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[SÉRIE] On parle du 61

On parle du dernier journal Kairos (#61)
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SOMMAIRE:
Et si on reparlait du Pacte d’excellence ?
Jean-Guy Divers

Wokisme : contradictions, deux poids et deux mesures
Nicolas Bart

Totalitarisme et pédophilie

Ukraine et ailleurs : des causes souterraines et une puissante alternative
Daniel Zink

Theodore Kaczynski, alias Unabomber, le prophète armé de la révolution anti-technologie
Kimo

Le retour du Droit ?

Êtes-vous influençables ?
Alain Adriaens

Autonomie ou dépendance ? L’exemple maltais
Olivier Rouzet

Dossier:

École du masque : fermeture définitive

Politique du masque
Philippe Godard

« Protège-toi, protège-moi » Psychopathologie d’une masque-(p)arade
Kenny Cadinu

Nos résistances ont fait reculer le Léviathan

État des lieux scientifique sur l’utilité et l’innocuité du port du masque facial pour la prévention du Sars-cov-2 en population générale

Je t’aime, moi non plus – het einde van de Oekraïens-Poolse romance

Depuis plusieurs semaines, les relations entre la Pologne et l’Ukraine se sont détériorées. Tout a commencé avec l’embargo introduit par la Pologne sur les céréales en provenance d’Ukraine avant d’évoluer vers des allusions claires à la coupure du canal d’approvisionnement des forces armées ukrainiennes. Ce conflit est significatif car la Pologne, qui n’a pas de politique étrangère vraiment indépendante, est la principale plaque tournante pour les livraisons d’armes à l’armée ukrainienne et un allié clé de l’Ukraine. Un tel revirement de la part des autorités polonaises n’est sans doute pas leur initiative. En réalité, le différend sur les céréales n’est qu’un moyen parmi d’autres pour fermer le ‘projet Ukraine’, mis en œuvre par les actions agressives et, au premier abord, incohérentes, des autorités ukrainiennes à l’égard de leurs alliés.

Depuis longtemps, l’importation de produits agricoles ukrainiens en Pologne est une question importante pour Varsovie. Les agriculteurs locaux ont protesté pendant près d’un an contre les conditions de l’accord sur les céréales, qui les avaient privés de leurs revenus et les avaient mis en danger de faillite, sans succès jusqu’à ce que les autorités ne décident d’imposer un embargo sur les céréales ukrainiennes et d’autres marchandises, en plus de réunir une coalition de pays soutenant l’interdiction. À l’approche des élections législatives du 15 octobre, la Pologne se demande ce que son gouvernement fera de la question des céréales ukrainiennes. Les fonctionnaires de Varsovie ont déclaré avec confiance que l’interdiction de livraison serait prolongée, indépendamment des actions de la Commission européenne qui avait approuvé l’embargo jusqu’au 15 septembre.

En réaction, les autorités de Kiev ont interdit aux législateurs ukrainiens de se rendre en Pologne. L’ambassadeur ukrainien en Pologne a ensuite précisé que seuls les voyages de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, les visites liées à l’OTAN ou les invitations officielles seraient autorisés. Selon lui, Kiev aurait du mal à accepter la prolongation de l’embargo en place.

Bien qu’il n’y ait eu aucune réponse officielle de la part des autorités polonaises, l’annonce a suffi pour que les groupes nationalistes du pays recommencent à évoquer la nécessité de rappeler les Ukrainiens à l’ordre. Les spéculations autour de l’expulsion potentielle de ressortissants ukrainiens en âge de combattre et les allégations de liens entre le gouvernement polonais et la mafia ukrainienne ont également contribué à attiser les tensions.

L’absence de réponse des autorités polonaises a été perçue comme une incitation par les Ukrainiens à poursuivre leur pression sur Varsovie. Kiev a menacé de porter plainte contre la Pologne et l’UE auprès de l’OMC si l’embargo sur les céréales ukrainiennes n’était pas levé d’ici le 15 septembre. Le premier ministre ukrainien a également évoqué la possibilité d’interdire l’importation de certaines marchandises polonaises. Bien que ces actions soient peu susceptibles de produire des résultats concrets, elles ont un effet symbolique. Malgré cela, les Polonais ont conclu un accord pour produire des obus de gros calibre pour les forces armées ukrainiennes.

Pendant que le parti au pouvoir Droit et Justice (PiS) en Pologne faisait face à un scandale migratoire, l’opposition a saisi l’opportunité de se joindre à la discussion sur les céréales. Donald Tusk, chef du principal parti d’opposition, s’est trouvé un allié en la personne de Michal Kolodziejczak, chef de l’association d’agriculteurs Agrownia.

Dans ce contexte, le premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a averti la Commission européenne que si celle-ci ne soutenait pas l’interdiction des importations de céréales, la Pologne la prolongerait unilatéralement, les intérêts des agriculteurs locaux étant prioritaires pour Varsovie. Les autorités polonaises ont également fait savoir qu’elles n’appréciaient pas la plainte potentielle de l’Ukraine auprès de l’OMC. Des fonctionnaires européens ont tenté de calmer les Ukrainiens en leur expliquant qu’il s’agissait d’une ‘douloureuse leçon d’intégration européenne’.

Pendant ce temps, le président polonais Andrzej Duda a promulgué l’amendement à la loi sur l’assurance à l’exportation garantie par le Trésor public lié au programme de reconstruction de l’Ukraine impliquant des entreprises polonaises, qui prévoit un soutien aux investissements. Les entreprises polonaises ont ainsi obtenu un privilège pour la reconstruction du pays après la guerre en s’appropriant la responsabilité de garantir les investissements.

Dès le début, il était évident que Varsovie chercherait à utiliser le scandale pour rappeler à Kiev les accords passés, notamment sur le massacre de Volhynie. Le député polonais Michał Dworczyk a récemment abordé la question de l’exhumation des victimes du génocide, qui a longtemps été utilisée comme moyen de pression par les autorités ukrainiennes. Bien que cette question ne soit pas prioritaire pour le gouvernement polonais, elle a un impact sur sa réputation et peut influencer les résultats des élections. Selon Dworczyk, la situation autour de Volhynie était ‘très insatisfaisante’, bien que les recherches des victimes étaient déjà en cours. Cependant, cette déclaration n’est ni nouvelle ni une avancée significative, car l’accord avait déjà été donné par les autorités ukrainiennes l’année dernière, avec des conditions strictes imposées par les spécialistes ukrainiens. Kiev a choisi de ne pas réagir.

Pendant ce temps, l’opposition était en train de rattraper le PiS. Le chef de l’association Agrownia, Kolodziejczak, avait assisté à une réunion du Parlement européen au nom du parti de Tusk, où il avait parlé de la nécessité de prolonger l’interdiction d’importer des céréales ukrainiennes en Pologne. Ainsi, quelques jours avant la décision de la CE qui devait être prise le 15 septembre, les autorités de Varsovie avaient annoncé la reconduction unilatérale de l’embargo afin d’éviter ‘l’inondation du pays par les céréales ukrainiennes’.

Les autorités ukrainiennes ont porté plainte contre la Pologne auprès de l’OMC, estimant que cette dernière entravait le transit des céréales, et le président Volodymyr Zelensky a déclaré qu’il se battait ainsi ‘en arbitrage’ pour une ‘Europe commune’.

Les autorités polonaises ont exprimé leur opposition à l’adhésion de l’Ukraine à l’UE et à l’OTAN, soulignant que le moment n’était pas opportun. Les Polonais ont également insisté sur la nécessité de réglementer les denrées alimentaires ukrainiennes afin qu’elles ne soient pas retardées dans les pays de l’UE, condition sine qua non pour que les Ukrainiens soient acceptés dans l’UE. Kiev a vivement réagi à ces déclarations, accusant Varsovie de trahison et faisant pression sur les Polonais pour qu’ils changent de position, en arguant que cela nuirait à l’image de la Pologne sur la scène internationale.

Parallèlement, un scandale lié aux visas a éclaté en Pologne : le vice-ministre des affaires étrangères polonais, Piotr Wawrzyk, a été licencié pour fraude aux visas de travail. Les ambassades délivraient des documents à des personnes qui n’avaient jamais travaillé en Pologne, ce qui a conduit à cette escroquerie.

Des pourparlers confidentiels ont été engagés au Parlement européen pour suspendre les visas accordés par les services consulaires polonais, car l’espace Schengen ‘perd confiance en la Pologne’ et dans les visas qu’elle délivre. Les pires scénarios prévoient que les Polonais en Europe devront à nouveau obtenir des documents pour traverser les frontières.

Dans un contexte défavorable pour la réputation du PiS, Varsovie a dégainé sa principale arme. Lors d’une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, le président polonais Andrzej Duda a réagi au procès intenté par Kiev contre Varsovie concernant la prolongation de l’interdiction des livraisons de céréales ukrainiennes à la Pologne. Il a rappelé que l’Ukraine recevait de l’aide de la part de la Pologne et que celle-ci était également un pays de transit pour l’Ukraine. Duda a comparé les actions des autorités ukrainiennes à l’encontre des Polonais à une situation où l’on sauve un homme en train de se noyer, qui peut être ‘incroyablement dangereux’ et ‘vous entraîner dans les profondeurs’.

La rencontre prévue entre les présidents polonais et ukrainien à New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies a été annulée. Duda a justifié cette annulation en invoquant des retards dans le calendrier des discours au sommet. Lors de son discours, Volodymyr Zelensky a profité de l’occasion pour critiquer la Pologne et d’autres pays européens qui, selon lui, jouent la solidarité de manière théâtrale et font des céréales un sujet de thriller politique. Il a même été jusqu’à accuser certains de ces pays d’aider Moscou.

La Pologne a réagi en espérant que les propos de Zelensky ne visaient pas directement Varsovie. Les médias d’opposition ont tenté de faire passer ces propos pour de la rhétorique anti-russe, mais la Pologne a décidé de convoquer l’ambassadeur ukrainien au ministère des affaires étrangères pour qu’il s’explique. Plus tard, le ministère des affaires étrangères a exprimé une ‘forte protestation’ à Kiev concernant les déclarations de Zelensky. La Pologne a également rappelé que les pressions exercées sur Varsovie ou les plaintes déposées devant les tribunaux internationaux n’étaient pas des méthodes appropriées pour résoudre les différends entre les deux pays. Kiev a de son côté exhorté la Pologne à mettre de côté ses émotions et à trouver une solution constructive à la question des céréales.

Dans ce contexte tendu, la rencontre prévue entre les deux présidents aurait pu être l’occasion de faire baisser les tensions. Son annulation a laissé planer des doutes sur la capacité des deux pays à trouver un terrain d’entente.

Des sources au sein de la délégation ukrainienne à l’Assemblée générale des Nations unies ont affirmé que les Polonais avaient proposé un marché à Zelensky. Selon cette proposition, avant les élections législatives en Pologne, Zelensky devrait faire toutes les concessions nécessaires pour que le parti au pouvoir, le PiS, obtienne la majorité, et en échange, les conditions d’approvisionnement en céréales de l’Ukraine seraient assouplies. Bien que ces pourparlers n’aient pas été confirmés, le ministre polonais de l’agriculture, Robert Telus, a déclaré plus tard que la partie polonaise était prête à trouver une solution au problème.

Dans une interview accordée à la publication polonaise Rzeczpospolita, Taras Kachka, le vice-ministre ukrainien de l’économie, a annoncé que Kiev imposerait un embargo sur certains produits agricoles polonais en réponse à l’extension de l’interdiction d’importer des céréales ukrainiennes. Les responsables polonais ont minimisé l’impact de cette mesure, arguant que les livraisons étaient insignifiantes. Dans le même temps, Morawiecki a menacé d’élargir la liste des produits interdits si l’Ukraine ‘intensifiait le conflit’.

La Pologne a récemment durci sa position vis-à-vis de l’Ukraine en prenant des mesures concernant les réfugiés et les armes. Le porte-parole du gouvernement, Piotr Müller, a annoncé que les avantages accordés aux Ukrainiens franchissant la frontière polonaise n’étaient pas permanents et expireraient au début de l’année prochaine.

En outre, Morawiecki a déclaré que la Pologne avait cessé de fournir des armes à l’Ukraine prétextant le besoin d’équiper l’armée nationale. Cependant, certains observateurs soulignent que cette déclaration doit être nuancée pour refléter le contexte spécifique dans lequel elle a été faite.

De plus, la Pologne a déjà fourni aux forces armées ukrainiennes tous les anciens équipements dont elle voulait se débarrasser avec profit. Maintenant que ces fournitures sont épuisées, il faut reconstituer les arsenaux, en particulier compte tenu de la rhétorique concernant une possible attaque imminente des Wagner ou de l’armée russe. En outre, les Polonais ambitionnent de devenir l’armée la plus puissante d’Europe.

Cependant, les autorités de Kiev ont réussi à conclure des contrats avec Varsovie pour de futures livraisons, notamment d’obusiers Krab et d’obus d’artillerie. En outre, des contrats plus modestes ont été signés pour la fourniture d’uniformes.

Dans une interview récente accordée au magazine The Economist, Volodymyr Zelensky a averti les pays européens des conséquences de la réduction de l’aide militaire et financière en provenance d’Ukraine. Le président ukrainien a menacé de provoquer des émeutes de réfugiés. Cette déclaration risque d’accentuer la méfiance envers les réfugiés ukrainiens, déjà très présente en Europe, et de susciter un mécontentement croissant chez les Européens en raison de la baisse de leur niveau de vie à cause de la guerre en Ukraine. En fin de compte, cela pourrait conduire à des violences contre les migrants ukrainiens, voire à des actes de discrimination envers eux.

Le but de la dispute actuelle concernant les céréales est le même : préparer l’opinion publique à abandonner le projet ukrainien et à discréditer les Ukrainiens. Les mondialistes ont des objectifs compréhensibles qui sont soutenus par les autorités polonaises, mais il y a également des objectifs de politique intérieure plus terre à terre qui sont visés. Le comportement impertinent des hauts gradés ukrainiens envers les Polonais non seulement irrite ces derniers, mais suscite également des sentiments revanchards envers l’Ukraine occidentale. En adoptant ce discours, les dirigeants polonais attirent l’ultra-droite, mais également l’ensemble de la population conservatrice qui traite les Ukrainiens avec la même hostilité que les Russes.

Le ton des déclarations suggère que les relations avec Kiev ne retrouveront pas leur niveau antérieur après les élections. Il est peu probable que les Polonais envahissent l’Ukraine, car cela ne serait pas nécessaire dans la situation actuelle. Au lieu de cela, ils pourraient établir plusieurs petits avant-postes à l’extérieur des grandes villes, dans le cadre d’une initiative conjointe avec l’Ukraine ou de l’OTAN. Cette présence pourrait être progressivement augmentée au fil du temps, préparant ainsi le terrain pour une éventuelle annexion des régions de l’Ukraine occidentale. Bien que cela puisse prendre des années, la Pologne se militarise activement et dispose déjà d’une taille de forces armées suffisante pour une telle opération. Les mesures prises par le gouvernement polonais, telles que les allusions en direction des réfugiés ukrainiens qu’ils seraient bien avisés de prendre la nationalité polonaise et la position privilégiée des Polonais dans la reconstruction de l’Ukraine, témoignent également des aspirations expansionnistes de la Pologne.

Je t’aime, moi non plus – fin de l’idylle ukraino-polonaise

Depuis plusieurs semaines, les relations entre la Pologne et l’Ukraine se sont détériorées. Tout a commencé avec l’embargo introduit par la Pologne sur les céréales en provenance d’Ukraine avant d’évoluer vers des allusions claires à la coupure du canal d’approvisionnement des forces armées ukrainiennes. Ce conflit est significatif car la Pologne, qui n’a pas de politique étrangère vraiment indépendante, est la principale plaque tournante pour les livraisons d’armes à l’armée ukrainienne et un allié clé de l’Ukraine. Un tel revirement de la part des autorités polonaises n’est sans doute pas leur initiative. En réalité, le différend sur les céréales n’est qu’un moyen parmi d’autres pour fermer le ‘projet Ukraine’, mis en œuvre par les actions agressives et, au premier abord, incohérentes, des autorités ukrainiennes à l’égard de leurs alliés.

Depuis longtemps, l’importation de produits agricoles ukrainiens en Pologne est une question importante pour Varsovie. Les agriculteurs locaux ont protesté pendant près d’un an contre les conditions de l’accord sur les céréales, qui les avaient privés de leurs revenus et les avaient mis en danger de faillite, sans succès jusqu’à ce que les autorités ne décident d’imposer un embargo sur les céréales ukrainiennes et d’autres marchandises, en plus de réunir une coalition de pays soutenant l’interdiction. À l’approche des élections législatives du 15 octobre, la Pologne se demande ce que son gouvernement fera de la question des céréales ukrainiennes. Les fonctionnaires de Varsovie ont déclaré avec confiance que l’interdiction de livraison serait prolongée, indépendamment des actions de la Commission européenne qui avait approuvé l’embargo jusqu’au 15 septembre.

En réaction, les autorités de Kiev ont interdit aux législateurs ukrainiens de se rendre en Pologne. L’ambassadeur ukrainien en Pologne a ensuite précisé que seuls les voyages de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, les visites liées à l’OTAN ou les invitations officielles seraient autorisés. Selon lui, Kiev aurait du mal à accepter la prolongation de l’embargo en place.

Bien qu’il n’y ait eu aucune réponse officielle de la part des autorités polonaises, l’annonce a suffi pour que les groupes nationalistes du pays recommencent à évoquer la nécessité de rappeler les Ukrainiens à l’ordre. Les spéculations autour de l’expulsion potentielle de ressortissants ukrainiens en âge de combattre et les allégations de liens entre le gouvernement polonais et la mafia ukrainienne ont également contribué à attiser les tensions.

L’absence de réponse des autorités polonaises a été perçue comme une incitation par les Ukrainiens à poursuivre leur pression sur Varsovie. Kiev a menacé de porter plainte contre la Pologne et l’UE auprès de l’OMC si l’embargo sur les céréales ukrainiennes n’était pas levé d’ici le 15 septembre. Le premier ministre ukrainien a également évoqué la possibilité d’interdire l’importation de certaines marchandises polonaises. Bien que ces actions soient peu susceptibles de produire des résultats concrets, elles ont un effet symbolique. Malgré cela, les Polonais ont conclu un accord pour produire des obus de gros calibre pour les forces armées ukrainiennes.

Pendant que le parti au pouvoir Droit et Justice (PiS) en Pologne faisait face à un scandale migratoire, l’opposition a saisi l’opportunité de se joindre à la discussion sur les céréales. Donald Tusk, chef du principal parti d’opposition, s’est trouvé un allié en la personne de Michal Kolodziejczak, chef de l’association d’agriculteurs Agrownia.

Dans ce contexte, le premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a averti la Commission européenne que si celle-ci ne soutenait pas l’interdiction des importations de céréales, la Pologne la prolongerait unilatéralement, les intérêts des agriculteurs locaux étant prioritaires pour Varsovie. Les autorités polonaises ont également fait savoir qu’elles n’appréciaient pas la plainte potentielle de l’Ukraine auprès de l’OMC. Des fonctionnaires européens ont tenté de calmer les Ukrainiens en leur expliquant qu’il s’agissait d’une ‘douloureuse leçon d’intégration européenne’.

Pendant ce temps, le président polonais Andrzej Duda a promulgué l’amendement à la loi sur l’assurance à l’exportation garantie par le Trésor public lié au programme de reconstruction de l’Ukraine impliquant des entreprises polonaises, qui prévoit un soutien aux investissements. Les entreprises polonaises ont ainsi obtenu un privilège pour la reconstruction du pays après la guerre en s’appropriant la responsabilité de garantir les investissements.

Dès le début, il était évident que Varsovie chercherait à utiliser le scandale pour rappeler à Kiev les accords passés, notamment sur le massacre de Volhynie. Le député polonais Michał Dworczyk a récemment abordé la question de l’exhumation des victimes du génocide, qui a longtemps été utilisée comme moyen de pression par les autorités ukrainiennes. Bien que cette question ne soit pas prioritaire pour le gouvernement polonais, elle a un impact sur sa réputation et peut influencer les résultats des élections. Selon Dworczyk, la situation autour de Volhynie était ‘très insatisfaisante’, bien que les recherches des victimes étaient déjà en cours. Cependant, cette déclaration n’est ni nouvelle ni une avancée significative, car l’accord avait déjà été donné par les autorités ukrainiennes l’année dernière, avec des conditions strictes imposées par les spécialistes ukrainiens. Kiev a choisi de ne pas réagir.

Pendant ce temps, l’opposition était en train de rattraper le PiS. Le chef de l’association Agrownia, Kolodziejczak, avait assisté à une réunion du Parlement européen au nom du parti de Tusk, où il avait parlé de la nécessité de prolonger l’interdiction d’importer des céréales ukrainiennes en Pologne. Ainsi, quelques jours avant la décision de la CE qui devait être prise le 15 septembre, les autorités de Varsovie avaient annoncé la reconduction unilatérale de l’embargo afin d’éviter ‘l’inondation du pays par les céréales ukrainiennes’.

Les autorités ukrainiennes ont porté plainte contre la Pologne auprès de l’OMC, estimant que cette dernière entravait le transit des céréales, et le président Volodymyr Zelensky a déclaré qu’il se battait ainsi ‘en arbitrage’ pour une ‘Europe commune’.

Les autorités polonaises ont exprimé leur opposition à l’adhésion de l’Ukraine à l’UE et à l’OTAN, soulignant que le moment n’était pas opportun. Les Polonais ont également insisté sur la nécessité de réglementer les denrées alimentaires ukrainiennes afin qu’elles ne soient pas retardées dans les pays de l’UE, condition sine qua non pour que les Ukrainiens soient acceptés dans l’UE. Kiev a vivement réagi à ces déclarations, accusant Varsovie de trahison et faisant pression sur les Polonais pour qu’ils changent de position, en arguant que cela nuirait à l’image de la Pologne sur la scène internationale.

Parallèlement, un scandale lié aux visas a éclaté en Pologne : le vice-ministre des affaires étrangères polonais, Piotr Wawrzyk, a été licencié pour fraude aux visas de travail. Les ambassades délivraient des documents à des personnes qui n’avaient jamais travaillé en Pologne, ce qui a conduit à cette escroquerie.

Des pourparlers confidentiels ont été engagés au Parlement européen pour suspendre les visas accordés par les services consulaires polonais, car l’espace Schengen ‘perd confiance en la Pologne’ et dans les visas qu’elle délivre. Les pires scénarios prévoient que les Polonais en Europe devront à nouveau obtenir des documents pour traverser les frontières.

Dans un contexte défavorable pour la réputation du PiS, Varsovie a dégainé sa principale arme. Lors d’une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, le président polonais Andrzej Duda a réagi au procès intenté par Kiev contre Varsovie concernant la prolongation de l’interdiction des livraisons de céréales ukrainiennes à la Pologne. Il a rappelé que l’Ukraine recevait de l’aide de la part de la Pologne et que celle-ci était également un pays de transit pour l’Ukraine. Duda a comparé les actions des autorités ukrainiennes à l’encontre des Polonais à une situation où l’on sauve un homme en train de se noyer, qui peut être ‘incroyablement dangereux’ et ‘vous entraîner dans les profondeurs’.

La rencontre prévue entre les présidents polonais et ukrainien à New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies a été annulée. Duda a justifié cette annulation en invoquant des retards dans le calendrier des discours au sommet. Lors de son discours, Volodymyr Zelensky a profité de l’occasion pour critiquer la Pologne et d’autres pays européens qui, selon lui, jouent la solidarité de manière théâtrale et font des céréales un sujet de thriller politique. Il a même été jusqu’à accuser certains de ces pays d’aider Moscou.

La Pologne a réagi en espérant que les propos de Zelensky ne visaient pas directement Varsovie. Les médias d’opposition ont tenté de faire passer ces propos pour de la rhétorique anti-russe, mais la Pologne a décidé de convoquer l’ambassadeur ukrainien au ministère des affaires étrangères pour qu’il s’explique. Plus tard, le ministère des affaires étrangères a exprimé une ‘forte protestation’ à Kiev concernant les déclarations de Zelensky. La Pologne a également rappelé que les pressions exercées sur Varsovie ou les plaintes déposées devant les tribunaux internationaux n’étaient pas des méthodes appropriées pour résoudre les différends entre les deux pays. Kiev a de son côté exhorté la Pologne à mettre de côté ses émotions et à trouver une solution constructive à la question des céréales.

Dans ce contexte tendu, la rencontre prévue entre les deux présidents aurait pu être l’occasion de faire baisser les tensions. Son annulation a laissé planer des doutes sur la capacité des deux pays à trouver un terrain d’entente.

Des sources au sein de la délégation ukrainienne à l’Assemblée générale des Nations unies ont affirmé que les Polonais avaient proposé un marché à Zelensky. Selon cette proposition, avant les élections législatives en Pologne, Zelensky devrait faire toutes les concessions nécessaires pour que le parti au pouvoir, le PiS, obtienne la majorité, et en échange, les conditions d’approvisionnement en céréales de l’Ukraine seraient assouplies. Bien que ces pourparlers n’aient pas été confirmés, le ministre polonais de l’agriculture, Robert Telus, a déclaré plus tard que la partie polonaise était prête à trouver une solution au problème.

Dans une interview accordée à la publication polonaise Rzeczpospolita, Taras Kachka, le vice-ministre ukrainien de l’économie, a annoncé que Kiev imposerait un embargo sur certains produits agricoles polonais en réponse à l’extension de l’interdiction d’importer des céréales ukrainiennes. Les responsables polonais ont minimisé l’impact de cette mesure, arguant que les livraisons étaient insignifiantes. Dans le même temps, Morawiecki a menacé d’élargir la liste des produits interdits si l’Ukraine ‘intensifiait le conflit’.

La Pologne a récemment durci sa position vis-à-vis de l’Ukraine en prenant des mesures concernant les réfugiés et les armes. Le porte-parole du gouvernement, Piotr Müller, a annoncé que les avantages accordés aux Ukrainiens franchissant la frontière polonaise n’étaient pas permanents et expireraient au début de l’année prochaine.

En outre, Morawiecki a déclaré que la Pologne avait cessé de fournir des armes à l’Ukraine prétextant le besoin d’équiper l’armée nationale. Cependant, certains observateurs soulignent que cette déclaration doit être nuancée pour refléter le contexte spécifique dans lequel elle a été faite.

De plus, la Pologne a déjà fourni aux forces armées ukrainiennes tous les anciens équipements dont elle voulait se débarrasser avec profit. Maintenant que ces fournitures sont épuisées, il faut reconstituer les arsenaux, en particulier compte tenu de la rhétorique concernant une possible attaque imminente des Wagner ou de l’armée russe. En outre, les Polonais ambitionnent de devenir l’armée la plus puissante d’Europe.

Cependant, les autorités de Kiev ont réussi à conclure des contrats avec Varsovie pour de futures livraisons, notamment d’obusiers Krab et d’obus d’artillerie. En outre, des contrats plus modestes ont été signés pour la fourniture d’uniformes.

Dans une interview récente accordée au magazine The Economist, Volodymyr Zelensky a averti les pays européens des conséquences de la réduction de l’aide militaire et financière en provenance d’Ukraine. Le président ukrainien a menacé de provoquer des émeutes de réfugiés. Cette déclaration risque d’accentuer la méfiance envers les réfugiés ukrainiens, déjà très présente en Europe, et de susciter un mécontentement croissant chez les Européens en raison de la baisse de leur niveau de vie à cause de la guerre en Ukraine. En fin de compte, cela pourrait conduire à des violences contre les migrants ukrainiens, voire à des actes de discrimination envers eux.

Le but de la dispute actuelle concernant les céréales est le même : préparer l’opinion publique à abandonner le projet ukrainien et à discréditer les Ukrainiens. Les mondialistes ont des objectifs compréhensibles qui sont soutenus par les autorités polonaises, mais il y a également des objectifs de politique intérieure plus terre à terre qui sont visés. Le comportement impertinent des hauts gradés ukrainiens envers les Polonais non seulement irrite ces derniers, mais suscite également des sentiments revanchards envers l’Ukraine occidentale. En adoptant ce discours, les dirigeants polonais attirent l’ultra-droite, mais également l’ensemble de la population conservatrice qui traite les Ukrainiens avec la même hostilité que les Russes.

Le ton des déclarations suggère que les relations avec Kiev ne retrouveront pas leur niveau antérieur après les élections. Il est peu probable que les Polonais envahissent l’Ukraine, car cela ne serait pas nécessaire dans la situation actuelle. Au lieu de cela, ils pourraient établir plusieurs petits avant-postes à l’extérieur des grandes villes, dans le cadre d’une initiative conjointe avec l’Ukraine ou de l’OTAN. Cette présence pourrait être progressivement augmentée au fil du temps, préparant ainsi le terrain pour une éventuelle annexion des régions de l’Ukraine occidentale. Bien que cela puisse prendre des années, la Pologne se militarise activement et dispose déjà d’une taille de forces armées suffisante pour une telle opération. Les mesures prises par le gouvernement polonais, telles que les allusions en direction des réfugiés ukrainiens qu’ils seraient bien avisés de prendre la nationalité polonaise et la position privilégiée des Polonais dans la reconstruction de l’Ukraine, témoignent également des aspirations expansionnistes de la Pologne.

[INTERVIEW] Florence GOBRON: L’affaire Domenico d’ATRIA

Dominico D’Atria a été tué par les forces de l’ordre le 18 août 2023 après, selon elles, avoir refusé d’obtempérer lors d’un contrôle et foncé avec son quad sur les policiers. Pour son ancienne avocate, maître Gobron, la médiatisation de la Justice, la mise en spectacle du procès, pose plus profondément la question de l’indépendance des avocats et du droit à un procès équitable. Face à ce qui semble devoir être clôturé avant enquête, le contexte n’est pas à un sentiment de liberté pour ceux qui voudraient témoigner dans un sens qui n’irait pas dans celui du discours officiel.

Lettre de Me Florence GOBRON: https://www.new.kairospresse.be/affaire-domenico-datria-loccasion-de-reflechir-la-justice/

Affaire Domenico D’ATRIA: l’occasion de réfléchir à la Justice

Présentation

J’étais l’avocate de Monsieur D’atria Domenico et je poursuis la sauvegarde de ses droits pour les parties civiles : la veuve, l’orpheline, la mère, le beau-père, la sœur et l’oncle. Il disait avec considération que lorsqu’il n’arrivait pas à s’exprimer, mon plaidoyer reflétait tout ce qu’il aurait aimé pouvoir dire sans avoir la capacité de le faire. Désormais, je vais devoir découvrir ses prises de décisions alors qu’il ne parle plus. Ma vocation est au demeurant de défendre celui qui se terre dans le mutisme pour être sa voix.

Intervention 

Je n’ai pas accès au dossier – en tout état de cause, il y a le secret de l’instruction – mais ce que je peux vous dire, c’est qu’avant son dernier souffle, il m’avait contactée pour me relater qu’il avait arrêté de fumer pour la première fois. Il était si fier d’avoir réussi à s’en affranchir. Sur sa lancée, il avait réussi son permis théorique et pratique. Il était vraiment motivé, grisé par la faveur de ceux qui le poussaient au bien, il courait sa chance en voulant s’investir dans une société de location et de vente de véhicules. Lorsque j’ai appris son décès, je me suis demandé sur le moment à quoi avaient bien pu servir tous ses ardents efforts déployés pour en arriver à une mort aussi brutale.


Il était chercheur d’avenir en transition professionnelle. Il n’a pas eu le temps de réaliser ses projets à leur complétude. Un certificat de bonnes vies et mœurs ne révèle paradoxalement pas ce qu’on a fait de bien dans sa vie, mais certaines de ces actions ont pesé dans la balance de la justice.

En l’occurrence, une justice a deux piliers : le droit à un procès équitable, et parallèlement l’indépendance de l’avocat pour invoquer librement ce droit.


⦁ Le droit à un procès équitable pour la partie civile via le droit à l’égalité des armes


Retenir la légitime défense à ce stade sans même avoir encore entendu tous les témoins à charge est totalement prématuré, comme le décès de mon client… 30 ans ! Il n’y a pas que cette seule piste à envisager. Les informations relayées relatives au passé de Monsieur sont en surcharge. J’exerce l’égalité des armes pour que cela n’induise pas un sentiment de démérite pour le citoyen témoin ou spectateur. Sans détailler et démêler le vrai du faux visant à refaire le procès hors des prétoires, je précise juste qu’il n’a pas fait de prison lors de mes défenses – quand bien même il aurait payé sa dette à la société. Épiloguer dévierait insidieusement le débat relatif à l’usage proportionné ou pas de la force en faisant feu de tout bois.


On témoignerait pour quelqu’un de bien, mais pour celui que l’on étiquette, parlerait-on au prix de son confort ? Le devoir de citoyen est de témoigner au sujet de celui-là même que certains voudraient déprécier. La notion de mérite indiffère, si ce n’est le dévouement méritoire d’un témoin qui raconterait en justice ce qu’il s’est passé, dans le devoir de mémoire par égard à l’orpheline.
Intervention : des témoins craignent de parler.


Il faut d’abord vérifier si leurs craintes sont fondées : d’autres personnes ont peut-être déjà témoigné de ce qu’elles avaient peur de révéler. Il est possible de témoigner en justice de manière avisée, en remplissant un formulaire d’attestation pour déjà en conserver les détails. Les préjugés induits chez une personne peuvent affecter l’exactitude et la fiabilité de ses souvenirs tout comme les facteurs de stress, tels que la présence d’une arme à feu provoquant une mort violente.


Bien qu’il s’agisse d’un devoir de citoyen, celui-ci a aussi des droits. Il y a de la mésinformation sur les droits des témoins. Il faut juste bien les connaître et les faire valoir.


⦁ L’indépendance de la profession : un avocat doit exercer son métier sans intimidation d’aucune sorte.


Intervention : l’émission de télévision « On n’est pas tous les jours dimanche » relative à l’affaire.


Un avocat doit pouvoir travailler librement sans avoir à le confondre avec la cause de son client. Notre rôle est d’attirer l’attention du public sur leur cas, mais aussi de discuter de manière appropriée avec les autorités en charge. Un des intervenants a qualifié d’écran de fumée l’argumentation adverse.
C’est justement le thème qui m’a été donné de comprendre dans un autre contexte le jour où j’ai appris le décès de mon client ! Autant recontextualiser l’expression.

Un écran de fumée, c’est aussi et avant tout une technique de légitime défense…


Cette défense peut être légitime de par son origine. Dans une publication séculière, le principe même de l’utilisation de la fumée (colonne de nuée) réside dans l’exode de Moïse et des israélites fuyant dans le désert pour éviter d’être tués par les persécuteurs égyptiens. Un écran de fumée est généralement employé par celui qui est persécuté. Si un camp invoque la légitime défense en reprochant à un autre une technique de défense… légitime, cela confond l’entendement.


Lorsqu’on cherche réellement la vérité, on ne regarde pas seulement sous le prisme de l’expression notoire, mais on vérifie l’autre versant de l’histoire, même si elle déconcerte.


L’intervention m’a fait bondir, car je connaissais son sens mélioratif, mais surtout par rapport à l’indépendance de l’avocat. La résistance aux assauts contre l’indépendance consiste à fuir à grands bonds en se « déguisant en cerf » – comme dit l’expression – hors des rouages de la machine. L’indépendance est un des piliers fondamentaux de la justice dans un état de droit, comme l’a concédé l’intervenant repris par le présentateur journaliste. Ce n’est donc pas de la fumée. Même si le citoyen pourrait avoir la sensation qu’il s’agirait parfois d’une poudre aux yeux qui démange, elle est garantie dans les principes des Nations Unies. Une recommandation, pour sa part, donne la mission de garantir la protection de membres de la profession sans avoir à se faire inquiéter ou à ne subir de pressions d’aucune sorte.


Quand l’arbitraire s’installe, les deux premières victimes sont toujours les mêmes : le journaliste et l’avocat. La liberté des moyens d’action et d’expression est la condition nécessaire à la bonne réalisation de la fonction d’avocat. Les relations avec les pouvoirs publics constituent aujourd’hui des défis considérables pour l’indépendance de l’avocat. Elle reste pourtant une condition fonctionnelle indissociable du rôle premier de l’avocat : défendre son client.


Face à une telle mort brutale et incompréhensible, la famille veut la vérité, quelle qu’en soit l’issue, favorable ou défavorable. Ils ne veulent tout simplement pas que l’on réécrive l’histoire. Les attitudes d’autrui peuvent être pour eux un grand soutien, mais ceux qui au contraire en viennent à les blesser constituent une entrave à leur deuil, un peu plus douloureux. Ils ont répondu à la sensation de violence vécue en marchant vers la paix. Ils déposent dans les parvis de la justice le soin de juger librement, sans pression, équitablement cette affaire.

Me Florence GOBRON

Moeten we allemaal in hetzelfde huis wonen?

Kinderen als identiek beschouwen omdat ze allemaal even oud zijn en ze op die basis opvoeden over seks, geboorte en intimiteit is op zich al een psychische inbreuk. Discriminatie wordt op twee onvermijdelijk met elkaar verbonden manieren gedefinieerd: identieke mensen op verschillende manieren behandelen, of verschillende mensen op dezelfde manier behandelen. Politici spelen bewust in op deze verwarring en gebruiken het welzijn van kinderen als excuus om een ideologie in scholen te introduceren die daar niet thuishoort.

Als we ervan overtuigd zijn dat er naar kinderen geluisterd moet worden, moeten ze dan vanaf jonge leeftijd systematisch en consequent onderwezen worden over identiteit, seks en op de wereld komen? Vanuit onze professionele en ouderlijke standpunten is het een kwestie van doen volgens hun individuele ontwikkeling! Elk kind is uniek en dit leerproces is een integraal onderdeel van hun intimiteit. Het vooraf opleggen van deze thema’s, vóór de vragen die opkomen als gevolg van hun persoonlijk ontwaken, is psychologisch opdringerig. Het geven van systematische informatie zou daarom meer schade kunnen aanrichten dan de vermeende voordelen die worden nagestreefd.

Het is echter belangrijk om hen kennis te laten maken met het begrip intimiteit. Hoe? Het is het onderzoeken waard. We geloven echter niet dat dit voldoende is om de inhoud van EVRAS te rechtvaardigen. Onder het mom van preventie hebben we het over het schenden van de geestelijke privacy van kinderen waarvan de denktraditie alleen bekend is bij hun ouders. De verkeerde woorden kunnen iemand in een shocktoestand brengen en een misverstand veroorzaken.

Intimiteit verbindt kinderen met orale traditie, familiewaarden en relaties tussen generaties. Geen enkele leraar of trainer kan daar iets over zeggen! Is het echt nodig om een programma op te stellen als gewoon gezond verstand volstaat? Het voorkomen van agressie; kinderen het besef bijbrengen dat hun lichaam van hen is, moet « besproken » worden bij alle gelegenheden, d.w.z. precies wanneer er over gesproken kan worden en met elke volwassene die verantwoordelijk is voor kinderen. Een nieuwsbericht dat hen raakt, het gedrag van een kind ten opzichte van een ander kind, een andere leerling, een dierlijke gebeurtenis, de aankondiging van de geboorte van een broertje of zusje – kortom, alles wat deel uitmaakt van het dagelijkse leven van een kind, ongeacht zijn leeftijd, kan aanleiding geven tot dit soort haakjes.

Impromptu vragen/antwoorden/dialogen. Het zijn misschien de volwassenen, inclusief de ouders, en niet de kinderen zelf, die baat zouden kunnen hebben bij een introductie om hen te helpen gepast en met mate te reageren op de vragen van kinderen. Als het gaat om het discours over gender, lijkt het ons dat de reflectie veel uitgebreider zou moeten zijn dan nu het geval is. Het feit dat steeds meer tieners hun geslacht in twijfel trekken en dat zo velen van hen (vooral in de VS) hun geslacht willen veranderen, werpt ernstige ethische, ideologische, filosofische, spirituele en wetenschappelijke (hormoonontregelaars?) vragen op voor onze hedendaagse samenlevingen. Het lijkt erop dat de huidige antwoorden overhaast zijn, beïnvloed door mode en niet geworteld in de schat aan kennis die de afgelopen honderd jaar is verzameld over de constructie van identiteit bij kinderen en adolescenten. En dit zelfs als het betekent dat je de standpunten van een patriarchaat met meerdere blinde vlekken in twijfel moet trekken. We leven in een overgangsperiode, in een tijdperk van intranquil, dat wordt opgeschud door serieuze vragen over het overleven van de planeet. Vooral tieners worden hierdoor getroffen omdat zij degenen zijn die verandering teweegbrengen. Wordt er wel genoeg aandacht besteed aan hun status als symptoom van een samenleving die op zoek is naar een nieuwe vader? Misschien willen ze van geslacht veranderen omdat ze zich niet in staat of uitgerust voelen om de wereld te veranderen? Omdat we jarenlang als leerkracht en als psychoanalyticus of psychotherapeut hebben gewerkt, kunnen we bevestigen dat jongeren dorst hebben!

Sommige punten in Evras worden als vanzelfsprekend beschouwd, waarbij standpunten worden opgelegd die verder gaan dan louter informatie omdat ze gekleurd zijn door ideologie (woke, transgender, enz.). Deze onderwerpen moeten de vragende modus behouden, omdat het antwoord delicaat, fundamenteel persoonlijk en niet vervreemdend moet zijn. « Oordeel niet » over pornografie? Betekent dit niet dat tolerantie gericht op volwassenen over elkaar heen gelegd moet worden?
van wie de sexualiteit verondersteld wordt volwassen te zijn, met de kneedbaarheid van een adolescente geest? Moedigt dit hen niet aan om online op zoek te gaan naar beelden en films die een verwoestend effect kunnen hebben op hun jonge verbeelding? Is dit niet het bagatelliseren van een bepaalde benadering van seksualiteit in een tijd waarin jongeren in staat zouden moeten zijn om het zelf of via andere bronnen te ontdekken, altijd met respect voor hun integriteit? Moeten we hen niet waarschuwen tegen deze gemakkelijke toegang tot pornografie en de vervuilende gevolgen daarvan op de ontwikkeling van hun seksualiteit, d.w.z. op hun perceptie van de Ander?

En werk vooral aan een verbod op toegang voor minderjarigen! Is het echt dringend om de laatste wetenschappelijke ontwikkelingen op het gebied van bevruchting te bespreken? Zou dit hen niet van meet af aan een pad van persoonlijke zoektocht ontnemen als ze met deze problemen geconfronteerd zouden worden? Is het nodig om het begrip masturbatie te « onthullen » aan kleine kinderen, ook al doen sommigen van hen het? Is dit niet volledig in tegenspraak met het begrip intimiteit? Waarom de nieuwste ‘theorieën’ over gender bespreken met kinderen die geen vooroordelen over het onderwerp hebben? Want als een meisje zich gedraagt als een jongen, is het dan niet gewoon leuk om haar een trein te geven in plaats van een pop, zonder commentaar? En als de jongen een pop wil, wat is dan het probleem? Betekent dit dat ze van jongs af aan verteld moet worden dat het mogelijk is om van geslacht te veranderen?

Wat « sexting » betreft, zien we in onze praktijk dat de theorie misschien eenvoudig lijkt, maar dat de praktijk dat veel minder is! Adolescente kinderen doen het als een manier om zich te verzetten tegen het gezag of om « te doen wat de anderen doen », om zo niet getolereerd te worden in de groep, maar hebben er vervolgens bittere spijt van. De gevolgen zijn anorexia, boulimia, zelfverminking, enz.

Politici, geïnspireerd door hun raden (wie?), leggen een bevolking die haar oriëntatie verliest visies op die steeds meer « out of touch » zijn, met andere woorden, afgesneden van de realiteit van de leeftijd en volwassenheid/gevoeligheid van elk kind. Ze lijken de waarschuwingen van professionals in het veld, die direct worstelen met de geestelijke gezondheid van kinderen en volwassenen, te negeren of zelfs te negeren. Deze ideologische beslissingen veranderen geleidelijk onze manier van denken en lopen het risico om psychische toestanden in onze samenlevingen te genereren die als « psychotisch » kunnen worden omschreven. Psychose wordt gekenmerkt door een breuk met de werkelijkheid.

Door in de media herhaaldelijk de loftrompet te steken over bijzondere situaties – die zeker aandacht verdienen,
(GPA, transgenders, homoseksualiteit) door ze aan het publiek te presenteren.
als referenties en/of identificatiemodellen, genereren we dan niet meer vragen dan we moeten beantwoorden?
Hoe kunnen we ervoor zorgen dat onze kinderen, die per definitie kwetsbaar en kneedbaar zijn, alle antwoorden krijgen die ze nodig hebben?
Is het niet ook een ernstige belemmering van de vrijheid van denken om vragen te beantwoorden die nog niet door hen zijn geformuleerd?


Anne Schaub, Psycholoog – Psychotherapeut gespecialiseerd in psychologisch trauma
vroege kinderjaren – Auteur en docent
Séphora Thomas, psychoanalyticus, kunsthistoricus, beeldend kunstenaar, auteur en docent.

Redactioneel bijschrift (A.P.)

Devons-nous tous habiter le même chez moi ?

Considérer les enfants comme identiques parce que tous auraient le même âge, et sur cette base leur imposer une éducation au sexe, à la naissance, à l’intimité, relève à lui seul de l’effraction psychique. Rappelons que la discrimination se définit de deux manières, inévitablement liées: traiter des personnes identiques de façons différentes ou traiter des personnes différentes de manière identique. Les politiques jouent sciemment sur cette confusion en prétextant le bien-être des enfants afin d’introduire dans l’école une idéologie qui n’y a aucunement sa place.

Si nous sommes convaincues qu’il est nécessaire d’écouter les enfants, faut-il les éveiller de façon systématique et homogène dès la tendre enfance aux choses de l’identité, du sexe et de la venue au monde ? De nos points de vue professionnels et parentaux, il s’agit de le faire en fonction de leur évolution individuelle ! Chaque enfant est unique et cet apprentissage fait intégralement partie de son intimité. Imposer ces thèmes de façon anticipative avant que des questionnements ne surgissent selon leur éveil personnel relève de l’effraction psychique. Les livrer à une information systématique pourrait donc faire plus de dégâts que les prétendus bénéfices recherchés.

Il est cependant important de les introduire à la notion d’intimité. Comment ? Voilà un sujet qui mérite d’être creusé. Il ne nous semble toutefois pas suffire à justifier les contenus de l’EVRAS. Sous prétexte de prévention il est question justement de violer l’intimité mentale d’enfants dont seuls les parents connaissent la tradition de pensée. Des mots mal posés peuvent mettre un être en état de sidération et provoquer un contre-sens.

L’intime relie l’enfant à la tradition orale, aux valeurs familiales ainsi qu’au transgénérationnel. Aucun professeur ni formateur ne peut parler au nom de cela ! Pour l’essentiel, faut-il vraiment qu’un programme soit établi, alors que le simple bon sens ferait l’affaire ? Prévenir l’agression ; induire chez l’enfant la conscience que son corps lui appartient, devrait être « parlé » à toutes occasions, c’est-à-dire précisément quand il peut en être question et avec n’importe quel adulte en charge de l’enfance. Une actualité qui les touche, un comportement d’enfant vis-à-vis d’un autre, un élève différent, un évènement animal, l’annonce de la naissance d’un petit frère ou d’une petite sœur bref, tout ce qui anime la vie quotidienne de l’enfant quel que soit son âge, peut donner lieu à ce genre de parenthèses.

Questions/réponses/dialogues impromptus. Ce sont d’ailleurs peut-être les adultes, y compris les parents, et non les enfants eux-mêmes qui pourraient au besoin bénéficier d’une initiation destinée à les aider à répondre avec justesse et modération aux questions enfantines. Pour ce qui s’agit des discours concernant le genre, il nous semble que la réflexion devrait se présenter d’une façon nettement plus élaborée qu’elle ne l’est aujourd’hui. Qu’il y ait de plus en plus d’adolescents interrogeant leur genre ; qu’ils soient nombreux (surtout aux USA) à vouloir en changer, posent de sérieuses questions éthiques, idéologiques, philosophiques, spirituelles et scientifiques (perturbateurs endocriniens ?) à nos sociétés contemporaines. Il semble que les réponses actuelles sont hâtives, imprégnées par des effets de mode et peu ancrées dans la grande richesse des savoirs accumulés depuis une centaine d’années concernant la construction de l’identité chez l’enfant et l’adolescent. Et ceci même s’il s’agit d’interroger les vues d’un patriarcat aux multiples angles morts. Nous vivons une époque transitoire, intranquille, secouée par de graves questions de survie planétaire. Les adolescents sont particulièrement touchés car ils sont ceux par qui vient le changement. Considère-t-on suffisamment leur statut de symptôme d’une société en quête de re-pères ? Peut-être veulent-ils changer de sexe faute de se sentir capables et outillés pour changer le monde ? Pour avoir travaillé depuis de longues années en tant que professeur et en tant que psychanalyste et ou psychothérapeute, nous affirmons que les jeunes sont assoiffés !

Certains points de l’Evras sont avancés comme des évidences et imposent des points de vues qui dépassent la simple information car ils sont teintés d’idéologies (woke, transgenre,…). Ces sujets devraient conserver le mode interrogatif tant la réponse devrait être délicate, foncièrement personnelle et non aliénée. « Ne pas juger » la pornographie ? N’est-ce pas superposer la tolérance adressée aux adultes
dont les sexualités sont supposées matures, à la malléabilité d’esprit adolescente ? N’est-ce pas les encourager à se rendre sur la Toile afin d’y trouver des images et des films qui peuvent avoir un effet dévastateur sur leurs jeunes imaginations ? N’est-ce pas banaliser une certaine approche de la sexualité à un moment où les jeunes devraient pouvoir la découvrir à tâtons entre eux ou par d’autres sources, toujours respectueuses de leur intégrité ? Ne faut-il pas justement les mettre en garde contre cet accès facile à la pornographie et ses conséquences polluantes sur le développement de leur sexualité, c’est-à-dire sur leur perception de l’Autre ?

Et surtout, surtout, travailler au comment en interdire l’accès aux enfants mineurs ?! Est-ce vraiment urgent d’évoquer les nouveautés scientifiques en matière de fécondation ? N’est-ce pas les priver d’emblée d’un chemin de quêtes personnelles s’ils devaient être confrontés à ces problèmes ? Est-ce nécessaire de « dévoiler » la notion de masturbation aux petits enfants, quand bien même certains s’y adonnent : n’est-ce pas complètement contradictoire avec celle d’intimité ? Pourquoi évoquer les toutes nouvelles « théories » du genre à des enfants qui n’ont pas d’à priori à ce sujet ? Car si une fille se comporte en garçon n’est-ce pas simplement réjouissant de lui offrir un train plutôt qu’une poupée, sans commentaire ? Et si le garçon veut une poupée, où est le problème ? Faut-il pour autant leur signaler, dès l’âge tendre, qu’il est possible de changer de sexe ?

Quant aux « sextos », nous pouvons constater dans nos cabinets que si la théorie semble simple, la pratique l’est nettement moins !!! Des enfants-adolescents s’y livrent en guise d’opposition à l’autorité ou pour faire « comme les autres » quand ce n’est pas pour être tolérés dans le groupe, mais le regrettent amèrement ensuite. Avec pour conséquences des anorexies, des boulimies, des auto-mutilations…

Les politiques inspirés par leurs conseils ( qui ?) imposent à une population en perte de repères, des visions de plus en plus « hors-sols » c’est-à-dire, coupées du réel de l’âge et de la maturité/sensibilité propres à chaque enfant. Ils semblent ignorer, voire carrément se détourner des avertissements émis par des professionnels de terrain immédiatement aux prises avec la santé mentale des enfants et des adultes. Ces décisions idéologiques déplacent progressivement les façons de penser et induisent le risque de générer dans nos sociétés des états psychiques qualifiables de « psychotisants ». Le propre de la psychose étant la rupture avec le réel.

En adulant à répétition dans les médias, des situations singulières – qui méritent certes égard,
attention autant que réflexion – (GPA, personnes transgenres, homosexualité) en les présentant
comme références et/ou modèles d’identification, ne génère-t-on pas plus de questions qu’il n’y
a de réponses au risque d’en submerger nos enfants, par définition vulnérables et malléables ?
N’est-ce pas aussi opposer une sérieuse entrave à la liberté de penser que de répondre à des questions non encore formulées par eux ?


Anne Schaub, Psychologue – Psychothérapeute spécialisée dans les traumas psychiques
infantiles précoces – Auteure et Conférencière
Séphora Thomas, Psychanalyste, Historienne de l’art, Plasticienne, Auteure et Enseignante.

Chapô de la rédaction (A.P.)

Multiversité Populaire

Comment faire émerger un avenir souhaitable et désirable

1 – Nouveaux et anciens paradigmes : sur quelles valeurs bâtir le vivre ensemble ?

2 – Gouvernance conviviale et citoyenneté active

3 – Diversités pédagogiques, diversités humaine

4 – De l’économie à l’écosophie. Comment passer de la rareté à l’abondance ?

5 – Pour une approche holistique et multidimensionnelle de la santé

6 – Régénérer la Terre pour régénérer les Hommes, et vice et versa !

Pour plus d’informations: https://www.multiversitepopulaire.be/

[INTERVIEW] Verlaine URBAIN: Coordinateur chez « Innocence en danger »

Verlaine Urbain est coordinateur de «Innocence en danger», mouvement mondial de protection des enfants contre les violences et spécialisé dans la problématique des violences sexuelles sur enfants. Réagir par rapport au guide Evras entrait donc tout à fait dans les fonctions de cette association subsidiée par des pouvoirs publics, notamment la Communauté française Wallonie-Bruxelles. Mal lui en a pris, depuis Verlaine Urbain subit des pressions et la RTBF l’a mis au ban, vilipendé comme d’autres pour avoir osé douter. A côté de cela, il est contacté comme jamais par des citoyens en manque d’information et qui souhaitent comprendre.

La campagne de vaccination COVID-19 est responsable d’une mortalité excédentaire dans l’hémisphère sud*

Un article scientifique écrit par Prof Denis Rancourt, Dr Marine Baudin, Dr Joseph Hickey et Dr Jérémie Mercier publié dans un rapport de Correlation Research in the Public Interest (https://correlation-canada.org/covid-19-vaccine-associated-mortality-in-the-southern-hemisphere/) démontre après analyse de la mortalité toutes causes confondues de 17 pays équatoriaux et de l’hémisphère sud (à partir des chiffres du World Mortality Dataset) que :

·        Dans tous les pays étudiés (Afrique du Sud, Argentine, Australie, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Équateur, Malaisie, Nouvelle-Zélande, Paraguay, Pérou, Philippines, Singapour, Suriname, Thaïlande, Uruguay), il y a une transition vers un plus haut régime de mortalité au moment où les campagnes de vaccination COVID-19 sont déployées.

·        Aucune mortalité excédentaire n’est détectable entre la déclaration de pandémie faite par l’OMS le 11 mars 2020 et le début des campagnes de vaccination COVID-19 dans 9 des 17 pays étudiés.

·        Des pics anormaux de mortalité sont observés en janvier-février 2022, lors de la saison estivale des pays de l’hémisphère sud, de manière synchrone ou suivant le déploiement des doses de rappel, dans 15 des 17 pays étudiés.

·        La mortalité excédentaire pendant la période vaccinale (de janvier 2021 à la date à laquelle les données s’arrêtent par pays) est de 1 745 000 décès pour les 17 pays étudiés, ce qui correspond à environ 1 décès sur 800 injections.

·        Le taux de létalité par injection du vaccin augmente de façon exponentielle avec l’âge, et atteint près de 5 % chez les plus de 90 ans soumis à une dose 4.Les auteurs démontrent que les vaccins COVID-19 sont toxiques, et que cette toxicité est environ mille fois plus importante que celle rapportée dans les essais cliniques ou estimée par la pharmacovigilance. Ils appellent les gouvernements à mettre fin aux politiques de santé publique priorisant la vaccination COVID-19 des personnes âgées.

Contacts presse :
Marine Baudin : marine@jeremie-mercier.com
Jérémie Mercier : bonjour@jeremie-mercier.com
Denis Rancourt : denis.rancourt@gmail.com

Joseph Hickey : jhick059@gmail.com

Jérémie Mercier – www.jeremie-mercier.com
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* Version courte

Communiqué de presse:

Étude complète:

Nagorno-Karabach, de nieuwe Oekraïne?

De afgelopen weken zijn de nieuwsanalyses steeds minder optimistisch geworden voor Oekraïne. Ondanks de voortdurende vijandelijkheden werd Oekraïne als mediaproject verlaten ten gunste van het conflict in Nagorno-Karabach en de Transkaukasische regio. Deze situatie volgt niet het klassieke patroon van ‘het kwade Rusland (Venezuela/Syrië/China/Iran, etc.) tegen de hele wereld’. In plaats daarvan zien we concurrentie tussen westerse media die werken voor verschillende groepen globalisten. Sommigen zullen Armenië steunen, anderen Azerbeidzjan, terwijl weer anderen de objectiviteitskaart zullen spelen door tussen de twee kampen te wisselen[note].

De Armeense premier, Nikol Pashinyan, gaf onlangs een interview aan Politico, een Amerikaans persbureau, en gebruikte een typisch westerse manier van communiceren door te beloven het Statuut van Rome van het ICC te ratificeren. Hij uitte ook zijn ongenoegen over het gebrek aan bescherming door Rusland en andere landen in geval van problemen en suggereerde dat de Russische vredestroepen hun missie niet vervullen. Hoewel hij deze kwesties niet rechtstreeks aankaartte, gebruikte Pashinyan manoeuvres om zijn boodschap over te brengen. Hij benadrukte dat de situatie veel erger zou zijn geweest zonder de hulp van Russische vredeshandhavers en dat de hulp die Westerse landen aan Armenië gaven niet genoeg was.

Het interview is niets nieuws in termen van mediatrends en we kunnen verwachten dat dit soort discours in de toekomst zal toenemen. Kim Kardashian’s oproep aan Joe Biden om te interveniëren in het Nagorno-Karabach conflict is een ander voorbeeld. Het valt niet te ontkennen dat Kim Kardashian veel meer invloed en mediaprofiel heeft in de westerse samenleving dan de Armeense premier.

Op 9 september schreven Kim Kardashian en Eric Esrailian een brief aan Joe Biden, waarin ze de Amerikaanse president opriepen om tussenbeide te komen in het conflict tussen Armenië en Azerbeidzjan over Nagorno-Karabach. In de brief vragen ze Biden een nieuwe Armeense genocide te voorkomen door christenen te verdedigen, het gebruik van honger als wapen te voorkomen en een einde te maken aan etnische zuiveringen. Ze beschuldigden ook de ‘autocratische’ regering van Azerbeidzjan en andere landen, blijkbaar Turkije, van het promoten van een Armenofoob beleid. Kim Kardashian en arts en producent Eric Esrailian bekritiseerden de collectieve passiviteit van de VN en de Europese Unie en stelden voor om Azerbeidzjan te beïnvloeden via economische sancties, een stop op buitenlandse investeringen, een boycot van culturele en sportevenementen en internationale tribunalen. De rol van Rusland in het conflict werd echter niet genoemd.

De missive werd niet alleen naar het Witte Huis gestuurd, maar ook openbaar gemaakt door het tijdschrift Rolling Stone, dat, hoewel minder modieus dan vijftien jaar geleden, niettemin invloedrijk is. Dezelfde dag reisde Joe Biden eerst naar India om het G20-forum bij te wonen en vervolgens naar Vietnam, voor het begin van de herdenkingen van 11 september, waardoor de reacties van de president naar de achtergrond verdwenen.

Wat we hiervan kunnen leren is dat ondanks Kim Kardashian’s bewering dat de brief door ‘slechts twee mensen’ was geschreven, de manier waarop de brief werd gepresenteerd, de triggers voor de tekst en de verspreiding ervan in een specifiek medium suggereren dat dit initiatief niet zomaar een ontroerende actie was van een persoon van Armeense afkomst, maar eerder een zorgvuldig geplande campagne.

In feite was de brief niet specifiek gericht aan Biden, maar eerder aan de wereldgemeenschap als geheel, namens de industriële belangen en politieke groeperingen die betrokken zijn bij het Kardashian-project. Kim heeft al miljoenen dollars gedoneerd om Artsakh te steunen via het in Californië gevestigde Hayastan All-Armenian Fund, dus het identificeren van de begunstigden is slechts een kwestie van techniek.

Het gebruik van een van de meest invloedrijke persoonlijkheden van onze tijd – en Kim is er daar een van – is een slimme strategie om deze zaak wereldwijd te promoten. Deze campagne steunt Armenië zelf echter niet, maar wakkert eerder een nieuw conflict aan.

De brief maakt handig gebruik van religieuze elementen en noemt « christelijke Armeniërs » en « Armeniërs en christenen » die het slachtoffer zijn van Azerbeidzjan. Het grote publiek is niet noodzakelijkerwijs bekend met de etnische groepen in Artsakh en zou deze brief gemakkelijk kunnen interpreteren als een moslimaanval op christenen.

Westerse journalisten zijn zich bewust van deze dynamiek en weten hoe ze met het onderwerp om moeten gaan.

Aliénor Maréchal

Le Haut-Karabakh, la nouvelle Ukraine ?

Ces dernières semaines, les analyses de l’actualité sont devenues de moins en moins optimistes pour l’Ukraine. Malgré la poursuite des hostilités, l’Ukraine a été abandonnée en tant que projet médiatique au profit du conflit au Haut-Karabakh et la région transcaucasienne. Cette situation ne suit pas le schéma classique de ‘la méchante Russie (Venezuela / Syrie / Chine / Iran, etc.) contre le monde entier’. Au lieu de cela, nous assistons à une concurrence entre les médias occidentaux qui travaillent pour différents groupes de mondialistes. Certains soutiendront l’Arménie, d’autres l’Azerbaïdjan, tandis que d’autres encore joueront la carte de l’objectivité en alternant entre les deux camps[note].

Le Premier ministre arménien, Nikol Pashinyan, a récemment accordé une interview à Politico, une agence de presse américaine, et a adopté une méthode de communication typiquement occidentale en promettant de ratifier le Statut de Rome de la CPI. Il a également exprimé son mécontentement quant au manque de protection de la part de la Russie et d’autres pays en cas de problèmes, tout en suggérant que les forces de maintien de la paix russes ne remplissaient pas leur mission. Bien qu’il n’ait pas directement abordé ces sujets, Pashinyan a utilisé des manœuvres détournées pour faire passer son message, soulignant que la situation aurait été bien pire sans l’aide des forces de maintien de la paix russes et que l’aide apportée par les pays occidentaux à l’Arménie n’était pas suffisante.

L’interview ne présente rien de nouveau en termes de tendances médiatiques, et il faut s’attendre à ce que ce type de discours se multiplie à l’avenir. L’appel de Kim Kardashian à Joe Biden pour qu’il intervienne dans le conflit du Haut-Karabakh en est également un exemple. Il est indéniable que Kim Kardashian a une influence et une visibilité médiatique beaucoup plus importante dans la société occidentale que le premier-ministre arménien.

Le 9 septembre, Kim Kardashian et Eric Esrailian ont écrit une lettre à Joe Biden, appelant le président américain à intervenir dans le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan au sujet du Haut-Karabakh. Dans la lettre, ils ont demandé à Biden d’empêcher un nouveau génocide arménien en défendant les chrétiens, en empêchant l’utilisation de la faim comme arme et en mettant fin au nettoyage ethnique. Ils ont également accusé le gouvernement ‘autocratique’ de l’Azerbaïdjan et d’autres pays, apparemment la Turquie, de promouvoir une politique arménophobe. Kim Kardashian et le médecin et producteur Eric Esrailian ont critiqué l’inaction collective de l’ONU et de l’Union européenne, tout en proposant d’influencer l’Azerbaïdjan par des sanctions économiques, l’arrêt des investissements étrangers, le boycott des évènements culturels et sportifs, ainsi que par le biais des tribunaux internationaux. Cependant, ils n’ont pas mentionné le rôle de la Russie dans le conflit.

La missive a été adressée non seulement à la Maison Blanche, mais également rendue publique par le magazine Rolling Stone, qui bien que moins en vogue qu’il y a quinze ans, demeure néanmoins influent. Le jour même, Joe Biden s’est d’abord rendu en Inde pour assister au forum du G20, puis au Viêt Nam, avant que ne débutent les commémorations du 11 septembre, reléguant ainsi les réactions du président au second plan.

Ce que nous pouvons tirer de cela, c’est que malgré la déclaration de Kim Kardashian selon laquelle la lettre avait été rédigée par ‘seulement deux personnes’, le mode de présentation, les éléments déclencheurs du texte et sa diffusion dans un média spécifique suggèrent que cette initiative n’était pas simplement une action émouvante d’une personne d’origine arménienne, mais plutôt une campagne planifiée avec soin.

En réalité, la lettre n’était pas destinée spécifiquement à Biden, mais plutôt à la communauté mondiale dans son ensemble, de la part des intérêts de l’industrie et des groupes politiques associés au projet Kardashian. Kim a déjà fait des dons de plusieurs millions de dollars pour soutenir l’Artsakh par le biais du Hayastan All-Armenian Fund basé en Californie, donc identifier les bénéficiaires n’est qu’une question de technique.

Utiliser l’une des personnalités les plus influentes de notre époque – et Kim en est une – est une stratégie intelligente pour promouvoir cette cause à l’échelle mondiale. Cependant, cette campagne ne soutient pas l’Arménie elle-même, mais alimente plutôt un nouveau conflit.

La lettre utilise habilement des éléments religieux en mentionnant les ‘Arméniens chrétiens’ et les ‘Arméniens et chrétiens’ victimes de l’Azerbaïdjan. Le public mondial n’est pas forcément familiarisé avec les ethnies de l’Artsakh et pourrait facilement interpréter cette lettre comme une attaque musulmane contre les chrétiens.

Les journalistes occidentaux sont conscients de cette dynamique et savent comment traiter ce sujet.

Aliénor Maréchal

Totalitarisme et pédophilie

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Dans le cadre du colloque consacré à la dérive totalitaire sur les enfants, Alexandre Penasse s’est entretenu avec les co-auteures de Psychopathologie de la pédophilie, Amandine Lafargue, psychologue clinicienne et sociale, et Ariane Bilheran, philosophe, docteur en psychopathologie, auteure de nombreux ouvrages dont les Chroniques du totalitarisme, L’internationale nazie et L’imposture des droits sexuels.

Kairos : Quel est le lien entre totalitarisme et pédophilie ? 

Ariane Bilheran : J’ai sous-titré mon livre sur l’imposture des droits sexuels La loi du pédophile au service du totalitarisme mondial. Tout simplement parce qu’il s’agit de programmes internationaux qui visent à imposer aux peuples l’idée selon laquelle l’enfant serait sexualisé et qu’il faudrait lui enseigner la sexualité dès sa naissance. Or, pour nous, psychologues formés au psychisme de l’enfance, nous savons très bien que vouloir sexualiser un enfant est une projection pédophile, ainsi de la Déclaration des droits sexuels du Planning familial international, qui est repris par l’OMS comme une référence pour attribuer des droits à la sexualité chez les enfants. Cette prétention n’a aucune base scientifique, mais repose sur l’imposture des fameux rapports Kinsey de 1948 et 1953 sur le comportement sexuel humain. La conclusion à laquelle je suis arrivée en écrivant ce livre, c’est que l’on cherche à provoquer un traumatisme de masse chez les enfants du monde entier. Dans la majorité des cas, le pédophile fonctionne par séduction et confusion, en projetant sa sexualité d’adulte sur un enfant dont il veut croire qu’il a une sexualité en miniature. 

Et c’est cette idéologie des pseudo-droits sexuels que l’OMS prétend imposer aux États et aux parents du monde entier, au travers de textes visant à « développer le potentiel sexuel de l’enfant ». 

C’est quoi, le potentiel sexuel de l’enfant ? 

A. B. : Il n’y en a pas. L’enfant n’a pas de sexualité. 

Amandine Lafargue : Depuis les années 1990, on prétend développer les « compétences » des individus, censées être « utiles ». On regarde le profil de chacun en termes de « compétences », d’« activités » de « flexibilité ». Et, selon cette logique, la sexualité serait une compétence comme une autre. 

Comment expliquer à des parents que leur enfant n’a pas de sexualité ? 

A. B. : L’enfant a une sensorialité, mais pas de sexualité. La sexualité émerge avec la puberté, tout simplement. Ce n’est pas parce que l’enfant a un zizi qu’il va s’en servir tout de suite. Il faut des conditions de maturation psychologiques, émotionnelles, intellectuelles, etc. De la même façon, on peut avoir des jambes, mais on ne marche pas immédiatement, on peut avoir une langue, mais on ne parle pas immédiatement. 

A. L. : Étymologiquement, le monde scolaire est ce qui est clos : l’école est un endroit où l’on prend de la distance par rapport à son environnement culturel et où l’on n’a pas à se mêler de l’intime. On doit y apprendre à réfléchir sur la vie, mais on n’a pas à dire comment se servir de son corps ou comment éprouver des plaisirs. Il ne s’agit pas d’éducation, mais d’initiations, qui n’ont rien à faire à l’école. 

Mais de telles initiations ne sont-elles pas promues sous couvert de bienveillance ? 

A.L. : C’est une logique typique du pédophile, qui prétend toujours aimer les enfants. On joue sur les mots, comme si les agressions sexuelles étaient toujours faites de manière violente. Lui va dire qu’il a approché les enfants avec des techniques douces d’initiation, pour son bien. Et souvent, ce sont des anciens abusés, parfois même violemment. On imagine bien que si on commence à éduquer les enfants, cela fera des générations d’enfants qui reproduiront les mêmes choses sur d’autres enfants. Au bout de combien de cours sexuels le grand frère va-t-il vouloir jouer avec son petit frère ? 

En Belgique, le guide EVRAS (Éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle) propose aussi d’introduire la sexualité à l’école à partir d’un très jeune âge, dans « une démarche fondée sur le respect, la tolérance, l’accueil des différences et l’ouverture à l’autre. Elle vise à apporter une information fiable, impartiale et exhaustive et à participer au développement de l’esprit critique afin d’aider les gens à construire leur identité, assurer leur bien-être et à prendre des décisions éclairées ». A priori, cela semble très bien… 

A.B. : La terminologie bienveillante du guide que vous citez est typique. Partout, on considère les enfants comme partenaires de l’adulte pour être éduqués. L’OMS prône d’initier les enfants entre 0 et 4 ans « au plaisir et à la satisfaction liés au toucher de son propre corps, avec la masturbation enfantine précoce » ! On retrouve là cette confusion perverse. L’enfant peut certes explorer tout son corps et faire du tripotage, mais pas de la masturbation, qui est un terme de sexualité adulte. Cette confusion de termes et ces mélanges entre les générations sont la marque de processus pervers qui vont très loin. Le même texte affirme, qu’« idéalement, les différents sujets sont introduits avant que l’enfant arrive au stade correspondant du développement ». 

Donc, par définition, on crée du trauma ? 

A.L. : Exactement. Cette approche est par définition traumatisante puisqu’on expose des choses pour lesquelles les instances psychiques ne sont pas en place. L’esprit de l’enfant se retrouve ainsi en vrac, l’exposant ainsi à des pathologies qui attaquent le lien et affectent ses capacités d’empathie. Ces pseudo-cours d’éducation constituent en fait une effraction psychique. 

On va créer des addictions et des compulsions de répétition. Si on montre quelque chose trop tôt à un enfant, il va vouloir retrouver cette vidéo, d’abord pour la digérer afin de dépasser son traumatisme, mais aussi parce que ça l’aura éveillé à des sensations nouvelles, confuses, mais excitantes. Dans sa période de latence prépubère, un enfant devrait normalement investir des espaces d’apprentissage, développer sa mémoire et sa concentration. Pour cela, il a besoin d’un espace psychique qui lui permette de se retrouver seul avec lui-même. Or, à la place, on le stimule en permanence avec quelque chose d’excitant, avec des paillettes ou de nouveaux jeux. Ce n’est pas à lui de dire non, c’est à nous de l’en empêcher. 

A.B. : Comme Freud l’a montré, lorsqu’un enfant est initié à la sexualité par un adulte, il devient « inéducable », car on a réveillé trop tôt certaines pulsions. D’où une dissociation traumatique, car l’enfant ne peut plus contrôler toute cette partie pulsionnelle qui le submerge. Au contraire, l’éducation a pour rôle de construire un cadre et de la frustration. 

Cette volonté d’exposer les enfants au sexe semble omniprésente, et se retrouve aussi de manière plus ou moins directe dans des films qui leur sont destinés. 

A.B. : Il s’agit en effet d’un plan mondial. Une professeure de droit qui a travaillé pour le Département américain de la Justice a dénoncé cette idéologie promue au travers des films pour enfants, notamment ceux de Walt Disney, qui contiennent des images subliminales, lesquelles sont une effraction traumatique chez l’enfant. Or, plus une telle effraction intervient tôt, plus elle est traumatisante. Alors qu’un enfant qui n’est pas encore mûr du point de vue psychique, affectif, émotionnel, neurologique et intellectuel ne peut pas avoir de consentement libre et éclairé, cette idée du consentement de l’enfant est insinuée dans les textes de référence. C’est ainsi que l’OMS a eu cette idée extraordinaire de créer la notion de « citoyenneté sexuelle », et ce dès la naissance. On a là une injonction paradoxale complète : alors que la sexualité relève du registre de l’intime, la citoyenneté relève du politique. On retrouve là ce mélange des genres, cette confusion facilitée par cette novlangue qui est l’une des marques du totalitarisme. Souvenons-nous que celui-ci cherche à imposer une domination totale sur l’intime. 

Vous pointez du doigt le rôle crucial d’Alfred Kinsey, lequel s’est notamment livré à des expérimentations sur des enfants de moins d’un an, chez qui il avait « stimulé des orgasmes ». Cela fait plutôt penser à de la torture. Et c’est sur ces rapports Kinsey que la Déclaration des droits de l’enfant et la « citoyenneté sexuelle » seraient fondés ?! 

A.B. : Qui était Kinsey ? Un entomologiste spécialiste des insectes parasites des végétaux, tout à fait habilité donc à parler de la sexualité humaine et encore mieux, du psychisme des enfants ! Il a été financé par la Fondation Rockefeller à l’Université de l’Indiana pour effectuer des recherches sur la sexualité humaine. Son échantillon comprenait 4.120 hommes, dont 3.526 avaient des déviances sexuelles avérées, parmi lesquels 1.600 délinquants sexuels psychopathes incarcérés. Quel échantillon impartial ! L’institut Kinsey a créé le SIECUS, un organisme censé promouvoir l’information sexuelle aux États-Unis et qui a inventé ce terme de pure novlangue qu’est l’« éducation à la sexualité ». La première responsable de cet organisme, le Dr Mary Calderone, souhaitait favoriser la prise de conscience de l’importance vitale de la sexualité des nourrissons et des enfants et elle encourageait les élèves à utiliser des ouvrages sexuels contenant des images explicites. Délivrant des certifications en santé sexuelle un peu partout dans le monde, elle est une référence pour l’OMS ! J’ai eu accès à l’un de ces cours de certification prodigués à l’Université Laval du Québec. Le professeur y a exposé la définition de l’orgasme selon Kinsey. Accrochez-vous ! « Un bébé agité se calme dès la première stimulation sexuelle. Il perd tout intérêt pour d’autres activités et entreprend des poussées pelviennes rythmiques. À l’approche de l’orgasme, il est pris de convulsions, de violents mouvements des bras et des jambes, et il pleure parfois au moment de l’orgasme. Il a le regard vague, fixe et vide, et est pris de spasmes soudains ». Selon la doxa Kinsey, c’est un état euphorique de plaisir. En réalité, ainsi que nous l’a expliqué le docteur Régis Brunod lors du colloque, il s’agit d’un état épileptique provoqué. 

A.L. : Des enfants qui ont été traumatisés si tôt – on parle d’un bébé de 5 mois – ne pourront plus prendre de recul et seront enfermés dans l’immédiateté. Ils vont souffrir de psychoses ou d’états dissociatifs. On crée ainsi des gens accros au système de récompense immédiate, qui privilégient des réponses rapides, des pensées rapides, de la jouissance et du plaisir rapides. Ils seront ainsi parfaitement adaptés à nos sociétés consuméristes, où ils voudront acheter des objets pour se procurer toujours plus de plaisir à très court terme. Ils vont chercher à se remplir en continu, pour tenter de combler un vide psychique profond. 

De même, ils vont devenir des consommateurs de sexe. 

A.L. : De sexe et d’excitations en tous genres, dont ils vont réclamer des doses toujours plus importantes, car leurs récepteurs de dopamine ont été grands ouverts dès leur plus jeune âge. 

Certains consomment du porno dès 8 ans ?
A.B. :
Bien sûr. Il y a aussi des intérêts marchands derrière cette 

promotion de la sexualité. 

A.L. : Cela va jusque dans les livres pour enfants, qui contiennent des incitations insidieuses. Ainsi de certains livres destinés à des enfants de 12 ans, où l’on précise que les derniers chapitres ne sont censés être accessibles qu’aux enfants de 15 ans. Évidemment, cela va inciter les plus jeunes à s’y plonger. Toutes les techniques de psychologie sont appliquées pour pénétrer facilement le cerveau fragile et immature des enfants. 

La sexualisation des enfants n’est-elle pas renforcée par l’idéologie LGBTQIA+ ? Oser la contester expose à se faire traiter de transphobes ou d’homophobes. Le guide EVRAS évoque le terme d’« hétéro-normativité », une attitude rétrograde qui consisterait à estimer que l’hétérosexualité est la norme. 

A.L. : Le but, c’est le grand renversement. Notre génération a reçu l’éducation de nos parents et de nos grands-parents, qui nous protégeaient en tant qu’enfants. Aujourd’hui, on vole les parents de leur autorité parentale lorsque leurs enfants, revenant de ces cours d’éducation sexuelle prétendent savoir mieux qu’eux ce qu’il faut penser du sexe et comment on devrait en parler. Je reçois en consultation des enfants de 6 ans traumatisés par les « enseignements » sexuels explicites qu’ils ont reçus, et ce d’autant plus qu’ils contredisent les explications métaphoriques de leurs parents qui se contentent de dire que les enfants naissent grâce à une petite graine plantée parce que leurs parents s’aiment très fort. En dessous de 7 ans, on se structure avec de la pensée magique, avec de jolis mythes, comme celui du père Noël. 

A.B. : Le monde de l’enfance est un monde de l’innocence et de l’imaginaire. Donc L’enfant va créer un monde imaginaire, dont il sait bien que ce n’est pas le monde réel, mais qui va lui permettre de déployer sa sécurité intérieure. Les adultes ne doivent surtout pas s’y immiscer et imposer aux enfants leurs angoisses et leurs projections d’adultes. Cela va bien au-delà de la sexualité. Il suffit de voir le désastre psychologique infligé aux enfants avec la terreur propagée lors de la pandémie. La Déclaration des droits sexuels et les standards de l’OMS reposent sur un sophisme selon lequel 

1) les enfants sont des êtres humains ;
2) les êtres humains – en fait les adultes – ont une sexualité ; 3) donc, les enfants ont une sexualité. 

Un tel sophisme est très dangereux, car il nie la différence de nature entre l’enfant et l’adulte. C’est pour cela que l’enfant a une protection légale particulière et que l’adulte a des responsabilités vis-à-vis de l’enfant. 

A.L. : Toute l’éducation consiste à poser un cadre structurant et symbolique, mais qui n’a pas à être normatif. Par exemple, on peut dire à 12 ans que l’on se sent plutôt fille ou plutôt garçon, mais les choses évoluent et elles se stabiliseront sans doute tranquillement à l’âge adulte. Aujourd’hui, certains disent que si une petite fille n’a pas de petit copain à 9 ans, c’est qu’elle est lesbienne ! C’est en fait, tout simplement, qu’elle n’est pas encore assez mûre pour s’intéresser à une sexualité ou même à une sensorialité particulière. 

A.B. : Une telle détermination est un déni d’enfance et du droit qu’a l’enfant de vivre dans un monde imaginaire, lequel est nécessaire à son bon développement psychique. 

A.L. : Quand des adultes prennent un imaginaire d’enfant au pied de la lettre, ce sont les adultes qui sont fous, car ils confondent le fantasme et la réalité. S’ils le font à dessein, c’est de la perversion potentiellement pédophile. Dans l’enfance et à l’adolescence, le psychisme est très malléable. Il va se structurer à l’âge adulte. Au contraire, tous ces textes que nous dénonçons font fi de ces principes élémentaires du développement psychique de l’enfant et de l’adolescent. 

Cette idéologie prétend qu’il faudrait répondre positivement et « accompagner » l’enfant qui demande à changer de sexe, avec un processus de prise d’hormones censé bloquer la puberté ; encore une illusion ! 

A.L. : En réalité, le véritable accompagnement de l’enfant, c’est de l’aider à développer son esprit critique. 

A.B. : L’enfant vit dans un monde imaginaire. L’éducation consiste à l’amener petit à petit, de manière adaptée à son âge, à considérer le principe de réalité. Le principe de réalité doit être introduit dans l’éducation, c’est là la seule castration. Et là, on est en train de faire l’inverse ! Supposer que l’enfant puisse consentir à cette transition, à ces mutilations, c’est de l’anti-éducation ! 

A.L. : On les berce de l’illusion selon laquelle on pourrait changer de sexe alors qu’on est déterminé génétiquement. On leur ment. On leur cache même qu’ils seront stérilisés et subiront des traitements à vie. 

Vous citez Rousseau qui dit que l’homme aliène une part de sa liberté naturelle à se saisir de tout ce qui le tente et, qu’en échange, le contrat social lui offre sa liberté de citoyen. N’est-on pas en train de détruire le contrat social ? 

A.B. : En effet, cette banalisation de la transgression des interdits fondamentaux qui permettent de structurer une société constitue un attentat politique. C’est pour cela que j’ai parlé de totalitarisme. 

A.L. : C’est la loi du chacun pour soi, là où chacun devrait avoir droit à la sécurité par l’égalité, la fraternité… 

A.B. : … et la protection de son intégrité physique, laquelle est niée lorsque l’on prétend parler de réorientation sexuelle dès l’âge de 5 ans. 

En Belgique, une loi vient d’être votée : on peut changer tant qu’on veut. 

A.L. : En effet, la nouvelle doxa impose d’être « flexible » toute sa vie, de pouvoir changer tant qu’on veut. Est-ce qu’au collège un enfant aura le droit de se faire appeler par un prénom le matin et par un autre l’après-midi, au mépris de l’état civil ou de l’autorité parentale ? Prétendre lui imposer le réel serait-il ainsi une atteinte à ses « droits » ? 

A.B. : Je voudrais souligner un autre aspect de la perversion de cette idéologie : on nous explique que, pour protéger l’enfant de la violence sexuelle et de la banalisation de la pornographie et des écrans, il faudrait leur montrer très tôt de la pornographie. Ça veut dire que les adultes ne protègent pas les enfants de l’accès à ces images – Et pour se défausser de leur responsabilité de parent, l’« éducateur » prétend initier, de manière facile et douce. On rejoint là le discours pédophile. D’ailleurs, le totalitarisme repose toujours sur la division, voire la guerre entre les générations, avec l’endoctrinement de la jeunesse contre les valeurs de la génération précédente. Il s’agit de casser la transmission garante de notre civilisation. 

On avait commencé avec le covid, où l’on accusait les jeunes de tuer les vieux. 

A.B. : Absolument. Encore une inversion. Dans une civilisation qui fonctionne, la génération des adultes doit se sacrifier pour ses enfants. Dans une civilisation inversée, c’est-à-dire chaotique, détruite, dégénérée, ce sont les enfants qui se sacrifient pour les adultes. Le bouc émissaire est toujours le plus innocent. 

A.L. : La différenciation entre les sexes et entre les générations sont deux piliers de la civilisation. Et ce sont ceux-là que les pédophiles attaquent. À l’instar des mesures totalitaires prises sous prétexte du covid, de tels cours d’éducation sexuelle auront un impact terrible sur la vie des enfants qui sont ainsi victimes d’une effraction psychique. D’ores et déjà, depuis 2020, le taux de suicide chez les adolescents a été multiplié par trois. 

A.B. : Cette absence de repères, de cadre et de normes est destructrice. Vous parliez de la critique de l’« hétéro-normativité ». En réalité, dans toute société il y a la norme et il y a la marge. Et alors ? En quoi est-ce un problème d’être à la marge ? Au contraire, comme on le voit avec les artistes contestataires, c’est tout à fait stimulant. Or, aujourd’hui, on a l’impression que certaines marges ne supportent pas leur statut de marge, qu’elles ont pourtant choisi. Oui, qu’un adulte qui fait le choix de la marginalité veuille l’imposer comme une norme, cela pose un problème. 

C’est une exception à la règle.
A.B. :
En effet. Et là, c’est l’inverse. Celui qui est à la marge prétend 

culpabiliser, voire criminaliser la règle. 

Vous dites que se prendre pour un autre sexe, c’est prendre une certitude délirante de type paranoïaque pour une réalité. 

A.B. : Oui. Dans la psychopathologie traditionnelle de la paranoïa, il y a une confusion liée au délire de la toute-puissance : je suis tout à la fois, je suis Dieu, la femme de Dieu, l’homme, la femme… je suis tout à la fois et donc je ne me limite pas ! En réalité, la société se construit par les interdits. Non, on ne peut pas tout faire et c’est justement ce qui permet l’émergence du désir et sa consécration. En un mot, il est fondamental d’avoir des interdits pour assurer la protection de l’intégrité, tant de l’individu que de la société. 

A.L. : Sans limitation, le désir tombe. Il n’y a plus de raison, juste un vide intérieur. D’où l’explosion des suicides chez les adolescents. 

A.B. : Pour conclure, il me semble nécessaire et urgent d’arrêter immédiatement tout enseignement sur la sexualité en maternelle et primaire. Il faut aussi exiger de faire examiner par des professionnels le contenu de la prévention pour les adolescents. Il faut également abolir les standards pour l’éducation sexuelle en Europe et l’ingérence de l’OMS sur les populations en matière de « santé psychique » des enfants. Enfin, il convient de supprimer le terme « éducation sexuelle », car ouvrir des portes psychiques sur la pulsion nous entraîne très loin de la prévention. 

Propos recueillis en direct par Alexandre Penasse Retrouvez l’interview complète sur www.new.kairospresse.be 

Êtes-vous influençables ?

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Une manière de diffuser de la publicité qui prend de plus en plus place est celle portée par les influenceurs. Ceux-ci sont des personnes qui, par leur statut, leur position dans la société ou leur exposition médiatique, sont des relais d’opinion susceptibles de propager des idées dans le monde du numérique. Les publicitaires ont vite flairé le bon filon et les influenceurs les plus consultés sont devenus des écrans-sandwichs pour les marques. C’est au nombre de followers (suiveurs réguliers) et de likers (qui aiment) que les influenceurs sont repérés et rétribués. La majorité des porteurs de publicité sont ceux qui conseillent sur les habitudes de consommation. Il est alors aisé de faire accroire que pour être un bon consommateur, il faut se procurer le produit X ou Y. Les secteurs de la mode/beauté et du lifestyle dominent, suivis par le tourisme, la high-tech, le sport, l’alimentation et les animaux. 

Les supports de cette activité peuvent être des blogs (156 millions de blogs et près d’un million de nouveaux articles sur blogs sont publiés chaque jour), mais la majorité des producteurs de messages utilise les réseaux sociaux. On les trouve donc sur Instagram, Facebook ou TikTok, voire sur leur chaîne YouTube. À partir du moment où ils et elles atteignent un certain nombre de surfeurs, les influenceurs et surtout influenceuses sont grassement payés pour faire de la publicité pour tel ou tel produit ou service. La rémunération de ces publicitaires nouveau style est naturellement fonction du nombre de surfeurs touchés par les messages de l’influenceur. 

Comme le secteur n’est pas régulé, il est dépeint comme une jungle où prospèrent des arnaqueurs, personnes peu recommandables qui produisent de la tromperie et des contenus frauduleux. Selon la plateforme de marketing Hyper Auditor, 40% des influenceurs belges sur Instagram seraient impliqués dans des fraudes. Le rappeur Booba a utilisé le terme d’« influvoleurs » pour dénoncer ceux et celles qui utilisent leur notoriété pour faire vendre des contrefaçons ou de faux « bons plans » financiers. Des observateurs de la toile estiment qu’en Belgique le secteur devrait être encadré comme c’est le cas en France. Hélas, on se heurte à un désintérêt et à une méconnaissance du monde du marketing d’influence de la part des autorités. 

À partir du moment où la publicité payante est entrée dans ce secteur numérique particulier, on devait se douter que certains allaient se livrer à des pratiques condamnables. Il faut dire que les montants circulant dans ce domaine particulier du web sont, rien qu’en Belgique, seraient d’environ 50 millions d’euros par an. De quoi attirer les requins. 

Ce type de publicité a l’avantage, par rapport aux supports traditionnels, de pouvoir cibler son audience. La communauté que visera à toucher un influenceur sera définie selon l’aire géographique, l’âge ou autres critères. Cela permet aux agences de publicité de savoir si les consommateurs touchés correspondent aux produits qu’elles doivent faire connaître. Cela permet même à celles-ci d’évaluer le retour sur investissement que peut leur apporter un influenceur donné. 

Les auteurs de ces conseils en ligne souvent ne disent pas qu’ils ont pour but de propager de la publicité. Des conseils de maquillage sont ainsi nombreux et donnent des recettes pour être belle. Mais au détour d’une promotion de maquillage, on trouve, et pas par hasard, le nom d’une crème ou autre produit miracle qui permet d’« empêcher le vieillissement » des peaux « matures ». 

Le manque de transparence de cette activité numérique permet de masquer la publicité qui est le but réel d’un producteur de messages. On atteint un sommet de la manipulation quand on suggère des opérations de chirurgie esthétique. De même, cliniques et médecins, pourtant interdits de publicité par la loi et la déontologie, profitent de ce support non contrôlé pour se vendre sur la toile. Un encadrement des pratiques de mise en ligne de publicités devrait donc être mis en place par les législateurs pour empêcher de telles pratiques délictueuses. 

Se faire payer est rarement un moyen d’être rémunéré suffisamment pour considérer le travail d’influence comme un « métier ». Toutefois, un contributeur ne se voit parfois considéré comme « influenceur » qu’à partir d’une certaine diffusion. Sur Snapchat ou Instagram, c’est à partir de 1.000 abonnés qu’on est sponsorisé, mais il faut, au moins, 20.000 abonnés pour commencer à obtenir un peu de revenus et 50.000 pour réellement commencer à toucher des émoluments significatifs. Parfois, quand on contacte des centaines de milliers de personnes, les sommes perçues peuvent devenir une activité à plein temps. Avec un million d’abonnés, une unique publication Instagram peut se monnayer 12.000€. Un tel niveau de bénéfices et de diffusion mériterait un encadrement sévère et un code de déontologie comme l’ont les journalistes actifs sur les médias traditionnels. Avec l’essor des smartphones, les réseaux sociaux deviennent encore plus omniprésents, un support idéal pour les marchands de rêve numérique. 

Ainsi donc, les influenceurs prennent de plus en plus la place des médias traditionnels auprès d’une grande partie du public. Suivis parfois par des milliers, voire des dizaines de milliers de fidèles, ils sont devenus une source de divertissement et d’information auprès de larges communautés spécifiques. La personnalisation de la publicité, leur mise en scène personnelle a un impact très important. Ceci confère aux influenceurs des devoirs et responsabilités, auxquelles ils ont rarement été préparés et qu’ils négligent allégrement. 

Certains imaginent maintenant utiliser l’intelligence artificielle comme alternative non-humaine aux influenceurs. Selon des chercheurs, de telles entités virtuelles, encore émergentes, peuvent concurrencer les influenceurs humains en termes de capacité de fascination et de nombre de followers. 

Encore balbutiante il y a une dizaine d’années, « l’industrie » de l’influence a grandi trop vite et de façon chaotique : tricherie, achats massifs d’abonnés, fausses promesses, cibles mal définies. Les influenceurs profitent de certaines marques souvent anciennes et qui, essayant de paraître modernes, se lancent dans ce créneau qui est pourtant un véritable Far West. 

On estime que, bientôt, l’ensemble du secteur pourrait brasser des milliards de dollars. Cela mérite certainement que les autorités se penchent et répriment les pratiques douteuses de trop d’influenceurs. 

Alain Adriaens 

[DÉBAT] EVRAS: Interdit de parler !

Invités:

  • Ariane BILHERAN:Normalienne, philosophe et psychologue clinicienne
  • Amandine LAFARGUE:Psychologue clinicienne, psychothérapeute et psychanalyste
  • Virginie DE ARAUJO-RECCHIA: Avocate au barreau de Paris
  • Régis BRUNOD:Pédiatre et pédopsychiatre

En Belgique, et de façon plus générale dans tous les pays occidentaux, les gouvernements s’emploient avec zèle à appliquer les Standards de l’éducation sexuelle, programme de l’OMS. Ils tentent ainsi d’imposer chez les enfants, dès le plus jeune âge (malgré les dénégations des exécutants politiques via leurs canaux de diffusion que sont les médias de masse), bafouant l’autorité parentale, l’idée que ces derniers ont une sexualité, qu’il faudrait les éduquer au porno, à l’indifférenciation sexuelle, c’est-à-dire que la distinction homme/femme n’a plus lieu d’être, etc. Ce n’est pas l’avis des 4 experts que nous invitons aujourd’hui, mais aussi de milliers d’autres professionnels de l’enfance et parents, dont on attend qu’ils se manifestent.

[SÉRIE]CHRONIQUE ÉCONOMIQUE #8: Un outil de cohésion sociale, le Mandala holistique

Nous allons revenir dans ce nouvel épisode de la série économique à la mise en place d’une unité commerciale nouvelle, reliant commerçants et consommateurs. Plus exactement, nous allons découvrir un outil d’aide aux personnes pour définir un projet commun qui les anime et les réunit. Son nom : le Mandala holistique.

Mandala est un terme sanskrit signifiant cercle, et par extension, sphère, environnement, communauté, utilisé dans l’hindouisme, ainsi que le bouddhisme et le jaïnisme. Le Mandala holistique est un outil d’aide à la construction participative d’une vision commune. Il valorise les différents modes d’expression : visuel, oral, kinesthésique. Il permet ainsi à un groupe de personnes aux modes de pensées différents de travailler ensemble et de se comprendre.un dessin organisé avec des motifs rayonnant autour d’un point central dans un ensemble de flux et de liens. C’est un excellent support visuel pour favoriser les interactions et faciliter la compréhension.

KAIROS HEBDO #20

Mardi 19 septembre 2023

Zelensky menace l’Europe de débordements si les aides diminuent

Dans sa récente interview à Economist le président ukrainien Volodymyr Zelensky a mis en garde les Européens contre les conséquences de la réduction de l’aide à l’Ukraine, suggérant que les 8 millions d’Ukrainiens réfugiés dans les pays de l’UE pourraient mal réagir à l’abandon de leur pays. « Il ne serait pas bénéfique pour l’Europe de pousser ces personnes dans leurs retranchements », a-t-il ajouté, car cela créerait des risques pour l’Occident dans sa propre arrière-cour ». Selon une enquête du centre non-gouvernemental ukrainien pour la stratégie économique, 5,6 à 6,7 millions d’Ukrainiens se trouvaient à l’étranger à la fin du mois de juin. Selon les estimations de l’ONU, le nombre d’Ukrainiens en Europe a dépassé les 8 millions depuis le 24 février 2022.

Les signalements liés au comportement des réfugiés ukrainiens apparaissent dans différents médias depuis un moment déjà, et même au niveau officiel. Selon Nancy Faeser, ministre allemande de l’Intérieur, des milliers de jeunes délinquants dans le pays sont originaires d’Ukraine. Un tiers des plus d’un million d’Ukrainiens vivant dans le pays ont moins de 18 ans, ce qui est reflété dans les statistiques criminelles. En 2022, plus de 3 700 enfants et adolescents ukrainiens ont été soupçonnés de délits.

Le régime de libre circulation au sein de l’Union européenne a créé des conditions très favorables pour les gangs criminels, qui profitent du contrôle minimal aux frontières. La mafia ukrainienne se concentre principalement sur la prostitution, le trafic d’êtres humains, d’organes, d’armes et de drogues, et leur activité a récemment augmenté.

Le secteur agricole est particulièrement vulnérable aux fraudes, qui sont souvent facilitées par des fonctionnaires corrompus, y compris des douaniers. Les équipements destinés à l’Ukraine sont parfois détournés ou inutilisables, mais les entreprises impliquées reçoivent quand même de l’argent, qui finit souvent dans les poches de la mafia. Même les projets caritatifs sont touchés, car il est difficile de distinguer les fonctionnaires des mafiosi.

En suggérant une possible révolte des réfugiés, les paroles de Zelensky pourraient accroître les tensions, déjà palpables, entre les Européens ordinaires excédés et les Ukrainiens. Les vagues de réfugiés pourraient retourner d’où elles viennent, ce qui arrangerait l’Occident dans le contexte de la mobilisation totale. Ceux qui veulent éviter ce sort devront payer, ce qui profite aux réseaux de Zelensky. Ainsi, Zelensky, dans sa fourberie proverbiale (n’oublions pas qu’il sait jouer, il a été acteur…) flatte son peuple en demandant l’aide de l’Occident, tout en chuchotant également à l’oreille des dirigeants européens que ce serait l’occasion qu’ils les renvoient vers l’Ukraine : d’une pierre deux coups ! Et si les Ukrainiens réfugiés en Europe rentrent au pays, Zelensky gagne sur les deux tableaux : ceux qui sont de retour en Ukraine alimenteront la machine de guerre, ceux qui restent en Europe les réseaux mafieux, proches de Zelensky…

Propagande médiatique

La campagne médiatique visant à stimuler l’une ou l’autre option est en train de se déployer, et l’interview du chef de l’Etat ukrainien en fait partie. Les autorités américaines cherchent à travers leur ambassade à Cracovie des médias polonais pour relater des histoires positives de réfugiés ukrainiens retournant dans leur pays, ainsi que les efforts incroyables des Polonais pour créer un partenariat avec les Ukrainiens. Ils sont prêts à offrir 50 000 dollars pour que les journalistes polonais fassent des reportages sur ces sujets.

Le programme WAW-NOFO-FY23-05 débutera du 1er octobre au 15 novembre et les demandes seront acceptées jusqu’au 15 septembre. L’objectif est d’élargir l’audience grâce à des récits journalistiques sur les réfugiés retournant en Ukraine afin de toucher un plus grand nombre de ressortissants ukrainiens. Cette initiative vise à préparer moralement les réfugiés ukrainiens en Pologne à retourner chez eux avec le soutien financier américain.

Suite à l’annonce de l’éventuelle extradition par la Pologne d’Ukrainiens en âge de conscription, des fausses informations ont été diffusées, semant la panique parmi les réfugiés dans les pays de l’UE. Des photos et vidéos suspectes de prétendus destinataires des lettres d’expulsion ont été partagées. L’année dernière, des articles similaires avaient déjà été publiés et des documents de l’ambassade ukrainienne à Londres avaient été diffusés par des robots de chaînes Telegram, invitant les résidents locaux à fournir des informations sur les Ukrainiens en âge de conscription qu’ils hébergeaient.

Bien que les gardes-frontières polonais ne puissent effectuer des contrôles sur les ressortissants ukrainiens soumis au service militaire, leur tâche consistant simplement à vérifier le respect des conditions d’entrée, et que la procédure d’extradition puisse prendre des mois voire des années, il est probable que certains épisodes d’expulsion se produiront.

Les rumeurs sont alimentées par le désir de certains de monnayer les craintes des réfugiés en les poussant à acheter leur liberté auprès de l’ambassade d’Ukraine, et la mafia ukrainienne est également activée.

Anne-Laure Rémy

Officiële kennisgeving van de Ordre des Médecins

Artsen die gerespecteerd en gerespecteerd werden in hun beroep voordat ze de officiële versie van Covid begonnen te bekritiseren, ondertekenden in België een ingebrekestelling tegen de Ordre des Médecins en de hoofden van de regionale en nationale verenigingen. In een tijd waarin de media, zelfbenoemd als jagers op nepnieuws en verspreiders van onwaarheden, iedereen die niet meeloopt met het tv-nieuws behandelen als samenzweringstheoretici en extremisten, klagen deze artsen een medische vereniging aan die de trouwe dienaar is van de farmaceutische industrie. Dat is alles wat nodig is voor de zelfbenoemde fact-checkers, de makers van nepnieuws, om uit hun dak te gaan. Maar er is geen houden aan zulke verontwaardiging, wanneer de media, politici en deskundigen mensenlevens in gevaar hebben gebracht door te weigeren te debatteren over alles wat tegen de doxa ingaat.

Mise en demeure de l’Ordre des médecins

Des médecins, respectables et respectés dans leur profession avant qu’ils ne tiennent un discours critique sur la version officielle du Covid, signent en Belgique une mise en demeure contre l’Ordre des médecins et des dirigeants des Ordres régionaux et de l’Ordre national. Alors que les médias du pouvoir, qui s’auto-définissent comme chasseurs de fake news, pourfendeurs des contre-vérités, traitent de complotistes-extrêmistes tous ceux qui ne joignent pas leurs mains face au discours du JT, ces médecins dénoncent un Ordre des médecins fidèle serviteur de l’industrie pharmaceutique. Il n’en faudra pas plus pour que les fact-checkers autoproclamés, ces faiseurs de fake-news, se déchaînent. Mais on n’arrête pas un tel mouvement d’indignation, alors que médias, politiques, experts ont mis la vie des gens en danger, en refusant tout débat et tout propos s’opposant à la doxa.

[INTERVIEW] Kees VAN DER PIJL: La pandémie de la peur, projet totalitaire ou révolution ?

Certains dans notre entourage, y compris parmi nos lecteurs, souhaiteraient que nous tirions un trait (définitif?) sur l’épisode covidien. Outre que celui-ci, selon nous, est loin de n’être plus qu’un très mauvais souvenir (voir l’actualité), il révèle, à merveille oserait-on dire, l’état des relations intra- mais aussi extra-étatiques, les lignes de force – discrètes et plus ou moins souterraines – qui restructurent les sociétés occidentales après les avoir déstructurées. A ce titre, l’épisode du Covid-19 mérite toujours toute notre attention.

Le politologue néerlandais Kees Van Der Pijl contextualise et replace la pandémie de covid-19 dans l’histoire récente, avec comme fil conducteur l’usage immodéré qui fut fait de la peur par le psychobiopouvoir. Pour qu’une fois instruits, nous, Citoyens, ne reproduisions plus les mêmes erreurs.

[INTERVIEW] Pr Henri JOYEUX: L’inquisition française

Henri Joyeux, cancérologue, professeur émérite de l’Université de Montpellier I, a émis des doutes depuis plusieurs années sur la vaccination, notamment le passage obligatoire pour les enfants d’un vaccin trois-en-un à un vaccin six-en-un. Dès l’arrivée de Macron au pouvoir, l’épée de Damoclès pèse sur le Professeur, l’obligation vaccinale infantile passant de 3 à 11 vaccins. Ses propos sur l’injection Covid feront tomber le couperet: l’Ordre des médecins français le condamne à deux ans d’interdiction d’exercer à dater de 2024.

SOUTENEZ LA PRESSE LIBRE

Le monde politico-médiatique n’a tiré aucune leçon du passé. Évidemment, puisque « qui contrôle le passé contrôle le présent ». Un peuple informé n’aurait jamais laissé faire cela. Plus que jamais, soutenez la presse libre 🙏 https://www.new.kairospresse.be/abonnement/

[INTERVIEW] Xavier BAZIN – Antivax toi même

Ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas : une interview de deux heures, des centaines de sources, un retour sur la croyance vaccinale qui a pu mener à l’événement Covid-19, les mensonges politiques, les désastreux effets de leurs mesures. A écouter, pour se prémunir contre les prochaines attaques. Pour ne plus accepter ce monopole qu’ont les médias de masse du réel qu’ils nous imposent.

Fluisteren is nog nooit zo goed betaald…

Tijdens de COVID-periode ontdekten we nieuwe namen: Mckinsey, PWC, …..

We konden al denken aan hun gloednieuwe en extravagante kantoren, gevestigd in de buurt van de macht in Brussel, maar we konden geloven dat hun acties beperkt bleven tot de grote multinationals.

We weten nu dat hun werknemers voortdurend een web weven dat hen in staat stelt om de grote kloof tussen de private en publieke sector te dichten, met als doel winst te maken en altijd winst te maken.

Als je vastzit in de vorige eeuw, toen het algemeen belang de boventoon voerde in de publieke sector en het welzijn van de werknemers in de private sector, dan heb je een paar afleveringen gemist.

Maar laten we even vooruit springen in tijd en ruimte.

Financiële en/of politieke belangen hebben altijd in de oren van besluitvormers gefluisterd. Ze werden adviseurs, wijzen, geleerden, afgezanten enzovoort genoemd. Ze dienden verschillende doelen met verschillende mate van overtuiging. Hun acties hebben altijd geflirt met het delen van kennis, invloed, corruptie en nu de uitvinding van het einde van de 20e eeuw, lobbyen.

De laatste term heeft de neiging om de actieve en passieve corruptie van elites legaal te maken. We hebben niets meer om jaloers op te zijn in de landen die door het Westen als ‘onderontwikkeld’ worden bestempeld, met name in Afrika, dat gewend is de les gelezen te worden door Europeanen.

Misschien kunnen we een nieuwe wiskundige regel opstellen, een volledig exponentiële curve, zoals deze:

Het zou het mogelijk maken om het gebruik van het woord democratie in de reguliere pers te correleren met de mate van corruptie onder onze elites.

Het is geen Nobelprijs of Fiels Medaille waard, maak je geen zorgen, maar het geeft je wel een idee van de trends van een tijdperk.

Dus hebben we de adviesbureaus herontdekt, die hun goede zorgen aan alles en in elke discipline besteden, niet voor het plezier, maar voor goed en struikelend geld. Euro’s, dollars, alles wat verkocht en geruild kan worden, wetten, decreten, handelsovereenkomsten, invloed – het is allemaal goed. Weet je wat al deze transacties gemeen hebben? Weet je wat de aanpassingsvariabele is? Jazeker! Jij, ik, hij of zij…. Dat zijn we allemaal.

Als advies de werkelijkheid raakt en beïnvloedt, ben jij degene die betaalt. Ik weet niet of het het lot is of pure logica, maar het advies gaat nooit jouw kant op, in jouw belang.

Jij en ik beginnen het liedje te kennen, maar het is interessant om te zien dat de staatsorganen, leider-volger, officieel aanstoot beginnen te nemen aan dezelfde tekortkomingen als de kleine mensen.

We hoopten allemaal op een militaire opstand, een vreedzame en beredeneerde kracht toen de staat een heel deel van zijn burgers bij de keel greep, maar dat was zonder rekening te houden met een slim georkestreerde doctrine. We hebben een professioneel leger! Ja, meneer!

Alle beroepen zijn gerationaliseerd volgens hun functie en/of bedrijf. Militairen zullen op dezelfde manier werken als andere leden van de openbare dienst…

s Ochtends laat hij zijn hart en geweten thuis en aan het eind van de dag laat hij zijn plichten achter in de kazerne. Het is een goed gechoreografeerde beweging die ervoor zorgt dat de hemisferen elkaar nooit kruisen of botsen. Alles behalve de vonk waarmee het vuur opnieuw geboren kon worden.

Laten we stoppen met vloggen en naar het positieve kijken.

Ja, een voorzitter van een militaire vakbond onthult en slaat met zijn vuist op tafel. Waarom publiek geld blijven verspillen aan advies dat het leger niet nodig heeft? De laatste heeft veel interne vaardigheden en moet zichzelf beheren in het belang van de natie.

Déjà vu, zou je kunnen zeggen. Ja, het is waar dat de verontwaardiging daar zou kunnen stoppen, maar laten we nog een stapje verder gaan.

Is het Belgische leger geen gevoelige sector die een zekere discretie vereist? Zou het niet in staat moeten zijn om zijn eigen beslissingen te nemen zonder dat een buitenlandse mogendheid zich ermee bemoeit, zelfs niet met het organigram van de generale staf?

Emmanuel Macron verklaarde in november 2019 dat de NAVO hersendood was. Hij had niet helemaal ongelijk, of misschien wel gelijk. De legers van Europa zijn door de jaren heen ontrafeld , met de belofte van een zeer competent, professioneel leger met de nieuwste uitrusting. In plaats daarvan zien we dat de legers grondig geprivatiseerd zijn, tot het punt waarop sommige mensen zich afvragen wie het voedsel op het slagveld zal leveren. De legers van Europa zijn hersendood, afhankelijk van de particuliere sector (d.w.z. onderworpen aan de logica van de markt en de vrije handel), staan onder Amerikaans materieel perfusie (ten nadele van de Europese wapenbedrijven) en wiens personeel op afstand wordt bestuurd door adviesbureaus waarvan we allemaal weten wie ze heeft geschreven.

Laat ze maar oorlog voeren op hun « nieuwe wereld » continent, laten we uit de NAVO stappen, laten we de wederzijds positieve allianties met onze buren en andere bevriende naties vernieuwen. Laten we onze uitstekende opleidingen en ons leger, dat ten dienste staat van de bevolking, opwaarderen.

Laten we duidelijk zijn, ik denigreer deze koninklijke functie van onze staat niet. Het heeft zijn rol en verdient beter. De meeste van onze soldaten hebben geloof en plichtsgevoel. De medewerkers doen het al te lang met wat ze hebben gekregen. Een beetje introspectie zou ons helpen om te begrijpen waarom ‘defensie’ niet langer aantrekkelijk is en moeite heeft om werknemers te behouden. Het is zeker dat deze laatste onthullingen de soldaat in het veld niet zullen helpen om het vertrouwen terug te winnen dat nodig is voor elke actie.

Militairen, er is een bekend gezegde dat bij jullie een belletje zou moeten doen rinkelen: wie advies geeft, betaalt nooit. Bevrijd jezelf van de fluisteraars en laat je stem horen.

Jérôme Delforge

Le murmure n’a jamais été aussi bien rémunéré…

Pendant la période COVID nous avons découvert de nouveaux noms, Mckinsey, PWC, …. 

Nous pouvions déjà contempler leurs bureaux flambants neufs et extravagants, établis près du pouvoir à Bruxelles, mais on pouvait croire que leurs actions étaient limitées aux grandes multinationales.

Nous savons maintenant que leurs collaborateurs ne cessent de tisser une toile, permettant de faire le grand écart entre le privé et le public, avec comme objectif le profit et toujours le profit.

Si vous êtes restés figés dans le siècle passé où l’intérêt commun primait dans le public et le bien-être des travailleurs dans le privé, vous avez raté quelques épisodes.

Mais faisons un petit saut spatio-temporel.

De tout temps, des intérêts financiers et/ou politiques ont murmuré à l’oreille des décideurs. Ils ont pris l’étiquette de conseillers, de sages, de savants, d’émissaires, et j’en passe. Ils servaient des causes diverses avec plus ou moins de convictions. Leurs actions ont toujours flirté entre le partage de connaissance, l’influence, la corruption et maintenant l’invention de la fin du 20ème siècle, le lobbyisme.

Ce dernier terme tend à rendre légale la corruption active et passive des élites. Nous n’avons plus rien à envier aux pays désignés par l’Occident comme étant “sous-développés”, l’Afrique en tête, habitués aux donneurs de leçons européens.

Peut-être pourrions établir une nouvelle règle mathématique, une courbe totalement exponentielle, comme celle-ci :

Elle permettrait de corréler l’utilisation du mot démocratie dans la presse conventionnée et le taux de corruption de nos élites.

Cela ne vaut pas le prix Nobel ou la médaille Fiels, ne vous inquiétez pas, mais cela permet d’humer la tendance d’une époque.

Nous avons donc redécouvert des cabinets de conseils, prodiguant leur bon soin à tout va et dans toutes les disciplines, non pas par plaisir, mais pour de la monnaie sonnante et trébuchante. Des euros, des dollars, tout ce qui se vend et s’échange, des lois, des décrets, des accords commerciaux, de l’influence, tout est bon. Connaissez-vous le point commun de toutes ces transactions, connaissez-vous la variable d’ajustement ? Oui, vous la connaissez ! Vous, moi, il ou elle…. Nous le sommes tous. 

Lorsque le conseil touche et influence le réel, vous êtes le payeur. Je ne sais pas si c’est le destin ou de la logique pure, mais le conseil ne va jamais dans votre sens, dans votre intérêt. 

Vous et moi commençons à connaître la chanson, mais il est intéressant de constater que des corps de l’état, leader-suiveur, commencent à s’offusquer officiellement des mêmes travers que le petit peuple.

Nous avons tous espéré un sursaut militaire, une force pacifique et raisonnée quand l’état prenait à la gorge un pan entier de ses concitoyens, mais c’était sans compter, sans considérer une doctrine savamment orchestrée. Nous avons une armée de métier ! Oui, monsieur ! 

Toutes les vocations ont été rationalisées en fonction et/ou métier. Le militaire va travailler au même titre que d’autres acteurs de la fonction régalienne..

Le matin, il laisse son cœur et sa conscience à la maison tandis qu’en fin de journée, il laisse sa fonction à la caserne. Il s’agit d’un balai bien chorégraphié permettant aux hémisphères de ne jamais se croiser, s’entrechoquer. Tout, sauf l’étincelle qui permettrait au feu de renaître.

Arrêtons la flagellation et voyons le positif. 

Oui, un président d’un syndicat militaire révèle et tape du poing sur la table. Pourquoi continuer à dilapider l’argent de l’État pour des conseils dont le corps militaire n’a pas besoin. Ce dernier possède de nombreuses compétences en interne et doit s’autogérer dans l’intérêt de la nation.

Du déjà vu me direz-vous. Oui, il est vrai que l’indignation pourrait s’arrêter là, mais poussons plus loin.

L’armée belge ne serait-elle pas un secteur sensible nécessitant une certaine discrétion ? Ne devrait-elle pas décider en son sein sans qu’une puissance étrangère s’immisce jusque dans l’organigramme de l’état-major ?

Emmanuel Macron déclarait en novembre 2019 que l’OTAN était en état de mort cérébrale. Il n’avait pas tout à fait tort ou peut-être raison. Les armées européennes ont été détricotées au fil des ans, en faisant miroiter une armée de métier, supra compétente, au matériel dernier cri. Nous constatons plutôt que les armées ont été minutieusement privatisées, à tel point que certains se demandent qui fera à manger sur le champ de bataille. Les armées européennes sont bel et bien en état de mort cérébrale, dépendante du privé (c’est-à-dire soumise à la logique de marché et de libre-échange), sous perfusion matérielle américaine (au détriment de sociétés d’armement européennes) et dont les états-majors sont pilotés à distance par des cabinets de conseils dont nous savons tous qui a écrit leur livre de chevet.

Laissons-les va-t’en guerre sur leur continent du « nouveau monde », sortons de l’Otan, renouons des alliances mutuellement positives avec nos voisins et autres nations amies. Revalorisons nos filières d’excellentes et notre armée qui servirait son peuple.

Entendons-nous bien, je ne dénigre pas cette fonction régalienne de notre état. Elle a son rôle et mérite mieux. La plupart de nos soldats ont la foi et le sens du devoir. Les états-majors font avec ce qu’on leur donne depuis trop longtemps. Une introspection permettrait de comprendre pourquoi la « défense »n’attire plus et peine à conserver ses effectifs. Il est certain que ces dernières révélations ne permettront pas au soldat de terrain de retrouver une confiance nécessaire à toute action. 

Messieurs les militaires, cet adage bien connu doit vous interpeller : Les conseilleurs ne sont jamais les payeurs. Libérez-vous des chuchoteurs et faites-vous entendre.

Jérôme Delforge

Fluisteren is nog nooit zo goed betaald…

Tijdens de COVID-periode ontdekten we nieuwe namen: Mckinsey, PWC, …..

We konden al denken aan hun gloednieuwe en extravagante kantoren, gevestigd in de buurt van de macht in Brussel, maar we konden geloven dat hun acties beperkt bleven tot de grote multinationals.

We weten nu dat hun werknemers voortdurend een web weven dat hen in staat stelt om de grote kloof tussen de private en publieke sector te dichten, met als doel winst te maken en altijd winst te maken.

Als je vastzit in de vorige eeuw, toen het algemeen belang de boventoon voerde in de publieke sector en het welzijn van de werknemers in de private sector, dan heb je een paar afleveringen gemist.

Maar laten we even vooruit springen in tijd en ruimte.

Financiële en/of politieke belangen hebben altijd in de oren van besluitvormers gefluisterd. Ze werden adviseurs, wijzen, geleerden, afgezanten enzovoort genoemd. Ze dienden verschillende doelen met verschillende mate van overtuiging. Hun acties hebben altijd geflirt met het delen van kennis, invloed, corruptie en nu de uitvinding van het einde van de 20e eeuw, lobbyen.

De laatste term heeft de neiging om de actieve en passieve corruptie van elites legaal te maken. We hebben niets meer om jaloers op te zijn in de landen die door het Westen als ‘onderontwikkeld’ worden bestempeld, met name in Afrika, dat gewend is de les gelezen te worden door Europeanen.

Misschien kunnen we een nieuwe wiskundige regel opstellen, een volledig exponentiële curve, zoals deze:

Het zou het mogelijk maken om het gebruik van het woord democratie in de reguliere pers te correleren met de mate van corruptie onder onze elites.

Het is geen Nobelprijs of Fiels Medaille waard, maak je geen zorgen, maar het geeft je wel een idee van de trends van een tijdperk.

Dus hebben we de adviesbureaus herontdekt, die hun goede zorgen aan alles en in elke discipline besteden, niet voor het plezier, maar voor goed en struikelend geld. Euro’s, dollars, alles wat verkocht en geruild kan worden, wetten, decreten, handelsovereenkomsten, invloed – het is allemaal goed. Weet je wat al deze transacties gemeen hebben? Weet je wat de aanpassingsvariabele is? Jazeker! Jij, ik, hij of zij…. Dat zijn we allemaal.

Als advies de werkelijkheid raakt en beïnvloedt, ben jij degene die betaalt. Ik weet niet of het het lot is of pure logica, maar het advies gaat nooit jouw kant op, in jouw belang.

Jij en ik beginnen het liedje te kennen, maar het is interessant om te zien dat de staatsorganen, leider-volger, officieel aanstoot beginnen te nemen aan dezelfde tekortkomingen als de kleine mensen.

We hoopten allemaal op een militaire opstand, een vreedzame en beredeneerde kracht toen de staat een heel deel van zijn burgers bij de keel greep, maar dat was zonder rekening te houden met een slim georkestreerde doctrine. We hebben een professioneel leger! Ja, meneer!

Alle beroepen zijn gerationaliseerd volgens hun functie en/of bedrijf. Militairen zullen op dezelfde manier werken als andere leden van de openbare dienst…

s Ochtends laat hij zijn hart en geweten thuis en aan het eind van de dag laat hij zijn plichten achter in de kazerne. Het is een goed gechoreografeerde beweging die ervoor zorgt dat de hemisferen elkaar nooit kruisen of botsen. Alles behalve de vonk waarmee het vuur opnieuw geboren kon worden.

Laten we stoppen met vloggen en naar het positieve kijken.

Ja, een voorzitter van een militaire vakbond onthult en slaat met zijn vuist op tafel. Waarom publiek geld blijven verspillen aan advies dat het leger niet nodig heeft? De laatste heeft veel interne vaardigheden en moet zichzelf beheren in het belang van de natie.

Déjà vu, zou je kunnen zeggen. Ja, het is waar dat de verontwaardiging daar zou kunnen stoppen, maar laten we nog een stapje verder gaan.

Is het Belgische leger geen gevoelige sector die een zekere discretie vereist? Zou het niet in staat moeten zijn om zijn eigen beslissingen te nemen zonder dat een buitenlandse mogendheid zich ermee bemoeit, zelfs niet met het organigram van de generale staf?

Emmanuel Macron verklaarde in november 2019 dat de NAVO hersendood was. Hij had niet helemaal ongelijk, of misschien wel gelijk. De legers van Europa zijn door de jaren heen ontrafeld , met de belofte van een zeer competent, professioneel leger met de nieuwste uitrusting. In plaats daarvan zien we dat de legers grondig geprivatiseerd zijn, tot het punt waarop sommige mensen zich afvragen wie het voedsel op het slagveld zal leveren. De legers van Europa zijn hersendood, afhankelijk van de particuliere sector (d.w.z. onderworpen aan de logica van de markt en de vrije handel), staan onder Amerikaans materieel perfusie (ten nadele van de Europese wapenbedrijven) en wiens personeel op afstand wordt bestuurd door adviesbureaus waarvan we allemaal weten wie ze heeft geschreven.

Laat ze maar oorlog voeren op hun « nieuwe wereld » continent, laten we uit de NAVO stappen, laten we de wederzijds positieve allianties met onze buren en andere bevriende naties vernieuwen. Laten we onze uitstekende opleidingen en ons leger, dat ten dienste staat van de bevolking, opwaarderen.

Laten we duidelijk zijn, ik denigreer deze koninklijke functie van onze staat niet. Het heeft zijn rol en verdient beter. De meeste van onze soldaten hebben geloof en plichtsgevoel. De medewerkers doen het al te lang met wat ze hebben gekregen. Een beetje introspectie zou ons helpen om te begrijpen waarom ‘defensie’ niet langer aantrekkelijk is en moeite heeft om werknemers te behouden. Het is zeker dat deze laatste onthullingen de soldaat in het veld niet zullen helpen om het vertrouwen terug te winnen dat nodig is voor elke actie.

Militairen, er is een bekend gezegde dat bij jullie een belletje zou moeten doen rinkelen: wie advies geeft, betaalt nooit. Bevrijd jezelf van de fluisteraars en laat je stem horen.

Jérôme Delforge

De robots van NAVOistan versus de hemelse paarden van multipolariteit

Image par OpenClipart-Vectors de Pixabay

Tout l’Occident attend dans le hall de la gare aux rideaux noirs – et sans train. 

Nous aurons tous besoin de beaucoup de temps et d’introspection pour analyser l’ensemble des vecteurs révolutionnaires déclenchés par le dévoilement des BRICS 11 la semaine dernière en Afrique du Sud. 

Mais le temps n’attend personne. L’Empire va (mes italiques) riposter avec force ; en fait, ses tentacules de guerre hybride multi-hydre sont déjà visibles. 

Ici et ici, j’ai tenté deux ébauches d’histoire sur la naissance des BRICS 11. Essentiellement, ce que le partenariat stratégique Russie-Chine est en train d’accomplir, un pas (géant) après l’autre, est également multi-vectoriel : 

– élargir les BRICS en une alliance pour lutter contre la non-diplomatie américaine. – contrecarrer la démence des sanctions. 

– promouvoir des alternatives à SWIFT. 

– promouvoir l’autonomie, l’autosuffisance et les exemples de souveraineté.

1/5 

– et dans un avenir proche, intégrer les BRICS 11 (et plus) à l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) pour contrer les menaces militaires impériales, ce à quoi le président Loukachenko, inventeur du précieux néologisme «Globe mondial», a déjà fait allusion. 

En revanche, l’indispensable Michael Hudson n’a cessé de montrer comment «l’erreur stratégique des États-Unis et de l’UE de s’isoler du reste du monde est si massive, si totale, que ses effets sont l’équivalent d’une guerre mondiale». 

C’est ainsi que le professeur Hudson affirme que la guerre par procuration en Ukraine – non seulement contre la Russie mais aussi contre l’Europe – «peut être considérée comme la troisième guerre mondiale». 

À plusieurs égards, détaille le professeur Hudson, nous vivons «une excroissance de la Seconde Guerre mondiale, dont les suites ont vu les États-Unis établir une organisation économique et politique internationale sous leur propre contrôle pour fonctionner dans leur propre intérêt national : le Fonds monétaire international pour imposer le contrôle financier américain et dollariser l’économie mondiale ; la Banque mondiale pour prêter de l’argent aux gouvernements afin qu’ils supportent les coûts d’infrastructure liés à la création d’une dépendance commerciale vis-à-vis des produits alimentaires et manufacturés américains ; la promotion de l’agriculture de plantation, le contrôle par les États-Unis et l’OTAN du pétrole, des mines et des ressources naturelles ; et les agences des Nations unies sous le contrôle des États-Unis, avec un droit de veto dans toutes les organisations internationales qu’ils ont créées ou auxquelles ils ont adhéré». 

Maintenant, c’est un tout autre jeu pour ce qui est de l’émancipation réelle du Sud mondial, ou de la Majorité mondiale, du «Globe mondial». Il suffit de prendre Moscou accueillant le sommet Russie-Afrique fin juillet, puis Pékin, avec Xi en personne, passant une journée la semaine dernière à Johannesburg avec des dizaines de dirigeants africains, tous membres du nouveau Mouvement des non-alignés (MNA) : le G77 (en fait 134 pays), présidé par un Cubain, le président Diaz-Canel. 

C’est la double hélice Russie-Chine qui est à l’œuvre, offrant à de larges pans du «Globe mondial» la sécurité et les infrastructures de haute technologie (Russie) et la finance, les exportations de produits manufacturés et les infrastructures routières et ferroviaires (Chine). 

Dans ce contexte, une monnaie des BRICS n’est pas nécessaire. Le professeur Hudson cite de manière cruciale le président Poutine : ce qui est nécessaire, c’est un «moyen de règlement» pour les banques centrales pour leur balance des paiements, afin de contrôler les déséquilibres dans le commerce et l’investissement. Cela n’a rien à voir avec une monnaie supranationale des BRICS adossée à l’or. 

En outre, il ne sera pas nécessaire de créer une nouvelle monnaie de réserve, car de plus en plus de pays abandonneront le dollar américain dans leurs règlements.

2/5 

Poutine a parlé d’une unité comptable «temporaire», car les échanges intra-BRICS se développeront inévitablement dans leurs monnaies nationales. Tout cela se développera dans le contexte d’une alliance de plus en plus écrasante des principaux producteurs de pétrole, de gaz, de minerais, d’agriculture et de matières premières : une économie réelle (c’est moi qui souligne) capable de soutenir un nouvel ordre mondial poussant progressivement la domination occidentale dans l’oubli. 

C’est la manière douce d’euthanasier l’hégémonie. 

Tous à bord de l’histoire de la «Chine malveillante» 

Comparez maintenant tout ce qui précède avec ce morceau de bois norvégien se faisant passer pour le secrétaire général de l’OTAN et déclarant au journal de la CIA à Washington, dans un moment unique de franchise, que la guerre en Ukraine «n’a pas commencé en 2022. La guerre a commencé en 2014». 

Un vassal impérial désigné admet donc sans ambages que tout a commencé avec le Maïdan, le coup d’État fomenté par les États-Unis et supervisé par la distributrice de cookies Vicky «F**k the E» Nuland. Cela signifie que la revendication de l’OTAN d’une «invasion» de la Russie, en référence à l’opération militaire spéciale (OMS), est absolument bidon d’un point de vue juridique. 

Il est fermement établi que les «spin doctors» et les propagandistes «experts» rémunérés de l’idiocratie atlantiste, pratiquant un mélange inégalé d’arrogance et d’ignorance, croient qu’ils peuvent s’en sortir avec n’importe quoi lorsqu’il s’agit de diaboliser la Russie. Il en va de même pour leur nouveau récit sur la «malveillance de la Chine». 

Les universitaires chinois avec lesquels j’ai l’honneur de dialoguer sont toujours ravis de souligner que les récits pop impériaux et les programmes prédictifs sont absolument inutiles lorsqu’il s’agit d’affronter Zhong Hua («la splendide civilisation centrale»). 

En effet, la Chine, comme le décrit l’un d’entre eux, est dotée d’une «oligarchie aristocratique lucide, déterminée et implacable à la tête de l’État chinois», qui utilise des outils de pouvoir garantissant, entre autres, la sécurité publique et l’hygiène pour tous ; une éducation axée sur l’apprentissage d’informations et de compétences utiles, et non sur l’endoctrinement ; un système monétaire sous contrôle ; des actifs physiques et la capacité industrielle de fabriquer de vraies choses ; des réseaux diplomatiques, d’approvisionnement, techno-scientifiques, économiques, culturels, commerciaux, géostratégiques et financiers de premier ordre ; et des infrastructures physiques de premier ordre. 

Et pourtant, depuis au moins 1990, les grands médias occidentaux sont obsédés par l’idée que l’effondrement économique de la Chine, ou «atterrissage brutal», est imminent. 

C’est absurde. Comme l’explique un autre universitaire chinois, «la stratégie de la Chine a consisté à laisser les chiens endormis se coucher et les machines à mentir mentir. Pendant ce temps, la Chine les surpasse dans leur sommeil et provoque l’effondrement de l’Empire».

3/5 

Poisons, virus, micro-puces 

Et cela nous ramène au nouveau grand jeu : L’OTAN contre le monde multipolaire. Quelles que soient les preuves fournies par la réalité graphique, l’OTAN en mode seppuku avancé – en particulier le secteur européen – croit réellement qu’elle va gagner la guerre contre la Russie et la Chine. 

Quant au Sud mondial/Majorité mondiale/»Globe mondial», ils sont considérés comme des ennemis. Leurs populations, pour la plupart pauvres, devraient donc être empoisonnées par la famine, des injections expérimentales, de nouveaux virus modifiés, des micro-puces implantées comme dans les BCI (Brain Computer Interface) et bientôt par l’OTAN en tant qu’unités de «sécurité» globales de type Robocop. 

L’arrivée des BRICS 11 déclenche déjà une nouvelle vague impériale d’empoisonnement mortel, de nouveaux virus et de cyborgs. 

Le maître impérial a donné l’ordre de «sauver» l’industrie japonaise des fruits de mer – quelques miettes en guise de contrepartie pour Tokyo qui a agi comme un chien enragé dans la guerre impériale des puces contre la Chine, et qui a consciencieusement promis son alliance lors du récent sommet de Camp David, aux côtés des vassaux sud-coréens. 

Les vassaux de l’UE, en synchronisation, ont levé les règles d’importation de produits alimentaires japonais juste au moment où les eaux usées du nucléaire de Fukushima allaient être déversées dans l’océan. Il s’agit là d’un nouvel exemple de l’UE qui continue à creuser sa propre tombe, alors que le Japon est sur le point de subir un retour de flamme du type typhon numéro dix. 

Les radiations diffusées dans le monde entier à travers le Pacifique engendreront d’innombrables patients cancéreux dans le monde entier et détruiront simultanément l’économie de plusieurs petits pays insulaires qui dépendent fortement du tourisme. 

Parallèlement, Sergey Glazyev, ministre de la Macroéconomie à la Commission économique eurasiatique, qui fait partie de l’UEEA, a été l’un des rares à mettre en garde contre la nouvelle frontière transhumaniste : l’engouement pour les injections de nanotechnologie qui s’annonce – un phénomène assez bien documenté dans les revues scientifiques. 

Citant le Dr Steve Hotze, Glazyev a expliqué dans l’un de ses messages sur Telegram ce que fait la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency), qui «injecte des nanorobots sous forme d’oxyde de graphène et d’hydrogel» dans le corps humain, créant ainsi une interface entre les nanorobots et les cellules cérébrales. Nous devenons «un récepteur et un émetteur de signaux. Le cerveau recevra des signaux de l’extérieur, et vous pourrez être manipulé à distance». 

Glazyev fait également référence à la promotion désormais effrénée d’«Eris», un nouveau variant du Covid, nommée par l’OMS d’après la déesse grecque de la discorde et de l’inimitié, fille de la déesse de la nuit, Nykta.

4/5 

Ceux qui connaissent la mythologie grecque savent qu’Eris était très en colère parce qu’elle n’avait pas été invitée au mariage de Pélée et de Thétis. Pour se venger, elle planta au cours de la fête une pomme d’or des jardins des Hespérides portant l’inscription «La plus belle» : ce fut la légendaire «pomme de la discorde», qui fut à l’origine de la mère de toutes les querelles entre Héra, Athéna et Aphrodite. C’est ce qui a conduit à la guerre de Troie. 

Dans le hall blanc aux rideaux noirs 

Il est tout à fait prévisible, de la part des «élites» qui dirigent le pays, de désigner un nouveau virus comme un signe avant-coureur de la guerre. Après tout, la prochaine guerre est plus que nécessaire car le projet Ukraine s’est avéré être un échec stratégique massif, avec l’humiliation cosmique de l’OTAN à portée de main. 

Pendant la guerre du Vietnam – que l’empire a perdue face à une armée de guérilla paysanne – le briefing quotidien au QG de commandement à Saigon a été tourné en dérision par tous les journalistes ayant un QI supérieur à la température ambiante sous le nom de «folies de Saigon». 

Saigon n’est pas comparable au tsunami de folies quotidiennes offertes sur la guerre par procuration en Ukraine par un vulgaire festin mobile à la Maison-Blanche, au département d’État, au Pentagone, au siège de l’OTAN, à la machine kafkaïenne de Bruxelles et dans d’autres environnements occidentaux. La différence est que ceux qui se font passer pour des «journalistes» aujourd’hui sont cognitivement incapables de comprendre qu’il s’agit de «folies» – et même s’ils le faisaient, on les empêcherait de les rapporter. 

C’est donc là que se trouve actuellement l’Occident collectif : dans une chambre blanche, simulacre de la caverne de Platon dépeinte dans le chef-d’œuvre de Cream de 1968, partiellement inspiré par William Blake, invoquant de pâles «chevaux d’argent» et des «tigres jaunes» épuisés. 

Tout l’Occident attend dans le hall de la gare aux rideaux noirs – et sans trains. Ils vont «dormir dans ce lieu avec la foule solitaire» et «s’allonger dans l’obscurité où les ombres s’enfuient d’elles-mêmes». 

Dehors, dans le froid, sur une longue distance, sous la lumière du soleil, loin des ombres mouvantes, sur des routes faites de soie et de fer, les chevaux célestes (Tianma) du monde multipolaire galopent galamment de réseau en réseau, de la Ceinture et la Route à l’Eurasie et au pont Afro-Eurasie, de l’intuition à l’intégration, de l’émancipation à la souveraineté. 

Pepe Escobar 

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009), Empire of Chaos (Nimble Books) et le petit dernier, 2030, traduit en français.

Source : Strategic Culture Foundation 

Traduction Réseau International

Les robots de l’OTANistan contre les chevaux célestes de la multipolarité 

Image par OpenClipart-Vectors de Pixabay

Tout l’Occident attend dans le hall de la gare aux rideaux noirs – et sans train. 

Nous aurons tous besoin de beaucoup de temps et d’introspection pour analyser l’ensemble des vecteurs révolutionnaires déclenchés par le dévoilement des BRICS 11 la semaine dernière en Afrique du Sud. 

Mais le temps n’attend personne. L’Empire va (mes italiques) riposter avec force ; en fait, ses tentacules de guerre hybride multi-hydre sont déjà visibles. 

Ici et ici, j’ai tenté deux ébauches d’histoire sur la naissance des BRICS 11. Essentiellement, ce que le partenariat stratégique Russie-Chine est en train d’accomplir, un pas (géant) après l’autre, est également multi-vectoriel : 

– élargir les BRICS en une alliance pour lutter contre la non-diplomatie américaine. – contrecarrer la démence des sanctions. 

– promouvoir des alternatives à SWIFT. 

– promouvoir l’autonomie, l’autosuffisance et les exemples de souveraineté.

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– et dans un avenir proche, intégrer les BRICS 11 (et plus) à l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) pour contrer les menaces militaires impériales, ce à quoi le président Loukachenko, inventeur du précieux néologisme «Globe mondial», a déjà fait allusion. 

En revanche, l’indispensable Michael Hudson n’a cessé de montrer comment «l’erreur stratégique des États-Unis et de l’UE de s’isoler du reste du monde est si massive, si totale, que ses effets sont l’équivalent d’une guerre mondiale». 

C’est ainsi que le professeur Hudson affirme que la guerre par procuration en Ukraine – non seulement contre la Russie mais aussi contre l’Europe – «peut être considérée comme la troisième guerre mondiale». 

À plusieurs égards, détaille le professeur Hudson, nous vivons «une excroissance de la Seconde Guerre mondiale, dont les suites ont vu les États-Unis établir une organisation économique et politique internationale sous leur propre contrôle pour fonctionner dans leur propre intérêt national : le Fonds monétaire international pour imposer le contrôle financier américain et dollariser l’économie mondiale ; la Banque mondiale pour prêter de l’argent aux gouvernements afin qu’ils supportent les coûts d’infrastructure liés à la création d’une dépendance commerciale vis-à-vis des produits alimentaires et manufacturés américains ; la promotion de l’agriculture de plantation, le contrôle par les États-Unis et l’OTAN du pétrole, des mines et des ressources naturelles ; et les agences des Nations unies sous le contrôle des États-Unis, avec un droit de veto dans toutes les organisations internationales qu’ils ont créées ou auxquelles ils ont adhéré». 

Maintenant, c’est un tout autre jeu pour ce qui est de l’émancipation réelle du Sud mondial, ou de la Majorité mondiale, du «Globe mondial». Il suffit de prendre Moscou accueillant le sommet Russie-Afrique fin juillet, puis Pékin, avec Xi en personne, passant une journée la semaine dernière à Johannesburg avec des dizaines de dirigeants africains, tous membres du nouveau Mouvement des non-alignés (MNA) : le G77 (en fait 134 pays), présidé par un Cubain, le président Diaz-Canel. 

C’est la double hélice Russie-Chine qui est à l’œuvre, offrant à de larges pans du «Globe mondial» la sécurité et les infrastructures de haute technologie (Russie) et la finance, les exportations de produits manufacturés et les infrastructures routières et ferroviaires (Chine). 

Dans ce contexte, une monnaie des BRICS n’est pas nécessaire. Le professeur Hudson cite de manière cruciale le président Poutine : ce qui est nécessaire, c’est un «moyen de règlement» pour les banques centrales pour leur balance des paiements, afin de contrôler les déséquilibres dans le commerce et l’investissement. Cela n’a rien à voir avec une monnaie supranationale des BRICS adossée à l’or. 

En outre, il ne sera pas nécessaire de créer une nouvelle monnaie de réserve, car de plus en plus de pays abandonneront le dollar américain dans leurs règlements.

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Poutine a parlé d’une unité comptable «temporaire», car les échanges intra-BRICS se développeront inévitablement dans leurs monnaies nationales. Tout cela se développera dans le contexte d’une alliance de plus en plus écrasante des principaux producteurs de pétrole, de gaz, de minerais, d’agriculture et de matières premières : une économie réelle (c’est moi qui souligne) capable de soutenir un nouvel ordre mondial poussant progressivement la domination occidentale dans l’oubli. 

C’est la manière douce d’euthanasier l’hégémonie. 

Tous à bord de l’histoire de la «Chine malveillante» 

Comparez maintenant tout ce qui précède avec ce morceau de bois norvégien se faisant passer pour le secrétaire général de l’OTAN et déclarant au journal de la CIA à Washington, dans un moment unique de franchise, que la guerre en Ukraine «n’a pas commencé en 2022. La guerre a commencé en 2014». 

Un vassal impérial désigné admet donc sans ambages que tout a commencé avec le Maïdan, le coup d’État fomenté par les États-Unis et supervisé par la distributrice de cookies Vicky «F**k the E» Nuland. Cela signifie que la revendication de l’OTAN d’une «invasion» de la Russie, en référence à l’opération militaire spéciale (OMS), est absolument bidon d’un point de vue juridique. 

Il est fermement établi que les «spin doctors» et les propagandistes «experts» rémunérés de l’idiocratie atlantiste, pratiquant un mélange inégalé d’arrogance et d’ignorance, croient qu’ils peuvent s’en sortir avec n’importe quoi lorsqu’il s’agit de diaboliser la Russie. Il en va de même pour leur nouveau récit sur la «malveillance de la Chine». 

Les universitaires chinois avec lesquels j’ai l’honneur de dialoguer sont toujours ravis de souligner que les récits pop impériaux et les programmes prédictifs sont absolument inutiles lorsqu’il s’agit d’affronter Zhong Hua («la splendide civilisation centrale»). 

En effet, la Chine, comme le décrit l’un d’entre eux, est dotée d’une «oligarchie aristocratique lucide, déterminée et implacable à la tête de l’État chinois», qui utilise des outils de pouvoir garantissant, entre autres, la sécurité publique et l’hygiène pour tous ; une éducation axée sur l’apprentissage d’informations et de compétences utiles, et non sur l’endoctrinement ; un système monétaire sous contrôle ; des actifs physiques et la capacité industrielle de fabriquer de vraies choses ; des réseaux diplomatiques, d’approvisionnement, techno-scientifiques, économiques, culturels, commerciaux, géostratégiques et financiers de premier ordre ; et des infrastructures physiques de premier ordre. 

Et pourtant, depuis au moins 1990, les grands médias occidentaux sont obsédés par l’idée que l’effondrement économique de la Chine, ou «atterrissage brutal», est imminent. 

C’est absurde. Comme l’explique un autre universitaire chinois, «la stratégie de la Chine a consisté à laisser les chiens endormis se coucher et les machines à mentir mentir. Pendant ce temps, la Chine les surpasse dans leur sommeil et provoque l’effondrement de l’Empire».

3/5 

Poisons, virus, micro-puces 

Et cela nous ramène au nouveau grand jeu : L’OTAN contre le monde multipolaire. Quelles que soient les preuves fournies par la réalité graphique, l’OTAN en mode seppuku avancé – en particulier le secteur européen – croit réellement qu’elle va gagner la guerre contre la Russie et la Chine. 

Quant au Sud mondial/Majorité mondiale/»Globe mondial», ils sont considérés comme des ennemis. Leurs populations, pour la plupart pauvres, devraient donc être empoisonnées par la famine, des injections expérimentales, de nouveaux virus modifiés, des micro-puces implantées comme dans les BCI (Brain Computer Interface) et bientôt par l’OTAN en tant qu’unités de «sécurité» globales de type Robocop. 

L’arrivée des BRICS 11 déclenche déjà une nouvelle vague impériale d’empoisonnement mortel, de nouveaux virus et de cyborgs. 

Le maître impérial a donné l’ordre de «sauver» l’industrie japonaise des fruits de mer – quelques miettes en guise de contrepartie pour Tokyo qui a agi comme un chien enragé dans la guerre impériale des puces contre la Chine, et qui a consciencieusement promis son alliance lors du récent sommet de Camp David, aux côtés des vassaux sud-coréens. 

Les vassaux de l’UE, en synchronisation, ont levé les règles d’importation de produits alimentaires japonais juste au moment où les eaux usées du nucléaire de Fukushima allaient être déversées dans l’océan. Il s’agit là d’un nouvel exemple de l’UE qui continue à creuser sa propre tombe, alors que le Japon est sur le point de subir un retour de flamme du type typhon numéro dix. 

Les radiations diffusées dans le monde entier à travers le Pacifique engendreront d’innombrables patients cancéreux dans le monde entier et détruiront simultanément l’économie de plusieurs petits pays insulaires qui dépendent fortement du tourisme. 

Parallèlement, Sergey Glazyev, ministre de la Macroéconomie à la Commission économique eurasiatique, qui fait partie de l’UEEA, a été l’un des rares à mettre en garde contre la nouvelle frontière transhumaniste : l’engouement pour les injections de nanotechnologie qui s’annonce – un phénomène assez bien documenté dans les revues scientifiques. 

Citant le Dr Steve Hotze, Glazyev a expliqué dans l’un de ses messages sur Telegram ce que fait la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency), qui «injecte des nanorobots sous forme d’oxyde de graphène et d’hydrogel» dans le corps humain, créant ainsi une interface entre les nanorobots et les cellules cérébrales. Nous devenons «un récepteur et un émetteur de signaux. Le cerveau recevra des signaux de l’extérieur, et vous pourrez être manipulé à distance». 

Glazyev fait également référence à la promotion désormais effrénée d’«Eris», un nouveau variant du Covid, nommée par l’OMS d’après la déesse grecque de la discorde et de l’inimitié, fille de la déesse de la nuit, Nykta.

4/5 

Ceux qui connaissent la mythologie grecque savent qu’Eris était très en colère parce qu’elle n’avait pas été invitée au mariage de Pélée et de Thétis. Pour se venger, elle planta au cours de la fête une pomme d’or des jardins des Hespérides portant l’inscription «La plus belle» : ce fut la légendaire «pomme de la discorde», qui fut à l’origine de la mère de toutes les querelles entre Héra, Athéna et Aphrodite. C’est ce qui a conduit à la guerre de Troie. 

Dans le hall blanc aux rideaux noirs 

Il est tout à fait prévisible, de la part des «élites» qui dirigent le pays, de désigner un nouveau virus comme un signe avant-coureur de la guerre. Après tout, la prochaine guerre est plus que nécessaire car le projet Ukraine s’est avéré être un échec stratégique massif, avec l’humiliation cosmique de l’OTAN à portée de main. 

Pendant la guerre du Vietnam – que l’empire a perdue face à une armée de guérilla paysanne – le briefing quotidien au QG de commandement à Saigon a été tourné en dérision par tous les journalistes ayant un QI supérieur à la température ambiante sous le nom de «folies de Saigon». 

Saigon n’est pas comparable au tsunami de folies quotidiennes offertes sur la guerre par procuration en Ukraine par un vulgaire festin mobile à la Maison-Blanche, au département d’État, au Pentagone, au siège de l’OTAN, à la machine kafkaïenne de Bruxelles et dans d’autres environnements occidentaux. La différence est que ceux qui se font passer pour des «journalistes» aujourd’hui sont cognitivement incapables de comprendre qu’il s’agit de «folies» – et même s’ils le faisaient, on les empêcherait de les rapporter. 

C’est donc là que se trouve actuellement l’Occident collectif : dans une chambre blanche, simulacre de la caverne de Platon dépeinte dans le chef-d’œuvre de Cream de 1968, partiellement inspiré par William Blake, invoquant de pâles «chevaux d’argent» et des «tigres jaunes» épuisés. 

Tout l’Occident attend dans le hall de la gare aux rideaux noirs – et sans trains. Ils vont «dormir dans ce lieu avec la foule solitaire» et «s’allonger dans l’obscurité où les ombres s’enfuient d’elles-mêmes». 

Dehors, dans le froid, sur une longue distance, sous la lumière du soleil, loin des ombres mouvantes, sur des routes faites de soie et de fer, les chevaux célestes (Tianma) du monde multipolaire galopent galamment de réseau en réseau, de la Ceinture et la Route à l’Eurasie et au pont Afro-Eurasie, de l’intuition à l’intégration, de l’émancipation à la souveraineté. 

Pepe Escobar 

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009), Empire of Chaos (Nimble Books) et le petit dernier, 2030, traduit en français.

Source : Strategic Culture Foundation 

Traduction Réseau International