitaire ou vaccinal, la 5G, la généralisation du téléphone intelligent (smartphone) comme outil de base permettant la vie en société et tant d’autres éléments bien connus des lecteurs de Kairos tissent autour de nous un véritable filet de contention, et, désormais, de contrôle social et culturel, donc politique, aux mailles de plus en plus serrées. Nous ne sommes plus très loin du contrôle social total à la chinoise, à travers ce que l’on appelle là-bas « le crédit social ». D’ores et déjà, les applications « anti-covid » nous permettent de nous contrôler les uns les autres. 

Cependant, beaucoup de Français refusent d’utiliser leur QR-code et ne se sont fait vacciner que contraints et forcés, sinon ils perdaient leur emploi ; certes, d’autres l’ont accepté avec joie et entrain. Ces derniers sont d’ores et déjà phagocytés par la discipline de la peur, ce moment politique où, comme l’expliquait Erich Fromm en 1941 dans La Peur de la liberté, une large part des humains abdique sans le moindre regret sa liberté pour se fondre dans un troupeau rassurant. La liberté implique en effet de construire sa vie, de prendre des décisions parfois en opposition avec le consensus, de nager à contresens du courant dominant, et tout cela est non seulement fatigant, mais générateur de doutes. Dans une ambiance d’incertitude absolue, l’abdication de sa propre liberté devient une solution facile, et le troupeau est toujours accueillant puisqu’il se reconnaît dans chacun de ses membres apeurés qui ont pris l’ultime décision de ne plus prendre de décision ! 

QUEL ENNEMI NOUS FAIT FACE ? 

Si le troupeau sied au régime de dictature, alors, autant survivre dans le troupeau que tenter l’aventure improbable et dangereuse de la liberté. Le processus d’abdication est d’autant plus facile que nous avons l’impression, même si nous sommes des millions de « rebelles » à l’utilisation du QR-code, que nous faisons face à un pouvoir extrêmement fort. Mais le pouvoir est-il aussi fort que nous le jugeons à première vue ? 

Tout d’abord, remarquons, avec Simone Weil, que « ceux qui ordonnent sont moins nombreux que ceux qui obéissent. Mais, précisément parce qu’ils sont peu nombreux, ils forment un ensemble. Les autres, précisément parce qu’ils sont trop nombreux, sont un plus un plus un, et ainsi de suite. Ainsi, la puissance d’une infime minorité repose malgré tout sur la force du nombre. Cette minorité l’emporte de beaucoup en nombre sur chacun de ceux qui composent le troupeau de la majorité » (Méditation sur l’obéissance et la liberté, 1937-1938). La force du pouvoir auquel nous faisons face provient donc surtout et avant tout de notre propre incapacité, ou en tout cas de notre difficulté, à nous ressentir comme une masse. Nous ne sommes encore qu’un plus un plus un… 

Or, non seulement nous faisons face au pouvoir des Comités qui ont usurpé le pouvoir gouvernemental (en France, le Conseil scientifique covid-19 et le Conseil de défense sanitaire), mais qui plus est nous devons également affronter, chaque jour, la masse du troupeau apeuré qui est passé d’une discipline de la peur à une « discipline de la haine » (cette dernière expression est due à Régis Duffour, dans un texte qui porte ce titre et n’a, hélas, pas connu le succès qu’il aurait mérité). 

La discipline dont il s’agit se remarque chaque jour : les chefs d’État, les Comités ou Conseils a-démocratiques dont ils se sont entourés pour lutter prétendument contre la pandémie, l’intensification du discours médiatique en faveur du « lobby vaccinal », le rôle de plus en plus répressif joué par des organismes de contrôle professionnel comme l’Ordre des médecins, l’incertitude générale concernant l’avenir et tant d’autres facteurs négatifs jouent tous à fond pour renforcer cette discipline de la haine. La division du corps social s’accentue chaque jour, en désignant un bouc émissaire fort commode : le non-vacciné, le non-QR-codisé. 

SI TOUT BASCULAIT… 

La situation sociale en France se caractérise désormais par la division du corps social en trois fractions : les vaccinés heureux et haineux des autres ; les vaccinés par contrainte qui refusent d’utiliser leur QR-code dont ils sentent à quel point il est utilisé à des fins de caractère dictatorial ; les non-vaccinés qui le refusent pour la plupart, pas tant par rejet du vaccin que par l’horreur absolue que leur inspire la société totalitaire montante et désormais en construction sous nos yeux enfin dessillés. Les vaccinés heureux constituent vraisemblablement une grosse minorité, ou alors une très faible majorité, mais, dans les médias, leur position est archi-majoritaire. Se pose donc pour nous l’éternelle question : que faire ? Comment renverser le cours des choses ? 

Dans un régime antidémocratique comme l’est devenue la France, dans lequel l’Exécutif assume la totalité du pouvoir et a anéanti le Législatif et le Judiciaire, la lutte ne semble pourtant pas terminée au cœur même de l’État. Certains éléments regrettent semble-t-il le « monde d’avant », celui où, justement, l’Assemblée ou les magistrats avaient encore quelque rôle à jouer. Il est tout à fait plausible que ces contradictions parmi les tenants du pouvoir expliquent l’incohérence des mesures prises. Mais, on en conviendra aisément, si la lutte contre l’évolution totalitaire ne se situe plus qu’entre les diverses factions qui se disputent actuellement le pouvoir, cela n’augure rien de positif ni à court terme, ni même à moyen terme. 

L’histoire peut sans doute nous inspirer, même si elle ne repasse jamais les plats, selon l’expression consacrée. Les plats, sans doute pas, mais certaines situations à travers l’histoire offrent des similarités troublantes. En l’occurrence, nous assistons, depuis deux ans maintenant, à la décomposition évidente d’un monde, d’une civilisation – et pas seulement d’un système productif fondé sur l’industrie comme dans les décennies d’après-guerre. Nous avons été nombreux à anticiper ce déclin irréversible depuis des années et même des décennies, mais peu importe. Ce qui compte désormais est que nous sommes nombreux à comprendre que le monde d’avant n’existera plus jamais, que des pays comme la Belgique ou la France n’auront plus rien de démocratique ni de républicain (au sens où la « chose publique » doit être au service des citoyens) pour les années à venir (ou peut-être une ou deux décennies, qui sait ?), et qu’il nous faut donc nous retrousser les manches pour inventer autre chose. De toute façon, c’est bien ce monde d’avant qui a accouché de ce qui advient. Posons-nous donc la question de savoir comment nous en sommes arrivés là, et tâchons de comprendre enfin ce que nous devons construire pour que, dans un avenir pas trop lointain si possible, nous puissions enfin voguer vers des cieux beaucoup plus cléments pour les humains et pour cette planète à bout de souffle. 

Philippe Godard 

Staten en de Markt meer dan ooit verenigd in geweld

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B. L. : Percevez-vous l’émergence de formes nouvelles ou inédites de la violence liées à la pandémie ? Ou bien n’est-ce qu’un recyclage de la violence endémique qu’a toujours connu la civilisation, un ancien vin dans un nouveau tonneau ? 

F. C. : Ces deux dernières années de pandémie sont largement inédites, y compris pour les violences variées qu’elles ont inaugurées : violence de la maladie et de sa diffusion à une échelle mondiale, violence socio-économique des conséquences du grand coup d’arrêt de 2020 pour les plus défavorisés, violence psychique rentrée des jeunes forcés de se confiner, violences domestiques redoublées, violence du chantage biopolitique à la vaccination et violence inverse du déni complotiste d’une maladie qui tue, violence de l’état d’exception sanitaire et médical, violence des pressions subies par les travailleurs pauvres et migrants requis pour nos fameux besoins « essentiels » et aussi par les personnels soignants, sur fond d’essorage néolibéral de l’hôpital et de la santé — et violence plus large faite à la nature et aux formes de vie par le Capital et l’anthropocentrisme telle qu’une telle maladie, dans sa genèse comme ses conséquences, l’a révélée crûment… 

Dans Le déchaînement du monde. Logique nouvelle de la violence (La Découverte, 2018), vous écrivez, p. 138 : « [L’État] ne fait plus, aujourd’hui […] que contrôler, resserrer les filets d’une vaste surveillance comptable et comportementale surdéterminée par les exigences du marché ». De l’État ou du marché globalisé, lequel menace avant tout les droits humains, et où faut-il porter le fer de la résistance en priorité ? 

Il est devenu difficile de les distinguer nettement, tant l’État est le bras légal et policier du marché et celui-ci la condition logistique et désirante d’une certaine obéissance à l’État… Leur alliance dans la gestion de cette pandémie est d’ailleurs inédite, exclusivisme marchand des grands labos pharmaceutiques et état d’exception juridique marchant ici main dans la main… Le contrôle lui-même suppose une telle alliance entre policiers et géants du numérique, vendeurs de dispositifs de surveillance et administrations les encadrant légalement : c’est une telle alliance qui a permis de surveiller les télétravailleurs, les réfractaires au vaccin, les citoyens désertant les villes, les désocialisés, etc. — et à la faveur de ces deux années de cauchemar, de faire gagner vingt ans aux industries de l’écran et des réseaux, qui n’auraient jamais osé rêver pareille avancée… 

Dans le même essai, vous pointiez le « resserrement du corset biopolitique », en prenant les exemples de la violence obstétricale et du contrôle de la santé permanent. Avons-nous fait un saut qualitatif et/ou quantitatif dans ce domaine depuis mars 2020 ? 

Ce n’est plus un corset biopolitique spécifique ou local, c’est la surdétermination de tout le reste — économie, vie sociale, institutions, société civile, subjectivités — par une logique biopolitique d’ensemble qui confine (si j’ose dire) au chantage pur et simple : accepter de protéger la vie, du moins la santé, quelle que soit la forme de vie dans laquelle on végète, ou alors être un ennemi de tous, et en attendant, de l’État… Demandez aux gens plutôt sages (pas des anarchistes échevelés) à qui on a interdit pendant des mois d’aller voir leurs vieux parents dans des maisons de retraite transformées en prisons, soi-disant pour leur survie (alors que ces vieux en mouraient, de tristesse et de solitude), et vous vous rendrez compte qu’ils étaient à deux doigts de défoncer la façade de ces institutions avec une voiture-bélier… Un tel chantage biopolitique fait donc aussi réagir en nous la forme de vie, la résistance individuelle et collective aux prescriptions aveugles de l’État-marché… 

La gauche dans son ensemble (institutionnelle, syndicale, radicale, écologiste) a abandonné le terrain de la contestation des politiques sanitaires à la droite (libérale, conservatrice ou extrême). Est-ce une erreur tactique et/ou le reflet d’une profonde divergence de vues sur le dosage à faire entre égalité et liberté ? 

La gauche a abandonné pas mal de terrains, et depuis longtemps — la défense des classes populaires, de la justice sociale, des minorités radicales, etc. Et dans sa spirale de déclin elle a sans doute tellement peur de perdre en respectabilité et en légitimité son tout dernier pré carré électoral (lui-même triste peau de chagrin) qu’elle ne voudrait pas se trouver associée à des résistants sans étiquette, des complotistes ou des shamans… Mais c’est surtout son suivisme politique, sa façon d’emboîter le pas aux politiques libérales-autoritaires partout dominantes sans jamais prendre l’initiative d’une opposition frontale — y compris à l’extrême-gauche —, qu’a révélé, ou confirmé, cette triste période. Erreur tactique et aussi révélation d’un épuisement politique : le roi est nu. 

Courons-nous le risque d’un retour de la violence (primaire et étatique) et de la logique du bouc émissaire ? 

Toute crise majeure favorise la désignation d’ennemis symboliques et de bouc émissaires, celle-ci ne faisant pas exception. Mais la violence plus grande et durable vers laquelle elle conduit, y compris le face à face terrible entre un État-marché policier répressif et des catégories de population anomiques ou dépolitisées et imprévisibles mais qui n’ont plus rien à perdre, cette violence n’a pas été déclenchée seulement par la pandémie : elle vient de beaucoup plus loin. Quarante ans de virage néolibéral, d’abandon des politiques sociales, de priorité à la police et à la finance aux dépens de l’éducation et de l’écologie, de crispation idéologique et de diabolisation des minorités, ont grandement préparé le terrain à ce qu’il se passe aujourd’hui — qui non seulement en est le déclic, mais sans doute aussi, comme le montre un Bruno Latour, la conséquence directe… Une telle évolution a rendu possible une pandémie comme celle du Covid. 

Face au danger totalitaire covidien, la résistance active (re) devient-elle légitime ? Violence et non-violence sont-ils des pôles d’opposition absolus ? 

Ce n’est pas à moi de porter un tel jugement. Ce qui est sûr, c’est que la frontière entre violence légitime, du moins non-étatique, et violence illégitime, est de plus en plus floue, de même que la différence entre violence et non-violence — des refus de participer, des obstinations à ne pas se faire vacciner, des occupations de lieux et de rues le samedi, des assauts symboliques contre le siège de tel grand groupe ou de telle institution, étant tous des réactions logiques, en bonne part légitimes, à ce qui nous arrive, et n’étant en quelque sorte ni « violentes » en soi (pas de lynchage, d’armes, d’émeute) ni absolument « non-violentes » (pression physique du nombre, et vraiment résolue). Tout est si neuf, en somme, qu’il faut peut-être abandonner nos signifiants d’hier et nos polarités fatiguées, comme violence/non-violence ou légal/légitime. Mais ça ouvre sur un plus large débat — qu’on aura tôt ou tard. 

Propos recueillis à distance par Bernard Legros, janvier 2022. 

* Historien des idées, professeur d’études américaines à l’Université de Nanterre et essayiste. 

Kunnen onze « democratieën » democratisch worden?

Voies pour un transfert du pouvoir à la société civile

Les événements autour du covid-19 font apparaître plus que jamais à quel point les choix de société ne sont pas le fait de ce qu’on nomme la société civile. Entre autres, divers remèdes et approches sont ignorés ou dénigrés par les autorités, alors même qu’ils suscitent l’intérêt de nombreux citoyens (renforcement de l’immunité, traitement précoce du covid-19…)[note]

Parallèlement, l’option vaccinale est imposée, contre la volonté de beaucoup et suite à l’influence de l’industrie.[note]

Ces faits devraient nous rendre plus que jamais attentifs aux modes d’organisation alternatifs, notamment aux voies qui permettraient de conférer un vrai pouvoir décisionnel à la société civile dans son ensemble. De telles voies et dispositifs sont développés depuis longtemps, dans le courant du socialisme libertaire. Parmi les penseurs actuels qui mènent des recherches dans de telles directions, il y a l’économiste Michel Laloux[note] (qui, plutôt que de socialisme libertaire, parle de démocratie évolutive, mais ces approches se rejoignent à de nombreux niveaux).

Un puissant levier de transformation ?

Un exemple des dispositifs traités par ce chercheur : l’orientation individuelle de l’impôt[note]. L’idée est de donner au citoyen la possibilité de choisir lui-même les projets et organismes d’intérêt public qui bénéficieront de ses impôts ; qu’il s’agisse d’organismes actifs dans le domaine de la recherche, de l’enseignement, de l’information… De plus, dans l’approche de Laloux, les organismes finançables de cette manière incluraient également ceux qui émanent non pas du gouvernement, mais de la société civile, pour autant qu’ils soient d’intérêt public (c’est-à-dire à buts non lucratifs et accessibles à tous) : p. ex., associations, médias alternatifs, coopératives à buts non-lucratifs dans leur phase de développement, etc.

« …la morale n’a pas d’autre source, d’autre stimulant (…) que la liberté »

Mikhaïl Bakounine

Cette idée soulève différentes questions, auxquelles nous allons venir, mais ses potentiels sont certainement très importants. Par exemple, y aurait-il grand monde pour choisir de contribuer au développement de fléaux comme les pesticides, le nucléaire, les OGM, ou encore un projet comme la 5G… ? Il n’est sans doute pas trop optimiste de penser qu’une grande partie des citoyens choisirait d’orienter ses parts de financement vers des initiatives sociales et des activités soutenables écologiquement : énergies durables, médecines alternatives, agro-écologie, médias manifestant un vrai souci d’information et d’indépendance, etc. Et le fait que les organismes finançables de cette façon comprendraient ceux qui émanent directement de la société civile augmenterait considérablement les possibilités de celle-ci d’expérimenter et développer ses propres projets. Plus fondamentalement, comme le note Laloux, une telle approche permettrait même un transfert progressif à la société civile du pouvoir exécutif dans son ensemble. Transfert qui ne devrait pas poser problème, car les initiatives et organismes dont il s’agit seraient développés par des praticiens des domaines chaque fois concernés – des gens certainement plus à même de gérer ces domaines que le sont les politiciens. Ce transfert serait bien sûr fortement renforcé si on ajoutait à tout cela la possibilité pour les citoyens de proposer, voire de voter des lois.

Au sujet des questions que posent de tels modes de fonctionnement, il y a celle de savoir s’ils ne causeraient pas un émiettement, une décentralisation excessive. Une autre crainte possible est celle d’un développement d’institutions sectaires ou prosélytiques (en particulier dans l’enseignement). Autre interrogation : ne risque-t-il pas d’y avoir convergence de fonds vers certains organismes au détriment d’autres, qui seraient aussi importants ? Michel Laloux traite en détail de telles questions. Par exemple, au sujet du risque d’un émiettement, il fait observer que celui-ci pourrait être évité par la création de conseils de coordination liés à chaque domaine, et rassemblant les praticiens de ces domaines. Concernant la possibilité de dérives sectaires, il constate que les lois pénales existantes permettraient de prévenir ce risque. À propos de la question de la répartition des fonds, Laloux met en avant la possibilité d’élaborer des règles qui établiraient que si les montants reçus par tel organisme dépassaient un certain plafond, l’excédent pourrait être transmis à un autre organisme basé sur des objectifs équivalents[note].

Illustration : Noir & Clair

Responsabiliser en donnant des responsabilités

Une autre observation encore contribue à mettre en valeur les potentiels de ces idées : la liberté et le souci du social sont intimement liés. Cela s’est déjà vérifié lors d’initiatives qui vont dans la direction ébauchée ici. P. ex., comme l’a noté Michel Laloux (même s’il est critique sur l’initiative en question), une expérimentation comme les chèques éducation. Si cet instrument pose divers problèmes, il a cependant l’intérêt de permettre au citoyen de contribuer davantage et directement au financement du type d’enseignement de son choix. Ce qui a permis cette observation très intéressante : dans les quartiers défavorisés où ce système a été utilisé, on a constaté une baisse de la violence ; conséquence, visiblement, de la remise dans les mains des citoyens de ce pouvoir de décision[note].

Dans ce sens, Bakounine déjà avait bien saisi qu’un des meilleurs moyens de responsabiliser est précisément de donner des responsabilités : « (…) comme la morale n’a pas d’autre source, d’autre stimulant (…) que la liberté, et comme elle n’est elle-même rien que la liberté, toutes les restrictions qu’on a imposées à cette dernière dans le but de protéger la morale ont toujours tourné au détriment de celle-ci[note]. »

Espérons que les dérives outrancières actuelles amènent un maximum de personnes à prendre mieux conscience de tout cela, et à promouvoir des approches comme celles abordées ici.

Pour d’autres idées de ce genre et bien plus de développements, voir e. a. : https://www.civiliens.net/

Brief aan de voorzitter van de Nationale Medische Associatie


De heer Benoît Dejemeppe
Voorzitter van de Nationale Medische Associatie
Place de Jamblinne de Meux 34 – 35
1030 Brussel

13 februari 2022

Sir,

Ik was 71 jaar oud in oktober 2021 toen ik een ernstige coviditeit kreeg die me het leven had kunnen kosten volgens mijn schoondochter, oncoloog in het CHU in Luik waar ik was opgenomen. Ik ben van mening dat u en de Medische Vereniging die u leidt verantwoordelijk zijn voor de rampzalige situatie waarin ik terecht ben gekomen en waarvan ik nu nog steeds de gevolgen ondervind door aanhoudende vermoeidheid. In het eerste stadium van de ziekte, de eerste acht dagen met hoest en koorts, had ik geen toegang tot een snelle behandeling en natuurlijk ook geen arts om die voor te schrijven. Op de achtste dag moest ik worden opgenomen op de spoedafdeling van het Universitair Ziekenhuis van Luik, waar ik uiteindelijk tien dagen verbleef om te herstellen van de overmatige ontsteking en longontsteking die het gevolg waren van de virusinfectie (één nacht op de spoedafdeling en negen nachten op de afdeling infectieziekten), waarbij ik werd behandeld met zuurstoftherapie en dexamethason. Toen ik thuiskwam, had ik nog vijf dagen een zuurstofconcentrator. Ik moet erop wijzen dat ik, afgezien van mijn leeftijd, geen risicofactoren had en dat integendeel, naast andere preventieve maatregelen, de komst van dit virus mij ertoe heeft aangezet de tien kilo overgewicht te verliezen die ik twee jaar geleden had.

Ik vind het nog steeds moeilijk te geloven dat in België vandaag, twee jaar na het begin van de epidemie, covidepatiënten er nog steeds toe beperkt zijn thuis te blijven zonder behandeling, met uitzondering van paracetamol, dat alleen de symptomen behandelt en zijn eigen ongemakken heeft, en telefonisch met hun arts te communiceren. Het merendeel van de artsen heeft onder uw bevel inderdaad zijn eed van Hippocrates verloochend en is dus, net als u, verantwoordelijk voor een groot aantal sterfgevallen, zoals dat van een 82-jarige vriend die in goede gezondheid verkeerde – Paul Lannoye, u moet hem kennen, hij was onder meer lid van het Europees Parlement – en een buitensporig groot aantal ernstig zieke patiënten zoals ik. Degenen die, zoals Dr. Alain Colignon, hem trouw zijn gebleven, staan onder ongelooflijke druk om in het gareel te lopen (welke?) en hebben geen of slechts beperkte toegang tot onschadelijke maar doeltreffende antivirale moleculen als ivermectine en hydroxychloroquine, zoals blijkt uit de vele landen waar deze op grote schaal beschikbaar zijn en worden gebruikt.

Ik smeek u uw mea-culpa te doen nu het nog kan (het zou ook in uw belang zijn) en Dr. Alain Colignon en de artsen te ontvangen die hun mooie beroep verdedigen met eerbiediging van de eed van Hippocrates en waarvan hij in feite een eerbiedwaardige en gerespecteerde woordvoerder is.

Met mijn beste groeten,

Francis Leboutte

Lettre au président de l’Ordre National des Médecins


Monsieur Benoît Dejemeppe
Président de l’Ordre National des Médecins
Place de Jamblinne de Meux 34 – 35
1030 Bruxelles

13 février 2022

Monsieur,

J’avais 71 ans en octobre 2021 lorsque j’ai fait un covid grave qui aurait pu me coûter la vie aux dires même de ma belle-fille cancérologue au CHU de Liège où j’ai été hospitalisé. J’estime que vous et l’Ordre des médecins que vous dirigez êtes responsables de la situation désastreuse dans laquelle je me suis trouvé et dont je paye encore les conséquences aujourd’hui par une fatigue persistante. En effet, durant le premier stade de la maladie, ces huit premiers jours où je présentais de la toux et de la fièvre, je n’ai eu accès à aucun traitement précoce et, bien évidemment, non à plus à un médecin pour me le prescrire. Au huitième jour arriva ce qui devait arriver : admission aux urgences du CHU de Liège où j’ai finalement séjourné dix jours pour me rétablir d’une inflammation excessive et d’une pneumonie consécutive à l’infection virale (une nuit aux urgences et neuf nuits dans le service des maladies infectieuses), en étant soigné par oxygénothérapie et de la dexaméthasone. À mon retour à la maison, j’ai encore disposé d’un concentrateur d’oxygène pendant cinq jours. Je précise que, en dehors de l’âge, je n’avais aucun facteur de risque et qu’au contraire, parmi d’autres mesures préventives, l’arrivée de ce virus m’avait incité à perdre les dix kilos de surpoids que j’affichais il y a deux ans.

J’ai toujours du mal à croire qu’en Belgique aujourd’hui, deux ans après le début de l’épidémie, les malades du covid en soient toujours réduits à rester chez eux sans traitement, à l’exception du paracétamol, qui ne traite que les symptômes et porte son propre lot d’inconvénients, ainsi qu’à communiquer avec leur médecin par téléphone. La majorité des médecins, sous vos injonctions, ont en fait renié leur serment d’Hippocrate et, comme vous-même, sont de ce fait responsables d’un grand nombre de morts, comme celle d’un ami de 82 ans qui était en pleine forme – Paul Lannoye, vous devez le connaître, il a notamment été député européen – et d’un nombre excessif de malades gravement atteints comme moi-même. Ceux qui, comme le docteur Alain Colignon, lui sont restés fidèles subissent des pressions invraisemblables pour rentrer dans le rang (lequel ?) et n’ont pas, ou difficilement, accès à ces molécules antivirales anodines, mais efficaces comme l’ivermectine et l’hydroxychloroquine, comme en témoignent les nombreux pays où elles sont en vente libre et largement utilisées.

Je vous prie de faire votre mea-culpa tant qu’il est encore temps (ce serait aussi dans votre intérêt) et de recevoir le docteur Alain Colignon et les médecins qui défendent leur beau métier dans le respect du serment d’Hippocrate et dont il est de fait un respectable et respecté porte-parole.

Avec mes meilleures salutations,

Francis Leboutte

De stilte van de slippers…

Brief van onze advocaat aan de Vereniging van Beroepsjournalisten – 16.02.22

Beste AJP-leden,

Allereerst ben ik verbaasd, met spijt, over uw stilzwijgen over mijn vorige mailings.

Bovendien lijkt het feit dat journalisten nu administratief worden gearresteerd uw instelling evenmin te bewegen, hetgeen mij evenzeer verbaast.
Ter informatie, hier is wat er gisteren is gefilmd, voor het geval jullie het allemaal gemist hebben (…) :

In dezelfde geest werd op 23 januari een van de journalisten van het media-agentschap Vécu (met meer geweld) gearresteerd.

Alle beelden zijn beschikbaar op de verschillende publicaties van de betrokken media en deze worden vaak keer op keer uitgezonden.

Kunt u mij dus bij voorbaat zeggen waarom de AJP niet meer gemobiliseerd is tegen dergelijke autoritaire driften en vooral, waarom het nu mogelijk lijkt om de persvrijheid in ons Koninkrijk met voeten te treden zonder dat er een echo te horen is? Keur je deze feiten echt goed?

Wie niet spreekt stemt toe en zwijgen is in die zin ook een antwoord op zichzelf.

Ter informatie: er lopen al klachten bij het Comité P en bij een onderzoeksrechter. Mijn cliënten eisen niettemin een minimum aan steun (en respect) van hun gelijken, zonder discriminatie. Ik ben natuurlijk beschikbaar voor verdere informatie.

Gelieve, dames en heren, de verzekering van mijn respectvolle aandacht te aanvaarden en u bij voorbaat te danken voor het gevolg dat aan deze brief zal worden gegeven.

Toegewijde gevoelens,

Le silence des pantoufles…

Lettre de notre avocate à l’Association des Journalistes Professionnels – 16.02.22

Chers membres de l’AJP, 

Tout d’abord, je m’étonne, avec regret, de votre mutisme quant à mes précédents envois.

Bien plus encore, le fait que des journalistes se fassent désormais arrêter administrativement ne semble manifestement pas non plus émouvoir votre institution, ce qui m’apparaît comme tout aussi surprenant.
Pour information, voici ce qui a pu être filmé hier, au cas où vous seriez tous passé à côté de cette information (…) :

Dans le même ordre d’idées, un des journalistes du média Vécu subissait une autre arrestation (plus musclée) le 23 janvier dernier.

Toutes les images et séquences sont disponibles sur les différentes publications des médias concernés et celles-ci sont souvent diffusées à foison, et en boucle.

Dès lors, merci d’avance de me préciser pourquoi l’AJP ne se mobilise pas davantage face à pareille dérive autoritaire et surtout, pourquoi il semble désormais loisible de bafouer la liberté de presse dans notre Royaume sans qu’aucun écho ne s’en fasse ressentir ? Cautionnez-vous réellement ces faits ?

Qui ne dit mot consent et le silence est, en ce sens, lui aussi une réponse en soi.

Pour votre parfaite information, des plaintes auprès du Comité P et auprès d’un juge d’instruction sont déjà en cours. Mes clients réclament néanmoins un minimum de soutien (et de respect) de leurs pairs, sans nulle discrimination. Je me tiens bien entendu disponible pour tout renseignement complémentaire. 

Je vous prie de croire, Mesdames, Messieurs, en l’assurance de ma respectueuse considération et vous remercie d’avance pour les suites qui seront réservées à la présente.     

Sentiments dévoués, 

Arrestation filmée du journaliste Alexandre Penasse, son collègue Daniel et des Français.

Arrestation filmée du journaliste Alexandre Penasse, son collègue Daniel et des Français. Alexandre et les autres ont été libérés. Mille mercis à tous pour votre soutien, indispensable. Mille Mercis au pompier qui a filmé. On lâche rien. Rien!

Verzoekschrift om de hoorzittingen in het debat over verplichte vaccinatie in het Parlement af te ronden

Geachte parlementariërs, dames en heren,

Dit verzoekschrift [note] maakt deel uit van de debatten in de Tweede Kamer, meer bepaald in de Commissie Volksgezondheid, over de Covid-19 vaccinatieplicht.

In die zin wordt u een lijst van negen bijkomende deskundigen voorgelegd om de hoorzittingen te vervolledigen.

Deze negen deskundigen bevestigden hun instemming om aan dit debat deel te nemen (zie bijlage). Het zijn wetenschappelijke, academische, medische, geestelijke gezondheids- en juridische deskundigen:

– Pr. Bernard Rentier, Viroloog en bioloog gespecialiseerd in zoölogische wetenschappen, voormalig rector van de Universiteit van Luik,

– Pr. Denis Flandre, ingenieur (DNA- en antigene testtechnologieën, ademhalingsmeting, luchtkwaliteit en ventilatie, enz.), UCLouvain,

– Pr. Christine Dupont, bio-ingenieur (intergenerationele overdracht, formulering van vaccins, enz.), UCLouvain,

– Caroline Vandermeeren, bio-ingenieur (gespecialiseerd in industriële (micro)-biologie), doctor in de biotechnologie en de biochemie, zelfstandig consultant in de farmaceutische en de biotechnologiesector,

– Pr. Elisabeth Paul, Gezondheidsbeleid en -systemen (socio-economische determinanten van gezondheid, enz.), ULB,

– Gary Fass, vaatchirurg, patiënt begeleider,

– Jean Van Hemelrijk, Psycholoog,

– Audrey Despontin, advocaat, lid van het privaatrechtelijk centrum van de ULB,

– Audrey Lackner, advocaat.

Het doel van dit verzoekschrift is ervoor te zorgen dat deze negen deskundigen in bovengenoemd debat kunnen worden gehoord.

Dit is van belang om het debat te verdiepen, het zo volledig mogelijk te maken en rekening te houden met de mening van diverse academici, wetenschappers en deskundigen op het gebied van de geestelijke gezondheid, alsmede van op dit gebied gespecialiseerde juristen. Dit is een uiterst complex en gevoelig debat. Het is dan ook van essentieel belang dat het zoveel mogelijk meningen weerspiegelt, zodat de parlementsleden een goed geïnformeerd standpunt over het onderwerp kunnen innemen. Voorts lijkt het erop dat in de lijst van 32 door het Gezondheidscomité geselecteerde deskundigen bepaalde profielen of evenwichten ontbreken, zoals de gelijkheid van mannen en vrouwen (die wel in deze lijst is opgenomen), de ondervertegenwoordiging van de geestelijke gezondheidszorg en de juridische sector, enz. Het is derhalve noodzakelijk deze aspecten in het debat te versterken.

Daarom, beste parlementsleden, dames en heren, en op voorwaarde dat dit verzoekschrift het vereiste aantal handtekeningen krijgt, is het wenselijk dat u de negen hierboven voorgestelde deskundigen hoort in het kader van dit fundamentele debat voor de Belgische bevolking.

  1. https://dekamer.mijnopinie.belgium.be/initiatives/i-697

Pétition afin de compléter les auditions dans le cadre du débat sur l’obligation vaccinale au sein de la Chambre

Chers parlementaires, Mesdames, Messieurs,

Cette pétition [note] s’inscrit dans le cadre des débats qui ont lieu au sein de la Chambre des représentants, plus précisément au sein de la Commission Santé, en ce qui concerne l’obligation vaccinale du Covid-19.

En ce sens, une liste de neuf experts supplémentaires vous est soumise afin de compléter les auditions.

Ces neuf experts ont confirmé leur accord pour faire partie de ce débat (voy. ci-joint). Il s’agit d’experts scientifiques, académiques, ainsi que provenant des secteurs de la médecine, de la santé mentale et juridique :

–       Pr. Bernard Rentier, Virologue et biologiste spécialisé en sciences zoologiques, ancien recteur de l’Université de Liège,

–       Pr. Denis Flandre, Ingénieur (technologies des tests ADN et antigéniques, mesure de la respiration, qualité de l’air et ventilation, etc), UCLouvain,

–       Pr. Christine Dupont, Bio-ingénieur (transmissions intergénérationnelles, formulation de vaccins, etc), UCLouvain,

–       Caroline Vandermeeren, Bio-ingénieur (spécialisée en (micro)-biologie industrielle), Docteur en biotechnologie et biochimie, conseillère indépendante dans le secteur pharmaceutique et biotechnologique,

–       Pr. Elisabeth Paul, Politiques et systèmes de santé (déterminants socio-économiques de la santé, etc), ULB,

–       Gary Fass, Chirurgien vasculaire, accompagnateur de patients,

–       Jean Van Hemelrijk, Psychologue,

–       Audrey Despontin, Avocate, membre du centre de droit privé de l’ULB,

–       Audrey Lackner, Avocate.

Le but de cette pétition est de faire en sorte que ces neuf experts puissent être entendus dans le cadre du débat mentionné ci-dessus.

Ceci est important afin d’approfondir le débat, qu’il soit le plus complet possible, qu’il prenne en compte les avis de différents experts académiques, scientifiques, du monde de la santé mentale et d’avocates spécialisées en la matière. Il s’agit d’un débat extrêmement complexe et sensible. Par conséquent, il est primordial qu’il reflète le plus d’avis possible pour que les parlementaires puissent se positionner au mieux, en connaissance de cause, sur ce sujet. De plus, il semble que dans la liste des 32 experts choisis par la Commission Santé, certains profils ou équilibres manquent, comme, par exemple, une parité de genres (ce qui a été intégré dans cette liste), une sous-représentation des secteurs de la santé mentale et juridique, etc. Il est donc nécessaire de renforcer ces aspects au sein du débat.

Ainsi, chers parlementaires, Mesdames, Messieurs, et ceci sous la condition que cette pétition reçoive le nombre de signatures requis, il est souhaitable que vous auditionniez les neuf experts proposés ci-dessus dans le cadre de ce débat fondamental pour la population belge.

  1. https://dekamer.mijnopinie.belgium.be/initiatives/i-697

Pomp ik mijn lekke band weer op of repareer ik hem eerst?

Je viens de parler à un quidam qui m’a parlé du pneu crevé de sa voiture. Je lui ai demandé: « Quelle solution as-tu appliquée? ». Il m’a répondu qu’il a téléphoné à son garagiste : celui-ci est venu voir son pneu et lui a dit que la coupure de son pneu était nette et qu’une solution peu onéreuse était possible : un bout de caoutchouc introduit dans le pneu pouvait le réparer. Le coût de la réparation était de ± 10 euros…

Pour l’infection du COVID-19, c’est la même question : faut-il regonfler un pneu crevé après la réparation ou regonfler en permanence un pneu crevé sans le réparer ? La réponse correcte est : réparer le pneu d’abord, puis regonfler le pneu crevé. Curieusement, c’est la même solution pour le COVID-19 :

  • appeler le garagiste (le médecin) ;
  • réparer le pneu crevé avec une rustine (le traitement du COVID-19 : par exemple l’azithromycine et la doxycycline ; ou l’ivermectine avec de l’azithromycine et du zinc comme en Inde) ;
  • regonfler le pneu crevé avec de l’air (l’oxygénothérapie)

Récemment, j’ai eu une expérience désagréable : j’ai proposé à une collègue médecin d’un hôpital un traitement à base de ces deux antibiotiques pour une patiente atteinte du COVID-19. Après 30 secondes de conversation, elle m’a raccroché au nez… Sans qu’il y ait eu un débat scientifique. Alors que j’ai traité plus 300 patients du COVID-19 depuis le 11 novembre 2020. La patiente était la tante d’une de mes patientes : elle a été i(e)ntubée et est morte[note]. A son fils, on lui avait promis que s’il les autorisait à l’intuber, il pourrait la voir tous les jours. A l’hôpital, ils n’ont même pas la décence de tenir leur promesse : il n’a pas pu la voir tous les jours. Et puis elle est morte. Dur, dur de faire le deuil dans pareilles circonstances… Regonfler un pneu (l’oxygénothérapie) sans la rustine (le traitement efficace du COVID-19) est potentiellement mortel.

C’est du bon sens.

Au XIXème siècle, Semmelweis l’avait dit avant tout le monde : appliquez mon traitement et vous éviterez que les femmes meurent d’une maladie infectieuse. Il a fallu 30 ans avant de reconnaître qu’il avait raison. Au XXIème siècle, d’autres médecins disent : donnez le traitement antibiotique précocement contre le COVID-19 et vous éviterez que les patients meurent du COVID-19. Combien de morts avant l’application généralisée de ce traitement ? Il serait temps que les médecins généralistes reprennent les rennes du pouvoir de la santé des gens en jouant leur rôle de première ligne : écouter, soigner et traiter tous les malades peu importe leur maladie. Et jouer leur rôle de gardien de but dans un système de soins de santé efficace et soucieux de la santé de la population. Si les médecins généralistes ne reprennent pas leur rôle de première ligne, cela pourrait être la mort à long terme de la médecine générale… Ou va-t-on nous remplacer par des robots et par « l’intelligence artificielle » ? Afin d’éviter une telle prédiction désastreuse, la solution passera par un désenvoûtement et un examen de conscience afin d’éviter les dépressions ou les suicides des soignants…

Je regonfle mon pneu crevé ou je rustine d’abord ?

Je viens de parler à un quidam qui m’a parlé du pneu crevé de sa voiture. Je lui ai demandé: « Quelle solution as-tu appliquée? ». Il m’a répondu qu’il a téléphoné à son garagiste : celui-ci est venu voir son pneu et lui a dit que la coupure de son pneu était nette et qu’une solution peu onéreuse était possible : un bout de caoutchouc introduit dans le pneu pouvait le réparer. Le coût de la réparation était de ± 10 euros…

Pour l’infection du COVID-19, c’est la même question : faut-il regonfler un pneu crevé après la réparation ou regonfler en permanence un pneu crevé sans le réparer ? La réponse correcte est : réparer le pneu d’abord, puis regonfler le pneu crevé. Curieusement, c’est la même solution pour le COVID-19 :

  • appeler le garagiste (le médecin) ;
  • réparer le pneu crevé avec une rustine (le traitement du COVID-19 : par exemple l’azithromycine et la doxycycline ; ou l’ivermectine avec de l’azithromycine et du zinc comme en Inde) ;
  • regonfler le pneu crevé avec de l’air (l’oxygénothérapie)

Récemment, j’ai eu une expérience désagréable : j’ai proposé à une collègue médecin d’un hôpital un traitement à base de ces deux antibiotiques pour une patiente atteinte du COVID-19. Après 30 secondes de conversation, elle m’a raccroché au nez… Sans qu’il y ait eu un débat scientifique. Alors que j’ai traité plus 300 patients du COVID-19 depuis le 11 novembre 2020. La patiente était la tante d’une de mes patientes : elle a été i(e)ntubée et est morte[note]. A son fils, on lui avait promis que s’il les autorisait à l’intuber, il pourrait la voir tous les jours. A l’hôpital, ils n’ont même pas la décence de tenir leur promesse : il n’a pas pu la voir tous les jours. Et puis elle est morte. Dur, dur de faire le deuil dans pareilles circonstances… Regonfler un pneu (l’oxygénothérapie) sans la rustine (le traitement efficace du COVID-19) est potentiellement mortel.

C’est du bon sens.

Au XIXème siècle, Semmelweis l’avait dit avant tout le monde : appliquez mon traitement et vous éviterez que les femmes meurent d’une maladie infectieuse. Il a fallu 30 ans avant de reconnaître qu’il avait raison. Au XXIème siècle, d’autres médecins disent : donnez le traitement antibiotique précocement contre le COVID-19 et vous éviterez que les patients meurent du COVID-19. Combien de morts avant l’application généralisée de ce traitement ? Il serait temps que les médecins généralistes reprennent les rennes du pouvoir de la santé des gens en jouant leur rôle de première ligne : écouter, soigner et traiter tous les malades peu importe leur maladie. Et jouer leur rôle de gardien de but dans un système de soins de santé efficace et soucieux de la santé de la population. Si les médecins généralistes ne reprennent pas leur rôle de première ligne, cela pourrait être la mort à long terme de la médecine générale… Ou va-t-on nous remplacer par des robots et par « l’intelligence artificielle » ? Afin d’éviter une telle prédiction désastreuse, la solution passera par un désenvoûtement et un examen de conscience afin d’éviter les dépressions ou les suicides des soignants…

Enige informatie over de Notre-Dame de Grâce kliniek in Gosselies

Hier volgt enige informatie over de kliniek Notre-Dame de Grâce in Gosselies (« CNDG »).

Onlangs heeft directeur Sylvie X tijdens een vergadering met de artsen/verplegers die verantwoordelijk zijn voor de afdelingen, gesproken over de toekomst van de niet-gevaccineerde verzorgers. De laatste antwoordde, en ik citeer, « het is bijna voorbij voor de harde kern ».

In de e-mail van 22/12/2021 die aan alle personeelsleden is gestuurd, verduidelijkt directeur Sylvie X het standpunt van de CNDG over het wetsontwerp:

« Het spreekt vanzelf dat wij, wanneer het eenmaal wet is geworden, de wet zullen eerbiedigen, zoals wij dat in al onze handelingen doen. Er zullen zowel tijdelijke maatregelen (b.v. het regelmatig testen van niet-gevaccineerd personeel) als permanente maatregelen (b.v. het beëindigen van de samenwerking met niet-gevaccineerd personeel) worden genomen.

Vaccinatie is tot op heden de beste bescherming van onze patiënten, ons personeel en de gehele bevolking tegen de medische en maatschappelijke gevolgen van deze epidemie. Het is ook de beste verdediging tegen de ineenstorting van ons ziekenhuiswezen.

Wij zouden het uiteraard betreuren indien sommigen onder u het recht zouden verliezen om hun beroep uit te oefenen omdat zij geweigerd hebben zich te laten vaccineren. We hopen dus dat de laatste weifelaars de sprong wagen en zich gaan laten vaccineren: dat is mijn wens voor hen voor begin 2022. »

Wat valt er te zeggen over het gedrag van de hygiënische verpleegster van het ziekenhuis (mevr. Evelyne Y) die, sinds het begin van deze pseudo-gezondheidscrisis, een PCR-testalinist geworden is tegenover zorgverstrekkers, technisch personeel en patiënten.

Deze PHN heeft nooit Sciensano’s procedures gevolgd voor risicovolle contacten.

De Sciensano procedures stellen dat: « Een gezondheidswerker wordt alleen als hoogrisicocontact beschouwd als er contact is geweest met een COVID-19-geval tijdens verzorging of medisch onderzoek binnen 1,5 meter van het geval, zonder het gebruik van aanbevolen persoonlijke beschermingsmiddelen.

Maar ondanks het ontbreken van een bewezen hoog-risico-contact (zoals gedefinieerd door Sciensano) worden de verzorgers regelmatig door de volksgezondheidsverpleegkundige lastig gevallen om PCR-tests uit te voeren.

Dit is in het eigenbelang van de verpleegster in de gezondheidszorg, die graag interne tracering doet om te weten wie positief is (toch mag alleen de bedrijfsgeneeskunde collectieve screening doen).

Ongevaccineerde verzorgers worden zonder reden de les gelezen. De hygiënische verpleegster (mevrouw Evelyne Y) kijkt zelf naar het resultaat van de PCR-test (uitgevoerd in het ziekenhuislaboratorium) en informeert de werkneemster. Het medisch beroepsgeheim wordt met voeten getreden, privacybescherming bestaat niet.

Hoeveel onnodige en niet-reglementaire PCR-tests zijn er uitgevoerd?

HEEL VEEL!

De PHN moet zeker geloven dat geld uit de lucht komt vallen!

Wat de tracering van ziekenhuispatiënten betreft, worden alle patiënten in het ziekenhuis elke week één keer getest (PCR-test). Er is geen medische reden, behalve dat het de verpleegster van Volksgezondheid gerust stelt.

Quelques informations concernant la Clinique Notre-Dame de Grâce à Gosselies

Voici quelques informations concernant la Clinique Notre-Dame de Grâce à Gosselies (« CNDG »).

Dernièrement, lors d’une réunion avec les médecins/infirmiers chefs de services, la directrice Sylvie X s’est exprimée concernant l’avenir des soignants non vaccinés. Cette dernière a répondu, je cite « c’est bientôt terminé pour le noyau dur ».

Dans l’e-mail du 22/12/2021 envoyé à l’ensemble du personnel, la directrice Sylvie X clarifie la position de la CNDG concernant l’avant-projet de loi  :

« il va de soi que, à partir du moment où il sera devenu une loi, nous respecterons la loi, comme nous le faisons dans toutes nos actions. Que ce soit les mesures temporaires (tests réguliers du personnel non vacciné par exemple) ou les mesures définitives (pouvant aller jusqu’à la fin de collaboration avec les membres du personnel non vaccinés), nous les appliquerons.

La vaccination est, à ce jour, la meilleure protection pour nos patients, le personnel et toute la population contre les conséquences médicales et sociétales de cette épidémie. Elle est également le meilleur rempart contre l’effondrement de notre système hospitalier.

Nous regretterions évidemment que certains d’entre vous perdent le droit d’exercer leur métier parce qu’ils refuseraient la vaccination. Nous espérons donc que les derniers hésitants vont franchir le pas et aller se faire vacciner : c’est mon vœu pour eux pour le début de 2022. »

Que dire aussi du comportement de l’infirmière hygiéniste de l’hôpital (madame Evelyne Y) qui, depuis le début de cette pseudo crise sanitaire, est devenue une stalinienne des tests PCR envers les soignants, le personnel technique et les patients.

Cette infirmière hygiéniste n’a jamais respecté les procédures de Sciensano concernant les contacts à risque.

Les procédures de Sciensano précisent que: « un professionnel de santé n’est considéré comme un contact à haut risque que s’il y a eu un contact avec un cas COVID-19 lors des soins ou de l’examen médical à moins de 1,5 mètre de distance, sans utilisation de l’équipement de protection individuelle recommandé. »

Pourtant malgré l’absence d’un contact à haut risque avéré (tel que défini par Sciensano), les soignants se font régulièrement harceler par l’infirmière hygiéniste afin de réaliser des tests PCR.

Ceci dans le propre intérêt de l’infirmière hygiéniste, qui adore faire des tracing internes afin de savoir qui est positif (pourtant, il n’y a que la médecine du travail qui est autorisé à effectuer des dépistages collectifs).

Les soignants non vaccinés se font sermonner sans raison. L’infirmière hygiéniste (madame Evelyne Y) se permet elle-même de regarder le résultat du test PCR (réalisé au laboratoire de l’hôpital) et d’en avertir le travailleur. Le secret médical est bafoué, la protection de la vie privée n’existe pas.

Combien de test PCR inutiles et non réglementaires ont-ils été effectués !?

BEAUCOUP !

L’infirmière hygiéniste doit certainement croire que l’argent tombe du ciel !

Concernant le tracing des patients hospitalisés, chaque semaine, tous les patients de l’hôpital sont testés une fois (test PCR). Il n’y a aucun motif médical, à part que cela rassure l’infirmière hygiéniste.

Vriendelijke herinnering (de oorverdovende stilte van de AJP)

Beste leden van de AJP, Mevrouw SIMONIS,

Verschillende journalisten hebben mij geraadpleegd en hebben zich verbaasd over het schaamteloze stilzwijgen van de AJP over bepaalde gebeurtenissen die hebben plaatsgevonden tijdens de Europese demonstratie van zondag 23 januari (hoewel verschillende video’s sinds die zondagmiddag, d.w.z. meer dan twee dagen, in een loop zijn opgenomen).
In ieder geval eisen zij dat er een klachtendossier wordt geopend, net zoals de leden van de AJP de dag na de demonstraties van 7 juni 2020 hebben gedaan en bepleit[note].
De collectieve klacht die voor de gelegenheid werd ingediend, heeft duidelijk niet het verwachte effect gesorteerd, namelijk, en ik citeer:  » dat de politie journalisten op het terrein laat werken  » en het lijkt noodzakelijk om opnieuw met de betrokken autoriteiten in uw hoedanigheid te interveniëren.
De betrokken journalisten en media zijn inderdaad verbaasd over het totale gebrek aan reactie wat hen betreft, terwijl de AJP op 20 december nog aan de kaak stelde dat : « Geen journalist moet vrezen voor zijn of haar veiligheid omdat ze hun werk doen « .

Bovendien heeft de AJP bijna een maand geleden zelfs een civiele procedure aangespannen (!), met als argument dat  » Geweld, beledigingen en vooral het gebruik van een verblindende spray door de aanvallers om journalisten te verhinderen hun werk te doen, moeten onvoorwaardelijk worden veroordeeld « , zei hij in zijn interventie namens journalist Eric Boever[note]Dit leidt tot nog meer onbegrip bij de voornaamste belanghebbenden.
Om u te overtuigen van de legitimiteit van hun beweringen, nodigen de media Vécu, evenals de media Kairos, u uit om vanaf nu twee bijzonder schokkende sequenties te bekijken, waarvan ik hoop dat ze u zullen doen reageren [note] [note].
Het is ontstellend dat dergelijke steeds terugkerende praktijken (willekeurige arrestatie en onevenredig gebruik van traangas!) nog steeds tot totale straffeloosheid kunnen leiden, zonder dat de AJP zich daar ook maar enigszins aan stoort, temeer daar, zoals u in de laatste sequentie zult zien, de heer Penasse niet nalaat zijn beroepskaart te gebruiken om te trachten zich tegen een dergelijke aanval te beschermen.
Indien nodig bevestigen wij dat de aanwezigheid van deze journalisten eveneens onontbeerlijk is, omdat zij ons in staat stelt bepaalde bewijzen te bewaren en te verzamelen van andere evidente politiemisbruiken, die in alle hevigheid en steeds systematischer tegen gewone burgers worden begaan [note].
Een andere reden voor hun persoonlijke aanwezigheid in het veld (en vele genomen risico’s…), in hun onmiskenbare hoedanigheid van journalisten.
Gezien het bovenstaande hoop ik dat u het ermee eens zult zijn dat deze situatie in haar huidige vorm onaanvaardbaar is en dat zij krachtig en zonder discriminatie moet worden aangepakt.
Temeer daar zich nog maar twee weken geleden, op 9 januari 2022, een ander onverwacht tafereel voordeed toen enkele politieagenten verschillende journalisten, die allen nog in het bezit waren van een geldige perskaart, zichtbaar« screenden » (wat resulteerde in nog een verwonding bij een van hen…) [note].
In dergelijke omstandigheden lijken veel burgers zich zorgen te maken over een vorm van inertie van uw kant, die hopelijk niet meer latent zal zijn.
Daarom wil ik u bij voorbaat danken voor de snelle en optimale afhandeling van deze brief.
Toegewijde gevoelens,

Onze advocaat

Vriendelijke herinnering (de oorverdovende stilte van de AJP)

Beste leden van de AJP, Mevrouw SIMONIS,

Verschillende journalisten hebben mij geraadpleegd en hebben zich verbaasd over het schaamteloze stilzwijgen van de AJP over bepaalde gebeurtenissen die hebben plaatsgevonden tijdens de Europese demonstratie van zondag 23 januari (hoewel verschillende video’s sinds die zondagmiddag, d.w.z. meer dan twee dagen, in een loop zijn opgenomen).
In ieder geval eisen zij dat er een klachtendossier wordt geopend, net zoals de leden van de AJP de dag na de demonstraties van 7 juni 2020 hebben gedaan en bepleit[note].
De collectieve klacht die voor de gelegenheid werd ingediend, heeft duidelijk niet het verwachte effect gesorteerd, namelijk, en ik citeer:  » dat de politie journalisten op het terrein laat werken  » en het lijkt noodzakelijk om opnieuw met de betrokken autoriteiten in uw hoedanigheid te interveniëren.
De betrokken journalisten en media zijn inderdaad verbaasd over het totale gebrek aan reactie wat hen betreft, terwijl de AJP op 20 december nog aan de kaak stelde dat : « Geen journalist moet vrezen voor zijn of haar veiligheid omdat ze hun werk doen « .

Bovendien heeft de AJP bijna een maand geleden zelfs een civiele procedure aangespannen (!), met als argument dat  » Geweld, beledigingen en vooral het gebruik van een verblindende spray door de aanvallers om journalisten te verhinderen hun werk te doen, moeten onvoorwaardelijk worden veroordeeld « , zei hij in zijn interventie namens journalist Eric Boever[note]Dit leidt tot nog meer onbegrip bij de voornaamste belanghebbenden.
Om u te overtuigen van de legitimiteit van hun beweringen, nodigen de media Vécu, evenals de media Kairos, u uit om vanaf nu twee bijzonder schokkende sequenties te bekijken, waarvan ik hoop dat ze u zullen doen reageren [note] [note].
Het is ontstellend dat dergelijke steeds terugkerende praktijken (willekeurige arrestatie en onevenredig gebruik van traangas!) nog steeds tot totale straffeloosheid kunnen leiden, zonder dat de AJP zich daar ook maar enigszins aan stoort, temeer daar, zoals u in de laatste sequentie zult zien, de heer Penasse niet nalaat zijn beroepskaart te gebruiken om te trachten zich tegen een dergelijke aanval te beschermen.
Indien nodig bevestigen wij dat de aanwezigheid van deze journalisten eveneens onontbeerlijk is, omdat zij ons in staat stelt bepaalde bewijzen te bewaren en te verzamelen van andere evidente politiemisbruiken, die in alle hevigheid en steeds systematischer tegen gewone burgers worden begaan [note].
Een andere reden voor hun persoonlijke aanwezigheid in het veld (en vele genomen risico’s…), in hun onmiskenbare hoedanigheid van journalisten.
Gezien het bovenstaande hoop ik dat u het ermee eens zult zijn dat deze situatie in haar huidige vorm onaanvaardbaar is en dat zij krachtig en zonder discriminatie moet worden aangepakt.
Temeer daar zich nog maar twee weken geleden, op 9 januari 2022, een ander onverwacht tafereel voordeed toen enkele politieagenten verschillende journalisten, die allen nog in het bezit waren van een geldige perskaart, zichtbaar« screenden » (wat resulteerde in nog een verwonding bij een van hen…) [note].
In dergelijke omstandigheden lijken veel burgers zich zorgen te maken over een vorm van inertie van uw kant, die hopelijk niet meer latent zal zijn.
Daarom wil ik u bij voorbaat danken voor de snelle en optimale afhandeling van deze brief.
Toegewijde gevoelens,

Onze advocaat

Aimable rappel (le silence assourdissant de l’AJP)

Chers membres de l’AJP, Madame SIMONIS,

Je suis consultée par plusieurs journalistes qui s’étonnent du mutisme criant de l’AJP concernant certains faits qui se sont produits lors de la manifestation européenne de ce dimanche 23 janvier (alors que différentes vidéos tournent en boucle depuis ce dimanche après-midi, soit depuis plus de deux jours).
Ceux-ci exigent, en tout état de cause, l’ouverture d’un dossier de plaintes, tout comme cela avait été initié et préconisé par les membres de l’AJP dès le lendemain des manifestations du 7 juin 2020[note].
La plainte collective qui fut déposée pour l’occasion n’a manifestement pas produit les effets escomptés, à savoir, je cite : « que la police laisse travailler les journalistes sur le terrain » et il semblerait nécessaire de ré-interpeller les autorités compétentes en votre qualité.
En effet, les journalistes et médias concernés s’étonnent d’un manque total de réaction pour ce qui les concerne, alors que l’AJP dénonçait encore le 20 décembre dernier qu’ : « Aucun journaliste ne devrait craindre pour sa sécurité parce qu’il exerce son métier ».

Bien plus encore, il y a près d’un mois, l’AJP se constituait même partie civile (!), tout en plaidant que « La violence, les insultes et, par-dessus tout, l’utilisation d’un spray aveuglant par les agresseurs pour empêcher les journalistes de faire leur travail, doivent être condamnés sans réserve », ce dans le cadre de son intervention en faveur du journaliste Eric Boever[note], ce qui suscite encore plus d’incompréhension dans le chef des principaux intéressés.
Pour vous convaincre de la légitimé de leurs prétentions, le média Vécu, ainsi que le média Kairos, vous invite, dès à présent, à regarder deux séquences particulièrement choquantes, qui je l’espère, vous feront réagir [note] [note].
Il est effroyable que de telles pratiques récurrentes (arrestation arbitraire et usage disproportionné de gaz lacrymogènes !) puissent encore aboutir à une totale impunité, sans que l’AJP ne s’en émeuve nullement, d’autant plus que comme vous le constaterez dans la dernière séquence, Mr Penasse ne manque pas de faire usage de sa carte professionnelle pour tenter de se protéger d’une telle agression.
Si besoin en est, nous vous confirmons que la présence de ces journalistes est également indispensable, en ce qu’elle permet de conserver et de récolter certaines preuves d’autres abus policiers manifestes, qui sont commis frénétiquement, et de manière de plus en plus systématique, sur de simples citoyens [note].
Autre raison de leur présence personnelle sur le terrain (et nombreuses prises de risques…), en leur qualité incontestable de journalistes.
Eu égard à ce qui précède, j’ose espérer que vous conviendrez que cette situation n’est pas admissible en l’état et qu’il y a lieu d’y réagir fermement, sans nulle discrimination.
D’autant plus qu’il y a seulement deux semaines, le 9 janvier 2022, une autre scène inattendue s’est produite lorsque certains policiers ont visiblement « filtré » plusieurs journalistes, tous encore détenteurs d’une carte de presse valide (ce qui a abouti à une autre blessure de l’un d’entre eux…) [note].
Dans pareilles conditions, beaucoup de citoyens semblent s’inquiéter d’une certaine forme d’inertie de votre part, qui je l’espère, ne sera pas plus latente.
C’est aussi pourquoi, d’avance, je vous remercie pour les suites rapides et optimales qui seront réservées à la présente.    
Sentiments dévoués,

Notre avocate

Interview de Marisa, porte-parole de CONVOY FRANCE, et Florian du convoi Rhône-Alpes

Alors que différents convois partant de divers pays européens approchent de Bruxelles, pour converger le lundi 14 dans et aux abords de la capitale, nous interviewons une porte-parole de CONVOY FRANCE, Marina, et Florian, du convoi Rhône-Alpes.

Covid business, etc..

Alexander De Coo était présent ce 7 février chez Exothera, filiale d’Univercells, pour inaugurer une usine de fabrication de vecteurs viraux, développée en seulement 18 mois, grâce notamment au soutien de la Banque européenne d’investissement; mais aussi du fonds de George Soros, de la Fondation Bill & Melinda Gates. Le Covid, ça rapporte. Pour ceux qui n’ont pas encore compris, on vous aide à démêler la pelote de laine.

OFFICIËLE VERKLARING VAN HET BELGISCH VRIJHEIDSKONVOOI

Februari 2022

Deze beweging is volledig vreedzaam en eist een einde aan alle vrijheidsberovende gezondheidswetten en maatregelen in verband met Covid-19.

Wie zijn wij?

Burgers uit alle lagen van de bevolking en uit alle generaties, die zich zorgen maken over het geleidelijke verlies van onze rechten, genoeg hebben van de vele onsamenhangende en tegenstrijdige maatregelen.

Voor wie is deze beweging bedoeld?

Aan iedereen die door deze maatregelen wordt getroffen: gevaccineerd of niet, ongeacht leeftijd, sociale situatie, enz. Deze beweging wil volledig burgerlijk, neutraal, vreedzaam en verenigdzijn.

Wat is het plan voor het Europese konvooi?

Alle Europese landen worden uitgenodigd om bijeenkomen in Brussel op 14 februari 2022 Alle landen van Europa worden uitgenodigd aan dit evenement deel te nemen, hetzij met hun eigen voertuig, hetzij te voet (vrachtwagen, auto, motorfiets, fiets, enz.).

Wat zijn de eisen?

  • Definitieve stopzetting van alle vrijheidsberovende maatregelen en wetgeving. In het bijzonder de pandemiewet, het dragen van maskers, het covidekaartje, het Waalse « pandemie »-decreet, enz.
  • Onafhankelijke onderzoekscommissies voor: de gezondheidscrisis, het financieel beheer, de vaststelling van maatregelen, het beheer van vaccins en de kosten daarvan.
  • Erkenning van het experimentele karakter van injecties.
  • Onvervreemdbaar recht op medisch beroepsgeheim en bescherming van persoonsgegevens.
  • Transparantie over de bijwerkingen van injecties.
  • Recht op echte participerende democratie.
  • Vrij verkeer voor alle burgers.
  • Het recht om te beslissen welke maatregelen we nemen voor onze gezondheid.
  • Toegang tot gezondheidszorg voor de gehele bevolking, zonder uitzondering.
  • Eerbiediging van de vrijheid van meningsuiting en de persvrijheid.
  • Respect voor de menselijke waardigheid.
  • Het recht om zijn beroep uit te oefenen en waardig te leven van zijn inkomen voor iedereen, zonder uitzondering.
  • Ervoor zorgen dat de rechten van kinderen worden geëerbiedigd en dat hun ontwikkeling wordt gewaarborgd.
  • Toegang tot cultuur en onderwijs voor iedereen, zonder voorwaarden.

Al enkele jaren worden burgergroeperingen, ouders/kinderen, verzorgers, brandweerlieden, medische en sociale hulpverleners, maar ook de politie en het leger genegeerd, ondanks talrijke vreedzame betogingen in heel Europa, soms meerdere malen per week.

De levenskwaliteit van de Europese burgers wordt ernstig aangetast door de financiële situatie van de Europese Unie en de overheids- en bankschulden die de bevolking jarenlang hebben verarmd.

Hoe je dit ook aan de kaak wilt stellen, elke poging wordt systematisch in diskrediet gebracht en van tafel geveegd.

DE MENSEN EISEN DAT ZE NU GEHOORD WORDEN!

De gezondheidscrisis heeft de situatie nog verergerd, waardoor burgers van hun fundamentele vrijheden worden beroofd en sommigen hun beroep niet op een waardige manier kunnen uitoefenen, geen toegang tot gezondheidszorg hebben of niet kunnen reizen. Ook de opvoeding, de ontwikkeling en het welzijn van kinderen zijn ernstig aangetast.

De burgers van het konvooi verwachten dat hun eisen niet alleen worden gehoord, maar ook zo spoedig mogelijk worden bekrachtigd. Net als de Canadezen zullen wij geen genoegen nemen met beloften of halve maatregelen.

STERKTE, EER en SOLIDARITEIT